08/05/2009

Roméo et Juliette en chaussettes (ou les petites aventures d’un papa-patron-député-débordé…)

Bibip, bibip, bipiiipppp… bibip, bibip, bibiiiiippp… Le réveil. Pas la radio. Pas le mien. Bibip, bibip, bibiiiippp… bibip, bibip, bibiiiiipppp… Pffffff… L’arrêter. Elle a dû l’arrêter en appuyant sur le mauvais bouton. Et il re-sonne… L’arrêter. Ouf ! C’est fait !

 

5h45. Encore une heure de sommeil. Vite, essayer de se rendormir… Essayer… Mais… mais…

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13/03/2009

Travailler plus pour gagner moins ou "Effets de seuil ? Circulez, il n'y a plus rien à voir !"

Les Socialistes ont déposé en septembre dernier une motion, M 1839 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M01839.pdf), visant à lutter contre les effets de seuil.

 

Oui, ces fameux effets pervers liés à la combinaison non coordonnée de systèmes d'aides individuels et de fiscalisation ou taxation liées à l'ensemble des revenus.

 

Sans surprise, la droite, Radicaux et Libéraux en tête, s'oppose à cette motion et même à son étude en commission, au prétexte que le Conseiller d'Etat radical Longchamp aurait pour ainsi dire réglé tous les problèmes.

 

Plus surprenant, les Verts – à l'exception d'un rare et précieux Vert de gauche (si, si ! ça existe !) - s'alignent sur la Droite, avec une argumentation identique : M. le Conseiller d'Etat Longchamp a déjà tout réglé, les réponses ont été donnés, les lois visant à supprimer les effets de seuil ont été votées, etc… Bref, circulez, il n'y a rien à dire et rien à voir !

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20/02/2009

A quoi servent – ou devraient servir - les impôts sur le revenu et la fortune ?

 Les Socialistes se battent depuis toujours pour que toutes et tous, y compris les plus faibles économiquement ou socialement, puissent vivre dignement et bénéficier d'une véritable égalité des chances de réussite, de progression économique et sociale. La collecte de ressources financières suffisantes au travers des impôts pour garantir aux collectivités la possibilité de concrétiser en actes nos idéaux est une préoccupation majeure des Socialistes. Dans le même temps, la Droite néolibérale conteste en particulier les principes et les modalités des impôts les plus justes socialement et économiquement car ils sont prélevés en fonction des revenus et de la fortune de chacun.

 

Les Socialistes doivent se battre pour garantir des recettes fiscales suffisantes et surtout convaincre les électrices et électeurs qu'ils sont très majoritairement gagnants en conservant un système d'imposition progressif, tant sur le revenu que la fortune.

 

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27/01/2009

Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : les étranges méthodes de Pascal Décaillet

Message commun à Mmes Pürro, Emery-Torracinta, Fehlmann-Rielle et M. Tornare; copie à M. Longet. Je tiens vraiment à vous avoir TOUS ce soir sur mon plateau. Ne pas venir le jour où on annonce sa candidature serait un comportement politique icompréhensible et signalerait que vous ne vous intéressez pas à la campagne, dont acte. Meilleurs messages. Pascal Décaillet.

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23/01/2009

Du vin australien servi en Commission fiscale aux Députés (le développement durable à Genève ou la difficulté de passer de la théorie à la pratique) !

Au-delà des grands discours, des idéaux, la Politique devrait, selon moi, aussi consister à mettre en pratique les principes moraux, éthiques, écologiques ou économiques qu'on demande aux citoyennes et citoyens de respecter par des lois, des règlements ou des incitations diverses.

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19/12/2008

TPG : quelques commentaires sur le nouvel horaire : l'exemple du bus D et la desserte de Genève-Sud et du Genevois

L'entrée en vigueur d'un nouvel horaire des TPG est toujours l'occasion de découvrir de bonnes et mauvaises surprises… L'horaire entré en vigueur ce 14 décembre n'échappe pas à la règle.

 

Voici quelques commentaires et réflexions du modeste usager et observateur que je suis.

 

Le bus D… comme déplorable !

 

J'espère que cela ne vous dérange pas trop que je commence par le bus D, pas comme Deneys, rassurez-vous, mais toujours comme déplorable.

 

Je viens de recevoir "Direct, le bulletin des abonnés unireso", la communauté tarifaire (=le même ticket) genevoise. A la page 3, "Du neuf pour 2009", quelques "nouveautés TPG" sont présentées sous forme d'un petit plan. La ligne D est ainsi commentée : "Légèrement renforcée aux heures de pointe et le samedi après-midi".

 

Déplacement du terminus de la ligne au centre-ville

 

En premier lieu, il est regrettable de constater que la principale et plus pénible modification ne soit pas annoncée et assumée : le déplacement du terminus de la ligne de la gare Cornavin à la Place Bel-Air. Lorsqu'on sait que les lignes régionales ont un rôle à jouer également en terme de transport public au sens large, la liaison avec la gare Cornavin et les lignes CFF et SNCF est nécessaire pour garantir un minimum de qualité de service aux voyageurs responsables qui ne se déplacent pas en voiture.

 

La rupture de charge à Bel-Air est de nature à dissuader les usagers et encourage le recours à la voiture qui apparaît – et c'est malheureusement logique – plus "simple" à l'emploi que le gymkhana entre différents bus, des arrêts portant le même nom mais dispersés sur des centaines de mètres.

 

En direction du centre-ville

 

A ma gauche, l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 de l'arrêt Plan-les-Ouates. A l'écran, l'horaire du même arrêt valable dès le 14 décembre 2008.

 

Voyons, voyons… "Légèrement renforcée aux heures de pointe"…

 

Ancien horaire : 6h02 – 6h20 – 6h38 – 6h56

Nouvel horaire : 5h55 – 6h14 – 6h33 – 6h51

 

Ancien horaire : 7h14 – 7h32 – 7h50

Nouvel horaire : 7h08 – 7h24 – 7h39 – 7h56

 

Ancien horaire : 12h03 – 12h22 – 12h40 – 12h58

Nouvel horaire : 12h04 – 12h21 – 1239 – 12h57

 

Ancien horaire : 17h14 -  17h32 – 17h50

Nouvel horaire : 17h06 – 17h20 – 17h35 – 17h50

 

Ancien horaire : 18h08 – 18h26 – 18h44

Nouvel horaire : 18h05 – 18h20 – 18h35 – 18h50

 

On ne peut effectivement pas dire que ce soit plus que "léger". Quand on sait que le bus D est régulièrement surchargé, notamment en raison de la taille insuffisante de la plupart des bus qui assurent la liaison, on peut même en pleurer ! La voiture a décidément encore de beaux jours devant elle, merci !

 

L'autre – et habituelle – "cocasserie" (je pensais à un autre mot commençant par c) de l'horaire du bus D réside dans l'incapacité inexplicable à adopter un horaire cadencé ! Vous savez, on part chaque heure à 12, 22, 32, etc., ou même, allons, soyons fous !, plus compliqué, à 3, 18, 33, 48… enfin, ce n'est pourtant pas sorcier, on cadence selon une fraction entière de 60 minutes : 10, 12, 15, 20, 30 MAIS ON S'EN TIENT A CETTE LOGIQUE ! Ce qui vous évite de cauchemarder chaque nuit en cherchant le mystérieux algorithme permettant de savoir à quelle heure passera le prochain bus selon qu'il soit 8h ou 11h… C'est d'autant plus étrange que la plupart des autres lignes respectent un horaire cadencé ! Bon, le bus D a un statut particulier, il s'agit de bus au look TPG mais en réalité exploité par une autre entité, française, dans des conditions peu claires… Je n'arrive cependant pas à expliquer cette aberration d'horaire uniquement par un changement de pays, surtout que, à ma connaissance, nous utilisons les mêmes systèmes de mesure de temps et de distance…. et ce n'est pas non plus un effet pervers et indirect de la surexcitation brownienne régnant aujourd'hui à la tête de la République française, c'était déjà bordélique avant le bling-bling d'Etat.

 

Remarquez d'ailleurs la délicate subtilité de ce nouvel horaire : à 17h et 18h, c'est le même horaire, SAUF que nous avons 18h05 au lieu de 17h06 ! C'est vrai que 2 heures réellement et totalement cadencées auraient été de nature à déstabiliser complètement des usagers habitués à être traités comme des veaux.

 

De plus – mais avec le terminus à Bel-Air ce sera de toute façon encore pire – un horaire cadencé garantit une cohérence globale du système… avec les trains des CFF qui eux aussi circulent selon un horaire cadencé !

 

J'ai également sur mon bureau l'horaire CFF "Départ Gare de Genève, 14 décembre 2008 – 12 décembre 2009".

