04/06/2010

Premières assises transfrontalières franco-valdo-genevoises : bilan mitigé.

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/00/01/893852029.JPGDéjeuner-buffet, discours, 4 ateliers simultanés de 40 personnes, durée 1h45, pause-café, quelques pleureuses libérales entonnant la creuse litanie des soi-disants blocages (évidemment sans aucune remise en question de la pertinence et de la qualité des projets contestés), compte-rendus des 4 ateliers, encore 3 discours, 2 Conseillers d'Etat, 1 ministre - qui n'ont pas participé aux ateliers... Encore 3 discours de conclusion... Une déclaration finale molle et archéo-consensuelle... Trop de politiciens, trop de discours, trop longs, pas le temps de discuter VRAIMENT. Beaucoup trop de blabla. Bilan plus que mitigé donc. Avons-nous perdu notre temps ? J'en ai plutôt l'impression, même si mon optimisme naturel - certes parfois désabusé - essaye d'en tirer un aspect positif dans les trop brèves rencontres bilatérales qui ont pu naître...

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Commentaires

ça ressemble à de la politique, ça a la couleur de la politique, ça a le goût de la politique, ça a la forme de la politique, ça a les illusion de la politique, mais ce n'est pas de la politique, se sont ;

Les Assises transfrontalières Franco-Valdo-Genvoises.

"Genève, un monde en soi - le FVG, une région en soie"

Écrit par : Walter Schlechten | 04/06/2010

Oups .. illusions

Écrit par : ws | 04/06/2010

Mon cher Roger, si chaque fois que tu as l'impression de perdre ton temps en politique tu dois rédiger un texte, tu vas finir par avoir de la corne sous les doigts...

Écrit par : Antoine Bertschy | 05/06/2010

Monsieur Deneys,
Les Assises disent bien ce que ASSIETTE veut dire en français. Il faut asseoir quelque chose. Mais quoi? Quelle assiette? Qu'y mettons dedans? qui participe? Qui se sert? Qui alimente l'assiette?

Dans le contexte du développement du Bassin Lémanique, c'est surtout les Cantons métropolitains du lac qui doivent dire ce qu'ils veulent. La France est partie passive qui attend d'en connaître les tenants et les aboutissants du projet suisse. C'est dans ce qu'elle exprime qu'il faut chercher ses intérêts et les décrypter si ceux-ci sont une réponse collaborative ou attentiste.

Au sortir d'une telle audience, il eût été intelligent de rassembler les discours de chaque interlocuteur pour évaluer la forme que les Assises étaient censées prendre. Il se pouvait, peut-être, que Genève, dans son délire de développement n'ait pas entendu les vœux de ses interlocuteurs Français et qu'elle se soit méprise sur leur volonté.

Le peuple Genevois méconnait totalement les relations extra-cantonales qu'entretiennent nos autorités avec notre voisine (je dis voisine, la France et son gouvernement central à Paris. Les conseillers régionaux rapportent plus qu'ils ne puissent décider eux-même). Sans doute les administrés des départements concernés les ignorent-ils aussi.

Donc, si vous avez un interlocuteur passif en face de vous, de quoi seriez vous tenté de dire ou de faire?
Avec vos Genevois, vous pouvez parfaitement vous passer du dialogue. Vous êtes leur autorité et leur représentant. Mais avec vos voisins qui ont leurs représentants à Paris, vous avez affaire avec Paris via ses représentants. Pour avoir vécu et travaillé dans l'administration française, le silence équivaut à des demandes non formulées. Elles le seront selon vos besoins et non pas selon les besoins de la France.

C'est la Suisse qui veut imprimer son avancée et qui veut asseoir un méga-pôle économique pour la région, Tant que la France ne dit rien, c'est qu'elle en est satisfaite. Il lui reviendra de dire seulement ce qu'elle ne désire pas. Pour le reste, c'est à la Suisse d'assumer ce qu'elle initie. La France n'a rien demandé!!!

Son assentiment n'est jamais gratuit ou bon marché. Il vaut plus que l'or dans un sac: droits et véto fond poids considérable.

Écrit par : Nepotin | 03/12/2010

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