Voie verte, le verdict : c’est raté.

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(Mais, si nous le voulons, nous pouvons rapidement corriger ses erreurs !)

Cycliste urbain non-électrique (presque) au quotidien depuis plus de 25 ans, député pendulaire cycliste entre Plan-les-Ouates et l’Hôtel-de-Ville pendant près de 15 ans, et membre de longue date du comité de Provélo, où le sujet revient régulièrement animer nos séances, je n’avais pas encore eu l’occasion d’emprunter la Voie verte avant ce samedi 23 mars 2019. Le congrès du Parti socialiste genevois qui se tenait à la salle communale de Thônex m’en a donné l’occasion. Plan-les-Ouates-Thônex et retour. Voici le verdict et mes propositions pour corriger rapidement le tir.

Pétition voie verte, piste cyclable 2x2 voies, réaménagement, canton, communes, Genève, Ville de Genève, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, Thônex, CFF

Passons sur le fait que même si la Voie verte existe bien depuis plusieurs mois, elle n’est tout simplement pas indiquée en Ville sur des panneaux de signalisation pour les cyclistes : impossible de savoir, quand on vient de loin et qu’on ne connaît pas le quartier, où elle commence et où on peut l’emprunter… mais, bref, je savais quand même que ça devait être du côté de la Gare des Eaux-Vives…

…Une fois trouvée, il faut bien reconnaître que cette Voie verte est un instrument de mobilité moderne extraordinaire, qui manque cruellement à Genève et qui, dans un premier temps, m’a rappelé les remarquables voies pour cyclistes qu’on peut rencontrer par exemple à Copenhague : un site propre (au moins théoriquement), un bitume de qualité, soit tout ce qu’il faut pour utiliser la bicyclette, même non électrique, sur des distances plus conséquentes dans de bonnes conditions.

Mais, dès les premiers mètres, il faut déchanter : si l’aménagement est joli, si la Voie verte est un progrès indéniable par rapport à des pistes ou bandes cyclables plus ou moins pourries et discontinues en bordure de route, sa réalisation est véritablement ratée.

On peut penser que celles et ceux qui ont proposé cet aménagement ou qui l’ont, au final, choisi, n’étaient pas des cyclistes au quotidien, ou en tout cas pas des experts de la mobilité douce. Car les erreurs de conception sont évidentes pour n’importe quel cycliste du quotidien.

D’abord, la largeur de la piste cyclable : alors que la Voie verte vise à créer un itinéraire rapide, sûr et direct sur une distance conséquente, il est absurde de n’avoir prévu qu’une bande de bitume biridirectionnelle, qui ne permet que le croisement des cyclistes sur des vélos « normaux », mais qui devient déjà plus problématique quand, comme cela m’est arrivé, on croise un vélo électrique lancé à grande vitesse, ou un vélocargo : le croisement est possible mais inconfortable et potentiellement même dangereux lorsque par exemple 2 vélocargos ou 2 vélos avec des charrettes se croisent, notamment parce que les bordures de la piste cyclable n’offrent pas de bonnes conditions de sécurité lorsqu’elles sont franchies.

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Sur un tel aménagement, avec le boom des vélos électriques qui est quand même connu depuis un certain nombre d’années, il aurait été évident de prévoir une largeur permettant aussi les dépassements, entre les adeptes volontaires de la lenteur dont je fais partie, et les adeptes plus ou moins kamikazes des vélos électriques, la différence de vitesse justifie à elle seule l’évidence de la réalisation d’une piste cyclable bidirectionnelle de 2x2 voies !

Mais ce n’est pas tout : la réalisation de la partie piétonne en pierre concassée a plusieurs impacts sur la partie cyclable. D’une part, tous les adeptes d’autres formes de mobilité douce, trottinettes, rollers, inline, etc., ne peuvent qu’utiliser le bitume de la piste cyclable, la partie piétonne étant infranchissable pour la moindre petite roulette. Et, je l’ai observé ce samedi, il en va de même pour les enfants qui veulent jouer ou se balader avec une trottinette ou un petit vélo : ils ne peuvent pas pratiquer ces jeux ailleurs que sur la piste cyclable !

Plusieurs cyclistes me l’ont également expliqué, en cas de pluie, c’est encore pire: pour éviter la gadoue sur les chaussures, les piétons utilisent aussi la piste cyclable.

