19/09/2008

Sur le chemin de l'école, en passant par l'écart-type et les vacances...

Sur le chemin de l'école, on a le temps de penser à ceci ou à cela… J'ai un peu de temps pour vous en faire part…

 

Avec un peu de retard, je lis l'article de la TdG du 22-23 août au sujet de la rentrée scolaire 2008. Puis les articles du 9 septembre concernant d'une part les mauvaises estimations dans l'enseignement spécialisé et d'autre part le mail incendiaire d'André Duval, le président d'ARLE, à certains directeurs d'école fraîchement entrés en fonction.

 

Je dois dire que j'ai une certaine admiration pour le travail de "mon" Conseiller d'Etat Charles Beer car, le moins que l'on puisse dire, est que la gestion politique de l'école genevoise, des classes enfantines à l'Université, n'est pas de la tarte ! Et que les réponses à trouver sont loin d'être évidentes compte tenu des forces contradictoires en action.

 

Ainsi, dans l'article du 22-23 août, Jérôme Faas évoque un "débat scolaire, dont la population s'est emparée depuis quelques années". En réalité, nous avons plutôt assisté à une prise d'otage des problématiques scolaires, par ARLE d'un côté, par le Parti radical de l'autre.

 

Prise d'otage car les propositions avancées sur fond d'électoralisme avéré du côté des radicaux et de frustration mal assumée du côté d'ARLE, ont surtout brillé par leur ineptie.

 

Certes, le "malaise scolaire" peut sembler être une réalité, notamment en raison de la difficulté de partager entre des acteurs aussi différents que les enseignants (des professionnels, avec leur savoirs, leurs compétences…. et leur langage propre, "technocratique") et les parents.

 

Je me souviens encore de cette première séance en tant que parent à l'école du musée d'ethno à Carl-Vogt, il y a 2 ans. Mon fils Yann venait de commencer sa première enfantine. Voilà qu'on annonce aux parents "Nous allons nous présenter !". Bonne idée. La première personne s'annonce : "Bonjour ! Je m'appelle … et je suis GNT… Dans cette école,…". GNT ? GNT ? Aucune explication de l'abréviation. Il m'a fallu près de 2 ans pour retenir le sens de cette abréviation (Généraliste Non Titulaire, un enseignant qui travaille dans plusieurs classes en fonction des besoins) et savoir ce que ça voulait dire…. Sans être prof, sans avoir fréquenté l'enseignement obligatoire genevois, mais en ayant eu des parents enseignants au Cycle à La Chaux-de -Fonds (à l'école secondaire en fait) et en ayant quelques expériences dans l'enseignement de l'informatique aux adultes, j'en suis tout simplement sidéré : la vulgarisation est pourtant indispensable ! Comment peut-on expliquer l'école à des parents, des nouveaux parents, sans être capable de vulgariser ?

 

On peut penser que le rôle des enseignants est d'enseigner un savoir aux enfants et qu'ils n'ont pas eu la possibilité de se former en formation d'adultes… MAIS en ayant écouté cette toute première intervention, j'en suis encore sous le choc : comment peut-on vouloir nouer un contact avec d'autres adultes si la première phrase prononcée est une barrière infranchissable ? Environ 50% des adultes présents sont là pour leur premier enfant et n'ont donc jamais assisté préalablement à ce genre de séance… Et encore seulement le 50% de ces 50% sont francophones… donc la grande majorité des parents ne comprend pas de quoi on parle ! De mon côté, c'est seulement grâce à des rencontres régulières avec une amie, Jennifer, enseignante à l'école primaire que je sais enfin que ce n'est pas "PDC", "MCG", "GPT" ou "DDT"… mais "GNT" ! Et savoir que cela veut dire "Généraliste Non Titulaire".

 

Un certain malaise donc, mais en même temps une association, ARLE, qui prétend résoudre le malaise en question et surtout la principale hantise des parents, l'échec scolaire, d'un coup de baguette magique : une initiative qui demande des notes !