 

Prenons quelques trains particulièrement stratégiques pour les voyageurs :

 

6h10 – 7h10 – 8h10 – 9h10 – 10h10… : Lausanne – Fribourg – Berne – Lucerne

 

6h14 – 7h14 – 8h14 – 9h14 – 10h14… : Nyon – Morges – Yverdon-les-Bains – Neuchâtel – Bienne – (Bâle ou Zürich en alternance 1 fois sur 2)

 

6h36 – 6h56 - 7h33 (et 7h42) – 7h56 - 8h36 – 8h56 - 9h36 – 10h36… : Nyon – Morges – Lausanne – Sion – Brig

 

6h45 – 7h45 – 8h45 – 9h45 – 10h45… : Lausanne – Berne – Zurich – Saint-Gall

 

 

Vous serez sans doute d'accord avec moi pour constater qu'il semblerait possible de garantir des correspondances décentes en respectant justement un horaire cadencé au bus D. Même si c'est 2 fois par heure, des bus arrivant à la gare Cornavin à 6h – 6h30 – 7h – 7h30, ou même un peu mieux pour éviter les sprints fous à Cornavin, sauf pour le 56 vers le Valais qui passe sous le nez : 6h28 – 6h58 – 7h28 – 7h58… Donc, depuis mon arrêt préféré, revenons en arrière dans le temps : le trajet de l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 comptait 26 minutes jusqu'à Cornavin (en réalité c'est 26 minutes en moyenne, soit 20 ou moins quand il y a peu de trafic et 30 à 35 quand il y a des bouchons sur la Route de Saint-Julien ou la Route des Jeunes) : il aurait donc fallu partir de l'arrêt Plan-les-Ouates à 6h02, 6h32, 7h02, etc… Et évidemment rien ne vous empêchait de cadencer ces fréquences aux 20 minutes ou au quart d'heure pendant les heures de pointe.

 

Bon, la réflexion avait manifestement échappé aux stratèges de la planification des horaires du bus D, à moins que, dans un sursaut de folie, les informaticiens en charge de ce travail aient décidé d'utiliser la fonction Randomize... qui génère des nombres de façon aléatoire…

 

Aujourd'hui, avec le terminus de la ligne à Bel-Air, c'est plus compliqué car il faut en plus gérer la rupture de charge… De plus, le temps de trajet est rallongé d'une minute jusqu'à Bel-Air par rapport à l'horaire précédent, 24 minutes contre 23 (et de 2 minutes de plus jusqu'à la Jonction , 19 au lieu de 17 tout simplement parce qu'on laisse le bus D se traîner sans site propre sur la Route des Jeunes).

 

Le citoyen responsable qui souhaite utiliser les transports publics en venant de Saint-Julien ou de Plan-les-Ouates doit revoir sa stratégie pour se rendre à Cornavin car il doit faire face à une rupture de charge supplémentaire. Faut-il rester dans le bus jusqu'à la Place Bel-Air et compter sur "le prochain bus" qui ne manquera pas d'arriver pour aller en direction de Cornavin ? Faut-il plutôt quitter le bus D au Bachet-de-Pesay et prendre le tram 13 ? Ou au P+R Etoile pour prendre le tram 15 ? Ou à l'arrêt Stand parce que les arrêts sont plus concentrés ? En fait le problème est qu'il n'y a pas UNE réponse car sans horaire cadencé, c'est tout simplement impossible de définir systématiquement la meilleure stratégie de correspondance…. Bon, un adulte voyageant seul avec son sac à dos ou sa petite valise peut facilement changer de véhicule à un arrêt ou un autre et faire 100m de plus ou de moins à pied selon son choix… Mais pour une famille de 4 personnes, 2 enfants, 2 ou 3 valises et une poussette… c'est plus coton ! Un peu masochiste même peut-être…

 

Toujours pas de pôles d'échange dignes de ce nom

 

Ce dernier constat m'amène d'ailleurs à ce constat plus général : les TPG et unireso sont incapables de définir une véritable stratégie de pôles d'échange : déplacer le terminus de la ligne est une chose, en partie compréhensible en raison des travaux du tram Onex-Bernex (TCOB), mais l'arrêt Bel-Air offre-t-il des conditions d'accueil dignes de ce nom aux nombreux passagers qui le fréquentent ? La réponse est non. Presque pas de bancs. Quelques abris sommaires, 4 ou 5 personnes peuvent s'y asseoir, une dizaine s'y abriter. Plusieurs lieux de départ séparés notamment par les voies de circulation sur la place Bel-Air, mal signalés. Alors, typiquement, pour le bus D, faut-il laisser les passagers faire des choix tous aussi peu convaincants les uns que les autres (la galère au milieu des bagnoles au P+R Etoile ? Le néant inconfortable au Bachet ?) ou faut-il leur donner la possibilité de choisir un pôle d'échange aménagé en tant que tel, avec des abris, des bancs et si possible des toilettes publics ? Aujourd'hui, la réponse est le néant (mais c'est peut-être aussi parce que nous hébergeons le siège mondial du futur trou noir…).

 

En direction de Plan-les-Ouates et de Saint-Julien

 

Le fait que le départ du bus D soit déplacé à Bel-Air complique évidemment les déplacements des valeureux voyageurs qui arrivent à Genève en train. Rupture de charge et horaire stochastique sont de mise, comme dans l'autre sens… pourtant la cohérence des liaisons devrait être assurée, ne serait-ce que par des indications (panneaux indicateurs, tableaux électroniques, etc.) et un modèle de planification de la relation Gare Cornavin – arrêt Bel-Air départ Bus D. C'est là aussi que l'absence de moyens pour la définition et la conception de véritables pôles d'échange se fait sentir : voilà subitement que des lignes de bus, le K et le L ont leur terminus… à la Place De Neuve ! Un nouveau pôle d'échange ? Au milieu des bagnoles ? Au moins il y a le parc des Bastions ou des bistrots – je vous conseille Le Grütli, c'est vraiment une bonne adresse – si on rate le bus car il est parti 2 minutes en avance et que le suivant est 1h plus tard (si l'horaire est cadencé…). Mais de nouveau, il y a un moment où l'articulation des pôles d'échange de fait (Bel-Air) ou embryonnaires (Stand, Place Neuve) semble inexistante.

 

Je ne résiste cependant pas au "plaisir" de vous soumettre quelques nouveaux horaires en vigueur au départ de Bel-Air en direction de Plan-les-Ouates et Saint-Julien :

 

6h04 – 6h22 – 6h40 – 6h58

 

7h16 – 7h34 – 7h52

 

8h10 – 8h28 – 8h48

 

 

12h04 – 12h22 – 12h40 – 12h58

 

 

16h06 – 16h21 – 16h36 – 16h51

 

17h06 – 17h21 – 17h36 – 17h51

 

 

(Miracle ! 2 heures cadencées ! C'est UN SCOOP : C'EST P-O-S-S-I-B-L-E !!!)

 

18h06 – 18h24 – 18h46

 

En passant, dernier bus à 23h47 à Bel-Air, ce qui est plus tôt que dans l'horaire précédent (départ à 23h51 de Cornavin), idem le week-end, ce qui rend d'une part les arrivées tardives à Cornavin (de Paris à 23h35, de Bâle, Bienne, Neuchâtel et Yverdon à 23h46; peut-être que l'arrivée de Zurich-Berne à 23h24 vous permet d'y arriver… mais il ne vous faudra pas vous y lancer si vous avez 5 minutes de retard, sous peine de zoner à Bel-Air à minuit dans l'attente d'un hypothétique taxi…) et d'autre part les virées festives et nocturnes du week-end (donc il faudra prendre la voiture, ce qui est franchement incompréhensible quand on pense aux dangers liés à l'alcool au volant) incompatibles avec un déplacement en transport public jusqu'à Plan-les-Ouates ou Saint-Julien…

 

En fait, le bus D est un exemple, j'aurais peut-être dû en prendre un autre… Mais les questions de pôles d'échange, d'horaires cadencés et de non-rupture de charge méritent encore de nombreux efforts de la part du Conseil d'Etat, de la DGM et des TPG !

 

18:43 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : tpg, unireso, cff, horaires, bus d, trams, tram 15 | |  Facebook

08/12/2008

M. Stauffer et le Grand Conseil (en passant par M. Décaillet) : du mensonge à la violence

 

"La tromperie n'entre jamais en conflit avec la raison, car les choses auraient pu se passer effectivement de la façon dont le menteur le prétend. Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. Sa version a été préparée à l'intention du public, en s'attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l'inattendu, auquel nous n'étions pas préparés."

 

 

Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, Agora Pocket, pp.10 et 11

 

Il y a quelques semaines, au lendemain de l'élection de M. Cerruti au Conseil administratif de Vernier, j'avais été violemment pris à parti par M. Décaillet sur son blog… et j'étais assez songeur… Peut-on exprimer des positions différentes sans recevoir en échange des anathèmes catégoriques ? Surtout que cette réaction virulente était liée à ma critique de la complaisance de M. Décaillet envers le Député Stauffer et des "valeurs" qu'il transmet.

 

Cette perplexité m'avait conduit dans une des meilleures librairies de Genève, la Librairie du Boulevard, à la recherche d'un ouvrage susceptible de nourrir mes réflexions…

 

J'y ai trouvé, au hasard, attiré par le titre, ce livre d'Hannah Arendt que j'ai commencé à lire immédiatement après dans le tram… Et j'y ai notamment trouvé cette citation qui me semble extrêmement bien correspondre à la problématique que pose M. Stauffer à notre démocratie et à notre Grand Conseil en particulier.

 

Jeudi soir – ce n'était qu'un début – dans le cadre du débat sur le budget 2009 des SIG, où M. Stauffer assénait avec sa violence coutumière des arguments inexacts, il m'a semblé utile de ressortir ce livre de mon sac… Car nous venions d'être violemment pris à parti pour avoir osé contester l'interprétation du Conducator … Après un déversement rituel de bile haineuse sur les socialistes (c'est sa façon de "prouver" qu'il n'est ni de gauche ni de droite), j'ai eu droit à un "je ne lis pas mes rapports"… Ben voyons !