Résultat des courses : une piste cyclable bidirectionnelle surchargée et inutilement rendue dangereuse alors que la largeur totale de l’espace de la Voie verte permettait de concevoir un aménagement bien plus intelligent et fonctionnel.

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Ainsi, aujourd’hui, la partie piétonne, lente, impraticable avec la petite moindre roulette et inconfortable en cas de pluie, est plus large que la piste cyclable en bitume.

De plus, de façon totalement incompréhensible, un caprice esthétique coûteux, a conduit à séparer la piste cyclable de la partie piétonne par une bande de cailloux de 30cm à près d’1m de large, délimitée de tout son long par de petites bordures métalliques qui se révèlent être comme des couteaux mal aiguisés mais toujours plus apparents, pour les pneus des vélos. Ces espaces de cailloux sont en plus absurdes en termes de sécurité car leur irrégularité les rend impraticables pour des cyclistes qui devraient éviter un obstacle ou s’éloigner légèrement pour se croiser sans danger.

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Et je n’ose imaginer le coût de cette réalisation particulièrement inutile de petites bordures métalliques sur ces kilomètres…

S’agissant des possibilités de croisement ou d’évitement d’obstacles, notons également l’aberration que constitue, en certains endroits, la pose de gros blocs de rochers taillés immédiatement en bordure de la piste cyclable : en cas d’évitements de dernière minute, de piste cyclable rendue glissante, les dangers sont avérés.

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Je reviendrai encore brièvement sur le concept de Voie verte : y a-t-il eu un malentendu ? Alors qu’on parle, exemples concluants à l’appui, de la mobilité douce et en particulier du vélo comme d’un véritable moyen de transport, non polluant, non bruyant et particulièrement bon en termes de santé publique et de lutte contre les maladies liées à la sédentarité (le vélo au quotidien serait d’ailleurs nettement plus utile et sain pour les élèves que la 3ème heure de gym en plus par semaine avec des parents qui emmènent leurs enfants en voiture à l’école…), la Voie verte a-t-elle été imaginée par certains comme un lieu de promenade nonchalante, plutôt que comme une première voie rapide pour les cyclistes ? Un peu comme si au moment de réaliser la première autoroute, on avait mis un trottoir sur la bande d’arrêt d’urgence ? Cette ambiguïté doit être levée sans tarder : la Voie verte DOIT être une première voie rapide, sûre et efficace pour les cyclistes du Grand Genève, pas un gadget touristique pour les promenades du dimanche !

Alors, quand on voit qu’à chaque intersection de routes, les vélos perdent la priorité pour la laisser au trafic essentiellement motorisé qui circule sur les voies perpendiculaires, il y a de quoi se poser des questions : dans une agglomération congestionnée et étouffée par le trafic automobile, ne serait-ce pas temps de donner, par choix en termes de rationalité économique et écologique, systématiquement la priorité à la mobilité douce pour l’encourager massivement ? La réponse devrait être clairement OUI, sans tarder, car même les automobilistes réellement dépendants de leur voiture, avec moins de trafic, en sortiraient gagnants !

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Au vu de ce qui précède, il est donc urgent de corriger les erreurs de la Voie verte, même si cela entraîne des surcoûts. Cette première Voie verte genevoise doit être vue comme un prototype, initialement mal conçu, mais qui peut facilement être amélioré pour répondre à satisfaction aux besoins, tout en renforçant la qualité et la sécurité de l’équipement.

Il faut donc réaliser sans tarder et en priorité 2 x 2 voies pour la piste cyclable, une bande de bitume aussi sur la partie piétonne et supprimer la dangereuse bande de cailloux bordée de métal coupant qui sépare aujourd’hui la piste cyclable de la partie piétonne.

Pour accélérer ces modifications, je vous propose de déposer une pétition auprès des autorités cantonales et communales concernées, ainsi qu’auprès des CFF, pour demander ces modifications.

Cette pétition pourrait ressembler au projet ci-annexé que j’ai intitulé « Pour une Voie verte plus sûre et plus rapide ».

 PROJET Pétition Voie verte-Pour une Voie verte plus sûre et plus rapide.pdf

Et il faut agir sans tarder, on connaît la fâcheuse habitude genevoise de laisser traîner les dossiers et les solutions insatisfaisantes durant des années !