 

A l'époque, j'ai rencontré des parents d'élèves qui m'ont encouragé à signer l'initiative en question car ils étaient fâchés, déçus et inquiets : l'école publique ne répondait pas à leurs attentes, à leurs questionnements… Il fallait que ça change ! En même temps, ils étaient bien incapables de m'expliquer en quoi le fait de mettre des notes à l'école allait répondre à leurs questions et résoudre leurs problèmes de parents d'élèves… Mais ils avaient signé.

 

Aujourd'hui, alors que les notes d'ARLE ont largement été acceptées par le peuple, rien n'a changé d'un coup de baguette magique ! Sans moyens supplémentaires, sans véritables réformes - sans engagement des parents aussi - rien ne changera…

 

Les réformes engagées par Charles Beer, notamment en nommant des directrices et directeurs d'école à l'école primaire vont véritablement dans la bonne direction, mais je me demande malgré tout si, aujourd'hui, elles sont suffisantes : l'institution scolaire, la hiérarchie en réalité, a creusé un profond fossé entre elle et les parents (et sans doute aussi les enseignants) et elle a tendance à persister dans ses travers (je pense encore à un courrier adressé à tous les parents l'année dernière, incompréhensible, pas français même selon ma maman). Et les moyens sont encore certainement insuffisants, ce qui pose une fois de plus la question de la volonté politique du Grand Conseil, où les partis politiques de droite jouent aux pompiers pyromanes, en dénonçant des problèmes - réels ou supposés-  mais en refusant d'accorder des crédits réellement suffisants au Département de l'Instruction Publique... Se pose également la question dans l'autre sens, le pouvoir politique, le Conseil d'Etat, a-t-il déjà pu appréhender la réalité du terrain autrement qu'à travers une hiérarchie, compétente sans doute mais surtout technocratique ? Comme parent-député qui ne siège pas à la commission de l'enseignement, j'ai pour le moment encore un doute.

 

D'ailleurs, l'article de la TdG du 22-23 août contribue à entretenir mes doutes, sans que je puisse savoir s'il s'agit d'une lacune de l'article ou de l'information transmise par le DIP. Il y est indiqué que "la moyenne d'élèves par classe est passée de 18.92 en 1992 à 20.21 aujourd'hui". Une modeste augmentation.

 

Bizarrement, jeudi 28 août, au Grand Conseil, je discute 2 minutes avec un député libéral dont la fille est institutrice à l'école primaire (c'était la maîtresse adorée de mon fils Yann d'ailleurs…). Il me dit "en tout cas, avec 24 élèves, ma fille dit que ce n'est pas évident". Tiens ! Le vendredi 29, en amenant mon fils à l'école, je lui pose la question. Ils sont aussi 24. Bon… la moyenne est à 20.21… réfléchissons… C'est une moyenne sur le canton, donc il peut y avoir des disparités d'un établissement à l'autre. Des disparités manifestement importantes… Donc cette moyenne ne veut à peu près rien dire. Comme toutes les moyennes d'ailleurs. Mon ancien brillant collègue député Jacques François avait d'ailleurs l'habitude de dire : "les pieds dans le congélateur et la tête dans le four, on est à la température moyenne". En statistiques, il existe pourtant une notion complémentaire, automatiquement calculable avec n'importe quelle moyenne, qui s'appelle "l'écart-type" : c'est la moyenne des écarts à la moyenne… c'est-à-dire qu'on mesure "de combien" on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Ainsi, prenons un exemple - fictif - de 2 entreprises qui comptent chacune 2 collaborateurs (j'aurais pu prendre un exemple de moyenne des notes à l'école…) A et B.

 

Dans l'entreprise A, le directeur gagne 9000 et la secrétaire 1000. La moyenne est de 5000.

 

Dans l'entreprise B, le directeur gagne 5000 et la secrétaire 5000. La moyenne est de 5000.

 

Etrange, non ?

 

L'écart-type permet de mesurer comment on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Dans l'entreprise A, on s'éloigne de la moyenne de 4000 vers le bas pour la secrétaire et de 4000 vers le haut pour le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 4000.

 

Dans l'entreprise B, on s'éloigne de la moyenne de 0 pour la secrétaire et le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 0.

