25/10/2007

En passant par la Place des Nations… souvenirs, souvenirs… et je pense aussi à la traversée de la Rade…

Mercredi après-midi, 18h. Je rentre de chez un client en bus. Je m'arrête à la Place des Nations avec le 5 pour prendre le 11.

Je longe le trottoir côté UIT. Je regarde la place. Je suis exactement dans l'axe de la chaise avec dans le prolongement l'entrée de l'ONU… et en me retournant, (presque ?) exactement dans l'axe de l'œuvre représentant le canon tordu ! Rien à dire, même avec les fontaines éteintes, c'est beau ! Les matériaux sont beaux, l'ensemble est beau, la chaise instable, fragile, face à l'ONU, instable, fragile faisant miroir à un canon tordu, espoir de Paix… c'est vraiment beau !

Et ça me rappelle des souvenirs.

D'abord, l'article de la Tribune le jour ou la veille de l'inauguration officielle par Ferrazzino, qui dénonçait le caractère soi-disant "provincial" de la place (regrettant l'absence d'animation mais – comme par hasard – oubliant de relever que c'est notamment en raison du TCS que cette place n'est pas davantage "piétonne").

Ensuite le Grand Conseil, avec la majorité de Droite qui se venge "à la beauf" de la Ville (je ne sais plus si c'est à cause du vote négatif au sujet du Stade) en refusant de verser le montant pourtant prévu par un accord signé entre la Ville et le Canton à ce sujet.

Aussi la Commission d'aménagement du Conseil Municipal de la Ville, qui avait étudié ce projet quand j'y siégeais. Les Verts qui voulaient – à tort à mon avis à cet endroit – une place perméable et plus "verte".

Je me souviens aussi de Philippe Joye. Qui avait fait un méga-projet pour la Place des Nations et ses alentours quand il était Conseiller d'Etat. Qui avait été refusé en votation populaire. Evidemment. Ce n'était – comme souvent avec lui – que du béton et du blabla. Philippe Joye, c'est aussi le rappel de la destruction de la Villa Blanc à Sécheron sur la parcelle dite du foyer et appartenantau promoteur Nessim Gaon et à sa famille. Au prétexte qu'une "Maison Europa", siège et ambassades européennes à Genève, allait voir le jour sur cette parcelle. La Villa Blanc a été rasée au milieu de l'été, lâchement, alors que l'autorisation de construire la Maison Europa n'avait pas été délivrée. Et que plus personne n'en a jamais entendu parler depuis que Joye n'est plus au Conseil d'Etat !  

C'était il y a fort longtemps, 1994 je pense, j'habitais à la Rue de Lausanne et j'étais pendant un certain temps président de l'association des Habitants de Prieuré-Sécheron, créée pour l'occasion, et nous étions allés contester l'autorisation de construire délivrée par Philippe Joye à Nessim Gaon pour ce projet pharaonique : l'avocat de Nessim Gaon était… Michel Halpérin et le notre était… Christian Ferrazzino… nous avons gagné.

Une fois, plus tard, quand j'étais encore Conseiller municipal en ville, manque de bol, je vais au Grand Théâtre avec les excellentes places d'apparatchiks dont on bénéficiait (ne vous inquiétez pas, cela ne m'empêche pas d'y aller toujours en payant mon abonnement à l'amphithéâtre) et j'ai comme voisin Philippe Joye… non seulement il n'a pas pu s'empêcher de me faire un commentaire élogieux sur ses propres nombreuses réalisations (lesquelles ? mystère !) en faveur de Genève, mais en plus il s'est endormi – tendance ronflements - au premier acte… Heureusement, il est parti à la pause…

Alors, quand je vois cette belle Place des Nations, réalisée et réussie, surtout en réalisant l'exploit de donner réellement une impression de continuité entre les deux côtés de la route de l'Avenue de France, je ne peux m'empêcher de penser "Bravo Ferra !" et aussi aux dernières nouvelles que nous avons eues de Joye dans la Tribune, sans aucun esprit critique me semble-t-il, sur une page entière il y a quelques mois: un projet de traversée de la Rade… et ça aussi, ça me rappelle quelque chose…

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Elections fédérales : punition en continu sur RSR-La Première…

Pour moi, le pire en politique, ce n'est pas les résultats – en tant que socialiste, objecteur de conscience, antimilitariste, athée, cycliste au quotidien, écolo convaincu, anticapitaliste (mais réaliste !) et patron de gauche, j'ai l'habitude de perdre des élections ou des votations – mais les commentaires "éclairés" que les médias et les journalistes trop complaisants me font subir… je n'ai pas mérité ça, même si "je perds" !

J'échappe heureusement à la télévison car je n'en ai pas depuis près de 30 ans, j'ai échappé à l'imbuvable et complaisant Décaillet sur la Première, mais mon calvaire continue. Rien à faire.

Quand Sarkozy a été élu, le lundi matin, quand mon radioréveil a sonné, j'ai entendu 30 secondes de la Première : c'était déjà trop ! On avait l'impression, pour parler vulgairement, que le journaliste pissait dans son froc de bonheur ! J'ai préféré renoncer et trouver une fréquence plus supportable… en fait la Radio suisse italienne m'a comblé : je ne comprends pas tout en italien, ça me fait bosser en douceur une langue que j'adore et c'était tellement gentil ! Pas très intéressant, mais tellement gentil !