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Commentaires

  • Il existe des freins sur les vélos.... Je veux bien qu'un cycliste puisse avoir besoin de faire une manœuvre d'évitement, mais il faut aussi éduquer les gens à réguler leur vitesse. Surtout que les vélos électriques peuvent rouler à la vitesse d'un scooter.

    La bande avec les cailloux a certainement été réalisée, pour éviter que des cyclistes déboîtent sur le passage réservé aux piétons. Oui... la voie verte n'est pas réservée aux cyclistes, la mobilité douce c'est aussi les piétons. Mais, je vous rejoins sur la nécessité de goudronner le tout.

    Il faudrait également étudier une possible limitation de vitesse. Le vrai challenge à présent est de faire cohabiter des utilisateurs qui estiment que cette voie est une autoroute et ceux qui l'utilise comme un lieu de promenade.

  • Bonjour,
    Tout d'abord je vous rassure, les cyclistes "du dimanche" font les même constats que vous, y compris lorque comme piétons ou automobilistes ils rencontrent inopinément des hordes de cyclistes lancés a pleine vitesse aux intersections emtre la voie verte et les routes de leur quartier (sans même parler de leur inquiétude pour leurs enfants seuls sur le chemin de l'école !). Il est aberrant que la solution de passer sous la route n'ait pas été privilégiée.

    Vous pouvez ajouter aux défauts de la voie verte le fait que le revêtement en gravillons avant chaque obstacle ou route a manifestement été réfléchi par quelqu'un qui n'ajamais du freiner "fort" avec un vélo et qui n'est jamais tombé.

    Par contre je trouve dommage d'opposer ballade et autoroute à vélo : une voie prévue pour les cyclistes moins "performants" (pas encore entraînés, familles, âgés) permettrait a chacun de profiter de se déplacer de manière plus respectueuse de l'environnement et en sécurité. Je vous rejoint là sur la question de voies suffisamment larges pour permettre ce partage sans danger. Et je suis aussi pleine d'espoir sur la possibilité d'améliorations même si pour l'instant elle a consisté a poser des plots de béton et des barrières de chantier a chaque intersection!

  • Tu oublies l’alternance de côtés aux intersections, ce qui provoque un croisement supplémentaire délicat entre piétons et cyclistes.
    Je ne suis en revanche pas certain qu’il faille accorder coûte que coûte la priorité aux cyclistes. Ils sont peu visibles et en déboulant à plus de vingt km/h - certains VAE franchissent les 40 kmh et ne s’en privent pas - et je ne vois pas comment régler un problème de responsabilité en cas d’accident programmé aux intersections. Par contre, les ralentisseurs à piétons placés à l’extrémité des tronçons sont juste un gag. Gag qui ne fait guère rire quand il faut le partager avec les cyclistes.
    J’espère que tu as raison pour ce qui est des « corrections faciles ». Je crains que les rêveries des concepteurs se facturent en millions.

  • Globalement d'accord avec vous.
    Seul bémol, la question de la priorité sur les routes perpendiculaires: cela supposerait de créer des feux ou moyens d'arrêter les autos spécifiques, avec des protections pour les cyclistes quand-même sans quoi ils s'arrêteront de toutes façons d'eux-mêmes.

  • Une voie verte est prévue pour St-Julien-Bossey. Si par bonheur elle était prolongée jusqu'à Annemasse, il se pourrait que j'utilise enfin celle Annemasse-Eaux-vives pour revenir sur Genève après un rdv de médecin. Alors, oui, oui, oui, améliorations bienvenues !

  • Tout à fait d’accord Roger. En plus, le gravier glissant qui termine chaque tronçon juste à l’endroit où l’on doit freiner.
    Mon fils emprunte chaque matin ce chemin pour se rendre de Champel à Lullier. Cela fait 25 km par jour de santé ( il est nettement plus en forme qu’au début de l’annee, merveille du vélo au quotidien!), aidons d’autre à faire comme lui.