 

Je me suis donc permis de lire cet extrait d'Hannah Arendt au Grand Conseil jeudi soir car il me semble très proche de ce que nous vivons, tout parti confondu : nous sommes désemparés et nous ne savons pas toujours quoi répondre car les tromperies sont tellement grossières MAIS si bien préparées !

 

En lisant l'édito de M. Etienne ce lundi 8 décembre dans la Tribune de Genève, en ayant appris que M. Décaillet semblait aussi soutenir M. Stauffer après son exclusion vendredi soir au Grand Conseil, je ne peux m'empêcher d'ajouter que les médias, la Tribune de Genève et Léman Bleu en particulier, amplifient l'effet des tromperies en question car elles les relayent avec force, alors qu'elles ne mériteraient que de finir dans les oubliettes du blabla de la République. Sans interview, sans invité spécial.

Je ne peux d'ailleurs pas non plus m'empêcher de penser que l'appât du gain, du tirage, de l'audimat facile sont à la base de cette écoeurante complaisance. Comme sur TF1 : si c'est scandaleux, sanglant, racoleur, c'est l'essentiel. Même si c'est faux.

 

04/12/2008

La Course contre le profit (3) : faut-il payer des salaires ou rémunérer des actions ?

 

Une des questions essentielles posée par le pseudo-retour de la morale et de l'éthique dans le monde des affaires concerne le niveau de rémunération des dirigeants d'entreprises.

 

Etrangement, le débat se focalise sur le salaire des dirigeants, certes indécents dans de nombreux cas, mais il occulte l'autre volet de la distribution des bénéfices des entreprises, à savoir la distribution des dividendes aux actionnaires. En fait, la distribution de dividende est une soustraction en partie arbitraire de la richesse produite par les collaborateurs et collaboratrices de l'entreprise.

 

L'actionnaire est un co-propriétaire, il encaisse une rémunération pour son placement, son investissement (donc son risque aussi), pas pour son travail. Ainsi, on peut se demander si les pressions qui existent pour baisser les rémunérations des dirigeants ne sont pas davantage motivées par la volonté de rémunérer davantage les actionnaires plutôt que par de belles considérations égalitaristes.

 

Moins de fric pour les dirigeants, qui restent des "travailleurs", c'est plus de fric pour les actionnaires, les propriétaires qui "placent".

 

Une forte tendance économique des dernières années est justement d'encourager massivement la propriété, l'actionnariat. Et son corollaire, la spéculation. On l'a encore vu avec la votation du 24 février dernier mensongèrement intitulée "réforme des entreprises II" alors qu'elle visait essentiellement à faire des cadeaux fiscaux aux gros actionnaires (plus de 10% du capital, indépendamment du fait qu'on travaille ou non dans l'entreprise).. Placer plus, placer mieux pour gagner plus. Sans travailler. L'argent qui tombe du ciel. Le règne du bling bling.

 

L'existence de placements spéculatifs, aux risques plus élevés, introduit une distorsion fondamentale entre la rémunération "normale" de projets de l'économie réelle et la rémunération spéculative de projets déconnectés de l'économie réelle par différentes techniques financières à l'opacité croissante.

 

Un rendement compris entre 2% et 10% pour un projet de l'économie réelle n'est pas rare; il est considéré comme trop faible dans une économie spéculative, où une rémunération de l'ordre de 15%, voire de 20%, est considérée comme un minimum… Et la confusion – volontaire - est telle qu'on demande à l'économie réelle d'offrir les mêmes conditions de rémunération que la spéculation… ce qui explique d'ailleurs aussi les énormes pressions qui existent pour baisser les coûts de production, donc les salaires, dans l'économie réelle. La rémunération ne distingue plus le papier, la transaction informatique de la matière, de la production de biens et services matérialisés. Le profit ignore l'être humain, qui est un facteur de production, un coût, parmi d'autres.

 

Les systèmes économiques qui encouragent le placement, la propriété, au détriment du travail réel, se déconnectent de la réalité et surtout engendrent un système basé sur le parasitisme, les sangsues qui possèdent le capital sucent les revenus des travailleurs pour que cela rapporte plus.

 

Rien de nouveau sous le soleil en fait, l'inégalité des revenus étant considérée comme une sorte de fatalité et les droits de la propriété comme sacré, même lorsqu'ils s'exercent sans respect des autres. Et que bien souvent ils résultent d'opérations menées au détriment des autres; on gardera à l'esprit que des banques suisses telles que l'UBS, le Crédit Suisse ou à la défunte SBS ont fait d'excellentes affaires avec le régime sud-africain de l'Apartheid qui produisait de l'or et des diamants en exploitant des travailleurs noirs privés de droits. Plus loin dans notre histoire, on pensera aux excellents rapports commerciaux de la Suisse avec l'Allemagne nazie, aux banquiers genevois qui ont financé l'esclavagisme ou les exploitations coloniales (même si évidemment la problématique n'a pas concerné que la Suisse , les puissances coloniales ayant financé par le vol systématique de matières premières, de terres et d'esclaves leur industrialisation)

 

La rémunération du capital ne devrait pas être une fin en soi. Aujourd'hui, il est cependant extrêmement difficile d'envisager un système économique qui ne serait pas (plus) basé sur cette engeance, notamment parce que les Etats occidentaux ont trouvé le moyen d'étendre ce type de financement basé sur la spéculation aux systèmes de retraite… C'est un très mauvais calcul quand, comme aujourd'hui, des fonds de pension jouent les retraités d'aujourd'hui contre les travailleurs d'aujourd'hui… qui seront les retraités de demain !

 

Mais ce système n'est pas une fatalité ! Des entreprises, des banques mêmes, essayent de créer un système économique plus équitable entre les travailleurs et les propriétaires ! L'avenir est devant nous !

 

Mais en attendant, comme le chemin est encore long (je vous épargne les raffarinades possibles), je vous propose de venir faire une petite course avec les Socialistes et leurs amis dans le cadre de la course de la Marmite, ce samedi 6 décembre à 18h30... en vous déguisant selon l'inspiration du moment sur le thème de la course contre le profit, en lingot, berlingot, chèque de 60 milliards ou autre !

18:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rémunération, capital, salaire, sbs, ubs, cs, apartheid | |  Facebook

01/12/2008

Le prix du lait : participez à la course contre le profit !

vache-savoie.jpgAvec les Socialistes, participez à la Course contre le profit!

Scène 2: le prix du lait

Faut-il garantir des revenus décents aux producteurs de lait ou encourager une stupide guerre des prix qui ne profitent qu'aux grands groupes de l'agro-alimentaire?  Pour sourir et courir, samedi 6 décembre, dans le cadre de la course de la Marmite , je vous invite à venir courir avec les Socialistes… et profiter de l'occasion pour exprimer en couleur, en douleur, déguisés, en verve, en vache, en berlingot, en lingot, à poil, en pleurs, à la soupe à la grimace, à la soupe au lait, en rires - ou en jaune d'ailleurs peut-être - votre ras-le-bol de ce système économique!

J-5

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07:55 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : prix, lait, suisse, agriculture, paysans, course contre le profit, capitalisme | |  Facebook

29/11/2008

Avec les Socialistes, participez à la Course contre le profit !

 

J-7

 

Samedi 6 décembre, dans le cadre de la course de la Marmite , je vous invite à venir courir avec les Socialistes… et profiter de l'occasion pour exprimer en couleur, en douleur, déguisés, en verve, à poil, en pleurs, en rires - ou en jaune cocu d'ailleurs peut-être - votre ras-le-bol !

 

Oui, ras-le-bol de ce système économique qui écrase les petits revenus, qui tond la classe moyenne, qui exclut du marché du travail toutes celles et tous ceux qui sont légèrement "hors normes" ou tout simplement considéré comme (biffez les mentions inutiles) : trop vieux, trop jeune, trop cher, trop qualifié, pas assez qualifié… Tout en faisant toujours plus de cadeaux aux riches, aux actionnaires, aux multinationales… Forfait fiscal par ici pour les riches étrangers, exonération pendant 10 ans pour les entreprises qui se délocalisent ici à Genève, revenus des actionnaires non soumis à l'impôt, pendant que  vous, au prétexte de considérer tous les revenus comme équivalents, vous êtes taxés sur l'aide personnalisée au logement, sur les rentes complémentaires, etc., etc. En réalité, c'est chaque franc de pauvres qui est équivalent et "égal" devant l'impôt… pas chaque franc de riches.

 

Concurrence, concurrence, gagner plus pour les uns, perdre encore plus pour les autres… A part les accros du bling-bling, qui peut encore croire que gagner toujours plus peut se faire sans conséquence néfaste pour les autres ? Est-il vraiment normal d'avoir des millionnaires, des milliardaires pendant que d'autres dorment dans la rue et ne mangent pas à leur faim ?

 

Est-il nécessaire de gagner plusieurs centaines de milliers de francs par mois pour vivre ? Pour être heureux ? Alors que M. Dupont se fait expulser de son logement car il n'a plus de travail depuis si longtemps qu'il ne touche plus d'allocations chômage ? Et que Mme Durand trime 8 heures par jour pour 3'500.- par mois ? Et rentrer extenuée le soir chez elle, dans son petit 3 pièces au loyer exorbitant ?

 

Est-ce que cela a un sens que d'avoir un patron qui gagne plusieurs millions de francs par an ? Il vient d'où cet argent ? De notre travail, de votre travail et encore plus de travail de milliards de personnes qui vivent dans la précarité, la misère, la faim, la soif, la peur…. pour notre petit confort de privilégiés parmi les privilégiés.

