10/08/2007

Les "potes aux roses" des SIG : La Tribune se moque de ses lecteurs !

Retour de petites vacances, service "politique" minimum, j'épluche les journaux. Rapidos comme d'habitude et, la pluie aidant, merci aussi aux TPG, je lis même ce que je ne lirais pas forcément en entier. Dans le Tribune, des trucs trop beaufs dès le titre, blabla tartiné par des journalistes fatigués ou des invités (toujours les mêmes) qui trop souvent confondent intelligence et complaisance (ils se pensent intelligents et ne sont que complaisants avec les autres et surtout avec eux-mêmes). Trop beauf quoi !
Mais bon, pour passer le temps…
Je lis donc ce jeudi 9 août la Tribune de hier mercredi 8 août et le blabla de l'invité du jour, l'avocat Patrick Dimier, à la page 21, intitulé "Après le "pot de départ", les "potes aux roses" des SIG".
Haha ! Dès le titre, on est mis dans l'ambiance, humour sophistiqué garanti ! On dirait du Poncet.
Normalement je ne lis pas ce genre de truc, inutile, trop long, encombre le cerveau pour rien. En plus, le titre est suffisamment explicite pour que je comprenne qu'on cherche à faire un amalgame entre les dépenses scandaleuses de la fête de départ de Monsieur Jobin à l'aéroport (si Monsieur Jobin avait payé de sa poche la partie qui dépasse la décence - soit env. 100.- par invité – on pourrait discuter) et les bonus versés aux SIG.
Bof, c'est tellement n'importe quoi, ce que confirme le début du texte, que je m'arrêterais dès la fin du premier paragraphe, en me demandant quand même pourquoi la Tribune offre si souvent autant d'espace pour raconter n'importe quoi…Pourquoi "si souvent" pas pourquoi "n'importe quoi", ça je sais.
Mais le trajet est long, donc je finis par lire le truc jusqu'à la fin, parce que je ne comprends toujours pas le lien supposé entre les 2 sujets.
En haut de la dernière colonne, là, je m'arrête. Et je relis. Les trois dernières phrases. "Le contrôle devrait se faire par le Parlement, de façon neutre. Le rapport du Grand Conseil sur les SIG, exercice 2005, est signé d'une élue écologiste, le parti du ministre de tutelle. La commission parlementaire était présidée par un député socialiste, le parti du président du conseil d'administration!"
Oui, je relis deux fois et je réfléchis : Mais oui ! En 2005, c'est bien MOI qui présidait la commission en question !
Bon, le texte semble avoir été rédigé dans une crise de délire profond, une sorte de théorie du complot et du copinage généralisés, mais quand même ! Qu'est-ce qui peut bien s'être passé pour que je sois ainsi indirectement cité dans un "article" pareil ?
Surtout que je ne suis pas vraiment rassuré par le début du paragraphe suivant "Même si la présomption d'honnêteté doit prévaloir, l'indépendance du contrôle public doit être la règle".
En politique, c'est classique d'entendre et de lire n'importe quoi. Y compris d'être maltraité. Mais ce qui est inquiétant, c'est quand des journaux considérés comme "sérieux" (tout est relatif et on fait avec ce qu'on a) jouent à un jeu que je trouve extrêmement dommageable et dangereux : c'est quand ils cautionnent le discours du "politiciens= tous pourris" en donnant ainsi autant de place à un auteur qui écrit absolument n'importe quoi au regard des faits.
Et attention ! En ce qui me concerne je suis loin de donner un blanc-seing aux pratiques de primes octroyées à SIG !
Mais franchement, si Monsieur Dimier est libre de tenir une prose rappelant celle de M. Stauffer du MCG, ce n'est pas normal qu'un journal sérieux laisse publier des allégations dénigrant ici les socialistes en particulier, mais en cherchant à mettre tout le monde dans le même sac.
Ce n'est pas normal pour moi car si les propos "humoristiques" (du Stauffer-Poncet, certains aiment ça, c'est peut-être lié à une overdose de cocktails mondains et de TF1 ?) de l'invité peuvent être publiés tels quels (on peut traiter les socialistes et moi-même de calvino-marxistes ou de dogmatiques, je n'en ai rien à cirer), encore qu'ils n'apportent pas grand 'chose à la République, il est par contre totalement scandaleux de laisser écrire des choses qui sont volontairement d'une mauvaise foi totale, alors même que n'importe quel journaliste qui suit le fonctionnement du Grand Conseil – même les plus médiocres – sait que cela ne correspond pas à la réalité des faits.
