07/05/2018

Boucheries attaquées : on se trompe de cible !

(Des attaques à l'éthique en toc).

Je ne suis pas végétarien et j'apprécie de temps à autre un bon morceau de viande. Mais je m'en passe aussi sans autre durant plusieurs jours.

Et je n'ai absolument aucune sympathie pour la production industrielle de viande et la maltraitance animale qui l'accompagne.

J'essaie donc de privilégier des éleveurs bio et locaux. Et il ne me viendrait par exemple jamais à l'esprit d'acheter du poulet en batterie d'origine brésilienne ou chinoise, ni même suisse d'ailleurs, malgré les sempiternels discours sur les normes suisses qui seraient plus sévères qu'ailleurs.

Quand je mange de la viande, il m'arrive aussi souvent de penser à l'animal qui a été tué pour me nourrir. Penser à sa vie, à sa mort. Et, quelque part, le remercier.

Boucherie, Viande, spécisme, société, Darwin, évolution, règne animal, humanisme


C'est aussi pour cela que je pense qu'on doit, collectivement, réduire drastiquement notre consommation de viande et en faire un acte conscient, pas banal du tout. Ôter la vie n'est d'ailleurs jamais banal. C'est d'ailleurs aussi pour ça que je peux descendre de mon vélo pour déplacer un escargot qui pensait s'être mis à l'abri dans sa fragile coquille en plein milieu d'un trottoir. Ou dormir en Islande avec sur mon ventre une jeune oie cendrée perdue qui me prend pour sa maman.

Par contre, vouloir redonner une place consciente à l'animal dans une société aseptisée - et d'ailleurs surtout aussi déshumanisée - ne passe certainement pas par de fumeuses théories sur un concept aussi absurde que le "spécisme", ni par la forme la plus... bête de la contestation, à savoir s'en prendre à des boucheries gérées par des artisans qui très souvent cherchent des produits de qualité et de proximité, donc aussi avec un respect pour le produit et donc l'animal.

On peut certes encore faire beaucoup mieux mais, s'il faut s'en prendre à des "coupables", ce serait certainement plus utile de renoncer à de lâches et franchement minables actions à côté de la plaque pour plutôt lutter contre les producteurs et importateurs industriels...

... Alors, du coup, même si ce n'était pas mon intention première ce samedi, je suis allé acheter un kilo de viande à la Boucherie des Palettes, parce que si je n'oublie jamais les animaux, moi je n'oublie jamais non plus les Hommes.

 

Boucherie, Viande, spécisme, société, Darwin, évolution, règne animal, humanisme

Commentaires

Cher Monsieur,
Votre commentaire simple et efficace, sans haine ni jugement péremptoire me conforte dans l’idée que j’ai sur la protection des animaux. Merci de rappeler qu’il y a des hommes et femmes, honnêtes et amoureux de leur profession qui nous proposent des produits de qualité et locaux. Pour ma part je ne consomme que le poisson que je pêche moi-même ... les anti spécistes se trompent totalement de cible et reflètent à mon avis une préoccupation « de pays riche »... et une insensibilité effrayante vis-à-vis de leurs semblables ... laches et minables en effet !

Écrit par : h2orivers | 08/05/2018

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