 

En Suisse, pays riche, de riches, on expulse des roumains miséreux qui quémandent quelques francs… mais on donne sans rechigner au banquier qui fait la manche pour 60 milliards…

 

Et après, EconomieSuisse et tous les milieux patronaux traditionnels, où les salaires indécents sont presque la norme, viennent pleurer misère pour vous dire qu'il n'est pas possible de financer une retraite flexible pour les classes moyennes ? On rigole, jaune, jaune, jaune.

 

D'ailleurs, j'aimerais aussi bien savoir d'où vient le fric de la campagne contre l'initiative sur l'AVS… Des partis qui ont peu de moyens propres, comme les PDC ou les Radicaux trouvent le moyen de se payer quotidiennement des annonces dans les médias ? Etrangement, les journalistes ne s'y intéressent guère, l'argent vient pourtant des entreprises, des lobbies patronaux et bancaires, qui veulent garder les millions pour eux. Alors, il vient d'où ce fric, mesdames et messieurs les journalistes ? On les pose les questions ou on pense au prochain cocktail mondain avec ces chers amis ? Ou à la prochaine et si sympathique invitation au chalet, à Verbier, pendant les fêtes ?

 

Mais nous n'aurons certainement jamais de réponse…

 

Alors, en attendant, profitons de l'occasion, la course de la Marmite , c'est comme le carnaval : même les pauvres, plumés, exploités, pressurés peuvent faire la fête pour oublier leurs malheurs !

 

PS : dans les "sponsors" de la course, le principal n'est-il pas l'UBS d'ailleurs ? On pourra méditer en courant sur le sens du "sponsoring"… financé en réalité par votre travail, votre argent… et maintenant vos impôts !

 

... En mangeant des pâtes quelques jours de plus par mois, pensez à M. Ospel et ses successeurs !

08:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : profit, capitalisme, libéralisme, ubs, banques, marmite, escalade | |  Facebook

14/11/2008

En utilisant votre ordinateur, vous acceptez d'être espionné…

Depuis plusieurs années, les éditeurs de logiciels, en particulier de systèmes d'exploitation (par exemple Windows ou Vista de Microsoft, Mac OS X d'Apple) ou de langages de programmation (Java de Sun par exemple), ont généralisé les systèmes de mises à jour automatiques. Quand tout va bien, un petit message sur votre écran vous indique qu'une mise à jour doit être installée. Parfois, il vous est demandé d'accepter les conditions de l'éditeur pour pouvoir installer la mise à jour. Un clic sur un bouton ou une petite coche "J'accepte", en réalité obligatoires car il est impossible d'installer la mise à jour en question sans en accepter les conditions unilatérales de l'éditeur.

Récemment, une mise à jour intitulée "outil de notification Windows Genuine Advantage" est proposée aux utilisateurs de Windows XP. Il est indiqué que cet outil "vous avertit si votre copie de Microsoft Windows n'est pas authentique. Dans ce cas, l'outil vous aidera à obtenir une copie sous licence de Windows.". Tout utilisateur disposant d'une copie légale de Windows XP peut, en toute bonne conscience, choisir d'installer une telle mise à jour.

Le problème est qu'en installant cette mise à jour, Microsoft vous oblige à accepter un contrat  de licence… Et vous n'avez évidemment pas le choix : impossible d'installer la mise à jour sans accepter le contrat…

Avez-vous déjà lu les termes des contrats imposés par les éditeurs, ici Microsoft ? Ils sont tout simplement scandaleux car d'une part ils ne vous laissent aucun choix, aucune possibilité de négocier par exemple un contrat spécifique et, surtout, ils donnent aux éditeurs le droit d'espionner votre ordinateur et vos agissements à plein temps.

Voici ce que contient en effet ce contrat :

 4.  Services Internet.  Microsoft fournit des services Internet avec ce supplément. Ces services peuvent être modifiés ou interrompus à tout moment. Ce supplément se connecte aux systèmes informatiques de Microsoft ou de fournisseurs de services via Internet comme décrit ci-dessous.  Dans certains cas, vous ne recevrez pas de notification de connexion.  Pour plus d’informations sur cette fonctionnalité, consultez http://go.microsoft.com/fwlink/?LinkId=68985.

 

5.  Données informatiques.  Ce supplément utilise des protocoles Internet pour envoyer à Microsoft des informations sur votre ordinateur, telles que la clé de produit de votre copie de Windows XP, le numéro de série du volume du disque dur, le fabricant de votre PC, la version de votre système d’exploitation, l’ID de produit de Windows XP, des informations sur le BIOS du PC, les paramètres régionaux utilisateur, la version linguistique de Windows XP, le résultat de la validation et le résultat de l’installation de ce supplément. Certaines informations dérivées de votre adresse IP, qui ne permettent pas de vous identifier, sont également envoyées en même temps que les informations relatives à votre ordinateur.

 

6.  Utilisation d’informations. Nous pouvons être amenés à utiliser les informations relatives à votre ordinateur pour améliorer notre logiciel et nos services, nous aider à limiter l’utilisation du logiciel sans licence et établir des statistiques.  Nous pouvons également être amenés à les partager avec des tiers, tels que des fournisseurs de matériels et de logiciels ou des bénéficiaires de licences en volume pour les aider à protéger leurs clés de licence.

 

7.  CONSENTEMENT POUR LES SERVICES INTERNET.  EN UTILISANT CETTE FONCTIONNALITÉ, VOUS CONSENTEZ À LA TRANSMISSION ET À L’UTILISATION DE CES INFORMATIONS SUR VOTRE ORDINATEUR.  MICROSOFT N’UTILISE PAS CES INFORMATIONS POUR VOUS IDENTIFIER OU VOUS CONTACTER.

 

Il me semble particulièrement inadmissible d'introduire des dispositions donnant des droits d'espionnage au prétexte de vérifier la validité de votre installation informatique et cette impunité technologique absolue contient les germes d'une société totalitaire ! Big Brother est là, chez vous ! Mais il s'appelle en réalité Uncle Sam…

Le hasard faisant qu'une mise à jour de Sun pour Java (Java SE Runtime Environment (Jre) Version 6) était également disponible ces derniers temps, j'ai constaté qu'il contenait également une disposition autorisant l'espionnage de votre ordinateur :

 G.   Installation et mise à jour automatique. Les procédés d’installation et de mise à jour automatique du logiciel transmettent à Sun (ou ses prestataires de services) un volume restreint de données sur lesdits procédés, et ce dans le seul et unique but d’aider Sun à mieux les comprendre et les optimiser. Sun ne saurait aucunement associer les données avec des informations personnellement identifiables. Pour plus de détails sur les données collectées par Sun, consultez http://java.com/data/.

Vous me direz peut-être que cela n'est pas si grave, surtout si on n'a rien à se reprocher…

Mais, pour moi, le problème réside dans le non-choix dans lequel les éditeurs vous mettent bien malgré vous : si vous souhaitez disposer de logiciels qui fonctionnent mieux qu'à leur première installation… un peu comme si en ramenant votre mixer ou votre téléviseur défectueux au magasin, le technicien vous répondait "OK, on le répare MAIS vous devez d'abord me donner les clés de votre appartement !"

16:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : microsoft, windows, vista, sun, java, apple, mac os | |  Facebook

12/11/2008

Les mamans tuent parfois les enfants des autres...

Mardi 30 juillet 1991. Myvatn. Islande. Un lieu magique. Un temps magnifique. Un paradis pour ornithologue.

Accompagné de deux jeunes ornithologues allemands, je marche avec mon télescope, mes jumelles et mon appareil photo le long de la côte ouest du lac. De l'autre côté du lac, les sombres pentes du Hverfjall nous observent. C'est là peut-être que Sauron régnait sur son royaume de Mordor…


Dans le courant de l'après-midi, nous montons au sommet d'un ancien petit cratère, du côté de Neslandavik. Pour admirer la vue. Le lac. Nous reposer aussi.


Un plongeon imbrin adulte miaule, une fois, deux fois. On dirait qu'un chaton se noie tellement il miaule fort… Il tient un poisson dans son bec. Il appelle, miaule et miaule encore. Enfin, un autre adulte accompagné d'un juvénile arrivent. L'adulte donne son poisson au juvénile. Sous l'eau. Et hop ! Poisson avalé !


En descendant du cratère, un canard attire mon attention : il s'agite bruyamment, sans raison apparente. Télescope.

C'est une femelle de garrot d'Islande, un magnifique "canard" islandais. Elle n'est pas seule. Un caneton. D'une autre espèce dirait-on. La femelle garrot se jette sur lui, et lui donne de vigoureux coups de bec. Le caneton essaie de s'enfuir. La femelle s'acharne, elle plonge pour le rattraper, lui donne encore des coups de bec, le pince au cou. Cinq minutes d'acharnement. De coups de becs. Le caneton est mort.


La femelle lui donne encore quelques coups de bec puis s'éloigne. Tranquillement. Elle rejoint un groupe de 6 canetons. Aucun comportement particulier. Ses canetons…


Cette histoire islandaise m'est revenue à l'esprit hier matin. Alors que je montais à vélo à la crèche de Plan-les-Ouates pour amener ma fille Anja. Et que je subissais une fois de plus les voitures mal garées de certaines mamans qui amènent aussi leurs enfants. Plus possible de passer avec une poussette. Difficile avec le vélo.

voitureCrechePLo.jpg

Qu'une partie des hommes, des mâles, se comporte sans respect particulier des autres, de la progéniture des autres, n'est pas de nature à me surprendre particulièrement (certains ont même d'ailleurs tendance à délaisser leur propre progéniture…). Surtout au volant.