En l'occurrence, si on laisse tomber les parties de délire contre les calvino-marxistes (pourtant cela ne doit pas être les coups de soleil ! C'est plus grave que ça), il y a au moins deux détournements de sens inacceptables et qui n'auraient pas dû être publiés :
1. "Le rapport du Grand Conseil sur les SIG, exercice 2005, est signé d'une élue écologiste, le parti du ministre de tutelle".
Oui, Morgane, députée verte, a fait le rapport. On peut la remercier car la Commission de l'Energie et des Services Industriels travaille – comme trop souvent les commissions - avec un manque de temps et de moyens certain et il n'est de loin pas évident pour des nouveaux députés (regardez les dates : 29 septembre et 6 octobre : c'est le premier rapport pour tous les nouveaux députés de la législation 2005-2009) de mesurer l'ampleur du travail qu'on attend d'eux. Mais comment se passe la désignation d'un rapporteur en Commission ? M. Dimier l'ignore-t-il ? Les journalistes de la Tribune ne sont-ils pas au courant ? Et bien c'est simple : Après le vote final, le Président demande qui souhaite rédiger le rapport (de majorité si il y a une minorité, de la commission si il y a unanimité)… et si personne ne se propose, on cherche un "volontaire", si possible expérimenté…
Et que contient un rapport de la Commission? Un récit factuel des débats et auditions de la Commission, parfois accompagné de commentaires personnels, mais c'est rare.
Donc, que dit le rapport au sujet du vote ? "La commission a voté à l'unanimité des membres présents (2 L, 1 MCG, 3 S, 2 R, 2 Ve, 2 PDC, 1 UDC)….". Donc 8 éluEs de Droite et 5 de Gauche ! Et pas seulement des Verts ou des calvino-marxistes qui ne représentent de loin pas la majorité ! Donc tous les partis politiques ont cautionné le contenu du rapport rédigé par Morgane Gauthier ! Et ça, ni Monsieur Dimier, ni la Tribune ne l'ignorent !
Donc même si la phrase de M. Dimier est exacte, son sens est mensonger : il n'y a aucune relation particulière entre le rapporteur et le Conseiller d'Etat exerçant la tutelle sur SIG.
2. Ensuite, pour ma pomme : " La commission parlementaire était présidée par un député socialiste, le parti du président du conseil d'administration!"
Hé oui, je présidais la commission cette année-là, de novembre 2005 à fin octobre 2006 ! Mais c'est quoi le travail d'un Président de Commission au Grand Conseil genevois ? C'est ORGANISER le travail de la commission, préparer les ordres du jour, les auditions, les votes sous le contrôle permanent et pointilleux des autres membres de la Commission et du Département à laquelle la Commission est rattachée. Tant M. Dimier que les journalistes le savent. Une présidence a peut-être une influence sur le rythme de travail, mais n'a pas d'influence sur le travail parlementaire lui-même, toutes les auditions demandées ont lieu, toutes les questions posées obtiennent des réponses. Tous les Députés, toutes les Députées, quels que soient leurs partis ont donc pu poser toutes les questions (la liste figure d'ailleurs dans le rapport) qu'ils souhaitaient poser, même si - ou bien que - Daniel Mouchet est – soit - socialiste comme moi. Et l'année suivante, le président de la Commission change, par tournus quasi-automatique par parti.
Donc même si la phrase de M. Dimier est exacte, son sens est mensonger : il n'y a aucune relation particulière entre le président de la Commission et le Président du Conseil d'administration de SIG.