  • 100% d'accord. Un grand ratage, voilà la réflexion que je me suis faite quand j'ai découvert la voie verte au printemps dernier. Je pensais être le seul à penser cela, me voilà rassuré. J'ai surtout été consterné par la faible largeur de la piste cyclable. Et dire que des gens ont été payés pour concevoir cet aménagement. Ceci-dit, pour ma part je pense que les vélos électriques doivent être insérés dans le trafic routier. De fait ce sont des véhicules à moteur qui atteignent, voire dépassent,facilement la vitesse moyenne des automobiles et des deux-roues.Avec des vitesses de 30 à 40 kmh ils sont un vrai danger pour les cyclistes qui roulent 10 kmh moins vite et bien sûr pour les piétons. Pour conclure, je dirais que si tu a aimé la voie verte va jeter un coup d'oeil à la voie cyclable du quai Gustave Ador, bardée de croisements entre piétons et vélos. Le Département des infrastructures nous y prépare une belle cacade.

  • Ayant emprunte tres souvent cette voie verte a velo je suis bien d’accord sur ces points auxquels j’ajouterai la mesaventure que j’ai vecu a quelques reprises avec des chiens promenes sans laisse et croisant la piste cyclable. Il est vrai que le risque d’incidents est assez grand avec velos electriques, trotinettes, patineurs , poussettes et velos d’enfants sur ce rail etroit dont on ne peux s’echapper sans risque.

  • Si je ne fais erreur, les promoteurs et urbanistes responsables de l'immense chantier CEVA à la gare de Chêne-Bourg -propriété de la Commune et CFF Immobilier- ne voulaient pas concevoir un passage sous l'avenue de Bel-Air… alors que d'énormes excavations ont été entreprises, entre autres pour… un parking! une 'économie pour de futurs accidents.

  • Globalement d'accord avec votre constat.
    une merveille de redécouvrir le bruit des oiseaux et d'échapper aux diesels, mais le vague concept bobo du ballast empêche une largeur adéquate.
    Des gros obstacles ont été installés aux intersections du chemin Grange falquet et chemin du petit Bel-Air pour entraver la circulation cycliste et piétonne, c'est consternant à l'heure ou le canton étouffe sous le trafic pendulaire motorisé.
    A quand une véritable volonté de prioriser les mobilités douces?

  • Bonjour,

    J'ai également testé pour la première fois la voie verte ce samedi 23.03, mais en roller. Mon avis est partagé. Le concept de voie verte, que je ne connaissait pas, est super et devrait être généralisé sur d'autres tronçons. L'isolement par rapport aux trafic est surprenant, et l'axe est très direct. Les aménagements et aires de repos sont agréables.

    Cela se corse effectivement sur la partie "technique mobilité". Je vous rejoints sur l'étroitesse de la bande cyclable goudronnée. Lorsqu'il y a un grand différence de vitesse ou des croisements ça passe près. Courage aux pendulaires en semaine !

    Une voie verte pour toutes les mobilités ? Je le confirme, la partie goudronnée est entrecoupée des tronçons entièrement recouverts de gravillons ! Cela a gâché la sortie "roller".
    Et comme déjà mentionné, très dangereux, une transition goudron-gravillon juste avant le croisement d'une route, et comme cela ne suffisait pas, une pente a été rajoutée à ce niveau là !

    Merci,

  • "Au début, cette promenade, calquée sur le tracé de l’ancienne micheline (le petit train local) et donc du futur Léman Express qui filera en sous-sol, devait rester piétonnière. Puis, poursuit l’ingénieur genevois, il a été imaginé que les vélos puissent l’emprunter en roulant sur le gravier stabilisé. Enfin, pour éviter la boue en cas de mauvais temps insistant, une bande de bitume a été créée, mais relativement étroite, de sorte à obliger les vélos à maintenir une vitesse modérée."

    dixit un ingénieur de la direction générale des transports.
    https://www.letemps.ch/societe/geneve-voie-verte-viretelle-deja-noir

  • bonjour,
    aussi, à cause des coupures entre piste cyclable et espace gravier-piétons, il y a chaque fois des trous, de plus en plus grands (je prends cette voie tous les jours depuis 6 mois), qui vont finir par ressembler à des trottoirs, juste avant chaque entrée sur la piste cyclable. ça fait des sacrés à-coups, surtout pour qui comme moi a un enfant à l'arrière. pourrait-on faire sans ces barres qui séparent béton et graviers? pourrait-on faire sans ce gravier, d'ailleurs? aujourd'hui 26 mars 2019, le vent souffle, les graviers s'envolent, nuages de poussière sur toute la voie verte, danger supplémentaire

  • Chères lectrices, Chers lecteurs,

    Je vous remercie pour l'ensemble de vos nombreux commentaires, dont j'autorise en général ensuite bien volontiers la publication.

