11/07/2009

Bonne nouvelle : le hold-up de Vésenaz n’aura pas lieu !

De mes paisibles vacances loin de Genève, je ne peux m’empêcher d’être ravi : le référendum contre le financement cantonal de la traversée de Vésenaz a abouti ! Bravo aux Verts, aux associations environnementales, à la gauche pour cette récolte supplémentaire de signatures menée tambour battant en pleine période de fin d’année scolaire, quand les esprits sont déjà tournés vers la paix des vacances, quand le ras-le-bol menace les militants harassés par les nombreuses récoltes de signatures de ce début d’été ! Bravo !


Et – je le répète - honte aux Députés de droite et d’extrême-droite qui ont voté ce crédit de 40 millions de francs lors de la session de début juin, alors que cet équipement onéreux n’apporte aucune amélioration significative en matière de mobilité à l’échelle cantonale ou régionale ! Seuls les riverains immédiats du tronçon couvert bénéficieraient d’une amélioration de leur situation, soit selon les estimations, 500 personnes !

 

On voit ainsi le sans-gêne des élu-e-s de droite, pris les doigts dans la confiture après avoir répété à tout le monde que le bocal était vide !

 

Quel hold-up ! Quand on pense aux discours misérabilistes habituels des libéraux qui contestent la moindre subvention de quelques dizaines de milliers de francs dans le domaine du social, de l’éducation, de la santé, de la prévention et qui se servent sans scrupule pour le confort de leurs petits copains !

 

Je me souviens aussi d’avoir lu les déclarations de magistrats communaux qui trouvaient judicieux de fustiger le référendum. Ben voyons ! Pourquoi se gêner ? Pourquoi payer des équipements locaux si le canton les paye à notre place ? Comme ça on pourra garder des impôts communaux faibles… et gloser sur les finances saines des communes soi-disant bien gérées !

 

Ce côté égoïste, sans vision collective, typique de la gestion publique de droite est une véritable plaie pour notre canton et il faut espérer que le prochain Grand Conseil saura mettre un frein à des projets aussi stupides... Même si j’ai pour le moment de grands doutes, notamment en raison du manque de visions d’avenir qui anime la grande majorité des élu-e-s de notre République.

 

Et justement, parmi les élus communaux ayant défendu le principe du financement cantonal, se trouvait une candidate libérale au Conseil d’Etat venant d’une commune soi-disant bénéficiaire indirecte du projet : entre le manque de consistance des arguments invoqués pour justifier le projet en terme d’enjeu collectif (comme si cette tranchée couverte allait résoudre les problèmes de trafic du côté de Thônex !) et cet égoïsme qui consiste à faire payer aux autres des équipements qui ne leur apportent rien, je doute fondamentalement des capacités de cette candidate en terme de vision d’avenir positif pour notre Canton.

 

Il me semble pourtant qu’historiquement les Libéraux ont été capables d’avoir des élu-e-s au Conseil d’Etat sachant dépasser le simple clientélisme électoral… Et Genève en aurait bien besoin !

Commentaires

Quoiqu'on en dise, cette route est le seule axe cantonale longeant la rive gauche et reliant Geneve a Thonon, Evian et au Valais par la rive sud.

Et vous voulez le bloquer en faisant passer ça pour une petite querelle avec une commune de bourges... C'est retrograde et minabilisime.

Mais je suis quand même curieux de voir si le peuple va voter suivant les argument populiste de haine des classes que vous distillez, ou pour l'amelioration generale du bien commun par de meilleures infrastructures.

Écrit par : Eastwood | 11/07/2009

Eastwood,

Ce fameux "axe" genève-thonon, est une succession de goulet d'étranglement (chaque village) parsemé le long de la route nationale ...

Pour le transformer en rééel axe autoroutier, il faudrait le transformer en autouroute, pas simplement enterrer un des goulets ... ce qui effectivement ne profiterai qu'au riverains du dit goulet, à savoir une des communes les plus riches du canton, qui ainsi financerait un important édifice de son infrastructure par des finances cantonales.

A nouveau, c'est un peu le Robin des Bois à l'envers ... une figure de style récurrente du modèle néo-libéral.

Écrit par : Djinius | 12/07/2009

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