Une autre partie qui est totalement navrante dans cet "article", même si, placée dans un contexte plus sérieux, elle peut faire l'objet de discussions politiques musclées et peut-être mériter une remise en cause : le fait que le Président du Conseil d'administration soit membre d'un parti politique, ici socialiste. Pourquoi ou pourquoi pas ? Il faut d'abord rappeler que jusqu'à peu, les conseils d'administration des grandes entités publiques ou parapubliques étaient composés de représentants de tous les partis élus au Grand Conseil. A mon avis, c'est un minimum démocratique (peut-être insuffisant, la Cour des Comptes vient heureusement compléter le dispositif) pour des entités liées à de l'argent public, mais des projets de loi soutenus par la Droite et notamment les Libéraux ont fait voler ces dispositions en éclat, et il restera un nombre réduit de représentants des partis, 2 ou 3, ce qui est particulièrement dangereux. Mais il y a donc des traditions, des tournus, des habitudes quant à la désignation des présidents de Conseil d'administration. Ainsi les TPG ont une deuxième présidence consécutive du Conseil d'administration octroyée à un libéral, ce qui aussi assez "cocasse" (on rit parfois jaune à Genève, ça doit être mon calvino-marxisme qui ressort…) quand on pense que le Parti Libéral est le plus grand pourfendeur des TPG et que la majorité de ses membres pratique l'érotomanie automobile avec un art consommé… Mais c'est une pratique traditionnelle (pas l'érotomanie automobile, sauf chez une majorité de libéraux : l'attribution des présidences de conseils d'administration), qui a ses raisons d'être, qui n'est pas forcément la pire car il est primordial d'avoir de bonnes relations entre les entités parapubliques et le monde politique. Mais on peut en discuter… et de là à y voir une prise de pouvoir occulte quand justement un président est membre du parti socialiste sans détenir la majorité "politique" au sein du Conseil, il faudra m'expliquer comment c'est possible…
Quant à la présence de mon collègue député socialiste Christian Brunier à la direction de SIG, on peut aussi se poser la question de savoir s'il y a des raisons objectives de s'opposer à cette "double-casquette" (si elle existe !). A partir de quel grade hiérarchique et dans quelle structure y a-t-il opposition avec le mandat de Député ? C'est une question essentiellement idéologique mais pour y répondre il faut au moins amener des faits concrets, qui prouveraient l'incompatibilité des statuts. Il n'y a rien dans l'article de M. Dimier. En séance plénière, il m'arrive de penser que Christian ne devrait pas intervenir sur tel ou tel sujet car ils sont trop proches de son statut professionnel mais c'est en même temps tellement logique qu'on parle de ce qu'on connaît ! Ne faudrait-il laisser la parole qu'aux ignares ? Personne n'en sortirait gagnant ! Bref, si le mandat est exercé en toute transparence et que les conflits d'intérêts financiers directs ou indirects sont clairement exposés, je n'ai pas de raison actuellement de penser que c'est un problème d'être à la fois à la direction d'une entité parapublique et député. Pas certain d'ailleurs qu'on puisse en dire autant des députés avocats d'affaires qui ont des mandats dont on ne sait souvent rien mais qui ont des liens directs avec les décisions du Grand Conseil.
Je trouve totalement scandaleux que la Tribune de Genève donne autant de place à M. Dimier pour raconter des salades pareilles, qui n'ont qu'un seul but d'ailleurs : faire croire que les pratiques des politiciens de Gauche (les socialistes à SIG) sont les mêmes que celles des politiciens de Droite… et que donc l'affaire Jobin n'en est pas une. La Tribune de Genève a bien entendu le droit de soutenir des politiciens de Droite (c'est une entreprise commerciale privée), mais elle devrait au moins faire preuve d'un minimum d'honnêteté intellectuelle dans la défense de ses poulains et ne pas chercher à faire le lit du populisme de bas étage auquel elle participe en publiant ce papier… Pas nouveau mais pas glorieux ! Et dangereux pour la démocratie dans son entier !
PS1 : pour plus de transparence, tellement souhaitée par M. Dimier, il aurait également été utile que ce dernier nous explique quels sont ses liens avec les partis politiques genevois.
PS2 : Vous pouvez lire le rapport sur les comptes SIG 2005 sur http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09888A.pdf