    Mais, svp, évitez d'employer des qualificatifs excessivement insultants ou même hors de propos.

    Vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Aucun problème ! Mais dites-le poliment !

    Vous n'aimez pas les vélos électriques ? Aucun problème ! Mais dites-le poliment !

    Vous considérez que les services de l'Etat ou des communes ou des CFF ont mal fait leur travail ? Aucun problème ! Mais dites-le poliment !

    Sinon, malheureusement, je n'autorise pas la publication de vos commentaires.

    Merci pour votre compréhension et votre future courtoisie !

  • Ok alors je réessaye. Les piétons payent aussi des impôts et ont le droit d'avoir une voie à part. De plus marché sur de la terre battue est plus sympa que du goudron.

    Les problème vient des vélos électriques qui doivent être proscrits des postes cyclables. On imagine pas un vélomoteur là alors que c'est pareil.

  • Le commentaire de "H 32 ROLLER vs GRAVILLONS" me semble aussi très pertinent car je suis aussi - un peu moins ces derniers temps... même si j'adore vraiment de mode de déplacement - un adepte des patins, inline pour moi : l'absence de bitume avant les traversées de routes est vraiment dangereuse et problématique quand on est en patins... et la pente n'arrange rien non plus, en effet !

  • Tu as parfaitement raison.
    Tes arguments paraissent tout a fait compréhensibles

  • Une explication sur la bande de cailloux au centre: elle permet aux reptiles (et batraciens) de traverser et se cacher le cas échéant. Il y a beaucoup de lézards et autres serpents dans les rochers environnants, et une voie large et complètement bétonnée leur poserait beaucoup de problèmes.

  • Merci pour l'explication.... pas certain que ce ne soit pas une fausse bonne idée pour les batraciens et autres reptiles, auxquels je tiens beaucoup, mais qui sont du coup juste à côté de la piste cyclable en pensant être à l'abri... pour traverser...

    Et si vous relisez bien mes propos, je ne propose en aucun cas une bétonisation complète de l'espace.

  • Votre analyse retranscrit parfaitement le ressenti que j'ai depuis l'ouverture progressive de la voie verte : un sentiment partagé de joie et de déception.

    Je ne sais pas si vous avez eu la possibilité de pousser jusqu'à la route de Jussy (ou même jusqu'à la partie française) mais les ratages s'accumulent :
    - peu après le chantier de la gare de Chêne-Bourg et avant Rolex, il y a eu un léger affaissement de la voie qui a été réparé (au bout de 4 longs mois) avec de l'enrobée de très mauvaise qualité : conclusion, la section est devenue inconfortable et même plus glissante l'hiver !
    - l'intersection avec la route de Jussy : la programmation des feux de circulation y est remarquable et il faut le relever (très peu d'attente) mais pas de détection des vélos > il faut appuyer sur un bouton d'appel situé au bord de la route, ce qui oblige à attendre sur le trottoir. Le gabarit entre les poteaux de feu est tellement étroit que la plupart des cyclistes prennent le passage piéton.

    Que dire aussi des nombreux changement de côté, c'est à n'y rien comprendre.
    Le passage de la place de la gare à Chêne-Bourg se fera par le nord, mais dès le chemin de la gravière, la voie passe au sud pour... repasser au nord après la route de Jussy. C'est à n'y rien comprendre ! Il semblerait que le carrefour sera repris lors des aménagements des accès au quartier des communaux d'Ambilly.

    Il y a aussi les bordure de trottoir qui ont été traitées au chausse pied : c'est simple, il suffit de regarder le nombre d'endroit ou la bordure a été passée à la disqueuse pour atténuer le seuil, soit chemin du Foron, route de Jussy, chemin de la Gravière, et la traversée de l'horreur : le chemin de la montagne et son grand huit intégré.