 

Un écart-type important par rapport à la valeur de la moyenne indique que la moyenne est obtenue avec des valeurs qui divergent fortement (exemple A), alors qu'un écart-type petit signifie que les valeurs sont toutes proches de la valeur de la moyenne (exemple B). POURQUOI n'est-il pas possible dans une feuille de chou, dans une publication, dans un communiqué de presse, d'indiquer aussi la valeur de l'écart-type !?

 

Ainsi, une moyenne de 20.21, alors que certaines classes (j'en connais au moins 2) comptent 24 élèves, signifie certainement que l'écart-type (les écarts par rapport à cette moyenne) est assez élevé….mais identique ou plus grand qu'en 1990 avec 18.92 élèves par classe ? Y a-t-il plus ou moins de disparités qu'à l'époque ? Sont-elles géographiquement situées dans les mêmes écoles, les mêmes quartiers, les mêmes communes ? Mystère !

 

D'ailleurs, avec ces 2 classes à 24, pour avoir une moyenne proche de 20.21 il faut 3 classes à 18 élèves et une à 19… il faudra que je vérifie…

 

L'école genevoise, plus encore comme parent qui n'a pas suivi son cursus scolaire à Genève, c'est aussi la problématique des horaires… et des vacances. On peut d'ailleurs se réjouir de l'harmonisation prévue dans le cadre d'HarmoS (http://www.cdip.ch/dyn/11737.php), même si elle reste pour moi insuffisante car en matière d'enseignement obligatoire, à l'ère de la précarité professionnelle et de la mobilité effrénée, le fédéralisme n'est plus de mise : il faut un système d'enseignement qui fixe des normes au niveau fédéral. En même temps, les vacances scolaires genevoises sont extrêmement problématiques. Trop longues en été (très difficile pour des parents qui n'ont que 4 ou 5 semaines de vacances par année de "gérer" pratiquement et financièrement 8 semaines de vacances, même avec des grands-parents, même avec des camps de vacances. D'autant plus que la FASe impose des contraintes toujours plus grandes aux maisons de quartier et centres de loisirs, ce qui conduit à un démantèlement progressif d'une partie des activités de centres aérés, p.ex. 6 semaines au lieu de 8, limitation du nombre d'inscriptions liée à la contrainte – financière - de n'engager qu'un seul animateur, tarification progressive liée aux revenus des parents qui ne s'intègre à aucun autre dispositif de calcul des revenus disponibles : effets de seuil garantis !

 

Trop longue en été et en contrepartie trop courte à Pâques et surtout trop courte en automne : les genevois sont ainsi obligés d'aller s'entasser dans les lieux de villégiature traditionnels suisses ou européens…alors qu'ils sont bondés et surtout souvent hors de prix !

 

Je me demande aussi quand cela pourra changer mais compte tenu de la surenchère permanente des groupements tels que ARLE, pas certain qu'un Conseiller d'Etat – aussi brillant soit-il – ait le temps de s'en occuper enfin...

22:40 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : école, grand conseil, vacances, harmos | |  Facebook

Commentaires

Brillant ! Qui ?

Écrit par : Charly Schwarz | 20/09/2008

@Charly ni Deneys ni Beer!

Écrit par : jules | 20/09/2008

Est-ce brillant d'imposer les directeurs d'abord et de modifier les lois (éventuellement) ensuite ?

Ou est le débat démocratique nécessaire ?