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Commentaires

Enfin, quelqu'un a pris le temps de répondre à un de ces articles idéologiques et "carnotzet" qui paraissent dans la Tribune.
Tout a été dit dans le long texte de Deneys, mais qui l'aura lu ? Et quelle importance pour la direction de la Tribune ? Les rentrées publicitaires continuent à financer le journal, bien plus que le revenu des ventes et abonnements, c'est sans doute ce qui explique la dérive du journal.

On aimerait que la Tribune ne courre pas après le modèle du Matin, de 20 minutes etc. On aimerait que la Tribune soit moins tribun.

Avec Le Courrier et Internet on a accès à des journaux bien meilleurs, mais l'info locale y manque. Malheureusement pour un temps encore indéterminé (l''espoir persiste) on devra se tapper les articles "tribuns", ou au moins leur titre, quand on lit la Tribune pour des infos locales.

Écrit par : Philippe de Rougemont | 10/08/2007

le plus interessant dans le texte et son commentaire 1 est que l'un et l'autre prouvent que la gauch comme la droite la plus sauvage ont horreur de la critique qui le doigt la ou la chatte a mal a la patte! Si le texte est peut etre criticable, comme tout texte critique, celui de M. Deneys comme celui de M. de Rougemont montrent jusqu'ou l'aveuglement peut aller. Si cette affaire des bonus avait concerne un depute de droite, ils manifesteraient sur la place de Neuve avec banderoles et tout le tsoin tsoin. Leurs commentaires sont aussi navrants que ceux du camarade qui s'est oppose a Gorbatchev lorsqu'il a annonce la perestroika! La seulle bonne nouvelle est que celle-ci a conduit a la cute du communisme sovietique et de son cortege d'horreurs et que personne ne se souvient du nom de ce sombre depute.
d'ou qu'elles viennent les ideologies qui minimisent les malversations au sein de l'Etat sont nefastes. Lorsqu'elles viennent de gauche et qu'elles sont incapables d'autocritique elle sont navrante car elles ouvrent des boulevards lectoraux a la droite la plus nationaliste. Decidement ni le PSG ni ses satellites sont en mesure de se remettre en question ce qui indique un delabrement avance de ses onvicion et une forte poussee de ce que Dimier denonce.Encore une fois si on peut ne pas etre d'accord avec lui, c'est mon cas, on doit admettre que les principes denonces sont tout simplment indigne d'une gauche motivante car propre! L'affaire des bonus aux SIG est tout simplement scandaleuse et les reactions de Mess. Deneys, pris la main dans le sac, et de Rougemont sont navrantes et ne me donnent plu envie de voter rose/vert prochainement. Pire cette denegation va pousser des citoyens de base a voter MCG qui est a la base de cette decouverte et de quelques autres. Decidement la gauche genevoise, a force de tourner, ce retrouve bien a droite, cmapant dans la defense des privileges de quelques roitelets!

Écrit par : Paul Emique | 11/08/2007

J'ai lu l'article de M.Dimier apres avoir lu le commentaire du depute Deneys. Au risque de le decevoir, je crois que sa position est tout simplement indigne d'un elu PS! Ce que denonce M.Dimier est totalement juste. Je suis nee sous un regime communiste et ce qu'il decrit est ce que j'ai eu a subir en Tchecoslovaquie. Si je devais comparer, je dirais que M. Dimier me rappelle Ian Pallach et le depute Deneys un de ces nantis du parti communiste qui avaient tout grace aux magouilles politiques. Mon pere a paye tres cher son independance d'esprit et nous avons toujours connu des difficultes a cause de sa volonte de rester debout et juste. En 68, comme beaucoup de tcheques, nous avons tous cru au miracle. La defense des privileges des membres du parti, tcheques eux-memes, les a conduit a choisir l'ennemi. Celui qui a non seulement tue des compatriotes mais aussi le reve democratique, au nom de la defense de leurs privileges. M, Deneys me rappelle ces deputes la. Il est incapable de voir que ce qui est denonce c'est une pratique indigne du reve socialiste, comme celle des communistes dans les annees 50/60. Je n'ai jamais vote a droite car je me mefie d'elle comme des communistes. J'ai eu le privilege de discuter avec Andre Chavannes, un grand homme. Grace a lui j'ai pu, comme M. Deneys et tant d'autres jeunes, etudier! Depuis j'ai toujours vote a gauche en memoire de ce que cet homme m'a permis de faire ma vie. De voir l'attitude de ce depute, comme celle du depute Brunier et encore celle de bien d'autres m'ecoeure. Ce qui est grave, pour la gauche toute entiere, c'est que cette attitude, en tous points similaires a celles des communistes de la pire espece, va faire monter en puissance l'UDC. Ce qui me gene le plus est que ce soit un autre parti populiste le MCG qui mette a jour des pratiques que le PS devrait denoncer au lieu de proteger! Ce que je peux en tout cas dire c'est que pour les prochaines elections nationales je m'abstiendrai car voter pour le PS ou meme les Verts, qui sont tout aussi lamentables dans l'affaire des bonus SIG, ne peut pas interesser ceux qui veulent une vraie representation populaire genevoise a Berne.