Lundi matin 22 octobre, évidemment que je devais m'attendre au pire. Débâcle socialiste. J'ai hésité à switcher préventivement sur la Suisse italienne. Mais voilà, il faut aussi savoir affronter la réalité du néant intellectuel. Surtout quand on fait activement de la politique.
En fait j'ai anticipé, courage, courage, et ça a commencé dimanche soir vers 22h30, j'attendais le journal ; je tombe directement sur Weiss, non élu, qui vient nous décrire avec des trémolos dans la voix – en fait des larmes qu'il devait retenir en raison de sa non-élection, contrairement à Luscher – la catastrophe dans laquelle ce nouveau parlement va plonger la Suisse (en fait il faut comprendre la catastrophe qu'on mérite pour avoir osé ne pas l'élire à Berne). Journaliste complaisant, qui prend acte, qui ne rétorque pas, qui ne pose aucune question sur la permanente ambiguïté des Libéraux face à l'UDC (d'ailleurs Luscher est bien plus direct : il est pour des alliances avec l'UDC, sans état d'âme) ou sur la contradiction des propos qui dénoncent la surenchère sécuritaire alors que lui et Luscher ont chacun déposé courant octobre un projet de loi sécuritaire – et surtout électoraliste - digne de l'UDC !
Lundi matin, ça recommence : le réveil sonne, on me fait ingurgiter dès 6h30 "comme expert" pour commenter les résultats et l'avenir de la Suisse, Xavier Comtesse, la tarte à la crème du néolibéralisme helvétique : comment un individu qui ne parle que de démanteler l'Etat peut-il être amené à commenter l'avenir d'un pays en tant qu'expert ? Son discours sur les écolos "tout les partis sont écologistes" est une ânerie parmi d'autres qu'il nous a fait entendre et il recommence ! Au secours ! J'agonise !
Mais ce n'est pas fini : à 7h, avant ou après, peu importe, c'est l'annonce de l'invité de la semaine : banco ! Jean Romain, en fait il s'appelle Puttallaz, le prof de collège, "philosophe" couchepinien, antisocialiste aigri primaire qui veut revenir à l'école du XIXème siècle. Je ne peux pas écouter ça, c'est vraiment trop. Mais je me demande quand même si c'est conforme à l'éthique journalistique que de passer la pommade quotidiennement à un membre du comité de la SRT Genève, soi-disant chargé de veiller à la mission de service public de la TSR !
PS (c'est le cas de le dire) : je tombe en début de semaine sur un article du Temps qui explique les courants du Parti Socialiste, avec d'un côté les "syndicalistes" et de l'autre les "réformateurs". Je pense, comme pour les moutons, que les mots sont très importants : comment oser présenter le Parti sous cette forme ? Car le sous-entendu est évident : les "syndicalistes" n'étant pas les "réformateurs", ils sont non-réformateurs, donc conservateurs, donc archaïques. Ce qui est totalement faux. La TdG écrit d'ailleurs le même article sans utiliser ces termes. Et donc si il y a bien un courant fort issu du monde syndical et d'autres sensibilités venant d'autres horizons (dont je fais partie, comme p.ex. les socialistes qui viennent des milieux de la défense des locataires, ASLOCA notamment), il y a dans chacun de ces courants des conservateurs et des réformateurs. C'est un débat permanent entre les idéaux, le mythe du passé (en réalité la Suisse a toujours été un pays conservateur de Droite mais certains l'oublient) et le pragmatisme. Et la capacité de chacun d'entre nous à accepter des idées nouvelles.
Jean Romain : à part Google, allez jeter un coup d'œil p.ex. sur http://www.ssp-vpod.ch/ssp/go.pl?p=http://www.ssp-vpod.ch/ssp/ge31.htm et vérifiez qu'il est bien membre du comité de la SRT Genève, qui se présente comme "un relais « démocratique »" en expliquant "Qualité, indépendance, sens du service public, proximité, voilà quelques mots-clé tirés des statuts de la tsr et de la rsr, et qui sont autant de valeurs défendues  par des acteurs professionnels engagés et qui ont pour ambition de les garantir et de les préserver. C’est aussi le rôle des SRT, qui ont pour but de représenter et de défendre, au sens large, les intérêts des téléspectateurs et des auditeurs" sur http://www.rtsr.ch/rtsr/?rub=menus&&menu=2&idpere=57&sous...
Xavier Comtesse : rien à proposer d'intéressant comme ça sur le pouce, complaisance à tous les étages sur Google ! Par contre, j'ai appris qu'il a animé le séminaire organisé par le DES, le Département de l'Economie et de la Santé du canton de Genève, fin août-début septembre en Valais : je me demande comment et pourquoi il a été choisi pour cette tâche et je me demande aussi si il a été payé – et donc combien et par qui le cas échéant – pour ce ménage…
PS1 : Sur la Première, entendu Roger Guignard ce mercredi matin pleurer sur le traitement médiatique accordé à la Suisse après les élections : ben tiens ! Les Suisses auraient peur ! Et cela suffirait à justifier un vote UDC ? Il y a effectivement de quoi être inquiet de notre avenir, à part peut-être si on est millionnaire comme de nombreux dirigeants de l'UDC, travail, éducation, santé, avenir, mondialisation, rien n'est simple ! Mais cela ne justifie par pour autant les choix simplistes et xénophobes !

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16/10/2007

SIG, primes et politiques : Bravo ! Mais la Tribune de Genève peut encore faire un effort !

