29/06/2007

Taxation des véhicules polluants (PL9501) : la Radio romande aime (bis repetita) trop les radicaux…


Jeudi 14 juin 2007, un débat "nourri" a permis de sauver du naufrage le projet de loi 9501 qui vise à taxer davantage les véhicules les plus polluants.
En effet, plus de 2 ans après son dépôt et un important travail, puis l'élaboration d'un contre-projet par les services du Département de M. Cramer, la commission fiscale avait entre les mains des solutions s'approchant de la neutralité fiscale (c'est le dogme idiot des libéraux qui donne trop souvent le ton : les réformes ne doivent pas générer de nouvelles recettes fiscales : on ne voit pas très bien pourquoi dans la mesure où si davantage de personnes – ou ici de véhicules – sont concernées, les recettes devraient augmenter, sinon c'est les recettes par habitant qui baissent… et donc à terme les prestations offertes) qui permettaient de taxer davantage les voitures les plus polluantes tout en exonérant les véhicules les moins polluants.
Or, en commissions fiscale, lors du vote d'entrée matière (ce qui signifie concrètement : "on est d'accord d'en discuter plus en détail et le cas échéant de modifier – d'amender – les propositions initiales) en mars dernier – mais c'était la semaine du salon de l'auto – les députés PDC, Radicaux, Libéraux, UDC et MCG ont tout simplement voter NON, laissant les Verts et les Socialistes bien seuls à soutenir ce projet.
Cela signifiait qu'on ne parlerait même pas des propositions élaborées par l'administration. Un travail remarquable était ainsi jeté à la poubelle, avec mépris, alors même que le GIEC rendait public un rapport sur le réchauffement climatique aux conclusions alarmantes. Et que Genève, ville de privilégiés parmi les privilégiés à l'échelle de la planète, donnait comme signal à ses concitoyens : "nous ne sommes pas concernés par cette problématique". On croyait rêver !
Le rythme du parlement fait que le débat en séance plénière sur cet objet a eu lieu jeudi 14 juin 2007. J'avais rédigé un rapport de minorité qui demandait le retour – le renvoi – du projet de loi à la Commission fiscale.
Année d'élections fédérales oblige, tous les partis politiques ont intégré à leur programme un volet "écologique". Aussi hypocrites ou électoralistes soient-elles, ces propositions ont au moins eu le mérite de mettre en lumière les contradictions des radicaux et des PDC : ils ont fait de grandes déclarations pour annoncer leur conversion à l'écologie et en même temps ils allaient refuser un projet de loi visant à moduler modestement – à la hausse ET à la baisse – les taxes auto en fonction de la pollution émise… de la parole aux actes, il y a toujours de la marge, surtout chez mes collègues de droite…
Mais la perspective d'un débat mettant en lumière ces contradictions – alors même que les citoyennes et citoyens expriment régulièrement leurs préoccupations en matière environnementale - n'étaient certainement pas de nature à rassurer mes collègues Radicaux et PDC…
Ils ont donc finalement voté la proposition de renvoi en commission fiscale (ce qui signifie qu'on va discuter… mais qu'aucune mesure ne sera prise dans l'immédiat), désavouant leurs commissaires de la Commission fiscale.
Cette décision était bien la moindre des choses à faire.
Mais vendredi matin 15 juin, sur la Première de la Radio romande, dans les titres du journal de 7h, on entend ceci : "Surprise hier soir au Grand Conseil genevois : un vieux projet refait surface grâce à des radicaux aux orientations désormais plus écologiques "
Et ensuite dans le journal lui-même (dans le fichier real player, vers 5:50) : "A Genève, les voitures les plus gourmandes en énergie (Sic ! En plus c'est faux : c'est les voitures les plus polluantes, ce qui n'est pas du tout la même chose !) pourraient être bien plus taxées... Ce sont les députés radicaux qui ont créé la surprise. Ces radicaux qui ont pris une orientation plus écologique lors de leur dernière assemblée des délégués il y a quelques jours… Des orientations donc immédiatement mises en pratique. Ces députés se sont ralliés aux PDC, aux Verts et aux Socialistes pour…".
Bon. Je veux bien que le virage à 180° des Radicaux et des PDC ait sauvé le PL9501, mais de là à faire ainsi sur la radio romande l'apologie du Parti Radical, c'est invraisemblable !
Il n'y a d'abord aucune raison de privilégier le changement de position des Radicaux par rapport à celui des PDC !
Et ensuite, le projet de loi en question n'a pas été "sauvé" par les radicaux et les PDC : leur virage à 180° à simplement permis de poursuivre la discussion.
Un titre plus sérieux aurait donc été quelque chose du genre "Taxation des véhicules polluants à Genève : revirement surprise des Députés PDC et Radicaux".
Mais fondamentalement, ce n'est pas ça le problème : la question est de savoir QUAND des mesures sérieuses seront prises pour qu'enfin les voitures les plus polluantes seront pénalisées de façon réellement dissuasives ! Et en ce qui me concerne, je pense que les voitures qui consomment plus de 4 ou 5 litres au 100km en milieu urbain et qui émettent plus de 100 à 130g/km de CO2 devraient être rapidement interdites ! Mais ce n'est certainement pas Genève qui donnera le signal, vu la mollesse du soutien accordé à ce projet de loi ! C'est une honte !
Le projet de loi : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09501.pdf