Écrit par : Maruska | 11/08/2007

Mon pauvre Roger,
Quelle tristesse de voir un camarade de valeur perdre celles qui ont fait le PSG! Ta diatribe contre M, Dimier est tres revelatrice de l'etat de delabrement de mon parti, du moins a sa tete. Vous etes devenus des oligarques mon pauvre Roger. Si on peut discuter des jeux de mots de Dimier, on ne peut, en revanche, par rire de ce qu'il denonce avec pertinence il faut le dire. Contrairement a toi il s'attaque aux principes et a leurs derives. Pris la main dans le sac des compromissions, tu l'attaque personnellement! C'est le signe du declin mon pauvre Roger. Lorsqu'on en est reduit a s'en prendre aux personnes c'est qu'elles ont raison sur le fond! N'as tu pas su lire entre les lignes ? Ce que denonce Dimier n'est pas seulement les bonus et autres avantages totalement contraire a l'ideal socialiste mais surtout que le PSG se perd totalement a participer a ce gouvernement annonce de gauche mais qui agit a droite. Le PSG a-t-il pour seul ideal politique de soutenir ce qui est illegal? Ce que denonce avec justesse Dimier est que le systeme actuel ne peut que generer une compromission generale et ta reaction ultra conservatrice vient lui donner raison. Au lieu de te demander quels sont ses liens avec les partis de droite t'es-tu seulement pose la question de savoir s'il n'en n'a pas avec le PS. Au moins sur le plan de l'honnetete politique. Si je me souviens bien c'est lui qui a preside le comite d'initiative qui nous a permis de gagner la bataille contre l'alcool dans les stations services aux cotes de Laurence! Avant de cracher ton venin apprends a voir ce qu'il y a derriere les propos,non? Je ne connais pas Dimier autrement que par ses interventions dans la Julie et je dois dire que je le trouve plus souvent a gauche qu'a droite. En realite ta reaction ultra corporatiste donne une ide du delabrement des elus du psg. Tu reagis comme Hollande et Royale qui se sont separes mais qui l'ont cache par tactique. C'est triste de voir que les politiciens en qui je croyais sont en fait aussi peu scrupuleux que ceux que je combats! Mon pauvre Roger, la prochaine fois que tu as des delires va a Belle Idee, histoire d'en avoir au moins une de bonne!!!!
Hasta la vista companero disait le Che
Aux orgues a dit Staline, ignare en musique!