Écrit par : René | 20/09/2008

Vous connaissez le personnage de Caliméro, vous savez ce petit poussin noir coiffé d'une coquille d'oeuf qui dit « C’est vraiment trop inzuste »
"Arrêtez d’embêter « mon » conseiller d’Etat….y fait ce qui peut…c’est pas de sa faute s’il se trompe et qu’avant de s’occuper du bien des élèves en difficulté scolaire il préfère quadrupler la hiérarchie au sein de l’école primaire….les mesures d’accompagnement, quasi inexistantes aujourd’hui, pourtant signifiées dans la loi, attendront ! "
Plus sérieusement, on est en droit de se poser quelques questions à la lecture de votre texte :
Pourquoi revenir ainsi sur la question des notes et des moyennes alors que cet objet a été voté et plébiscité par le peuple il y a 2 ans de cela. Voilà que vous sortez du bois !Mais où étiez-vous donc lors de la campagne de votation ? Je ne me souviens pas vous avoir lu, entendu ou même rencontré….dommage, c’eut été un plaisir. De la même manière, pourquoi avoir attendu 2 ans pour comprendre que vous n’aviez pas compris ce que signifie GNT….une simple question, au moment même, vous aurait éclairé beaucoup plus vite.
Il est vrai que vous semblez toujours avoir un temps de retard mais tout de même….
Soyons donc sérieux, Cher Monsieur, jamais l’Arle n’a prétendu lutter conte l’échec scolaire en demandant le retour des notes. Nous avons plutôt décidé de ne pas le cacher et d’y faire face. Pour se faire nous avons, par exemple, mainte fois insisté, auprès du DIP, pour la mise en place de mesures d’accompagnement efficaces…en vain !
Encore une chose : heureusement que des associations telles que l’Arle existent pour dénoncer les aberrations de certains politiciens, élus par nos soin dois-je vous le rappeler ? D’ailleurs Monsieur Beer lui-même le dit fort souvent, le débat suscité par l’Arle est nécessaire et utile. Il nous a même plusieurs fois remerciés pour notre engagement sur l’école.
Tout louable que puisse être votre élan à le défendre ici, je ne suis pas certain qu’il appréciera vos propos car il n’est plus un petit garçon en culotte courte.
André Duval

Écrit par : Duval André | 20/09/2008

Bon, on va commencer par la note, Monsieur Duval : 0 pour l'analyse de texte, 0 pour le style, 5.5 pour l'orthographe. On pondère ou non ? ça mérite à peine 1, peut-être 2 pour l'effort (modeste)... on va vous encourager...

Mais reprenons plus en détail, en précisant bien dès le départ que je ne pense pas qu'un Conseiller d'Etat ait besoin de moi pour le défendre...

Analyse de texte. Au mieux, je serais un Caliméro, au pire - après avoir commencé le paragraphe précédent par un "Plus sérieusement" - un retardé... ça commence bien.

On imagine bien le débat constructif qu'on aurait pu avoir - mais ce n'est guère surprenant, les conservateurs, en politique comme ailleurs, aiment à commencer par dénigrer l'adversaire... bof... ça doit faire partie du manuel du sous-officier de l'armée suisse... L'autre fois que j'ai entendu ça récemment, c'était Olivier Jornot justement qui l'utilisait contre Emilie Flamand à Forum dans un débat sur le plan de mesures anti-pollution... Mais il était justement au fond d'un bunker, donc on va lui pardonner, il est capable de bien mieux quand il est à l'air libre...

Mais laissons Emilie, Olivier et aussi Charles Beer tranquilles !

Ensuite, au début, M. Beer "se trompe et avant de s'occuper du bien des élèves...", puis à la fin "D'ailleurs M. Beer lui-même (sic !) le dit fort souvent, le débat suscité par l'Arle est nécessaire et utile. Il nous a même (re-sic !) plusieurs fois remerciés pour notre engagement sur l'école".

Là, il faudrait se décider à mon avis : M. Beer se tromperait sur l'école mais pas sur Arle qui dit que M. Beer se trompe sur l'école ? ça carbure fort ! On dirait le programme du PDC !

(question subsidiaire 1 : comment analysez-vous la position d'un député socialiste parent d'élève qui défend Charles Beer (selon votre analyse) qui remercie Arle qui pourtant propose des réformes idiotes (les notes) selon le même député ?)

(question subsidiaire 2 : existe-t-il une différence entre un Conseiller d'Etat et un Député ? Ont-ils le même rôle ? Nommez les 3 pouvoirs.)

Ensuite, j'aurais écrit ce blog "pour le défendre" (M. Beer) ou "pour revenir sur la question des notes alors que cet objet a été voté et plebiscité par le peuple".

