25/09/2013

Mieux construire Genève. Ensemble. Pour toutes et tous.

Régions attrayantes et économiquement très attractives, cadres de vie aux atouts indéniables, la Suisse et Genève doivent aujourd’hui faire face à de nombreux défis pour espérer conserver à moyen et long terme une place enviée au niveau international.

Soutenir l’économie locale avec intelligence pour préserver des savoir-faire et des emplois durables, développer de nouvelles infrastructures de transports publics pour éviter l’asphyxie en termes de mobilité, maintenir une cohésion sociale forte pour lutter contre toutes les formes d’exclusion et de violence et nous permettre de vivre le plus en paix possible, développer notre système d’éducation et de formation pour permettre aux plus jeunes de trouver des emplois à haute valeur ajoutée, construire des logements en quantité suffisante et à des prix plus raisonnables tout en évitant le gaspillage du sol, les enjeux sont multiples. Et complexes, d’autant plus que les intérêts des uns entrent facilement en conflit avec ceux des autres quand l’espace, le territoire, est exigu et que la population croît.

Genève, cité internationale, qui donne parfois l’impression d’être plus tournée vers le monde que vers la Suisse, n’échappe certainement pas à cette complexité accrue ; elle y est même amplifiée par la frontière et la nécessité de concilier sur un si petit territoire des systèmes politiques et organisationnels si différents.

Pour faire face à ces défis, Genève doit changer.


Genève a aujourd’hui besoin de politiciens, hommes et femmes, d’une nouvelle trempe : capables de reconnaître la complexité des problèmes et des enjeux, capables de dire la vérité, capables de proposer des solutions d’avenir ambitieuses, capables de faire de vrais choix. Capables aussi de reconnaître les erreurs passées et d’adapter la politique à la réalité des faits plutôt que de se complaire dans des postures idéologiques qui nous mènent à l’échec. Des politiciens qui connaissent aussi la réalité des préoccupations et de la vie quotidienne des Genevoises et des Genevois.

Avec mes colistiers pour le Conseil d’Etat sur la Liste N°1, Anne Emery-Torracinta, Sandrine Salerno et Thierry Apothéloz, avec mes colistiers pour le Grand Conseil sur la liste N°2, nous incarnons cette volonté de répondre de façon pragmatique et avec fermeté aux défis de Genève, sans pour autant occulter les problèmes réels que la prospérité économique globale a tendance à masquer.

Aujourd’hui, à Genève,l’écart de richesses entre les plus pauvres et les plus riches s’accentue, les plus pauvres devenant de plus en plus pauvres et les plus riches de plus en plus en plus riches;

Aujourd’hui, à Genève, l’opulence des uns cache la misère croissante des autres;

Aujourd’hui, à Genève, la santé économique de quelques secteurs tournés vers l’exportation de biens et services cache les difficultés croissantes des PME et des indépendants qui travaillent sur le marché local;

Aujourd’hui, à Genève, les chiffres de l’emploi cachent le chômage local, le travail sur appel et la précarité professionnelle toujours plus grande d’une part croissante de la population genevoise ;

Aujourd’hui, la croissance économique amène une prospérité qui se fait aussi au détriment de notre environnement et de la protection de la nature, péjorant ainsi par avance les conditions de vie des générations futures;

Reconnaître ces réalités, comme le font les Socialistes, est indispensable pour construire un avenir commun.

Concilier, comme le font les Socialistes, les enjeux sociaux, écologiques et économiques est nécessaire pour réorienter les choix politiques vers une société plus juste et plus durable. Pour mieux vivre ensemble. Toutes et tous.

Roger Deneys, Genève, Conseil d'Etat


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