Écrit par : pierre, enseignant du secondaire | 11/08/2007

je suis allee voir le petit film qui montre le feu d'hier soir et j'en ai profite pour jeter un coup d'oeil aux autre blogs. Le titre de celui-ci me rappelant un tres bon papier lu dans la TG, j'ai voulu lire la reaction d'un elu socialiste. Je n'en crois mes mes yeux! Vous ne vous grandissez pas monsieur le depute avec un telle tirade. Pire, elle vous decredibilise. Ce qui me gene le plus est que vous decredibilisez aussi les socialistes avec vous! Cette affaire des SIG est une vraie honte et vous devriez la denoncer plutot que de soutenir votre copain Brunier. M. Dimier a raison de denoncer ces pratiques. Comme l'a dit un autre internaute, vous n'avez pas lu correctement ce que dit l'auteur de l'article. Il ne critique pas seulement les pratiques, il deplore que des membres influents du PS mangent de ce pain la! En soutenant le depute/directeur des SIG, Brunier, et en attaquant un citoyen qui n'a semble-t-il aucun mandat politique, vous montrez clairement que vous avez tort. On ne debat pas des idees en s'en prenant aux personnes. Vous etes-vous pose la question de savoir ce qu'en pensent ceux de la base? A mon avis NON car sinon vou auriez ete honnete et vous auriez presente des excuses a tous ceux qui, comme moi, doivent payer leur energie a un monopole de l'Etat. J'ai vote pour ce monopole car je ne voulais pas que des capitalistes fassent du profit avec l'energie qui est indispensable dans le monde moderne. Resultat je me retrouve avec des dirigeants socialistes et Verts qui se comportent de la meme facon que ceux que nous ne voulions pas voir arriver la! Que vous osiez vous justifier et justifier ces pratiques qui ne peuvent avoir cours que grace a la complicite politique, M, Dimier a raison, detruit l'ideal d'une societe plus juste et des fonctionnaires honnetes. C'est une vraie honte. Comment justifez-vous cette inegalite de traitement avec les autres fonctionnaires? Comme le dit M. Dimier, valent-ils moins que ceux des SIG? En cautionnant de telles methodes vous lassiez a penser que tous les socialistes sont comme vous et M. Brunier, alors que c'est faux. J'esperais qu'apres la faillite morale de la rue du Stand les dirigeants du parti feraient leur autocritiqiue. Malheureusement nous avons gagne les elections en ville de Geneve, ce qui nous a fait oublier que des elus de gauche avaient fricote avec les liberaux pour trafiquer des comptes publics! Avec l'affaire des SIG nous en venons a souhaiter une defaite aux prochaines elections nationales, c'est peut-etre le seule moyen de vous ouvrir les yeux, la-bas en haut de votre tour d'ivoire.Au lieu de critiquer M. Dimier, si c'est vrai qu'il nous a aide a gagner la bataille de l'alcoll dans les stations service, vous devriez l'inviter a dialoguer. Il a peut-etre bien des choses a vous apprendre et des idees pour redresser l'image du PSG qui ressemble de plus en plus au PS francais, qui doit compter sur des roquets pour se faire entendre car il a perdu tout credit. Je crois malheureusement que vous etes trop imbu de vous-meme pour avoir l'humilite de reconnaitre que vous avez tres serieusement tort dans cette histoire. Ce qui me decoit le plus est que vous pensiez plus a defendre vos petits copains qu'a vous preoccuper de la situation des petites gens. Peut-etre bien que vous avez peur que de vrais socialistes soient en train de monter en puissance grace a l'energie citoyenne? La question est donc de savoir quelle sera la puissance en KW/e (kilowatts electoraux) du PS dont la source energetique, a mon grand regret, embaume de moins en moins la rose et sent de plus en plus les egouts.

Écrit par : Michelle, utilisatrice des SIG | 12/08/2007

Le système de rémunération de SIG a été décidé avant que j'arrive au poste de directeur dans cet établissement.

J’ai été engagé à SIG, puis promu, par des personnes apolitiques ou ayant des idéaux bien éloignés des miens. Ma sélection – assez « féroce » - au poste de directeur a été réalisée sur la base de tests élaborés par une société indépendante, reconnue et extérieure à SIG.

Le système salarial de cette entreprise n'est plus axé, depuis plusieurs années, sur celui de l'Etat.

Il n'y a plus de progression automatique.

Schématiquement, il repose sur 3 axes de progression. Une couverture partielle de renchérissement en fonction des usages pratiqués dans la branche énergétique négociée année après année entre les partenaires sociaux, une progression liée au mérite personnel et un bonus - non assuré et non intégré au salaire - lié à l'atteinte d'objectifs d'entreprise et d'objectifs individuels.

La presse et un homme politique ont lancé des montants de bonus destinés aux directeurs de SIG totalement folkloriques allant de CHF 41'000.- à CHF 850'000.- pour l’année 2006. Personnellement, j’ai touché un bonus bien au-dessous de ce plus petit montant.