L'article de ce lundi 15 octobre dans la Tribune est assez bon. Mais il laisse encore subsister des zones d'ombre. Volontairement ou non ? Telle est la question.

C'est en effet bien joli de connaître les rémunérations des membres du Conseil d'administration de SIG et d'en déduire que c'est un système inadéquat pour financer les partis politiques.

Or l'article en question reste justement bien discret sur 4 choses :

1) l'appartenance politique de chaque membre de ce Conseil d'administration : pourquoi n'est-elle pas indiquée ?`

2) le montant reversé par chacun de ces membres à son parti politique : si les représentants des partis de gauche versent souvent une part importante de leurs jetons de présence à leurs partis respectifs (chez les Socialistes, 50%, plus à gauche souvent encore bien plus) et peuvent donc effectivement contribuer au financement de nos partis qui ne bénéficient pas, contrairement aux partis de droite, de dons occultes (je me demande d'ailleurs souvent, lorsque nous votons au Grand conseil, quels sont les "avantages" obtenus par ces partis ou leurs représentants lorsque certains groupes économiques obtiennent des décisions très généreuses de la majorité du Grand Conseil… on peut penser à Ikea s'installant à Vernier, qui avait Mark Muller comme avocat lors des derniers recours avant son élection au Conseil d'Etat, ou plus récemment au vote très généreux du Grand Conseil en faveur du droit de superficie de Balexert). Je crains qu'on ne puisse en déduire seulement que les partis de gauche verraient effectivement leurs rentrées financières baisser, mais je suis loin d'en être convaincu pour les partis de droite, qui ont bien d'autres sources de revenus, malheureusement occultes à ce jour.

3) Le nombre de séances et leur durée pour la rémunération en question. Par expérience, que ce soit au Grand Conseil ou lorsque je siégeais au Conseil de Fondation de la Fondetec, ces rémunérations ne sont pas très élevées – correctes - compte tenu de la durée des séances. Tout travail mérite salaire, non ? Et à partir du moment où il est transparent et sans démesure, on devrait pouvoir mettre une majorité de citoyens d'accord.

4) Les autres Conseil d'administration (TPG, HUG, Aéroport, etc.) : il me semble que M. Balestra, Libéral, n'avait pas indiqué dans l'article de la Tribune sa rémunération de Président du Conseil d'administration de l'Hôpital) : Ai-je loupé l'info ? Ou les journalistes sont-ils soudain trop fatigués ? Ou craignent-ils de s'attaquer à plus puissants que des socialistes ? Au risque de voir leurs chances de finir un jour et comme bien d'autres avant eux dans l'administration publique avec des salaires fort honorables ?

Dans son édito de la page une, Marc Bretton en tire une conclusion hâtive : "Moins de partis, plus de contrôle", affirmant que "la présence de représentants des partis n'est pas un gage de transparence. C'est un moyen douteux de financement des partis".

Or c'est malheureusement une interprétation erronée des faits, sans doute destinée à conforter le journaliste et ses lecteurs de la pertinence de ses choix idéologiques.

La question du financement des partis ne se pose que pour la gauche.

Mais surtout, la représentation des partis politiques est une condition nécessaire mais pas suffisante. C'est donc un gage parmi d'autres.

Il est important que chaque parti, avec sa vision de la société et ses valeurs propres, puisse avoir un représentant qui pose les questions en interne, défende des positions, mais dans la sphère interne à l'entreprise que représente un Conseil d'administration et donc avec toute la confidentialité – normalement - requise.

Cela ne suffit néanmoins pas : il faut des représentants compétents et sans complaisance en raison de liens d'intérêts trop directs. Et donc plus il y a de partis, moins la probabilité d'être "couvert" par le silence de tous est grande.

Et il est important que d'autres entités exercent aussi un contrôle :

- Le Grand Conseil, via des commissions parlementaires et notamment celle du Contrôle de Gestion;

- Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil, notamment via l'Inspection Cantonale des Finances (ICF);

- Et évidemment aussi la Cour des Comptes.

Toutes les entités en question sont complémentaires et visent en fait à éviter que ce soit toujours les mêmes qui s'occupent du même travail. C'est fondamental.

On voit d'ailleurs très bien à SIG ici ou par exemple avant en ville à la Fondetec, que la routine plus ou moins complaisante ou l'incompétence d'une majorité des membres du Conseil peuvent conduire à des statu quo fondamentalement discutables!

Et il faut aussi faire attention à la nature des contrôles.

Avoir des comptes bien tenus, vérifiés, contrôlés par un service de contrôle non politique, ne veut pas dire que cela soit forcément éthiquement défendable.

Ainsi à la Fondetec – mais cela n'avait guère intéressé les journalistes de la Tribune à l'époque - le directeur radical, M. Mouron, touchait un salaire beaucoup trop important au regard de ses compétences réelles, alors qu'il n'y avait même pas eu d'appel d'offres public pour sa nomination (il était membre du Conseil qui s'était trouvé un directeur en son sein ! A plus de 150'000 francs par an, c'est tout simplement sidérant !). Mais ce qui ne veut pas pour autant dire qu'il y avait des inexactitudes comptables…

Bref, méfiez-vous des "bonnes solutions" prônées par la droite : elles sont justement destinées à verrouiller encore plus ces Conseils d'administration !