    L'aménagement de l'axe donne l'impression que tout à été fait pour apaiser les circulations piétons et vélos dans certains secteurs (sachant que la voie verte est complément mixte), mais au final, le flou artistique amené par cette mixité est encore plus problématique. Du coup les chicanes artificielles ont commencé à fleurir et... c'est encore plus dangereux (une chicane dans le gravier à vélo par temps pluvieux, c'est folklo).
    Et finalement côté français, l'aménagement est plus sobre, moins large (et c'est dommage) mais plus réussi sur beaucoup de points : la partie cyclable est clairement délimitée, les chicanes à l'arrivée sur la route ne sont pas agréable, mais permettent un ralentissement salutaire au croisement avec les véhicules routier et les piétons. Il y a une entrée vélo, et une entrée piétons... Par contre, c'est un peu galère, mais ça passe en triporteur.

    Et pourtant et pourtant... quel bonheur de ne plus passer par la route de Chêne et le goulet de Chêne-Bougerie ! Quel bonheur de pédaler dans ce silence, sans devoir se soucier du dépassement de la prochaine voiture, de la crasse du prochain scooter ! Quel bonheur de voir le soleil se coucher sur les Alpes, ou la lune au dessus des Voirons !

  • Ah ça ! C'est certain qu'en comparaison de la suite ou du prélude à mon trajet entre Plan-les-Ouates et le début de la Voie verte, c'est le jour et la nuit ! Cet aménagement est effectivement un grand bonheur en termes de séparation du trafic motorisé et de ses nuisances et dangers !

  • Je voudrais juste préciser, en tant que cycliste, que pour traverser un passage "clouté", l'on doit descendre de vélo et passer à pied. Sinon, entièrement d'accord avec toutes les remarques concernant la conception de la voie verte. La partie française me semble plus adaptée.

  • Dommage que la pétition ne soit pas en ligne ...

    Vous avez déjà perdu une signataire !

    J’attends la version électronique, merci d’avance

  • Je suis cycliste ET promeneurs et je ne vois pas pourquoi il faut absolument que cette voie soit destinée aux uns et aux autres, plutôt aux uns ET aux autres. Quelle soit donc améliorée pour le bien de tous!

  • Sur ce coup, presque entièrement d’accord avec Roger. Totalement sur les aménagements idiots, ces gros graviers, cette étroitesse et à mon avis, des aménagements festifs inutiles dans certains secteurs. Un peu moins sur les intersections. L’exemple danois montre que aux intersections aussi, la priorité doit être partagée. J’ai des images de Copenhague, elles suivront pour raisons techniques.

  • En plus de tout ce qui a déjà été mentionné, je trouve qu'il manque aussi quelques panneaux indicateurs afin d'aider à se situer sur la voie.
    Lorsque je l'ai utilisée la semaine dernière (à pieds) personne n'a su me dire où sortir pour me rendre à un endroit précis. La plupart des utilisateurs font tjs le même trajet et donc ne pouvaient me répondre.
    Sinon , et j'en avais déjà parlé sur FB, c'est une belle réalisation avec tous les défauts déjà mentionnés par d'autres. ( goudronnage, croisements avec les voitures, voie pas assez large pour les cyclistes...etc.)

  • Je vous remercie pour votre retour, en particulier s'agissant de la mention du manque de panneaux... j'y avais aussi pensé en pédalant... ne connaissant pas particulièrement bien le secteur, je me suis dit que je ne savais en fait pas du tout jusqu'où j'étais censé aller pour atteindre la salle communale de Thônex... ni si j'allais la trouver ou non... très étonnant et lacunaire, en effet !

  • Effectivement le constat est juste. Comme l’a fait remarquer un commentaire la voie verte côté français est plus sobre mais beaucoup plus adaptée aux cyclistes et aux autres modes de déplacements doux. (Et il y a des panneaux!). Il serait intéressant de comparer les coûts de réalisation au vu du résultat. Je parie qu’a Genève on a encore voulu faire du supra innovant et bling bling sans se soucier des vrais besoins.
    J’espere au moins qu’ecologiquement les choix de revêtement justifient la différence.