Les rapports : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09501A.pdf

18:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Grand Conseil : je déménage...

Ma très chère collègue socialiste Carole-Anne Kast quittant le Grand Conseil pour le Conseil Administratif d'Onex - car chez les socialistes il n'est pas possible de cumuler différents mandats électifs - nous avons procédé à une "rocade" dans les places des députés. Mon collègue Alberto Velasco reprend la place de Carole-Anne (pour viser bientôt un siège dans un Conseil Administratif ?), je "quitte" le 3ème rang et à ma gauche Lydia Schneider Hausser et à ma droite Mariane Grobet-Wellner... pour le 1er rang, au fond de l'arène, entre Véronique Purro à ma gauche et Virginie Keller Lopez à ma droite... Est-ce une bonne idée ? Ai-je bien fait de quitter la bienveillance de Lydia et de Mariane ? C'est toujours dur de "quitter" des collègues appréciées... et en plus, c'est clair : on ne me pardonnera pas cette infidélité ! C'est terrible ! J'espère que Véronique et Virginie m'accorderont le soutien moral nécessaire...

Attention ! Elles arrivent !

17:08 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

28/06/2007

... Bye bye laponie!
Le temps de voir en

.. Bye bye laponie!
Le temps de voir encore un balbuzard, un chevalier sylvain et des macreuses brunes... Et des moustiques bien réveillés. 18h15, je retrouve yann, anja et nathalie à cointrin! Youpie! Et demain 8h, grand conseil...

13:45 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

25/06/2007

Ivalo, laponie, finlande.
Enfer! L'affre

use - et mauvaise - fondue savoyarde a conquis l'europe ! Président, démission ! Et que fait la suisse ?

16:29 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Mantojärvi, laponie, finlande. Minuit he

Mantojärvi, laponie, finlande.
Minuit heure norvégienne. 1h du mat' heure finlandaise. Que c'est beau!

00:09 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

20/06/2007

Lac inari, laponie, finlande. 23h50. Cam

Lac inari, laponie, finlande. 23h50.
Camping avec sauna au bord du lac. Journée bien remplie. Elan femelle avec son petit. Cygnes sauvages. Harles huppés.

23:02 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/06/2007

Laponie, finlande. 21h32
Magnifique pays

age, magnifique lumière. Quelques moustiques. Des sternes, un plongeon. Quelle paix!

20:40 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

12/06/2007

Vous avez aimé le bus D ? Vous adorerez le bus 23…

Lundi 11 juin 2006. Longue journée. Et la pluie qui recommence. Difficile pour Nathalie de rentrer à vélo avec notre fille Anja. En tout cas pas sympa pour elle de faire Carl-Vogt – Plan-les-Ouates quand il pleut. Alors je vais la chercher à la crèche pour rentrer "comme d'habitude" avec le tram et le bus, en reprenant la poussette.

J'arrive tard à la crèche, 18h. La boutchoute est épuisée. Mais elle veut marcher. De la crèche de la Nichée à Uni-Mail, ça fait une trotte. Un tram est là tout de suite, hop !, embarqué !, c'est parti ! Nous arrivons aux Palettes, il est 18h36 à ma montre. Y a-t-il un bus 23 ? Oui, à 18h39 ! Ma montre avance peut-être d'une minute, on ne devrait donc pas trop attendre. C'est d'ailleurs l'avantage du bus 23 : il s'arrête au même arrêt que le tram.

