01/10/2013

Pour sauver le monde associatif genevois, allez voter dimanche !

Après la coupe de 1'753 francs dans la subvention à Pro Infirmis Genève, après les 500'000 francs de coupe imposés à la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), voilà les contrats de prestations ramenés à une durée de 2 ans au lieu de 4 pour Camarada et le Centre de Contact Suisses-Immigrés (CCSI). Mais les exemples dramatiques sont bien plus nombreux.

Si vous voulez sauver le monde associatif de la débâcle lors de la prochaine législature, si vous voulez conserver une fonction publique de qualité aussi, allez voter dimanche, après ce sera trop tard !


Soyons clairs, le monde associatif fait face aujourd'hui à des besoins en hausse - car la population augmente, + 100'000 résidents à Genève en 22 ans, ce qui impacte directement le travail des associations qui ont pour but d'aider des personnes connaissant des difficultés d'ordres divers ou de leur proposer des prestations parapubliques (culture, sport, loisirs), sans compter les problèmes spécifiques comme le vieillissement de la population (les projections concernant l'augmentation du nombre de personnes atteintes d'Alzheimer sont par exemple très inquiétantes !) ou la précarisation croissante d'une part importante de la population - et à des moyens en baisse - principalement en raison de la baisse d'impôts de 2009 qui coûte 400 millions de francs par an au canton et 100 millions aux communes et à la volonté simultanée de la majorité de droite du parlement de présenter des budgets équilibrés... sans nouvelles recettes.

Or les associations sont le seul "réservoir", avec le personnel de la fonction publique, dans lequel des économies peuvent être facilement faites par l'Etat, sans que son propre fonctionnement ne soit, lui, remis trop en cause.

Lors des exercices budgétaires 2011 et 2013, les subventions de bon nombre d’associations ont baissé à Genève par la volonté conjointe du Conseil d’Etat et la majorité de droite du Grand Conseil, qui sont incapables de faire des choix et qui optent donc pour des « coupes linéaires » dont les associations sont les premières victimes (car on ne peut – et heureusement ! - ni supprimer des postes dans la fonction publique du jour au lendemain, ni baisser des loyers, ni payer qu’une part réduite des contrats signés avec l’économie privée).

Si les montants coupés peuvent être considérés, à tort, comme « modestes » (quelques dizaines – sic ! ; la subvention à l’association Agora avait par exemple baissé de… 88 francs ! - centaines ou milliers de francs), ils n’intègrent justement pas la réalité de Genève, en particulier ni l’accroissement des besoins car la population croît, ni la complexification croissante des dossiers car les problèmes surgissent en cascades (perte d’emploi, moyens insuffisants, perte de logement, etc.).

Et il faut être clair : ces baisses de subvention se répercutent inévitablement d’abord sur les classes moyennes et défavorisées genevoises car celles-ci n’ont souvent pas les moyens de recourir à des prestations privées en lieu et place de prestations subventionnées dont la qualité se dégrade.

Depuis plus de 20 ans, en tant que militant mais aussi de professionnel dans l’informatique, j’ai bien connu de très nombreuses associations et je sais, par expérience du terrain, qu’elles offrent réellement des prestations utiles, voire indispensables, à une part importante de la population genevoise, sans distinction de classe ou de revenu. Il faut que cela dure.

Avec les Socialistes, au Conseil d’Etat et au Grand Conseil, je veux mettre un terme à cette spirale destructrice pour le monde associatif genevois. Je veux que les associations soient mieux reconnues pour ce qu’elles amènent à Genève et à ses habitants, en termes de qualité et de diversité de prestations d’abord, en termes de mieux vivre ensemble ensuite.

Je veux redonner aux associations les moyens financiers de mener leurs projets pour le bien de la population genevoise. Je veux aussi réduire et simplifier le carcan administratif qui entrave leurs activités.

Mais pour cela, il faut que vous alliez voter dimanche 6 octobre et choisir des représentants qui défendent le monde associatif plutôt que les privilèges des nantis. Après, ce sera trop tard.

Pour tout savoir sur le contrat de prestation d’une durée de 2 ans seulement pour Camarada et le Centre de Contact Suisses-Immigrés (CCSI), cf. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL10983a.pdf

Pour tout savoir sur la coupe de 500'000 francs dont est victime la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), cf. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11022a.pdf

Pour tout savoir sur la coupe de 1'753 francs sur la subvention à Pro Infirmis Genève, cf. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11008a.pdf

Et lisez mes deux rapports de minorité pour connaître les « arguments » avancés pour démanteler ainsi les associations genevoises !

Je joins aussi ci-dessous un tableau qui présente l’évolution des subventions depuis les comptes 2011 jusqu’au projet de budget 2013 « bis » du Conseil d’Etat. Les Socialistes au Grand Conseil se sont opposés à ces coupes.

Subventions_Comptes2011ABudget2013bis.pdf

Les commentaires sont fermés.