Mais que des mamans en fassent de même me surprend toujours… Quand je pense à l'attention qu'elles portent à leurs chers bambins ! A tous les risques qu'elles veulent anticiper, prévenir, éviter… Même si cela porte à conséquence pour les enfants des autres… C'est dramatique ! Ne serait-il pourtant pas possible d'assumer de façon responsable ses choix, en cherchant une place de parking et en marchant 5 minutes s'il le faut ? Ou en venant à pied ou à vélo si on ne veut pas attendre ?

Notre société ne montre pas le bon exemple en n'étant pas plus sévère envers les adultes qui se comportent ainsi : quelle image de notre société, de nos valeurs, du respect des autres auront ces enfants en voyant leurs parents agir – et sans doute parler – sans faire attention aux autres ? On pourra toujours se plaindre des jeunes qui ne respectent rien… mais ce sera trop tard !

 

Plongeon imbrin : http://www.oiseaux.net/oiseaux/plongeon.imbrin.html

Garrot d'Islande : http://fr.wikipedia.org/wiki/Garrot_d'Islande

Le lac de Myvatn : http://www.linternaute.com/voyage/islande/nord-de-l-islande/curiosite-naturelle/le-lac-myvatn/

Le Seigneur des Anneaux et le Mordor : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Seigneur_des_Anneaux

 

ps : la voiture garée est bien celle d'un parent mais peut-être pas d'une maman

14:12 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : maman, crèche, respect, myvatn, plan-les-ouates, plongeon imbrin, garrot d'islande | |  Facebook

23/10/2008

Le Sole Mio, c'est la sécheresse, n'y mettez plus les pieds !

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/01/348499467.jpgJeudi 13h. Avec ce froid, pause vrai repas plutôt que sandwich... Des pâtes ? Oui, des pâtes, bonne idée. Et je ne suis pas loin du Sole mio, ça fait longtemps. Libé pour la lecture (ça fait aussi longtemps) et j'y vais.
- Spaghetti plat du jour, 2 dl de rouge, une carafe d'eau, s'il vous plaît.
- Une carafe d'eau ?
- Oui, une carafe d'eau, s'il vous plaît !
- Non Monsieur, il n'y a plus de carafes d'eau ici...
- Comment plus de carafes ?!??
- Oui Monsieur, c'est les ordres du patron: plus de carafes d'eau !
- Mais c'est scandaleux ! Inadmissible !
- Désolé, c'est les ordres du patron...


Et le patron n'est pas là. Je suis vraiment choqué ! Comment peut-on refuser de servir une carafe d'eau à des clients qui consomment d'autres choses ?! C'est pitoyable ! En tout cas c'est sûr : je n'y remettrai plus les pieds! Je préfère ça plutôt que de rester... en carafe !
Ps: le plus nul, c'est qu'avec mon café, on m'offre... un limoncello...

15:13 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sole mio, carafe d'eau, bistrot pas sympa, restaurant pas sympa | |  Facebook

17/10/2008

Prémonitoire pour la République : le filet d'aigle fin...

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/00/1704067657.jpgPrémonitoire pour la République : le filet d'aigle fin...
Magnifique cadeau d'anniversaire au Motelon, mon bistrot de quartier préféré : de l'aigle fin ! Pour un député ornithologue amateur, ça fait tout drôle d'imaginer que la République finira peut-être, après le vote de dimanche, comme un gypaète valaisan, victime de braconniers ringards et liberticides, radicaux, libéraux en tête. Suivi de ceux qui avancent... vers le passé!
Ps historico-ornithologique: je me demande d'ailleurs depuis longtemps si le drapeau genevois a un aigle... ou un milan noir... Car c'est un migrateur charognard... Un peu comme un banquier qui planque ici le fric des riches exploiteurs-magouilleurs en Afrique ou ailleurs...

14:00 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

08/10/2008

Combien les fonctionnaires de l'Etat payent-ils pour garer leur voiture sur leur lieu de travail ?

(et sera-t-il possible de mettre fin à des situations privilégiées injustifiées et inacceptables ?)

 

En juin dernier, j'ai déposé une IUE, Interpellation Urgente Ecrite, afin de connaître le détail des prix pratiqués par l'Etat lorsqu'il loue des places de parking – y compris au centre-ville - à ses fonctionnaires.

 

 

Il faut dire que les quelques échos que j'ai eus à ce sujet m'ont laissé – et ce n'est pas peu dire !– sans voix… Des places de parking en plein centre-ville louées entre 20 et 30 francs par mois, c'est vraiment indécent !

 

 

Alors que Genève souffre d'un trafic pendulaire beaucoup trop important, alors que les pouvoirs publics et notamment l'Etat insistent sur la nécessité d'abandonner autant que faire se peut la voiture pour les transports publics ou le vélo, alors que les personnes qui stationnent en zone horodateurs ou en parking souterrain payent près de 300 francs par mois, alors que le nombre de places de parking sur domaine privé est beaucoup trop élevé et que ces places ne rapportent rien d'autre que des nuisances aux collectivités publiques, l'Etat se comporte de façon particulièrement peu exemplaire.

 

 

Cerise sur le gâteau, et malgré la pause estivale, le Conseil d'Etat n'a pas été capable de répondre à ma question lors de la session de septembre du Grand conseil… alors que les réponses aux IUE sont justement sensées être apportées par le Conseil d'Etat à la session suivant celle de la question….Ce qui semble signifier que jusqu'à ce jour, l'Etat ne disposait pas d'un recensement centralisé de ses places de parking et de leur prix de location ! J'espère que la réponse du Conseil d'Etat nous parviendra bien ce jeudi… Et que nous parviendrons d'une part à aligner le prix de location de ces places sur celles du marché et d'autre part à en supprimer une partie… car s'il y a trop de places de stationnement sur domaine privé, il y en aussi beaucoup trop à l'Etat !

 

 

IUE_PrixDesPlacesDeParkingALEtat.pdf

03/10/2008

Les criminels motorisés du quotidien.

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/88532230.jpgLes criminels motorisés du quotidien.
Magnifique... Le gros 4x4 garé sur le trottoir, comme il se doit, il vous reste 1m au maximum pour raser le trottoir... Ou, surtout avec une poussette, la piste cyclable.. Manque de bol, un scootériste trouve pratique de doubler les voitures par là, en roulant très vite pour arriver le premier aux feux.. Hauteur du 4x4, vitesse du scooter... On ira tous au paradis... mais vous et vos enfants avant les autres.

18:01 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : vélo, scooter, piste cyclable, 4x4, poussette, piéton, criminels motorisés | |  Facebook

02/10/2008

Décaillet ou la baudruche de la liberté autoproclamée qui se dégonfle

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

En arrivant en commission ce mercredi midi, j'apprends par un Député populiste ravi et gonflé à bloc, que l'invité de M. Décaillet ce matin sur Radio-Cité était Maître Bonnant, venu conforter la thèse du maître de céans, à savoir que le MCG n'était pas populiste. Quelques échos de-ci, de-là m'apprennent également que M. Décaillet s'est fendu d'une réponse sur son blog à mon précédent billet…

Voyons, voyons… M. Décaillet se la joue traditionaliste, il commence par une petite attaque personnelle gratuite " Député au Grand Conseil, élu pour s’occuper du bien commun, le socialiste Roger Deneys passe le plus clair de son temps à expectorer, dans un style où l’approximatif le dispute au nauséabond, le plus noir de son fiel contre tout journaliste de ce pays donnant la parole à d’autres voix que celles de son seul camp. C’est son occupation principale. Son moteur.".

Comme je n'ai jamais rencontré ce monsieur et que je ne pense pas qu'il se soit intéressé auparavant à mes modestes, très modestes, horriblement modestes faits et gestes de fourmi, je me demande évidemment sur quoi il se fonde concrètement pour tenir de tels propos, peut-être a-t-il pu consulter ma fiche à la P 26, au Vatican ou à Ecône ?

Mais impossible de le savoir. Pourtant, et je n'oserais évidemment pas donner de leçon de journalisme à M. Décaillet, il me semblait que les preuves, la précision, le récit des faits, des sources d'information identifiées étaient à la base du journalisme digne de ce nom… Mais ici, rien, il ne justifie même pas le contenu de son blog par un lien sur mon article ! 

Bon, je n'ai peut-être pas les qualités requises pour être considéré comme un expert en matière de journalisme, mais j'ai la chance d'avoir pu nourrir mes réflexions sur le sujet tant par une lecture attentive - et critique - du Canard Enchaîné depuis de très nombreuses années (c'est un modèle en la matière, d'autant plus qu'il n'a pas de publicité et ne dépend donc pas d'intérêts financiers occultes) et d'avoir plusieurs amis journalistes… dont le parrain et la marraine de mon fils : eux, dans leur travail, me semblent savoir faire preuve d'écoute et de respect, sans pour autant renoncer à leurs convictions.

Je suis "nauséabond" mais nous empruntons notre vocabulaire au même marécage, je le qualifie certes de crapaud mais son billet traite de grenouilles celles et ceux qui ne pensent pas comme lui…

Mon "occupation principale" est "d'expectorer mon fiel contre tout journaliste", "toute haine de l’autre joyeusement crachée" mais il ne connaît pas mon emploi du temps, ni mon travail ni mes autres activités. Je blogue de 7 en 14 alors que lui écrit ou paraît quotidiennement dans les médias genevois et que je lis régulièrement des papiers dans lesquels lui dénigre gratuitement le  monde politique genevois qui ne pense pas comme lui.