D'ailleurs, la droite et surtout les libéraux pourraient montrer l'exemple : retournez voir la liste des membres du comité de la SRT Genève, qui contrôle la SSR et la TSR à Genève (http://www.rtsr.ch/rtsr/?rub=menus&&menu=2&idpere=57&sousmenu=57&sousmenu2=80) : ils pourraient aussi dépolitiser cette société directement eux-mêmes, histoire de nous aider à avoir des journalistes moins serviles !

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12/10/2007

Conseils d'administration des Services Industriels (SIG) : plus ou moins de transparence ? Un petit tour dans les médias – et leur malhonnêteté intelectuelle - après le débat de jeudi soir au Grand Conseil…

Débat assez animé hier soir, jeudi 11 octobre, au Grand Conseil : nous commencions par trois points de l'ordre du jour relatifs, sous prétexte de bonne gestion, à la composition des Conseils d'administration des grandes entités parapubliques, SIG, TPG et HUG.
Période électorale oblige, les libéraux avaient déposés en urgence 3 projets de loi en septembre 2005, soit quelques semaines avec les élections cantonales au Grand Conseil, qui visaient soi-disant à "améliorer la gouvernance" des entités en question… en réalité, le cœur des projets visait à réduire la taille des Conseils d'administration, essentiellement en supprimant la représentation automatique de tous les partis élus au Grand Conseil.
Après des séances fort studieuses dans les commissions spécialisées – à l'époque je présidais la Commission de l'énergie et des SIG – ces projets de loi ont été renvoyés avec un rapport ad hoc à la Commission des droits politiques et du règlement du Grand Conseil, pour une "homogénéisation"
Le résultat final de ce travail d'homogénéisation étant particulièrement insatisfaisant, il était clair que le groupe socialiste n'allait pas laisser passer la discussion sans exprimer haut et fort son mécontentement, tout en cherchant à améliorer tant que faire se peut le projet de loi…
Evidemment, la première proposition visait à rétablir la représentation automatique de tous les partis élus au Grand Conseil, ce qui est quand même la moindre des choses pour des entités qui appartiennent en fait aux citoyennes et citoyens : le projet de loi visait à nommer uniquement 3 représentants du Grand Conseil ! Compte tenu de la composition du Grand Conseil et l'attitude particulièrement sectaire des partis de droite, cela signifiait clairement que mêmes les grands partis minoritaires, et donc en particulier les socialistes, n'auraient pas eu de représentant au sein de ce Conseil ! Oh, certes. les Verts, considérés plus consensuels et prêt à davantage de compromis avec la droite aurait certainement eu droit à un représentant… mais sans un représentant par parti, c'est tout simplement impossible de contrôler avec un minimum de transparence démocratique le fonctionnement de ces grandes institutions ! Mais je peux détailler si nécessaire !
Un problème annexe, mais en fait anecdotique (sauf peut-être pour les Députés concernés, je pense notamment à mon collègue socialiste Alberto Velasco ou surtout à Eric Stauffer qui cumule même un quadruple mandat : député, conseiller municipal à Onex, membre du Conseil d'administration des HUG (hôpital) et du Conseil d'administration de SIG ! A croire qu'il est seul au MCG…), concernait la possibilité ou non d'avoir des députés en exercice également membres des conseils d'administration en question. A mon avis, c'est inutile d'interdire la présence de députés dans les conseils d'administration, la seule question qui se pose est celle des compétences et de la disponibilité…
Mais en plus il manque à ces projets de lois des éléments essentiels pour atteindre leur objectif annoncé, soit l'amélioration des performances des conseils d'administration : alors qu'un expert de l'IDHEAP l'avait évoqué, la question des compétences des membres des Conseil d'administration est essentielle, de même que l'intérêt des lettres de mission, qui visent à donner un mandat plus clair aux administrateurs… il n'est pas non plus fait état de l'évaluation des performances des conseils d'administration ! On dit que pour améliorer la performance il faut moins de représentants des partis (ce qui ne veut d'ailleurs pas dire des politiciens), c'est un dogme idéologique, sans aucune validité scientifiquement prouvée. Donc même si cette diminution de nombre de représentants des partis est acceptée, il restera à prouver que l'efficacité du conseil administration en question est bien réelle : il faut donc définir des objectifs, des indicateurs de performances et des limites de résultat en dessous desquelles il ne faut pas descendre !
Mais rien de tout cela dans ces projets de loi !
Même la question des incompatibilités n'est pas réglée ! A part pour le Conseil d'administration des HUG – et parce que j'étais là comme remplaçant lors de la discussion de cet article en Commission des droits politiques et du règlement du Grand Conseil – il n'y a aucune limitation quant à la présence de membres d'autres conseils d'administration – gros clients, concurrents – dans ces conseils ! Et on peut même, de façon plus générale, se poser la question de la possibilité de siéger simultanément dans 2 Conseils d'administration à la fois : pas un mot à ce sujet dans le projet de loi… bref, j'ai également déposé un amendement dans ce sens.
Et ne parlons pas de la transparence – pourtant élémentaire concernant des entités parapubliques - des rémunérations des membres et présidents des conseils d'administration : on en parle tous les jours au sujet de SIG, le Grand Conseil a l'occasion d'ajouter des articles de lois visant à rendre la publication de ses chiffres obligatoires. Nouvel amendement socialiste.
Bref, comme je l'avais dit lors du débat d'entrée en matière, les Socialistes étaient prêts à discuter d'une réforme des conseils d'administration, y compris en ce qui concerne le nombre total d'administrateurs, mais il fallait que l'objectif d'amélioration des performances et de transparence accrue soit réelle, et pas simplement idéologique en parlant de "dépolitisation".
Le débat s'annonçait donc houleux car les partis de droite et d'extrême-droite du Grand Conseil détestent la contestation, même sous forme de propositions constructives.
Résultat des courses : j'ai essayé de parler de notre vision des choses, de la nécessité d'améliorer au-delà des mots la transparence et les performances… sans que la Droite respecte ne serait-ce qu'un minimum mon temps de parole - et Eric Stauffer a surtout eu l'occasion de crier – à raison – au déni de Démocratie que constitue la non-représentation de tous les partis élus… Plus de 3 heures de débat, une entrée en matière du parlement, un refus de la Droite de renvoyer les projets de loi en commission alors que tout le monde sait qu'il est quasi-impossible de discuter d'amendements lorsque nous sommes en séance plénière !
Refus de renvoi en commission, donc nous voilà obligés de débattre de nos amendements en plénière. Poliment, en essayant d'argumenter… mais c'en est trop pour la droite, impatiente et dogmatique : elle n'accepte pas qu'on conteste sa vision de la bonne gouvernance, aussi mauvaises soient ses propositions !
Et donc, vu le brouhaha généralisé, ce qui devait arriver est arrivé : une suspension de séance et un ajournement des 3 projets de loi à une session ultérieure du Grand Conseil !
