12/06/2007

Vous avez aimé le bus D ? Vous adorerez le bus 23…

Lundi 11 juin 2006. Longue journée. Et la pluie qui recommence. Difficile pour Nathalie de rentrer à vélo avec notre fille Anja. En tout cas pas sympa pour elle de faire Carl-Vogt – Plan-les-Ouates quand il pleut. Alors je vais la chercher à la crèche pour rentrer "comme d'habitude" avec le tram et le bus, en reprenant la poussette.

J'arrive tard à la crèche, 18h. La boutchoute est épuisée. Mais elle veut marcher. De la crèche de la Nichée à Uni-Mail, ça fait une trotte. Un tram est là tout de suite, hop !, embarqué !, c'est parti ! Nous arrivons aux Palettes, il est 18h36 à ma montre. Y a-t-il un bus 23 ? Oui, à 18h39 ! Ma montre avance peut-être d'une minute, on ne devrait donc pas trop attendre. C'est d'ailleurs l'avantage du bus 23 : il s'arrête au même arrêt que le tram.

18h40 à ma montre, le bus 23 arrive. Un tram est aussi à l'arrêt, le bus 23 se gare à l'autre extrémité du quai, tout derrière, loin derrière le tram même. D'un bon pas, on marche en sa direction. Il reste 10m, peut-être même moins. Les passagers descendent du bus… mais, mais, mais… Je n'y crois pas !!!! Les portes se referment… et le bus démarre alors que je  suis à 5m de lui et que le chauffeur me regarde ! Ce n'est pas possible, il va sans doute s'arrêter plus en avant !? Je fais un signe au chauffeur avec les mains, toujours en courant "ben quoi ?"… il me voit, esquisse un bras d'honneur, du genre "c'est comme ça" et continue sa course, me filant sous le nez ! Me laissant avec ma poussette, ma fille sous le bras et un drôle de sentiment ! D'autres passagers potentiels s'exclament "Mais ce n'est pas possible ! On n'a jamais vu ça !"
Que faire dans des situations pareilles ? Ma fille a en tout cas bien aimé courir dans mes bras pour attraper le bus… Mais humainement, comment est-ce possible ? Comment peut-on être aussi lâche, bas, médiocre que ce chauffeur ? Un minable. Un pauvre type. Et comment peut-on imaginer que dans une entreprise de service public, ici à Genève, des gaillards pareils peuvent sévir? Je ne comprends pas. Même si le métier est dur, même si la direction met une pression de dingue sur les conducteurs, même si il y a trop de bagnoles, même si l'arrêt Palettes est super mal foutu et dangereux, cela me semble incompréhensible !

… Bon, heureusement, alors que je repars à pied, un bus 48 arrive à l'arrêt du Chemin des Palettes… et il est normal ! Il s'arrête ! Et prend des passagers ! Merci monsieur le conducteur de bus NORMAL !

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