Il trouve mon style "approximatif" mais dans mon billet je cite précisément ses écrits alors que lui ne le fait pas (et il ne met même pas de lien sur mon billet, ce qui permettrait à tout un chacun de juger de nos styles et emportements respectifs).

Et je n'ai pas à ce jour eu connaissance des qualifications de M. Décaillet en matière de jugement de styles, la fréquentation mondaine des artistes ou autres "élites" ne me semblant pas de nature à faire de qui que ce soit un artiste, même si c'est une prétention courante chez les personnes qui se pensent cultivées. Mais en réalité, il n'y a pas d'art sans risque.

Mais c'est vrai qu'il a sans doute été désarçonné car il ne doit pas souvent lire ou entendre des critiques : tout le monde, des artistes aux politiques, sait bien que pour bénéficier de la puissance médiatique, il faut de préférence servir la soupe (pour parler poliment) de ces fantastiques, brillants, uniques journalistes et animateurs ! La complaisance est la norme. La vérité l'exception. D'ailleurs, la fourmi Deneys ne perd rien pour attendre, à un an des élections cantonales, elle va se faire broyer par le Décaillet déchaîné… Pauvre de moi ! J'en tremble déjà…

Le pire dans le papier de M. Décaillet, est qu'il ne sait même pas lire. Il interprète, suivi par quelques zélateurs obtus (on quitte le monde des batraciens pour entrer dans celui des ovins). La vue peut-être brouillée par la contradiction, comme un petit garçon boudeur, il me fait penser à mon fils de 6 ans et demi.

Mon papier revenait sur sa négation du qualificatif "populisme" au sujet du MCG. Dans ce papier, je n'ai pas du tout cherché d'explications aux résultats de dimanche dernier à Vernier. Et il ne sait même pas ce que j'en pense, il ne m'a pas appelé, ni interviewé, ni sur les résultats de dimanche, ni sur la candidature socialiste. Il n'a pas non plus pu le lire ici ou là car je ne me suis pas exprimé publiquement sur le sujet (ça viendra peut-être mais, vous savez, en politique comme ailleurs, on aime d'abord laver son linge sale en famille). Mais il sait : "Ce qui est un peu plus inquiétant, c’est la confirmation, chez certains socialistes genevois (Dieu merci, pas majoritaires) de l’incapacité à perdre une élection sans immédiatement en rendre responsable la presse".

Je suis membre d'un parti politique, donc effectivement "partisan" et libre de l'être (parce que pour M. Décaillet, un socialiste devrait être conservateur, intégriste même, démagogique, favorable aux baisses d'impôts en faveur des plus riches, favorable à de grands projets qui bétonnent le territoire, etc., etc. … bref, tout sauf socialiste !) lui est journaliste, sensé respecter des principes d'indépendance et d'objectivité énoncés à la fois dans la "Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste" et la "Loi fédérale sur la radio et la télévision", mais il mélange allégrement les genres, quand ça l'arrange, comme ça l'arrange, passant d'une casquette d'éditorialiste dans la Tribune de Genève à celle de journaliste sur Léman Bleu ou Radio-Cité… C'est trop facile et c'est à mon avis un des principaux reproches qu'on peut faire à Léman Bleu, qui n'est pas TV Vatican ou TV Ecône : avec M. Décaillet et ses nombreuses casquettes interchangeables, les limites de l'article 4 de la Loi fédérale sur la radio et la télévision, Exigences minimales quant au contenu des programmes" sont atteintes, voire dépassées. Et il n'y a plus aucune vraie liberté, seulement la pensée unique, pour ne pas dire l'unique pensée.

Comme je n'étais jamais allé sur son blog, je vois que M. Décaillet l'a, en toute modestie, intitulé "Liberté".

 

Ben, voyons ! La démonstration est ici faite ! Liberté d'asséner des jugements à 2 balles sur tout un chacun, mais interdiction d'oser contredire le grand homme !

Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste http://www.presserat.ch/21730.htm  

Déclaration des devoirs

Le/la journaliste qui récolte, choisit, rédige, interprète et commente les informations respecte les principes généraux de l'équité exprimés par une attitude loyale envers ses sources, les personnes dont il/elle parle et le public ; il/elle tient pour ses devoirs essentiels de: 1.      Rechercher la vérité, en raison du droit qu'a le public de la connaître et quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même. 2.      Défendre la liberté d'information et les droits qu'elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l'indépendance et la dignité de la profession. 3.      Ne publier que les informations, les documents, les images et les sons dont l'origine est connue de lui/d'elle; ne pas supprimer des informations ou des éléments d'information essentiels; ne dénaturer aucun texte, document, image et son, ni l'opinion d'autrui ; donner très précisément comme telles les nouvelles non confirmées; signaler les montages photographiques et sonores.

RS 784.40 Loi fédérale sur la radio et la télévision http://www.admin.ch/ch/f/rs/784_40/a4.html

Art. 4 Exigences minimales quant au contenu des programmes

1 Toute émission doit respecter les droits fondamentaux. Elle doit en particulier respecter la dignité humaine, ne pas être discriminatoire, ne pas contribuer à la haine raciale, ne pas porter atteinte à la moralité publique et ne pas faire l’apologie de la violence ni la banaliser. 2 Les émissions rédactionnelles ayant un contenu informatif doivent présenter les événements de manière fidèle et permettre au public de se faire sa propre opinion. Les vues personnelles et les commentaires doivent être identifiables comme tels. 3 Les émissions ne doivent pas nuire à la sûreté intérieure ou extérieure de la Confédération ou des cantons ni à leur ordre constitutionnel, ni violer les obligations contractées par la Suisse en vertu du droit international. 4 Les programmes des concessionnaires doivent refléter équitablement, dans l’en-semble de leurs émissions rédactionnelles, la diversité des événements et des opinions. Si une zone de desserte est couverte par un nombre suffisant de diffuseurs, l’autorité concédante peut exempter un ou plusieurs concessionnaires de l’obligation de diversité.

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2008/09/30/roger-deneys-l-impasse-du-destin.html#comments

Roger Deneys, l'impasse du destin

Sur le vif – Mardi 30.09.08 – 09.25h

Député au Grand Conseil, élu pour s’occuper du bien commun, le socialiste Roger Deneys passe le plus clair de son temps à expectorer, dans un style où l’approximatif le dispute au nauséabond, le plus noir de son fiel contre tout journaliste de ce pays donnant la parole à d’autres voix que celles de son seul camp. C’est son occupation principale. Son moteur. Cet élu, dont on attend vainement, au passage, l’amorce d’une idée pour faire avancer la vie de la Cité , s’en va vitupérant, toutes stridences sifflées, toute haine de l’autre joyeusement crachée, sur les chemins d’impasse de son destin. C’est son droit. Chacun occupe son existence comme il peut. Mais Roger Deneys, au fond, existe-t-il ? Ce qui est un peu plus inquiétant, c’est la confirmation, chez certains socialistes genevois (Dieu merci, pas majoritaires) de l’incapacité à perdre une élection sans immédiatement en rendre responsable la presse, comme on tue le messager de la mauvaise nouvelle. Oui, il y a, dans ce parti cantonal, une petite clique de censeurs, détestant au fond la presse, la libre circulation des idées, rugissant dès qu’on donne la parole à leurs adversaires, ou qu’on exprime un point de vue contrariant leur dogme. Juste une clique, mais qui fait du bruit : naguère un conseiller national, aujourd’hui une magistrate de la Ville , ainsi qu’un maire, lorsqu’on omet de faire la révérence devant la Lumière de sa Préciosité. Autant dire, pas grand monde. (…) Pascal Décaillet, alias "Liberté"

30/09/2008

MCG : Décaillet fait semblant de ne pas voir l'arbre qui cache la forêt

A la lecture de la chronique de M. Décaillet de ce lundi 29 septembre 2008, je ne peux m'empêcher d'être atterré devant tant de mauvaise foi.

Ainsi, ce serait de "mauvais perdants (qui) tentaient d'expliquer leur échec par le "populisme" du MCG", des "donneurs de leçons" qui ne verraient pas que "le meilleur allié du MCG, c'est sans doute, par exemple, l'arrogant silence du ministre de tutelle des SIG chaque fois qu'on le sollicite sur le sujet".

Et M. Décaillet , en sombre crapaud prophétique qui se proclame "ni MCG ni partisan du populisme", d'évoquer le chœur des batraciens coassant "populisme" pendant que le MCG, "lentement mais sûrement, continuera de marquer des points"

Que M. Décaillet ne soit pas populiste, je dois dire que j'ai des doutes. Au-delà de son vernis de culture qui éblouit même parfois les innocentes petites reinettes, il avait, presque au hasard, parmi ses invités favoris au moins du temps de Forum (mais je ne pense pas que cela ait changé depuis) Uli Windisch, un sociologue de l'Université de Genève qui tient des théories discutables, et même parfois proches des théories simplistes de l'UDC.

D'autre part, et c'est là que je pense que M. Décaillet bave un peu vite sur les gentilles grenouilles, il feint d'oublier qu'il contribue presque à plein temps au succès du MCG et de ses sbires les plus en vue en les invitant régulièrement sur son plateau de télévision, en en parlant dans sa chronique dans la Tribune, quand ce n'est pas encore en plus sur son blog qui est repris en dernière page de la Tribune… Ben voyons ! Pas de raison de s'arrêter : c'est bon pour l'audimat et le tirage ! Et ce qui est bon pour l'audimat et le tirage est bon pour les affaires… et sans doute aussi celles de M. Décaillet (plus de lecteurs, plus de téléspectateurs, plus d'auditeurs maintenant que Radio Cité s'y met aussi, augmentent la valeur marchande de M. Décaillet ).