Et, là, c'est le comble : le PDC Guy Mettan suivi du Libéral Michel Halpérin se croient autorisés à nous donner une leçon de démocratie parlementaire : "débats dégradants", "retour de pratiques révolues", etc…. De la part de Guy Mettan qui court-circuite les travaux de la Commission des Droits de l'Homme sur les questions d'intégration en déposant en solo son propre projet de loi, alors que nous sommes à quelques séances de la fin de nos travaux, de la part de Michel Halpérin, Président d'un parti qui dépose chaque semaine un nouveau projet de loi liberticide et qui est de plus en plus dogmatique… sans compter que son parti a déjà gravement contribué à empêcher la tenue de véritables débats démocratiques dans notre Parlement, notamment en introduisant des catégories de débats et une limitation des temps de parole, ces reproches ne manquent pas d'air ! Tartuffe au pays de Calvin ! Et alors qu'ils n'ont ni écouté nos arguments en séance, ni sans doute lus nos amendements qu'ils pouvaient pourtant accepter en partie !
Là où ça devient cocasse, c'est en écoutant, voyant ou lisant les comptes-rendus des médias aujourd'hui ! Des sommets de malhonnêteté sont dépassés !
Dans le classique, il y a la Radio romande, La Première, qui découpe le sujet en plusieurs flashs d'infos… donnant la parole à ma brillante collègue socialiste Virginie Keller Lopez à 6h30 et la parole au rapporteur radical Jacaques Jeannerat à 7h30… ce qui permet évidemment de prétendre que l'égalité est respectée, mais en fait en donnant à chaque fois une vision partielle des choses et surtout en mettant les interventions des représentants de la majorité de Droite aux heures de plus forte écoute ! Et, évidemment, avec M. Stämpfli qui a passé la pommade à tout ce que Genève compte de Radicaux lorsqu'il était à la Tribune de Genève (je me demande d'ailleurs toujours si je vais perdre mon pari : va-t-il être engagé par Pierre Maudet avant la fin de l'année ?) avant de venir à la Radio romande (pour nous parler d'ailleurs presque à chaque fois des radicaux), le pari de l'objectivité n'était pas gagné d'avance !
Dans le plus malhonnête, il y a le communiqué de l'ATS, lu dans le 20 minutes de ce jour : on y cite les jugements de valeur désobligeants de Guy Mettan et de Michel Halpérin, on parle de "la gauche" et le mot "socialiste" n'apparaît même pas dans le texte – contrairement au MCG – alors que contrairement aux Verts nous avons mené le combat contre les errements de ce projet de loi… on y parle - en utilisant le terme "surtout" - de l'amendement visant à introduire l'incompatibilité entre le mandat de membre du conseil d'administration et celui de député, sans même évoquer le fait que de nombreux citoyens n'auront plus de représentants via les partis pour lesquels ils ont voté ! Et on ajoute un paragraphe complet de pub pour le MCG en lien avec les rémunérations du président du Conseil d'administration de SIG (alors que cela devrait faire l'objet d'un petit encadré car c'est un autre – mais véritable – problème).
ATS doit vouloir dire Agence Totalement Subjective. Je me demande qui est le "journaliste" qui a rédigé ce papelard malhonnête !
Et pour terminer, la TSR : Eric Stauffer vient de me montrer un extrait du TJ midi de ce vendredi 12 octobre : on réussit une nouvelle fois à montrer Michel Halpérin qui distille son idéologie méprisante envers ceux qui ne pensent pas comme lui, on donne quelques secondes la parole à ma toujours brillante collègue députée Virginie Keller-Lopez et on nous montre du Stauffer en action, alors que le Parti Socialiste n'est même pas évoqué pour son travail constructif d'amendements et ses propositions… on ne voit évidemment même pas une seconde de mes interventions alors que j'ai certainement dû tenir le crachoir aussi longtemps que Stauffer…  c'est comme si les socialistes n'existaient pas ! Je me demande quand même si la présence d'un certain Pierre Weiss, commissaire politique patronal  – "bien entouré" (je me demande d'ailleurs comment les Libéraux ont réussi à avoir autant de représentants dans ces sociétés qui " sont constituées d’auditeurs et de téléspectateurs intéressés par la radio-télévision de service public et par son avenir"...cf. cf. http://www.rtsr.ch/rtsr/?rub=menus&&menu=2&idpere=57&sous... ) au comité de la SRT Genève n'y est par pour quelque chose dans cette présentation unilatérale et non factuelle des événements. C'est particulièrement pitoyable, non factuel et totalement indigne d'une télévision de service public ! Je me demande aussi qui ose réaliser des reportages/montages aussi médiocres !
Bon, en fait, c'est la preuve qu'une fois de plus, la SEULE solution, c'est d'écouter les débats en direct ou en différé sur Léman Bleu : le reste, c'est souvent – pas toujours, ici la Tribune de Genève est nettement moins idéologique – une reprise dogmatique et complaisante des arguments – même médiocres et peu convaincants – de l'idéologie de droite.
C'est pitoyable !
Et pour conclure, il faut insister sur le fait que les Socialistes sont ouverts à l'adaptation des Conseils d'administration à des réalités nouvelles, à l'amélioration de la qualité des administrateurs, à la lutte contre les nominations de complaisance pour "services rendus" et de façon générale à la transparence des Conseils d'administration en question !
Consultez la loi actuelle sur : http://www.geneve.ch/legislation/rsg/f/rsg_l2_35.html
Et le rapport sur le projet de loi libéral : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09628B.pdf
PS1 : pour mémoire, la "bonne gouvernance" évoquée par la droite dans ses projets de loi est un concept né à la Banque Mondiale dans les années 90… bref, une institution fortement liée au gouvernement américain et donc au courant idéologique qui l'anime… et qui n'est pas vraiment un modèle de bonne gouvernance quand on pense à la nomination du républicain conservateur Paul Wolfowitz comme directeur… et sa démission suite à ses pratiques de népotisme avéré !
PS2 : les amendements que les socialistes ont déposé hier soir :
Art. 6, chiffre 3 (nouveau) : parité
Le conseil d'administration doit comporter au moins 40% de représentant-e-s de chaque sexe
Art. 7, chiffre 2 (nouveau) : qualification
En collaboration avec le Conseil d'administration en exercice, la Direction élabore annuellement le profil minimal de compétences auquel de nouveaux administrateurs doivent répondre pour pouvoir être désignés au sein du Conseil d'administration.
Art. 7, chiffre 3 (nouveau) : lettres de mission
Chaque entité qui désigne des représentants au sein du Conseil d'administration doit rédiger une lettre de mission à l'intention de ses administrateurs.
Art. 8, chiffre 3 (nouveau) : incompatibilité avec d'autres mandats de membres de Conseil d'administration
A l'exception des Conseillers d'Etat en exercice, les membres du Conseil d'administration des Services industriels ne peuvent siéger simultanément dans aucun autre conseil d'administration public ou privé, sauf par délégation du Conseil d'administration de SIG.
Art. 25, chiffre 3 (nouveau) : transparence – publication des rémunérations
Les rémunérations annuelles des membres du Conseil d'administration, y compris le président du Conseil, sont publiées intégralement et dans le détail (commissions, sous-commissions, plénières, études, etc.) dans les comptes.