  • Merci pour ce coup de gueule ! Je l'ai eu au début puis j'ai tellement adoré prendre mon vélo plutôt que ma voiture pour ce trajet (je fais l'entier de la voie verte : Annemasse - Eaux-Vives) que j'ai laissé tomber.
    Mais avec le beaux jours qui reviennent, les familles, les promeneurs, les touristes vont repeupler cette voie verte et clairement toutes vos remarques vont prendre l'ascenseur question pertinence !!
    Je signe la pétition dès qu'elle est en ligne !
    Sinon, merci Marie pour vos remarques que je partage totalement !

  • Habitant les 3-Chene, je suis tout simplement emerveillee que cette voie verte existe en l etat. Parce que la realiser n a pas vraiment ete simple. Souvenez-vous qu au debut certains ont evoque la possibilite de consacrer cette surface a une penetrante automobile (sans rire). Certains ont du beaucoup lutter pour en faire une voie verte.
    Une grande partie des difficultes provient vraisemblablement de la multiplicite des intervenants: les CFF ont fourni la base, c est a dire le toit du tunnel du train, nu, sans amenagements; le canton, la ville de Geneve et les communes des 3 Chene ont paye les amenagements de surface.
    Ensuite, l entretien de ces amenagements sera a la seule charge des communes.
    On a deja trois niveaux d intervenants, auxquels il convient d ajouter les differentes associations concernees, plus les riverains. Ajoutez a cette soupe le fait que Geneve est un petit territoire qui laisse beaucoup de place a la voiture, et peu aux autres usagers de la voirie, comment contenter tout le monde ?
    Plusieurs commentateur.trice.s ont mentionne Copenhague; une ville extra pour le velo, a) parce qu elle est plus grande et etalee que Geneve et b) surtout parce que les voitures ne sont pas du tout du tout bienvenues a Copenhague, ou les velos de toutes sortes ont tout simplement pris la place des voitures (et ce ne n est pas la seule ville danoise dans ce cas).
    Perso, je reve du jour ou Geneve osera faire de meme.
    Faites de beaux reves

  • Les critiques contre les aménagements ratés de la Voie Verte sont pertinentes : l'étroitesse de la bande cyclable est incompréhensible, de même que la rigole centrale. L'espace gravier pour les piétons se révèle impraticable par temps de pluie ou avec des moyens de transport alternatifs, tels que rollers ou trottinettes. Dès la frontière franchie, tout devient plus rationnel et a certainement coûté beaucoup moins cher : deux zones goudronnées signalées par un discret bornage central. Voilà qui se révèle efficace et rassurant pour tous. Oui, une pétition est nécessaire et je serai ravi de la signer.

  • Utilisateur quotidien de cette voie, je fais le même constat que vous : les cyclistes n'ont pas été consultés et c'est bien dommage.
    Sur le choix du revêtement (concassé stabilisé) : un cauchemar pour la mécanique : la poussière qui bouffe la chaîne, les pignons, les roulements... et salissant par temps de pluie... Mais ca reste plus écologique que du bitume...
    Sur la largeur : la partie en concassé stabilisé est utilisable par les piétons ET les vélos. donc la largeur devrait être suffisante la majorité du temps. Quand on roule tout tranquille on est censé rester sur cette zone. C'est plutôt mal indiqué et mal compris, donc la partie voie cyclable est un peu surchargée par moment. Après est-ce qu'on veut reproduire le comportement des automobilistes en s'énervant parce qu'on ne peut pas doubler quand on veut où on veut ? ;)
    Sur les voliges (les bandes métalliques) qui délimitent les zones en enrobé (la voie cyclable) et en stabilisé (piétons + vélos) : non elles ne sont pas du tout coupantes. A moins d'avoir un vélo de course vous pouvez traverser aisément la partie centrale en caillasse. Faut y aller franchement. Par contre sur les transitions entre les parties en concassé et les parties en enrobé, ca commence à poser un réel problème, à cause de l'érosion. On a parfois l'impression de monter un trottoir !
    Sur les priorités : halala on voit bien qu'on est à Genève. Priorité à la voiture. Pas étonnant, c'est la mentalité : la sacro-sainte voiture de GEnève. Passe avant tout y compris les transports publics. Une aberration.
    Maintenant c'est un réel bonheur d'écouter les ptits oiseaux le matin... et c'est un premier pas... on espère vraiment que ce genre d'infrastructures va se développer. Consulter les utilisateurs et associations de vélos serait un acte DEMOCRATIQUE appréciable :D
    Bonne route à toutes et tous :)

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