Et jusqu'à ce jour, tant la Tribune de Genève que Léman Bleu, où sévit M. Décaillet , accordent une couverture médiatique totalement disproportionnée aux individus en question, alors même que la plupart de leurs affirmations (du genre de celles qu'on peut entendre au sujet du voyage du Grand Conseil qui serait payé par les contribuables ou d'un prétendu "vol de 100 millions aux genevois" par les SIG) sont d'une part fausses, mais surtout formulées en des termes qui ne laissent pas de place aux explications sérieuses. L'énormité des affirmations, le dénigrement sous-jacent et permanent des institutions et des personnes qui en seraient les auteurs, rendent le débat normal et sain sur le fonctionnement de nos institutions, totalement impossible !

En effet, les personnes sérieuses sont totalement incapables de répondre à ces affirmations que vous propagez avec délectation car, justement, des personnes sérieuses n'utilisent pas la même rhétorique… Et cela ne vous intéresse guère, M. Décaillet , ça ne fait pas vendre !

Si on prend la question des "100 millions volés aux genevois par SIG", comment est-il possible dans notre République, d'imaginer que cela puisse correspondre à la réalité ? La formulation est évidemment plus alléchante pour vendre le sujet mais c'est tellement faux qu'on ne devrait simplement pas avoir le droit de l'utiliser, sauf à vouloir jouer au pompier pyromane. En réalité, la question qui se pose est celle du prix de l'énergie payée par les genevois-e-s au regard des enjeux stratégiques de l'entreprise (qui est quand même revenue de loin et qui a encore pas mal de chemin à parcourir), de sa politique énergétique (verte, etc.), de l'appétit des actionnaires publics (et qui va d'ailleurs en s'accentuant, compte tenu de la politique de Droite qui consiste à baisser les impôts avant de rembourser les dettes et de payer les prestations nécessaires) et aussi de la nécessité sociétale de baisser des prix de biens précieux alors que le gaspillage est énorme ! Alors, quand on lit "100 millions volés", on est déjà mal barrés pour causer sérieusement ! Reformuler, recadrer, ne pas se laisser emporter dans une dérive professionnelle au relent commercial… C'est ce que j'attendrais de journalistes sérieux.

C'est d'ailleurs parce que M. Décaillet met le mot populisme entre guillemets quand il parle du MCG que je tique… Le MCG ne serait-il donc pas "populiste" comme le coassent les batraciens ? J'ai un doute… Alors, pour être plus au clair, je fais quand même quelques rapides recherches sur Internet. Il y a, parmi bien d'autres contributions, la définition de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Populisme_(politique)

et une chronique du Nouvel Obs http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p19940602/articles/a34851-populisme_nationalisme_fascisme.html

dans laquelle je lis notamment ceci "A l'époque moderne, la télévision est l'instrument par excellence du populisme, d'où son utilisation par des démagogues de toutes origines et de toutes orientations comme Le Pen, Tapie, Berlusconi ou Jirinovski. Les démagogues partagent avec les narodniks le mépris des corps intermédiaires et des institutions représentatives. Toutefois, les premiers font appel à l'âme du peuple; les seconds, à son corps, et même à son ventre."

Cela ne vous rappelle personne ?

En plus, M. Décaillet se profile sur le même terrain lorsqu'il dénigre les citoyens responsables qui n'ont pas accepté le résultat d'une élection pour laquelle des doutes sérieux quant à la transparence du scrutin subsistaient… et que le Tribunal Fédéral, plus haute instance juridique du pays, a cru bon de confirmer la décision d'invalidation ? Truquer une élection ne serait donc pour M. Décaillet pas un "cas extrême" ? J'en suis soufflé ! Et quant aux résultats de hier, certes, j'en prends acte. Mais je n'oublie pas non plus que le sort juridique du candidat policier finalement élu a été scellé par un Procureur général qui était candidat à sa propre réélection.

Ce qui est par contre sûr, mais M. Décaillet veut l'ignorer, il n'aime pas les petites grenouilles roses et rouges, c'est que contrairement à ce qu'il prétend, la gauche et les socialistes se préoccupent toujours autant de la forêt cachée par quelques gros arbres qu'il feint de ne pas voir : les personnes défavorisées, la vie dans les quartiers "difficiles", les problèmes liés à l'intégration, aux migrations faites dans la douleur et dans la précipitation. L'insécurité et les incivilités aussi. Les personnes âgées, les enfants. Mais pour nous, les réponses ne sont pas possibles en niant la réalité des problèmes, donc elles sont complexes car la réalité EST complexe. Et difficilement intéressantes quand on cherche de l'Audimat entre un match de foot, un feuilleton "décomplexé", un jeu pour lobotomisés et une émission de téléréalité…

Alors, si cette forêt d'électeurs et électrices qui votent actuellement MCG ne sont pas tous populistes et qu'ils vivent dans des conditions pas faciles sans que les pouvoirs publics ne leur donnent de réponses satisfaisantes à leurs yeux, ils n'en sont pas moins effectivement menés par de vrais populistes dont M. Décaillet fait le lit au quotidien, même s'il feint de ne pas le voir.

03:41 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : décaillet, mcg, tribune de genève, léman bleu, sig, populisme | |  Facebook

19/09/2008

Sur le chemin de l'école, en passant par l'écart-type et les vacances...

Sur le chemin de l'école, on a le temps de penser à ceci ou à cela… J'ai un peu de temps pour vous en faire part…

 

Avec un peu de retard, je lis l'article de la TdG du 22-23 août au sujet de la rentrée scolaire 2008. Puis les articles du 9 septembre concernant d'une part les mauvaises estimations dans l'enseignement spécialisé et d'autre part le mail incendiaire d'André Duval, le président d'ARLE, à certains directeurs d'école fraîchement entrés en fonction.

 

Je dois dire que j'ai une certaine admiration pour le travail de "mon" Conseiller d'Etat Charles Beer car, le moins que l'on puisse dire, est que la gestion politique de l'école genevoise, des classes enfantines à l'Université, n'est pas de la tarte ! Et que les réponses à trouver sont loin d'être évidentes compte tenu des forces contradictoires en action.

 

Ainsi, dans l'article du 22-23 août, Jérôme Faas évoque un "débat scolaire, dont la population s'est emparée depuis quelques années". En réalité, nous avons plutôt assisté à une prise d'otage des problématiques scolaires, par ARLE d'un côté, par le Parti radical de l'autre.

 

Prise d'otage car les propositions avancées sur fond d'électoralisme avéré du côté des radicaux et de frustration mal assumée du côté d'ARLE, ont surtout brillé par leur ineptie.

 

Certes, le "malaise scolaire" peut sembler être une réalité, notamment en raison de la difficulté de partager entre des acteurs aussi différents que les enseignants (des professionnels, avec leur savoirs, leurs compétences…. et leur langage propre, "technocratique") et les parents.

 

Je me souviens encore de cette première séance en tant que parent à l'école du musée d'ethno à Carl-Vogt, il y a 2 ans. Mon fils Yann venait de commencer sa première enfantine. Voilà qu'on annonce aux parents "Nous allons nous présenter !". Bonne idée. La première personne s'annonce : "Bonjour ! Je m'appelle … et je suis GNT… Dans cette école,…". GNT ? GNT ? Aucune explication de l'abréviation. Il m'a fallu près de 2 ans pour retenir le sens de cette abréviation (Généraliste Non Titulaire, un enseignant qui travaille dans plusieurs classes en fonction des besoins) et savoir ce que ça voulait dire…. Sans être prof, sans avoir fréquenté l'enseignement obligatoire genevois, mais en ayant eu des parents enseignants au Cycle à La Chaux-de -Fonds (à l'école secondaire en fait) et en ayant quelques expériences dans l'enseignement de l'informatique aux adultes, j'en suis tout simplement sidéré : la vulgarisation est pourtant indispensable ! Comment peut-on expliquer l'école à des parents, des nouveaux parents, sans être capable de vulgariser ?

 

On peut penser que le rôle des enseignants est d'enseigner un savoir aux enfants et qu'ils n'ont pas eu la possibilité de se former en formation d'adultes… MAIS en ayant écouté cette toute première intervention, j'en suis encore sous le choc : comment peut-on vouloir nouer un contact avec d'autres adultes si la première phrase prononcée est une barrière infranchissable ? Environ 50% des adultes présents sont là pour leur premier enfant et n'ont donc jamais assisté préalablement à ce genre de séance… Et encore seulement le 50% de ces 50% sont francophones… donc la grande majorité des parents ne comprend pas de quoi on parle ! De mon côté, c'est seulement grâce à des rencontres régulières avec une amie, Jennifer, enseignante à l'école primaire que je sais enfin que ce n'est pas "PDC", "MCG", "GPT" ou "DDT"… mais "GNT" ! Et savoir que cela veut dire "Généraliste Non Titulaire".

 

Un certain malaise donc, mais en même temps une association, ARLE, qui prétend résoudre le malaise en question et surtout la principale hantise des parents, l'échec scolaire, d'un coup de baguette magique : une initiative qui demande des notes !