Art. 40, (nouveau) : mesure des performances du Conseil d'Administration

1 En collaboration avec le Conseil d'administration en exercice et la Direction de SIG, le Conseil d'Etat édicte tous les 4 ans un règlement comprenant la liste des indicateurs visant à mesurer annuellement la performance du Conseil d'administration et à définir les critères d'insuffisance de résultat.
2 Le règlement des indicateurs de performances est publié annuellement dans la FAO
3 Les résultats annuels de performance du conseil d'administration sont intégralement publiés dans les comptes de SIG
4 Lorsque la performance du Conseil d'administration se révèle insuffisante 3 années de suite, le Conseil d'administration est dissout et les membres ayant siégé durant cette période ne peuvent le faire à nouveau, à l'exception du Conseiller d'Etat en exercice.

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11/10/2007

Affiches de l'UDC : Radicaux et Libéraux toujours aussi lâches au Grand Conseil genevois !

Lors de la précédente séance du Grand Conseil, fin septembre, j'ai déposé avec plusieurs collègues une résolution visant à condamner les affiches de l'UDC et surtout de façon plus générale les campagnes incitant à la haine raciale et portant atteinte à la paix publique.

 

Après avoir dû m'y reprendre à 2 fois, l'inscription à l'ordre du jour a été acceptée. Mais les Radicaux et les Libéraux ont voté comme l'UDC : ils ont refusé de discuter de ce sujet en urgence ! Alors que l'actualité de cet objet est évident et qu'il est important que les vrais démocrates, soucieux d'éviter les propositions et les débats toujours plus populistes, marquent leur désaccord avec des procédés qui finissent par déstabiliser la démocratie et la Paix publique.

 

Je viens de redemander l'urgence à 17h… et – lâcheté électoraliste oblige ou blabla pour la galerie ? – Radicaux et Libéraux viennent à nouveau de voter comme l'UDC… contre l'urgence !

 

Cela n'étonnera certainement pas les personnes qui suivent la politique de près, ces deux partis font semblant de s'indigner des campagnes de l'UDC mais salivent en permanence à la simple pensée des électrices et électeurs qui suivent ce parti.