A la différence de l'Etat, il n'y a plus de prime de fidélité, ni d'échelon de progression.

Ce système de rémunération, je ne l'ai ni défini, ni validé !

Je vous informe, de plus, que les salaires des directeurs à SIG sont environ 15 à 25 % inférieurs à ceux pratiqués en Suisse dans le domaine de l'énergie, et que ce bonus tente de corriger un peu cette distorsion.

Je ne me plains pas, car je pense gagner très correctement ma vie.

Néanmoins, je ne peux pas accepter d'être traité comme un voleur, alors que je bosse énormément.

J'ai certainement beaucoup de défauts, mais je pense avoir une éthique bien au-dessus de la moyenne des politiques et une vraie vocation pour mon métier.

Vous avez le droit de m'attaquer sur mes idées politiques, même violemment. Le débat politique, même polémique, étant la base de la liberté et de la démocratie.

Par contre, m'attaquer gratuitement sur mon activité professionnelle est éthiquement inacceptable.

Christian Brunier

Écrit par : BRUNIER Christian | 15/08/2007

Du calme M. Brunier. J'espère que, grâce au bonus, vous avez passé de très bonnes vacances. Les SIG, régie "indépendante" de l'Etat à instauré, il y a quelques années, le principe du salaire au mérite. A la grande surprise de certains employés, personne n'a pas reçu de blâme et tout le monde était méritant !. En discutant avec un responsable d'un service, je lui ai demandé pourquoi un certain employé de mes connaissances était toujours en place vu qu'il n'en branle pas une. Réponse : Nous devons également faire du social ! Alors que des chômeurs motivés (si,si, ça existe) se lamentent de ne rien trouver, les SIG continuent d'employer des branleurs !

Écrit par : Octave Vairgebel | 15/08/2007

Contrairement a mon commentaire du mois d'août, il semble aujourd'hui clair qu'il y a un problème avec la rémunération des cadres aux SIG. Je voyais l'article du mois d’août dans la Tribune de Genève comme une énième attaque partisane, disproportionnée et habituelle contre la gauche. Mais tout compte fait la critique était justifiée.
Néanmoins c'est dommage que l'indignation ne touche que les scandales de porte-monnaie et ne soit pas là sur le plan de la politique des SIG, qui concerne notre avenir a tous:

1. Scandale des écolos-payeurs:
Faire porter le financement des SIG pour l'environnement aux seuls volontaires (courant SIG vitale vert) ? Pour quelle raison ? Ceux qui souscrivent au courant vert (j'en fais partie par dépit) sont précisément ceux qui ont une conscience écologique développée et qui se sont équipés d'ampoules économiques, d'appareils classe A etc. Ils paient deux fois. En son temps, les investissements pour le basculement vers le nucléaire en Suisse ne s'est pas fait par les zélateurs du nucléaire, en faisant des campagnes de pub coûteuses pour obtenir "l'approbation individualisée de consommateurs". Cela n'aurait jamais suffi pour développer les centrales nucléaires du pays.

2. Scandale de la course en avant productiviste
Aussi, les SIG continuent de se voir comme vendeurs de courant au lieu de s'ouvrir résolument au "demand side management" (gestion de la demande), où la régie se muerait en prestataire de services aux particuliers et aux entreprises pour les aider à réduire sérieusement leur consommation de fluides, sans perte de confort. En n'allant pas vers la gestion de la demande, les SIG restent dans une logique de croissance néfaste, où l’apport en courant Vert ne sert qu’à participer à l’augmentation de la consommation d’énergie au lieu de prendre la place des sources d’énergie non-durables. Aujourd’hui, plus les SIG vendent de courant, mieux ils se portent, au détriment de la planète.

Vivement qu'un courant politique réellement vert se mette à crier au scandale sur des thèmes écologiques, autant que la droite le fait au sujet de ses propres thèmes (déficits publics, criminalité, immigration).

(Envoyé comme lettres de lecteur à la Tribune de Genève)

Écrit par : Philippe de Rougemont | 05/10/2007

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