18h40 à ma montre, le bus 23 arrive. Un tram est aussi à l'arrêt, le bus 23 se gare à l'autre extrémité du quai, tout derrière, loin derrière le tram même. D'un bon pas, on marche en sa direction. Il reste 10m, peut-être même moins. Les passagers descendent du bus… mais, mais, mais… Je n'y crois pas !!!! Les portes se referment… et le bus démarre alors que je  suis à 5m de lui et que le chauffeur me regarde ! Ce n'est pas possible, il va sans doute s'arrêter plus en avant !? Je fais un signe au chauffeur avec les mains, toujours en courant "ben quoi ?"… il me voit, esquisse un bras d'honneur, du genre "c'est comme ça" et continue sa course, me filant sous le nez ! Me laissant avec ma poussette, ma fille sous le bras et un drôle de sentiment ! D'autres passagers potentiels s'exclament "Mais ce n'est pas possible ! On n'a jamais vu ça !"
Que faire dans des situations pareilles ? Ma fille a en tout cas bien aimé courir dans mes bras pour attraper le bus… Mais humainement, comment est-ce possible ? Comment peut-on être aussi lâche, bas, médiocre que ce chauffeur ? Un minable. Un pauvre type. Et comment peut-on imaginer que dans une entreprise de service public, ici à Genève, des gaillards pareils peuvent sévir? Je ne comprends pas. Même si le métier est dur, même si la direction met une pression de dingue sur les conducteurs, même si il y a trop de bagnoles, même si l'arrêt Palettes est super mal foutu et dangereux, cela me semble incompréhensible !

… Bon, heureusement, alors que je repars à pied, un bus 48 arrive à l'arrêt du Chemin des Palettes… et il est normal ! Il s'arrête ! Et prend des passagers ! Merci monsieur le conducteur de bus NORMAL !

23:32 Publié dans mobilité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/06/2007

Politique d'intégration:les pistes neuchâteloises

Droit de vote des étrangers (à l'époque:les autres confédérés!) depuis 1849. Cours de français de base. Travail avec les collectivités - pas communautés - étrangères. Prévention du racisme.

18:07 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Politique d'intégration:l'exemple bâlois

Des pistes à explorer pour Genève: un projet conçu à la base par des ethnologues de l'université, deux délégués motivés et en place depuis 9 ans. Et un vrai soutien du Conseil d'Etat...

12:49 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Politique d'intégration:la Commission des Droits de l'Homme du Grand Conseil...

...Va voir ce qui se fait à Bâle et Neuchâtel. Nous sommes en route. Sur l'autoroute. Pas en train. Dommage.

Notre Commission étudie actuellement le rapport du Conseil d'Etat sur la loi sur l'intégration des étrangers, cf. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/RD00647.pdf

Toutes suggestions, pistes, commentaires susceptibles de faire avancer la loi ou la réflexion sont les bienvenus !

09:48 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

02/06/2007

Bourse aux vélos aux bastions ce samedi

2/6: jusqu'à 13h pour acheter un vélo!

12:06 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Notes à l'école : toujours zéro pour les radicaux !

Cette semaine la Tribune m'inflige un véritable pensum : le député radical Jacques Follonier, maître à penser des radicaux en matière de politique de l'éducation et Jean Romain, maître universel autoproclamé – et complaisamment valorisé par la plupart des médias romands - des questions d'éducation à Genève.  

Avons-nous vraiment mérité cela ? Deux jours de suite en plus ! Mais comment peut-on accorder une telle place à de telles inepties !?