 

La lâcheté est le début de la fin de la démocratie. C'est grave.

 

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/R00542.pdf


 

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07/10/2007

Inauguration Mill'o : musiques et danses

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africaines de l'association Afri-ca-rouge mettent le Millénaire en transe !

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06/10/2007

Encore!

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Trop top!

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Inauguration Mill'o : Nadia Makhlouf et ses danses arabes...

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.... enflamme la nuit de Plan-les-Ouates !

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Inauguration Mill'o : quel bonheur !

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Mais c'est trop!

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Inauguration Mill'o : Diabolux, le roi du diabolo !

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Il est trop fort ce diabolux !

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Inauguration Mill'o :

c'est la ruée sur les crèpes du locados !

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Inauguration Mill'o : le théâtre de Gaspard...

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... affiche complet!

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Inauguration Mill'o : parmi les nombreuses personnalités politiques...

... d'horizons variés (action villageoise, mcg, verts, pdc, radical, socialiste), Mme Liliane Maury-Pasquier nous fait l'honneur de sa présence !

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Inauguration mill'o: et c'est parti!

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www.amillo.ch

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Inauguration immeuble Minergie-ECO à Pla

n-les-Ouates samedi 6 octobre: derniers préparatifs... On vous attend dès 10h30 avec les accordéonistes!

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05/10/2007

Habiter mieux et moins cher à Genève : c'est possible. Mais faisons un effort pour y arriver !

Demain, samedi 6 octobre, nous inaugurons officiellement l'immeuble de la coopérative de la CoDHA dans lequel j'habite ici à Plan-les-Ouates. On se réjouit de fêter cette belle réalisation en bois de l'atelier ATBA, qui est Minergie-ECO et pour laquelle l'association Mill'o des habitantes et habitants a obtenu le Prix du Développement durable 2007 ! C'est tellement agréable à vivre ! Mais c'est aussi une occasion de réfléchir – ensemble peut-être si vous venez participer à la fête – à la situation du logement à Genève (pour en savoir plus : www.amillo.chet www.codha.ch).

 

Aujourd'hui, le marché immobilier genevois est complètement saturé. Malade même. Les médias et les partis de droite reprennent généralement en cœur les litanies habituelles sur les blocages dus à une législation trop rigide. Mais les genevoises et les genevois ont bien raison d'exprimer régulièrement au travers des urnes une opposition claire et nette aux projets de la Droite genevoise et des milieux immobiliers.

 

Car il s'agit avant tout d'une défense de l'intérêt général face à des intérêts privés qui sont déjà particulièrement choyés en Suisse et à Genève.

 

Cela ne veut cependant pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : des réformes sont nécessaires, les législations doivent être adaptées pour tenir compte à la fois de l'évolution des moeurs et de nouvelles contraintes, environnementales p.ex.

 

Favoriser une vraie mixité sociale, éviter les ghettos de riches ou de pauvres, économiser l'énergie en consommant moins et en isolant mieux - et donc diminuer les charges des locataires - sont des modifications législatives qui s'imposent. Comme d'encourager la construction de logements sans places de parking afin de diminuer les coûts de construction (n'oubliez pas que les grandes villes suisses, Genève compris, comptent au moins 25% d'habitants sans voiture !) et limiter ainsi indirectement les déplacements pendulaires automobiles (réchauffement climatique et maladies respiratoires chroniques, ça vous dit quelque chose ?). Le chantier est énorme… mais les Genevoises et Genevois sont assez peu enclins à accepter des réformes en votation populaire.

 

Sans doute qu'avec des milieux immobiliers plus corrects, moins soucieux de la défense exclusive de leurs propres bénéfices mirobolants, méprisant à l'occasion envers les locataires, sans scrupules quand ils peuvent augmenter leurs revenus de quelques dizaines ou centaines de francs sur le dos de locataires peu ou mal informés et surtout extrêmement craintifs car ils craignent les conséquences d'une éventuelle protestation en cas de déménagement futur, les discussions seraient plus sereines et les propositions élaborées en bonne intelligence finiraient sans doute par être acceptées en votation populaire. Et certaines réformes souhaitables mais refusées passeraient sans doute la rampe (je pense notamment à la votation concernant le calcul des loyers en m2 plutôt qu'en nombre de pièces : dans une vraie relation de confiance, honnête, il ne pourrait y avoir que des avantages pour les locataires… mais la crainte – relayée puis amplifiée par l'ASLOCA avec son efficacité habituelle même si elle est parfois connotée de considérations électoralistes – d'éventuelles dérives dans le calcul des loyers finit par l'emporter sur des réformes de raison (et moi qui ai vécu 18 ans à La Chaux-de-Fonds, je m'énerve encore de ce calcul du nombre de pièces incluant la cuisine, alors qu'il n'existe pas ailleurs !).