M. Duval, relisez encore une fois ma très petite et très modeste contribution, mais respirez d'abord un bon coup et essayez d'imaginer que je ne suis pas un avatar de Charles Beer, que j'ai un cerveau automone et que j'ai pu écrire mon texte sans le soumettre au préalable au DIP, au PSS ou à l'Internationale Socialiste. Vous y arrivez ? Respirez encore... Hmmmmmmmmmmmmmm.... Pffuiiiiiiiiii.... Bravo ! On relit !


Le Style. Outre les références enfantines qui manquent de goût "Calimero" (une horreur absolue), "Je sors du bois" (un grand méchant loup), un "garçon en culotte courte" (quelle série ?)..., il y a cet enchaînement incompréhensible, un premier passage "Plus sérieusement" et ensuite, plus bas, après une première tentative d'explication assez creuse qui se termine par le fait que je semble toujours être retardé (donc je le suis), un "Soyons donc sérieux". Vous êtes sérieux avant le bois ? Après ? Quand vous écrivez que Charles Beer se trompe ou quand il vous remercie ?

Quant à la question existentielle pour M. Duval, à savoir "pourquoi (j'ose) revenir sur la question des notes et des moyennes", 2 ans après qui plus est, alors qu'on ne m'a pas vu, pas entendu, etc. à l'époque ? Alors, (presque) au hasard, relisez l'histoire du XXème siècle : y a-t-il eu des décisions populaires sujettes à caution et remises en cause quelques années plus tard ? Oui ? Non ? Y a-t-il eu décisions démocratiques considérées comme des erreurs historiques par la suite également en votation populaire ? On se la fait en QCM ? Oui ? Non ? Peut-être ? Parfois ? Ailleurs mais pas en Suisse ? Ailleurs en Suisse mais pas à Genève ? L'histoire est un recommencement, non ? Vous surfez sur un courant de pensée conservateur, qui plus est dans une société qui fait l'apologie des discours simplistes (les étrangers sont des méchants, les réfugiés des trafiquants, les notes à l'école et ça ira bien, etc...). Cela ne prouve pas que vous ayez raison. Et j'espère bien que j'ai le droit en tant que citoyen de penser autrement, également en tant que député, même si je sais bien qu'en l'exprimant je m'attire les foudres et sans doute les sanctions électorales de vos ami-e-s... Donc, je le répète : les notes sont une ânerie profonde. Ce qui ne veut d'ailleurs pas dire que l'école genevoise n'est pas un énorme chantier avec d'énormes problèmes à régler ! D'ailleurs, à mon avis, c'est là une des ambiguïtés d'Arle : vous êtes un groupement de parents d'élèves ? Ou de profs aigris et frustrés ? Ou une amicale de Vieux-Grenadiers ? Les attaques contre les directeurs, le dernier communiqué reçu au sujet de la formation des enseignants de l'école primaire me font plutôt penser que c'est un groupuscule de profs conservateurs (comme Décaillet vous aime bien, j'ai envie d'écrire que votre nom de code caché est peut-être "Ecône Express", tous à genoux et tout en latin ! Mais bien entendu, j'exagère un peu...)


Et je terminerai par une remarque concenant les directrices et directeurs d'école : en tant que parent d'un petit enfant, je pense que c'est extrêmement utile d'avoir un interlocuteur identifié et identifiable, qui est sensé être là (j'espère en tout cas qu'il ou elle sera là !), ce n'est peut-être pas la réforme la plus utile pour combler les lacunes au niveau de l'éducation MAIS elle a le mérite de S-T-R-U-C-T-U-R-E-R de façon claire l'école comme institution... Et pour pouvoir se parler, entre enseignants, parents, élèves, pédagogues et politiciens, des structures claires sont indispensables ! Alors, au fond, vous proposez sans doute des réformes qui sont elles réellement utiles et nécessaires, mais entre le ton agressif et l'intolérance envers les propositions qui ne viennent pas de vous, vous perdez toute crédibilité à mes yeux.

Écrit par : roger deneys | 22/09/2008

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