Tout en dénonçant l'intention du Conseiller d'Etat Charles Beer de nommer des directeurs dans les écoles primaires, Jacques Follonier réussit à nous faire croire que les problèmes d'élèves sortant de la scolarité obligatoire sans savoir ni lire ni écrire disparaîtraient grâce aux notes à l'école! Mais comment peut-on croire des choses pareilles ? Qui peut, en 2007 penser que des lacunes aussi graves disparaîtraient uniquement en changeant le système d'évaluation ? Jusqu'à preuve du contraire, en passant des degrés Celsius aux degrés Fahrenheit, la température ne change pourtant pas… Les notes à l'école sont un système d'évaluation archaïque, une majorité de genevoises et de genevois ont pensé que c'était pourtant souhaitable… prenons-en acte, faisons avec. Mais ne faisons pas croire que les performances des élèves en seront améliorées !   Les parents resteront les mêmes, notes ou pas, certains avec de graves lacunes en langue française, d'autres avec de plus graves lacunes encore en socialisation et toujours ceux qui n'arrivent pas à sortir de situations économiques ou affectives catastrophiques.   Les enfants resteront eux aussi les mêmes, notes ou pas, avec les mêmes parents, avec trop souvent des overdoses de télévision, de violence et de publicité, reléguant les valeurs travail, effort, apprentissage intellectuel, intelligence au dernier rang (au premier rang on trouve la prestance physique rehaussée par de nombreux accessoires plus ou moins onéreux allant des habits aux maquillages en passant par les gadgets électroniques et la réussite "facile" par le génie du foot ou de la chansonnette…)   Et M. Jean Romain ferait aussi mieux de s'occuper de ses propres élèves plutôt que de nous sortir à longueur d'année des théories toutes plus fumeuses les unes que les autres sur mai 68 et ses méfaits… Je me demande d'ailleurs ce qu'un psy dirait de cette fixation ? Une déception amoureuse ? Un copain d'alors qui a eu LUI sa photo dans Paris-Match ? Un copain moins doué devenu Conseiller fédéral à sa place ? J'attends volontiers vos hypothèses...   Mais donc, même sans être un spécialiste des questions d'école genevoise (j'ai fait ma scolarité à La Chaux-de-Fonds et mon fils Yann termine ici sa première enfantine - merci et bravo Joëlle !) et sans être a priori un partisan intégral de mesures visant à nommer des directeurs, je ne comprends pas cet acharnement de pitbulls: laissez M. Beer faire son travaille, critiquez-le, mais sans dire n'importe quoi et si vous l'estimez utile, présentez-vous au suffrage universel contre lui lors des prochaines élections… A chacun son rôle ! Et ne faites pas croire que c'est à coup de "yaka" que les choses vont changer : c'est un système complexe, lourd, les conséquences des mouvements se mesurent bien après le coup de barre ! Pour parodier ce stupide socialiste français Claude Allègre, on ne manoeuvre pas un troupeau de mammouths aussi facilement que l'imparfait du subjonctif du verbe aimer...  

Et la Tribune ferait mieux de faire des articles – elle est d'ailleurs parfois capable d'en faire de très bons, si, si ! – plus prospectifs, sur les modèles en vigueur ici ou là, sur les thèses qui se discutent de par le monde plutôt que de redonner la parole à ces tristes sires qui ne nous apprennent plus rien, ce qui est un comble pour parler d'éducation !

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01/06/2007

Transferts d'actifs : pas si simple !

En lisant l'édito d'Arthur Grosjean (ci-après : Arthur; j'espère qu'il ne se vexera pas) dans la tdg de hier jeudi 31 mai, je ne peux m'empêcher de vous faire part de quelques réflexions sur ces 3 votations, notamment parce que j'ai eu l'occasion d'étudier de près ces dossiers au Grand Conseil.

L'enthousiasme total d'Arthur, son optimisme sans le moindre bémol et cette vision féérique de la réalité politique genevoise me font frémir.

Mais soyons clairs : dans les commissions spécialisées du Grand Conseil, les Socialistes ont soutenu le principe des transferts d'actifs, notamment parce qu'il est vrai que d'un point de vue de la rationalité économique, il est logique - mais ne confondons pas : logique ne veut pas dire indispensable - de transférer la propriété des outils de production aux entreprises exploitantes. Cela favorise une gestion dynamique des investissements nécessaires, sans "freins" politiques excessifs, sans logique - en réalité si souvent stupide car non factuelle - liée au Budget de l'Etat. Et les entreprises, l'aéroport, les TPG et SIG connaissent bien mieux leurs propres besoins que les commissions, aussi spécialisées soient-elles, du Grand Conseil. Donc, de ce côté, pas trop de problème, tant que le politique - et le peuple - garde la possibilité de dire oui ou non aux grandes options stratégiques des entreprises en question.

Le problème est ailleurs. Il y a évidemment la question des prix auxquels les transferts se font. Même si les Socialistes ont proposé que les valeurs des transferts soient calculés aux prix de vente "commercial" possibles, il me semble que la valeur comptable, après amortissements, ne pose pas de problème TANT QUE NOUS AVONS LA GARANTIE QUE LES BIENS EN QUESTION NE SOIENT PAS REVENDUS PAR LA SUITE.

Et c'est bien là que le bât blesse ! Malgré toutes les promesses des Conseillers d'Etat et des Conseils d'administration concernés, les garanties sont loin d'être inscrites dans le marbre !