 

Donc aujourd'hui, il faut saluer les efforts des "réformistes", je pense notamment à Mark Muller mais aussi à Carole-Anne Kast : essayer de proposer une nouvelle vision de la politique du logement, essayer de débloquer cette situation beaucoup trop crispée est essentiel ! Mais cela ne veut pas encore dire que ces réformes aboutiront, ni qu'elles doivent aboutir à n'importe quel prix (car il s'agit justement d'une question de prix !) : la voracité "naturelle" (j'y reviendrai : ce n'est pas des philanthropes et mêmes les acteurs institutionnels tels que les caisses de pension ont des contraintes de rendement) des promoteurs liée la conjoncture extrêmement favorable dans le secteur des clients à très hauts revenus encouragent une spéculation démesurée, l'appétit privé l'emporte sur des considérations d'intérêt public… tous les signaux qui vont dans ce sens – et je pense notamment aux questions liés au prix de vente des terrains déclassés , p.ex. aux Vergers à Meyrin, mais idem à La Chapelle-Les Sciers ou aux Communaux d'Ambilly, ainsi que les prix exorbitants des loyers pour des objets parfois complètement pourris - sont de nature à rendre vain tous les efforts entrepris… ce serait dommage !

 

Mais, fondamentalement, derrière toute ce business et cette spéculation qui finiront bien par exploser - à nouveau - en vol un jour ou l'autre (au Grand conseil, je siège à la Commission de Contrôle de la Fondation de Valorisation… c'est la collectivité qui finit par payer – avec la débâcle de la Banque cantonale sous forme d'impôts, dans le cas de banques privées sous forme de licenciements, de frais plus élevés, de surenchères spéculatives et je dois en oublier), il y a quand même des questions qui méritent d'être posées :

 

-         La propriété privée du sol est-elle défendable ?
-         La spéculation est-elle inévitable ?
-         L'absence de transparence financière des propriétaires est-elle acceptable ?
-         L'absence de dialogue et surtout de prises de décision basés sur le partage d'intérêts mutuels entre propriétaires et locataires est-elle normale ?

 

Je ne conteste évidemment pas la légalité de ce que je déplore ici. Je pense néanmoins que cela devrait changer, bien entendu sans révolution, à la Suisse, avec une prise en compte – raisonnée – des intérêts de chacun. Mais changer.

 

Ainsi une propriété publique du sol est un instrument primordial pour éviter la spéculation sur le prix des terrains et faire ensuite grimper de façon totalement inconsidérée le prix des logements. Pourquoi, alors que nous vivons une centaine d'année au maximum, ne pas généraliser l'attribution de terrains en droit de superficie à durée limitée à des vraies coopératives, sans but lucratif, aux comptes contrôlés par la collectivité, aux revenus des dirigeants soumis à des limites strictes (je ne vois d'ailleurs pas très bien pourquoi celles et ceux qui protestent contre les hauts revenus dans les entités parapubliques comme SIG ne luttent pas aussi contre des très haut revenus dans des secteurs où nous sommes toutes et tous obligés de "consommer", des loyers à l'assurance maladie, c'est indécent ! A quand un article de la Tribune aussi sur les revenus – et appartenances politiques pendant qu'on y est - des dirigeants et membres des conseils d'administration des caisses maladies ? Combien gagne p.ex. le patron du groupe Mutuel grâce à nos primes d'assurance ?)

 

La structure coopérative d'utilité publique permet également , comme dans le cadre de la CoDHA, d'inventer des modèles de réalisation des immeubles qui associent dès le départ les futures habitantes et habitants, les architectes et les propriétaires que sont les coopérateurs : cela ne veut pas dire que tout est possible et que les lubies des uns et des autres seront satisfaites, mais les enjeux sont clairs, les contraintes aussi, sans risque de malentendu, sans soupçon "structurel". Ni que tout est simple car le travail "ensemble", sur un pied d'égalité, des différents acteurs n'est pas une chose habituelle dans notre société.

 

Compte tenu du résultat concret, dans lequel j'habite aujourd'hui, et en repensant à l'appartement dans lequel j'habitais encore il y a moins d'une année, aussi sympathique était-il, je pense qu'il est indispensable, sans attendre de futurs accords, de favoriser – y compris en empêchant la réalisation de projets immobiliers par des structures privées car les terrains sont rares et précieux ! - dès que possible l'émergence de projets immobiliers à réaliser par de véritables coopératives à caractère participatif et non-lucratif ! Toutes les habitantes et tous les habitants de notre canton y trouveront leur compte ! D'ailleurs les structures peuvent être multiples, pas besoin d'un moule unique, à chacun "son" projet, sa coopérative s'il le souhaite, dans les limites légales et en toute transparence financière pour le bien de tous et contre les profits de quelques-uns !

 

Si cela vous intéresse, notre petit immeuble se trouve à l'Avenue du Millénaire 13-19 à Plan-les-Ouates (plan sur le site www.amillo.ch), nous faisons la fête avec spectacles et musique ce samedi 6 octobre dès 10h30… et il y a aussi un immeuble de la CoDHA aux Ouches, d'autres coopératives telles qu'Inti à Cressy… bref, beaucoup d'exemples qu'il est primordial de multiplier sans tarder ! Soyez les bienvenu-e-s !

 

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03/10/2007

Incroyable! La Revue genevoise connaît le nom du nouveau président du Parti Libéral !

Il s'appelle ALBERTO VELASCO (au centre sur la mauvaise photo)! Que veut dire ce virage à gauche? Que va faire Olivier J. ? Allez voir cette excellente Revue pour le savoir! Et surtout: vendredi 5 octobre, soirée spéciale en faveur de Carrefour Prison !

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01/10/2007

TR: Samedi 6 octobre:fête d'inauguration

Samedi 6 octobre:fête d'inauguration du 1er immeuble Minergie-ECO du canton! Vous êtes les bienvenu-e-s! http://www.amillo.ch

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