 

A l'époque, j'ai rencontré des parents d'élèves qui m'ont encouragé à signer l'initiative en question car ils étaient fâchés, déçus et inquiets : l'école publique ne répondait pas à leurs attentes, à leurs questionnements… Il fallait que ça change ! En même temps, ils étaient bien incapables de m'expliquer en quoi le fait de mettre des notes à l'école allait répondre à leurs questions et résoudre leurs problèmes de parents d'élèves… Mais ils avaient signé.

 

Aujourd'hui, alors que les notes d'ARLE ont largement été acceptées par le peuple, rien n'a changé d'un coup de baguette magique ! Sans moyens supplémentaires, sans véritables réformes - sans engagement des parents aussi - rien ne changera…

 

Les réformes engagées par Charles Beer, notamment en nommant des directrices et directeurs d'école à l'école primaire vont véritablement dans la bonne direction, mais je me demande malgré tout si, aujourd'hui, elles sont suffisantes : l'institution scolaire, la hiérarchie en réalité, a creusé un profond fossé entre elle et les parents (et sans doute aussi les enseignants) et elle a tendance à persister dans ses travers (je pense encore à un courrier adressé à tous les parents l'année dernière, incompréhensible, pas français même selon ma maman). Et les moyens sont encore certainement insuffisants, ce qui pose une fois de plus la question de la volonté politique du Grand Conseil, où les partis politiques de droite jouent aux pompiers pyromanes, en dénonçant des problèmes - réels ou supposés-  mais en refusant d'accorder des crédits réellement suffisants au Département de l'Instruction Publique... Se pose également la question dans l'autre sens, le pouvoir politique, le Conseil d'Etat, a-t-il déjà pu appréhender la réalité du terrain autrement qu'à travers une hiérarchie, compétente sans doute mais surtout technocratique ? Comme parent-député qui ne siège pas à la commission de l'enseignement, j'ai pour le moment encore un doute.

 

D'ailleurs, l'article de la TdG du 22-23 août contribue à entretenir mes doutes, sans que je puisse savoir s'il s'agit d'une lacune de l'article ou de l'information transmise par le DIP. Il y est indiqué que "la moyenne d'élèves par classe est passée de 18.92 en 1992 à 20.21 aujourd'hui". Une modeste augmentation.

 

Bizarrement, jeudi 28 août, au Grand Conseil, je discute 2 minutes avec un député libéral dont la fille est institutrice à l'école primaire (c'était la maîtresse adorée de mon fils Yann d'ailleurs…). Il me dit "en tout cas, avec 24 élèves, ma fille dit que ce n'est pas évident". Tiens ! Le vendredi 29, en amenant mon fils à l'école, je lui pose la question. Ils sont aussi 24. Bon… la moyenne est à 20.21… réfléchissons… C'est une moyenne sur le canton, donc il peut y avoir des disparités d'un établissement à l'autre. Des disparités manifestement importantes… Donc cette moyenne ne veut à peu près rien dire. Comme toutes les moyennes d'ailleurs. Mon ancien brillant collègue député Jacques François avait d'ailleurs l'habitude de dire : "les pieds dans le congélateur et la tête dans le four, on est à la température moyenne". En statistiques, il existe pourtant une notion complémentaire, automatiquement calculable avec n'importe quelle moyenne, qui s'appelle "l'écart-type" : c'est la moyenne des écarts à la moyenne… c'est-à-dire qu'on mesure "de combien" on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Ainsi, prenons un exemple - fictif - de 2 entreprises qui comptent chacune 2 collaborateurs (j'aurais pu prendre un exemple de moyenne des notes à l'école…) A et B.

 

Dans l'entreprise A, le directeur gagne 9000 et la secrétaire 1000. La moyenne est de 5000.

 

Dans l'entreprise B, le directeur gagne 5000 et la secrétaire 5000. La moyenne est de 5000.

 

Etrange, non ?

 

L'écart-type permet de mesurer comment on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Dans l'entreprise A, on s'éloigne de la moyenne de 4000 vers le bas pour la secrétaire et de 4000 vers le haut pour le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 4000.

 

Dans l'entreprise B, on s'éloigne de la moyenne de 0 pour la secrétaire et le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 0.

 

Un écart-type important par rapport à la valeur de la moyenne indique que la moyenne est obtenue avec des valeurs qui divergent fortement (exemple A), alors qu'un écart-type petit signifie que les valeurs sont toutes proches de la valeur de la moyenne (exemple B). POURQUOI n'est-il pas possible dans une feuille de chou, dans une publication, dans un communiqué de presse, d'indiquer aussi la valeur de l'écart-type !?

 

Ainsi, une moyenne de 20.21, alors que certaines classes (j'en connais au moins 2) comptent 24 élèves, signifie certainement que l'écart-type (les écarts par rapport à cette moyenne) est assez élevé….mais identique ou plus grand qu'en 1990 avec 18.92 élèves par classe ? Y a-t-il plus ou moins de disparités qu'à l'époque ? Sont-elles géographiquement situées dans les mêmes écoles, les mêmes quartiers, les mêmes communes ? Mystère !

 

D'ailleurs, avec ces 2 classes à 24, pour avoir une moyenne proche de 20.21 il faut 3 classes à 18 élèves et une à 19… il faudra que je vérifie…

 

L'école genevoise, plus encore comme parent qui n'a pas suivi son cursus scolaire à Genève, c'est aussi la problématique des horaires… et des vacances. On peut d'ailleurs se réjouir de l'harmonisation prévue dans le cadre d'HarmoS (http://www.cdip.ch/dyn/11737.php), même si elle reste pour moi insuffisante car en matière d'enseignement obligatoire, à l'ère de la précarité professionnelle et de la mobilité effrénée, le fédéralisme n'est plus de mise : il faut un système d'enseignement qui fixe des normes au niveau fédéral. En même temps, les vacances scolaires genevoises sont extrêmement problématiques. Trop longues en été (très difficile pour des parents qui n'ont que 4 ou 5 semaines de vacances par année de "gérer" pratiquement et financièrement 8 semaines de vacances, même avec des grands-parents, même avec des camps de vacances. D'autant plus que la FASe impose des contraintes toujours plus grandes aux maisons de quartier et centres de loisirs, ce qui conduit à un démantèlement progressif d'une partie des activités de centres aérés, p.ex. 6 semaines au lieu de 8, limitation du nombre d'inscriptions liée à la contrainte – financière - de n'engager qu'un seul animateur, tarification progressive liée aux revenus des parents qui ne s'intègre à aucun autre dispositif de calcul des revenus disponibles : effets de seuil garantis !

 

Trop longue en été et en contrepartie trop courte à Pâques et surtout trop courte en automne : les genevois sont ainsi obligés d'aller s'entasser dans les lieux de villégiature traditionnels suisses ou européens…alors qu'ils sont bondés et surtout souvent hors de prix !

 

Je me demande aussi quand cela pourra changer mais compte tenu de la surenchère permanente des groupements tels que ARLE, pas certain qu'un Conseiller d'Etat – aussi brillant soit-il – ait le temps de s'en occuper enfin...

22:40 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : école, grand conseil, vacances, harmos | |  Facebook

Victoire écolo-libérale dans les coulisses du Grand Conseil (Roger Chancelier ?)

Comme vous le savez sans doute, les débats des parlements, le Grand Conseil ne faisant pas exception, sont un savant mélange de sérieux et de moins sérieux, notamment parce que pendant que certains députés qui ont – généralement - suivi les travaux de commission défendent avec plus ou moins de brio leur cause, les autres rongent leur frein (c'est fou ce qu'on aime parler en politique, mais c'est une qualité), attendent les votes et les objets qui les concernent plus directement… Patience, patience… Ainsi, les salles attenantes, la buvette, les ordinateurs portables, les journaux permettent de meubler cette attente… Comme les commentaires, les gags (Ha ! Hier, ce Petit Robert mis en légende de mon collègue Gillet pour Léman Bleu !), les réflexions, les débats d'idées, les commentaires foisonnent…

Pendant le brillant (il faut reconnaître ses qualités indéniables, même s'il gagnerait pourtant à être parfois moins auto-caricatural du creux discours néolibéral) Jornot Show de hier soir, un député libéral me disait "ça fait longtemps que je ne me suis pas autant emm… au Grand Conseil"… Et surtout, 2 autres députés, un libéral (qui aurait pu avoir les mêmes intentions capillaires) et un vert (sans doute jaloux), sont venus me poser des questions sur ma nouvelle coupe de cheveux car ils avaient sans doute percé mes intentions les plus profondes : ressembler le plus possible au Chancelier de la République, M. Hensler ! Oh, certes, la tactique était simple : lui ressembler le plus possible, pour, le jour de son départ, le remplacer ni vu ni connu ! Le vélo remplacera la Mercedes, le café bio + Max Havelaar les horribles et polluantes capsules Nespresso… La République aurait enfin pu entrer dans le XXIème siècle autrement que par de pseudo-révolutions technologiques (on évoquait d'ailleurs aussi l'utilité d'introduire le vote électronique dès 4 ans…) !

 

Mais non, c'est trop ! Je n'assume pas cette subite confusion ! Je vais donc de ce pas aller voir ma coiffeuse préférée, Fabienne, chez Hair Project aux Pâquis. Rendez-vous aujourd'hui à 13h30… Et ensuite, on ne va pas couper les cheveux en quatre au Grand Conseil dès 14h30 ! Non mais !

RogerFuturChancelier.jpg

11:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : chancelier, grand conseil, cheveux, hair project, fabienne, olivier jornot, hensler | |  Facebook