Pour SIG, pas de problème particulier, surtout que SIG détient déjà des actifs de bien plus grandes valeurs (STEP d'Aïre, réseaux, siège de Vernier, etc.) que les nouveaux actifs (Chêneviers) et surtout QUE LES LOIS OFFRENT DES GARANTIES QUANT A L'IMPOSSIBILITE DE REVENDRE CES BIENS PAR LA SUITE.

Pour les TPG et l'AIG, ces garanties légales directes n'existent pas. L'Etat reste bien propriétaire des terrains, mais ce n'est pas une impossibilité de revente des immeubles.

Et, si les partisans des transferts sont sincères, c'est là qu'il est incompréhensible que les deuxièmes amendements socialistes déposés au Grand Conseil lors des débats n'aient pas été acceptés : ils demandaient simplement d'inscire dans la loi, l'OBLIGATION D'OBTENIR UN VOTE FAVORABLE DU GRAND CONSEIL POUR REVENDRE LES ACTIFS TRANSFERES AUJOURD'HUI.

Donc si il n'y a pas de risques de revente, de privatisation, etc., ces amendements étaient sans réels objets, c'était "au cas où", une garantie supplémentaire pour les méfiants dont nous faisons partie;

Mais ces amendements ont été refusés et il n'y a donc pas de garanties légales, pour l'aéroport et les TPG, que ces actifs ne soient pas un jour revendus.

Et c'est là que les arguments d'Arthur Grosjean sortent d'un conte de fées : en affirmant qu'il ne peut y avoir de vente sans votations populaires, c'est inexact pour les TPG et l'aéroport.

Il devrait y avoir une initiative - et pas un éventuel référendum en cas d'acceptation d'une revente par le Grand Conseil si l'amendement socialiste était passé - pour empêcher de telles reventes.

Et prétendre que ces entreprises sont au main des collectivités publiques est certes exact, mais il y a justement les projets de lois déposés par le Droite, Libéraux et UDC en tête, qui ont demandé de diminuer la représentation des "politiques" au sein des conseils d'administration (on passe de systèmes avec 1 représentant par groupe représenté au Grand Conseil à des systèmes de 2 ou 3 représentants pour l'ensemble du parlement).

Au nom de la bonne gouvernance (une tarte à la crème de plus), on remplace donc une représentation démocratique des co-propriétaires (chaque parti élu désignant librement ses représentants) par des technocrates (en réalité : des technocrates co-optés par les pouvoirs politiques et économiques majoritaires car la définition du technocrate "compétent" intègre en réalité la notion de "compétence sociale", souvent mesurée par l'adhésion aux valeurs dominantes).

Donc, dans la réalité genevoise de 2007, le pouvoir de contrôle du politique - et des citoyens propriétaires - diminue fortement.

Ensuite, il y a l'affirmation "qu'il est douteux que les citoyens genevois acceptent un jour de perdre le contrôle de Cointrin...". En théorie peut-être. En pratique, il faut de nouveau composer avec la réalité politique : les libéraux et l'UDC sont des partis destructeurs, qui visent à saborder l'Etat tel que nous le connaissons, notamment en l'appauvrissant systématiquement via des propositions tout azimut de baisses d'impôts. Alors, comme aux Etats-Unis, en Angleterre, puis en France, on en arrive à une réalité économique terrible : l'Etat n'a plus les moyens de faire face à ses dépenses avec ses recettes ordinaires et il ne reste donc que deux solutions : l'emprunt... ou la vente des bijoux de famille.  

La proposition de vendre un bien "à un très bon prix" (cf. ventes des autoroutes en France, merci pour les copains) pour assumer des dépenses auxquelles on ne peut pas faire face, n'est pas de la science-fiction : avec une dizaine d'années de politique fiscale telle qu'elle se décide par la majorité autodestructrice de Droite du Grand-Conseil nous y serons... et le peuple n'aura plus forcément son mot à dire.

Alors, en étant favorable au principe des transferts, je regrette fortement que nous ne puissions prendre des décisions sereines. Dans un monde "idéal", sans libéraux et sans udc qui font de la surenchère dans le démantèlement fiscal, on pourrait sans doute voter ces transferts sans crainte excessive. Aujourd'hui ce n'est pas malheureusement pas possible et même si cela m'ennuie fortement, je refuserai très certainement les transferts d'actifs des TPG et de l'aéroport.

 

23:12 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook