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  • Engelberg:pas vu d'ange mais c'est assez

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    paradisiaque d'être dans un yeti-park avec les enfants qui font de la luge et du bob...

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  • Salon de l'auto (1) : la connerie et le mensonge automobiles sont partout

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    Comme si la voiture signifiait liberté! Comme si un leasing n'était pas un racket dont on est prisonnier !

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  • La Cenerentola (et le Procureur)

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    Mardi soir 19 février au Grand-Théâtre, La Cenerentola de Rossini. Un opéra tellement sublime, tellement pétillant qu'on en salive avec appréhension à l'avance : on attend le génie ou au moins le service rendu humblement au Maître, mais on craint tellement le massacre… Car chaque aria et chaque scène suscitent des attentes énormes, on veut vibrer ! La musique, les arias, les duos, le quatuor et le sextuor sont des moments tellement prenants, tellement jubilatoires que c'est une fête avec champagne à tous les étages ! Et même si j'adore aussi Mozart, Verdi, Wagner ou Richard Strauss, cet opéra de Rossini reste pour moi une sorte de quintessence ambrosiaque de l'art lyrique. Il y a ce jeu avec les voix, le côté farce qui n'en est d'ailleurs pas une, l'ironie, les quiproquos… On peut penser que Rossini cède parfois à la facilité musicale, que le livret n'est pas assez serré, lourd même de temps à autre (avez-vous vraiment bien compris que le prince s'est déguisé en valet ? et que le valet joue le rôle du prince ? oui ? vous êtes sûr ?), mais il se dégage de cet opéra une jubilation céleste dont je respire chaque seconde pour l'éternité ! Après, plus rien n'a d'importance.

     

     

    Et en fait la représentation de ce mardi soir est vraiment bonne, on peut atteindre le ciel rossinien ! Peut-être pas parfaite à mon goût d'amateur (Il faut donc prendre ces commentaires pour ceux d'un amateur de longue date, mais non musicien, je peux donc me tromper, soyez clément et n'hésitez pas à me faire part de votre avis : Don Ramiro, le prince, chante juste mais s'entend parfois à peine et manque cruellement de charisme pour ce rôle; Cenerentola – mais bon, je suis un accro de la voix de Teresa Berganza donc je manque d'objectivité – démarre un peu lentement et avec une voix un peu trop grave à mon goût… la fin est parfaite), mais les décors et la mise en scène sont excellentes et les voix également, mention spéciale à Don Magnifico et Dandini. Donc, une fois de plus, merci au Grand Théâtre, pour cette excellente soirée qui aurait méritée d'être prolongée par un repas rossinien, musical, démesuré, universel… mais un mardi soir d'une semaine de Grand Conseil, ce n'est malheureusement pas raisonnable… Je garde donc les bulles de musique qui pétillent dans ma tête, c'est aussi bon d'ailleurs ! Vive Monsieur Rossini !

     

     

    Le hasard d'une réplique du début, quand Alidoro le tuteur du Prince se rend chez Don Magnifico déguisé en mendiant, m'a cependant titillé l'esprit toute la soirée : les deux filles de Don Magnifico le voient et s'exclament "Des mendiants ! Hors d'ici !". Ensuite, Cenerentola se cachant de ses sœurs lui sert un café et lui donne un morceau de pain.

     

     

    Or, ce mardi matin à la radio romande, nous avions droit à la première mesure électoraliste du candidat Procureur Général Zappelli : les policiers auront le droit de confisquer l'argent des mendiants.

     

     

    Je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à cette campagne virulente de l'automne dernier avant les élections fédérales, attisée – hélas avec succès ! - par l'UDC et son grand complice libéral Christian Lüscher pour bouter hors de Genève les mendiants roumains qui avaient l'outrecuidance de venir quémander les miettes de notre société de surconsommation. Et je me souviens que Daniel Zappelli avait déjà crû opportun de sortir de son devoir de réserve de premier magistrat du canton et avait appuyé ces mesures, ce qui était assez étonnant.

     

     

    Mais c'est la réaction des 2 sœurs, "un rare mélange d'arrogance et de vanité" selon Dandini, le valet déguisé en prince qui me fait penser à la mesure de Zappelli : s'attaquer aux plus faibles, sans moyens de défense, c'est facile. Et aussi faire des courbettes à ceux qu'on prend pour des princes…

     

     

    Nous aurons certainement l'occasion d'en reparler, mais un Procureur Général qui est dur avec les faibles et faible avec les durs, gros trafiquants, financiers véreux, avocats affairistes, c'est extrêmement malsain pour notre société. Nous avons besoin de rigueur et d'actions concrètes proportionnelles à la gravité des délits commis, peu importe qui en est l'auteur.

     

     

    Et d'ailleurs, l'Histoire retient le nom de La Cenerentola et pas celui de ses sœurs...

     

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cenerentola

     

     

    http://www.geneveopera.ch/index.php?id=3&prod=204&saison=07-08

     

     

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  • Les Entrepreneurs Progressistes vous conseillent : Pour aider les PME, votez NON aux cadeaux fiscaux aux gros actionnaires !

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    Patron d'une petite PME, ImagineR Software, depuis bientôt 14 ans, ancien membre du Conseil de Fondation de la Fondetec qui accorde des soutiens financiers à des projets économiques en Ville de Genève, je suis particulièrement choqué par les propositions contenues dans la loi sur l'imposition des entreprises qui est soumise au peuple dimanche prochain 24 février : elles sont très marginalement et à court terme en "faveur" des vraies PME et constituent par contre des privilèges scandaleux pour les gros actionnaires et les investisseurs en général déjà fort bien lotis en Suisse.
    Nous en avons parlé à plusieurs reprises au sein du comité des Entrepreneurs Progressistes, petite association patronale essentiellement genevoise, et nous sommes unanimes à vous recommander de voter NON à cette loi qui s'apparente à une véritable escroquerie pour les petites entreprises.
    Pour en savoir plus, je vous invite à lire ci-dessous la prise mon article qui a été publié dans Le Courrier il y a une dizaine de jours :
    Loi sur l'imposition des entreprises : une véritable escroquerie pour les vraies PME, les petits patrons et les indépendants !
    A la lecture de la Loi soumise en votation populaire le 24 février prochain, il est bien difficile d'imaginer ce qui améliorera réellement la vie des petites entreprises et des indépendants, qui constituent pourtant la base de l'économie de proximité, en offrant des centaines de milliers d'emplois à travers la Suisse.
    Pourtant les slogans sont alléchants, "pour les PME", la campagne du OUI massive et omniprésente et comme il est bien difficile d'imaginer qu'on votera "contre les PME", force est de penser que ce matraquage mensonger portera certainement ses fruits et que la Loi en question sera adoptée. Même si le volet transmission d'entreprise est positif, les véritables petits patrons, les artisans, les actionnaires de petites entreprises de type familial, appâtés par ces slogans rassurants risquent alors de déchanter très vite.
    Des propositions qui favorisent encore plus les investisseurs et les banques au détriment de ceux qui travaillent.
    Parmi les mesures phares sensées améliorer les conditions économiques des entreprises (dans la Loi on ne parle d'ailleurs jamais des PME, c'est un effet publicitaire qui vise à donner une portée générale à des mesures qui ne seront en fait réellement bénéfiques qu'à quelques privilégiés déjà fortunés; on parle de 8'400 contribuables possédant plus de 10% des actions d'une SA dégageant un bénéfice respectable), figure la disposition visant à taxer seulement le 60% des dividendes perçus, au prétexte que les actionnaires/patrons sont taxés à la fois sur le bénéfice de leur entreprise mais aussi sur les dividendes versés. Le problème est que cette mesure ne touche pas l'ensemble des PME et qu'elle est adoptée sans aucune limitation.
    Les indépendants ne sont pas concernés par ces propositions.
    Pour bénéficier de la mesure, il faut en effet être en raison sociale de type SA, société anonyme, alors que de très nombreuses PME sont en raison individuelle : artisans, garagistes, petits commerçants, etc. La constitution d'une SA demande souvent des fonds propres difficiles à réunir pour des personnes qui créent leur propre entreprise et qui n'ont pas un réseau de proches disposant des fonds en question. Pour les indépendants, en raison individuelle, outre l'inégalité flagrante de traitement qu'ils subiront par rapport à leurs concurrents capitalisés, seuls les effets négatifs qui risquent d'être extrêmement violents d'ici quelques années seront au rendez-vous.
    Les petites PME en société anonyme n'auront en réalité pas de meilleures conditions-cadre
    Les petites entreprises qui ne sont pas en raison individuelle ont souvent un capital-actions de cent ou deux cent mille francs, proche du minimum, réparti entre quelques personnes, des associés, des partenaires familiaux. Pour ces entreprises, la question du taux d'imposition des dividendes est essentiellement hypothétique : d'une part, il importe d'abord de garantir la survie de l'entreprise, sans même parler de bénéfices, et de rémunérer les actionnaires-salariés suffisamment pour qu'ils puissent subsister au quotidien; d'autre part, les entreprises ont toujours un objectif global d'optimisation fiscale, qui les incitent par exemple à investir plutôt qu'à réaliser des bénéfices : il est extrêmement dangereux de favoriser les bénéfices et les dividendes au détriment des investissements car la conjoncture est tendue, les marchés volatiles et il n'est jamais certain de bénéficier de résultats favorables plusieurs années de suite.
    De plus, pour des actionnaires de quelques dizaines de milliers de francs, les montants des dividendes sont modestes, voire dérisoires au regard des montants des salaires qu'il convient de toucher pour vivre de façon décente. Pour un capital de 100'000 francs, un dividende de 10% (déjà fort peu probable et très généreux pour des petites PME) représente 10'000.- : ce dividende serait taxé à 60%, soit sur 6'000.- : l'économie fiscale doit certainement représenter quelques centaines de francs, voire un millier… Mais va-t-on "sauver" les petites entreprises avec une mesure aussi ridicule ? Certainement pas ! Les actionnaires de petites PME doivent surtout éviter de tomber dans le piège : l'appât d'une économie fiscale à court terme ne doit pas leur faire ignorer les dangers à moyen et long terme de l'initiative.
    Les grosses entreprises et les gros actionnaires profitent prioritairement de ces mesures
    A l'inverse, les actionnaires (particuliers ou entreprises) qui ne sont pas patrons ou actifs dans l'entreprise mais qui possèdent plus de 10% du capital, bénéficient pleinement de la réduction de l'imposition des dividendes ! Si l'objectif avait été d'aider réellement les patrons-actionnaires, il aurait fallu introduire des mesures limitant à ceux-ci la portée de la mesure. Il aurait également fallu mettre une limite supérieure de capitalisation pour ne toucher que les petites entreprises. Le coût global en aurait été fortement diminué et l'efficacité économique nettement améliorée !
    Le but réel de cette Loi vise en fait à accorder encore davantage de privilèges fiscaux aux investisseurs, aux milieux bancaires déjà particulièrement gâtés par rapport au reste de l'économie suisse : aujourd'hui les banques sont particulièrement frileuses dans l'octroi de soutien aux petites entreprises et aux indépendants, et les rendements de ces investissements sont souvent considérés comme inintéressants compte tenu des risques et de l'existence d'instruments financiers plus spéculatifs et potentiellement plus rentables. Avec cette Loi, les investissements dans les PME deviennent plus rentables à court terme car elle incite les gros actionnaires à demander des versements plus importants de dividendes, et plus spéculatifs car le versement de dividendes, au lieu de constituer des réserves ou de procéder à des investissements, rend l'avenir économique des entreprises plus incertain.
    Les baisses d'impôt modestes pour les petites entreprises seront compensées par des hausses importantes de taxes et de nouvelles contraintes administratives.
    La baisse importante des recettes fiscales qui résulterait de l'adoption de cette Loi, tant au niveau fédéral (on parle de 150 millions de moins pour l'AVS, de 90 millions de moins pour la Confédération) que cantonal (près de 2 milliards de moins pour l'ensemble des cantons suisses) va encore accentuer la pression financière indirecte sur les petites entreprises. Il est pour ainsi dire impossible aujourd'hui, compte tenu du dogmatisme fiscal dominant, d'envisager compenser ces pertes fiscales par d'autres impôts plus équitables : ce sera encore de nouvelles taxes, des certifications payantes (ISO, etc.), des mises au concours harassantes et non rémunérées, une pression plus grande sur les prix, etc., exercée par des collectivités publiques appauvries.
    Les citoyennes et citoyens devront aussi subir indirectement les coûts de ces cadeaux mal ciblés. Pour compenser les baisses de recettes fiscales, les collectivités publiques devront baisser leurs prestations, généralement en visant les secteurs les plus "coûteux" (santé, école, etc.) et augmenter la pression financière indirecte sous forme de taxes totalement inéquitables puisqu'elles ne tiennent pas compte des revenus et des charges des uns et des autres. Le principe est le même que pour les baisses d'impôt linéaires, type "-12%" : chacun a une baisse, mais de quelques francs pour certains… et de quelques millions pour d'autres. Le problème est que quand ces recettes en moins sont compensées par des taxes (qui offrent souvent l'avantage pour les Exécutifs de ne pas nécessiter de mesures législatives trop contraignantes et qui ne sont pas automatiquement soumises en votation populaire), tous les acteurs économiques, riches ou pauvres, sont soumis aux mêmes montants !
    Encore plus de désavantages pour les petites entreprises des cantons urbains
    Une mesure particulièrement délirante d'un point de vue économique rationnel consiste à encourager la concurrence fiscale entre les cantons, alors que les niveaux des prix et des revenus en Suisse sont assez proches mais que les conditions-cadre ne sont pas les mêmes pour tous (p.ex. conventions collective différentes, temps de travail différents, concurrence frontalière plus ou moins forte, loyers très variables, etc.). Avec cette possibilité, on encourage les cantons dénués d'infrastructures publiques importantes (Hôpitaux universitaires, Universités, etc.) car ils ont évidemment de plus grandes possibilités de diminuer leurs impôts en raison de dépenses publiques moins importantes : les entreprises qui sont déjà situées dans de petits paradis fiscaux seront encore plus favorisées par rapport aux entreprises des cantons urbains comme Genève. Pour donner des chances égales à tous, il est important de ne pas accepter le principe du parasitisme fiscal.
    Les véritables problèmes urgents des petites entreprises ne sont pas réglés par cette Loi.
    Cette loi est totalement à côté de la plaque pour aider réellement les PME. Petits commerçants, indépendants, agriculteurs, etc. auront à subir une législation qui favorise encore plus les grosses structures, disposant déjà de moyens financiers importants, ce qui accroîtra certainement encore le rythme de disparition des petits. Toutes celles et tous ceux qui se battent depuis des années, par amour du métier, par tradition, par passion souvent, pour faire survivre leur petite entreprise le savent bien : les problèmes sont ailleurs !
    Une véritable législation en faveur des PME devrait ainsi s'articuler autour de trois problématiques : offrir des locaux commerciaux à des prix décents, garantir l'accès à des capitaux d'investissements non spéculatifs et améliorer le filet social des petits patrons.
    Mais en acceptant cette loi, les moyens manqueront encore davantage pour s'attaquer aux vrais problèmes. Il faut donc la refuser sans hésiter !
    Roger Deneys
    Patron d'ImagineR Software, PME informatique, depuis 1994
    Président du GEIP, Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

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  • Loi sur l'imposition des entreprises : une véritable escroquerie pour les PME !

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    Le 24 février prochain, nous voterons la réforme sur l'imposition des entreprises. Les slogans sentent bon l'avenir radieux, les jours meilleurs : "Oui pour les PME", "Pour l'emploi et les apprentis", etc. La campagne des partisans vise à vous faire croire que toutes et tous allons bénéficier des "avantages" de cette réforme. Dans un édito récent, Pierre Ruetschi, qui n'a sans doute jamais été patron et qui manifestement n'a pas bien compris les mécanismes les plus élémentaires des mathématiques et de l'économie réelle, non spéculative, croit bon de soutenir la réforme alors qu'en fait cette loi est extrêmement dangereuse pour les vraies PME et les indépendants. Et qu'elle n'aura aucun effet positif sur l'emploi. Le mensonge est de règle dans la campagne des partisans du Oui.
    Il est d'ailleurs facile de comprendre pourquoi : la taxation sur le 60% des dividendes versés aux actionnaires possédant plus de 10% des actions va avoir des effets très, très marginaux sur les petites entreprises, de l'ordre de quelques centaines, voire mille à deux mille francs d'économie fiscale (en fait les fiduciaires proposeront aux patrons-actionnaires de PME un nouveau modèle d'optimisation fiscale qui transvasera une partie des revenus sous forme de salaire en dividendes) MAIS elle sera tout bénéfice pour les actionnaires non patron et atteindra des montants de l'ordre de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de francs, pour les investisseurs des très grosses entreprises.
    Si la loi avait voulu améliorer réellement le sort des PME, il aurait fallu y mettre au moins 2 limites :
    1)       Il aurait fallu fixer un capital-actions maximum, de l'ordre de 200'000.- à 500'000.-, au-delà duquel la loi n'agissait plus;
    2)       Il aurait fallu limiter la loi aux seuls actionnaires qui travaillent dans l'entreprise, à l'exclusion des autres actionnaires-investisseurs;
    Et pour que la loi agisse favorablement sur l'emploi, il aurait fallu lier les exonérations à l'embauche de nouveaux collaborateurs.
    D'ailleurs – on pourrait presque en sourire si ce n'était pas une fois de plus une "réforme" (une arnaque est plus correct) au détriment des plus petits – vous devriez vous poser une question : QUI paye la campagne des partisans du Oui ? Si la réforme visait à soutenir uniquement les vraies PME, des petites entreprises, parfois en SA ou en SàRL, souvent en raison individuelle, est-ce que nous aurions une campagne aussi massive ? Certainement pas ! Les PME n'ont pas les moyens de se payer des campagnes pareilles (et d'ailleurs si la réforme avait visé uniquement les vraies PME, le Parti Socialiste n'aurait pas lancé de référendum) ! Et toutes ces annonces dans les quotidiens avec les "têtes bien-pensantes" de la Droite suisse, avocats-affairistes, agriculteurs-rentiers, fonctionnaires patronaux, retraités politiques… Je n'en vois pas beaucoup qui sont de vrais patrons ou qui l'ont été ! Alors ? Qui paye ? Nous n'aurons certainement jamais de réponse précise, la loi du fric est la loi du silence… Mais nous pouvons le deviner : les banques, les milieux bancaires, les milieux d'affaires car c'est une réforme qui bénéficient en réalité aux investisseurs ! Et c'est les seuls qui ont les moyens de payer des campagnes aussi massives et avec une propagande aussi clairement malhonnête.
    Concernant la réforme elle-même, il est vrai que la taxation du 60% des dividendes versés plutôt que le 100% générera une baisse de charge fiscale pour tous les actionnaires de plus de 10%, et donc aussi les petits patrons de PME qui sont en SA. Mais cette économie sera largement compensée par des hausses ou la création de nouvelles taxes, la pression supplémentaire sur les prix (appels d'offres, exigence de certifications payantes, etc.) : il faudra bien compenser l'importante baisse de recettes fiscales que cette mauvaise loi génère !
    Votez NON à cette loi qui fait de fausses promesses aux PME et de vrais cadeaux aux banquiers et aux investisseurs !

     
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  • A Genève, c'est une plaie quotidienne et

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    dangereuse pour les cyclistes : les scooters qui squattent les aménagements vélos (ici Rue Dancet) ! Même si certains cyclistes sont des sauvages, MERCI de nous respecter et ne pas empirer les choses ! Et pour tout le monde, CYCLISTES, AUTOMOBILISTES, MOTARDS ET SCOOTERISTES, arrêtez-vous SVP pour laisser traverser les piétons aux passages-piétons!

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  • Vous voulez un hôpital public, des TPG au service de tous et des SIG qui ne font pas (encore plus) ce qu'ils veulent ? Alors c'est le dernier moment pour agir : signez les référendums !

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    http://www.ps-ge.ch/IMG/pdf/referendum3.pdf 

    En décembre 2007, après des débats épiques, la majorité de droite néolibérale du Grand Conseil a voté 3 projets de loi qui visent à privatiser dans les faits ces trois régies publiques autonomes. Ho, évidemment, cela s'est fait au nom de "l'efficacité", de la "rationalité", mais dans les faits, lors des votes, tous les amendements que les socialistes ont déposé pour améliorer ces projets de loi mal fagotés (sans doute une sorte d'effet Sarkozy précoce, l'idée a dû germer en écoutant sur TF1 une théorie plus ou moins fumeuse de nos voisins français) ont été refusé ! Et quand j'écris cela, ce n'est pas du dogmatisme, c'est factuel car je parle en connaissance de cause : j'ai siégé dans un conseil de fondation avec des représentants politiques, je suis patron d'une petite boîte et j'étais Président de la Commission de l'Energie et des Services Industriels lors de l'étude de ce dossier.
    Les 3 lois déposées par la droite ont été votées sans état d'âme, sans réflexion véritable, pour finalement adopter une seule mesure phare : la réduction du nombre de membres des conseils d'administration des 3 entités en question, en supprimant surtout la représentation de tous les partis du Grand Conseil ! Bref, on restreint le cercle d'initiés, on favorise encore plus les copinages et les magouilles !
    Alors que les amendements socialistes suivant ont été refusés par la majorité de Droite:
    -         Définir un profil de compétences des administrateurs (rien dans la loi, à part " compétents") : REFUSE PAR LA DROITE;
    -         Donner des lettres de mission aux administrateurs (une sorte de cahier des charges, cela se fait chez nos voisins vaudois et avait été évoqué par l'expert consulté; oui, au Grand Conseil, on auditionne UNE personne pour savoir ce que pense la "science") : REFUSE PAR LA DROITE;
    -         Interdire la présence de dirigeants concurrents au sein des Conseils d'administration : accepté par la droite pour l'Hôpital (j'avais déposé l'amendement en commission, cercle plus restreint et souvent plus à l'écoute), MAIS REFUSE PAR LA DROITE POUR SIG ET LES TPG ! Demain il pourra donc y avoir des électriciens ou des recycleurs de déchets privés qui sauront tout ce qui se passe à SIG ! Idem pour les TPG ! Véolia doit en saliver !
    -         Evaluer les performances des Conseils d'Administration : c'est bien joli de dire qu'on doit être "plus compétent" mais encore faut-il se donner les moyens de l'évaluer et le cas échéant le sanctionner : rien dans la loi ! REFUSE PAR LA DROITE !
    -         Nommer un représentant des patients au Conseil d'Administration de l'Hôpital : c'est une recommandation de l'OMS, une lettre d'associations actives dans la défense des droits des patients, notamment en matière psychiatrique a été lue avant le vote du Grand Conseil, mais rien n'y a fait : REFUSE PAR LA DROITE !
    Bref, des lois mal foutues, votées au nom d'une idéologie de privatisations, sans même chercher à améliorer ce qui pouvait encore l'être : une catastrophe !
    Alors les référendums ont été lancés, juste avant Noël ! Le délai de récolte des signatures arrive à son terme ce week-end, c'est le dernier moment pour éviter la catastrophe !
    Si vous voulez éviter le pire, imprimez le référendum à l'adresse http://www.ps-ge.ch/IMG/pdf/referendum3.pdf, signez-le (si vous êtes électrice ou électeur genevois) et déposez-le LUNDI MATIN 21 JANVIER A LA PREMIERE HEURE au Parti Socialiste (à la Rue des Voisins 15), à SolidaritéS (Rue des Gares) ou au SIT (Rue des Chaudronniers). Ou alors allez le signer sur un stand qui se tient ce samedi, en ville ou ailleurs, p.ex. à la Place des Aviateurs à Plan-les-Ouates où je serai de 9h30 à midi !
    Ensuite, si le référendum aboutit, on votera… Vous aurez encore le temps de réfléchir, éventuellement de changer d'avis… Mais le mieux serait de refuser ces 3 lois et de reprendre ce dossier sans dogmatisme néolibéral : tout peut être discuté et amélioré mais il faut travailler sans a priori !
    D'ailleurs, cela me fait penser à un des arguments avancés notamment par la Tribune pour soutenir ces projets de loi : regardez ce qui se passe à SIG et aux TPG ! Des "magouilles", des membres du Conseil d'administration incompétents, mal informés, des rémunérations excessives, etc… Bref, une "mauvaise gestion" qui serait liée à la présence de représentants des partis politiques… Aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de penser au Conseil d'administration de l'UBS (subprime, vous avez dit subprime ? Et c'est combien le salaire d'Ospel ?) ou à celui de l'ex-Swissair… il n'y avait pas de représentants des partis politiques (en gros ça veut dire que c'est des radicaux)… et on voit les résultats…

    Bref, imprimez, signez, faites signer votre compagnon ou compagne, vos amis et voisins et remettez cette feuille au plus tard lundi matin !

    http://www.ps-ge.ch/IMG/pdf/referendum3.pdf

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  • Mes meilleurs voeux ensoleillés pour 2008 !

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    en direct de la magnifique châtaigneraie de Fully ! (Et 3 points de suture frais du jour au coude après une glissade sur la glace aux Bains d'Ovronnaz... l'année commence fort...)

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  • Bonnets d'ânes, têtes de Turc, cactus et lauriers : l'inventaire – subjectif – 2007 – partie 2…

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    Service du Grand Conseil : laurier !
    Jour après jour, heure après heure, le service du Grand Conseil, Maria-Anna Hutter, la Sautière et toute son équipe, les mémorialistes, les procès-verbalistes sont à l'écoute des besoins des Député-e-s et répondent à (presque) toutes nos demandes avec sérieux, compétence et gentillesse, des plus sérieuses aux plus farfelues. Sans cette infrastructure si précieuse – et en réalité aux limites du système compte tenu de la charge de travail et de la complexité croissantes des dossiers – le travail des député-e-s serait tout simplement impossible ! Alors bravo et merci !

     Micheline Calmy-Rey : laurier (rose) !
    Le 1er août au Grütli a été une journée exceptionnelle ! La détermination de Micheline Calmy-Rey pour mettre sur pied cette journée sur la plaine du Grütli et barrer le chemin aux extrémistes de droite qui sont tolérés – quand ce n'est pas encouragés indirectement par les campagnes mensongères de l'UDC – était une démarche extrêmement salutaire, dont Pascal Couchepin devrait s'inspirer s'il ne veut pas confirmer une fois de plus son incompétence, sa lâcheté et sa médiocrité. La journée était belle, la promenade magnifique, les discours réjouissants. Un petit frisson rétrospectif quand même car pendant les discours ensoleillés sur la plaine du Grütli, un gars se baladait nerveusement à côté de nous avec un tshirt faisant la promotion du site www.patriot.ch : une fois de plus, il faut dénoncer la tolérance légale dont font preuve les auteurs d'un site pareil qui devrait être purement et simplement interdit ! Mais pour cela, il faut réunir une majorité politique : allo les radicaux ? Allo les PDC ? On la défend cette démocratie suisse ou on fait le lit de l'UDC ?
    Microsoft : bonnet d'âne !
    Je vous parle rarement de mon travail dans ce blog, certainement parce que c'est difficile de parler des interventions de dépannage informatique, d'installation d'ordinateurs, de réseaux, de serveurs, de programmation, de bases de données… toutes sortes d'interventions sur des ordinateurs équipés de logiciels Microsoft; Windows, Office, Word, Excel, Access, etc. Toutes les versions, toutes les configurations… la "routine" pour de l'informatique, c'est-à-dire une adaptation à des conditions toujours différentes. Quand un certain niveau de performances est atteint, que les logiciels font bien leur travail, que les bugs, problèmes, etc. sont bien identifiés et corrigés au fur et à mesure, c'est presque le bonheur (sauf évidemment pour le client qui peste quand cela ne fonctionne pas). Et Microsoft a – quoi qu'on puisse en dire par ailleurs – réussi à atteindre un niveau de fonctionnalités et de performances tout à fait exceptionnel avec Windows XP Professionnel et Office 2003. Alors quand Microsoft sort un nouveau système d'exploitation appelé Windows Vista et une nouvelle suite bureautique Office 2007, c'est la méfiance. Surtout dans des environnements professionnels déjà opérationnels… Tous les informaticiens vous le diront : à quoi bon remplacer les anciens bugs par des nouveaux sans raison impérative ? Le problème est que Microsoft fait de la vente forcée, sans laisser de choix aux clients : il devient de plus en plus difficile d'obtenir des ordinateurs pré-équipés de Windows XP et – encore pire – c'est pour ainsi dire devenu impossible d'obtenir Office 2003, alors même que l'interface utilisateur d'Office 2007 est entièrement différente des versions précédentes d'Office et que - comme toute nouvelle version, c'est "normal", ne jetons pas la pierre aux informaticiens ! – elle a de nombreux bugs… Dans des bureaux déjà équipés, c'est totalement aberrant et irrationnel d'avoir un nouveau poste qui ne ressemble pas au maximum à la configuration des précédents ordinateurs… Mais c'est bientôt impossible ! Alors Microsoft peut frimer sur ses chiffres de vente de Vista ou d'Office 2007, mais en réalité cela ne répond pas aux souhaits et aux besoins des utilisateurs ! Une véritable responsabilité commerciale consisterait à laisser le choix aux clients qui ne veulent pas sans cesse consommer de la "nouveauté" ! Je crois que Microsoft fait tout pour nous dégoûter et pousser les futurs clients vers l'ouverture des logiciels dits "libres"… L'empire va-t-il s'effondrer ?
    D'un point plus technique, Microsoft en rajoute une couche dans le n'importe quoi, en proposant depuis plus d'une année une base de connaissances (c'est-à-dire une base de données qui recense tous les problèmes signalés sur tous les logiciels et tous les matériels et qui donne toutes les solutions connues : c'est un travail phénoménal !) qui donne des solutions en traduction automatique… je ne sais pas si vous imaginez les résultats… Vous avez une réponse technique, pointue en anglais… et Microsoft a le culot de vous donner des réponses en français via une traduction automatique, c'est-à-dire incompréhensibles, inutilisables… juste bonne à vous dire qu'on vous prend vraiment pour un imbécile, même si l'ensemble de la production logicielle de Microsoft est impressionnante !
    (Si vous voulez voir un résultat, consultez cette page prise au hasard en cherchant dans la base de connaissances un problème théorique mais qui arrive certainement "windows server 2003 impossible d'imprimer" : http://support.microsoft.com/kb/889074/fr... Ok, il y a une mise en garde, mais lisez les symptômes et surtout la cause…)

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  • Bonnets d'ânes, têtes de Turc, cactus et lauriers : l'inventaire – subjectif – 2007 – partie 1…

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    CFF : bonnet d'âne !
    Comme je suis dans le train de 19h14 pour Neuchâtel, commençons par les CFF… Comment est-ce possible d'avoir des wagons aussi mal foutus que celui dans lequel je me trouve !? Et je suis sans poussette, avec une grosse valise : pas de place suffisante, je trouve une place à l'extrémité du wagon pour utiliser la prise électrique et recharger mon ordinateur portable : la prise est là, elle fonctionne… Mais pas de petite table pour déposer l'ordinateur ! Qui est l'imbécile qui a inventé ces wagons et qui sont les andouilles qui ont choisi de les acheter ? Question subsidiaire : combien de membres du Conseil d'administration des CFF se déplacent quotidiennement en train ?
    TPG / Unireso : bonnet d'âne !
    Continuons sur la lancée ! Dans le nouvel horaire, aucune amélioration sur la ligne D qui transporte les sardines de Saint-Julien à Cornavin et retour : pas un bus de plus par rapport à l'horaire précédent, malgré les promesses, malgré les annonces ! Et comme les sardines du D ne sont pas seules, ajoutons-y aussi les trams bondés, le 12 p.ex. en fin de journée, vieux tram "court" qui décide subitement de terminer sa course aux Augustins plutôt que de continuer comme indiqué jusqu'au Bachet ! Merveilleux d'avoir un nouveau tram jusqu'aux Avanchets, encore faudrait-il faire preuve là aussi d'un peu plus de respect et de sens de la communication envers les clients usagers : est-il possible d'informer les clients ? En annonçant, en expliquant le pourquoi et le comment des retards, des problèmes, des améliorations prévues ? Et en utilisant les écrans plats des trams pour nous informer réellement (et dans plusieurs langues, svp !), au lieu de nous passer en boucle les 4 mêmes publicités qui se courent après pour nous faire acheter un nouveau slip et un téléphone ! Vous avez déjà vu des sardines en slip au téléphone ?
    Toujours sur le bus D, puisque je l'utilise : pourquoi n'est-il pas correctement synchronisé avec les trains en provenance de Lausanne ? Comment est-ce possible d'avoir un départ de Cornavin à 23h01 alors qu'un train arrive de Lausanne à 23h04… et que le prochain bus D est à 23h51 ? Alors que je remplaçais Elisabeth Chatelain, ma brillante et bien-aimée collègue députée socialiste de Plan-les-Ouates, à la commission des Transports, j'ai eu l'occasion de me pencher un peu plus en détail sur le contrat de prestation de Unireso. On y parle des indicateurs permettant de vérifier que les objectifs du contrat de prestation sont atteints ou non : un indicateur est la bonne coordination des horaires entre les différents prestataires de service… j'ai appris que la vérification se faisait sur papier, pas sur le terrain… Mais même là il y a des lacunes ! Question subsidiaire (bis repetita) : combien d'administrateurs TPG utilisent les transports publics au quotidien pour leurs déplacements ?
    Police genevoise : bonnet d'âne !
    Rien de nouveau sous le brouillard, mais la police genevoise et notamment ses représentants syndicaux restent toujours aussi affligeants. Dernier exemple en date dans le 20 minutes de ce jour (qui évoque un article du Temps de hier) : les représentants syndicaux  s'opposent manifestement à l'installation de radars supplémentaires "parce que cela dégraderait l'image de la police". Quand on pense au nombre de morts sur les routes genevoises ! Au nombre d'accidents ! Aux violations permanentes des règles les plus élémentaires de la circulation routière ! Moi, ce qui dégrade beaucoup ma perception de la police genevoise, c'est l'impression d'avoir une police qui ne fait pas son travail quand elle n'a pas envie de le faire, qui agit à la tête du client pour ne pas dire au délit de sale gueule (basanée en général), qui abuse de sa force en niant les faits et en bénéficiant d'une attitude ma foi étonnamment fort tolérante de la part de la justice et en particulier du Procureur Général. J'attends de ma police qu'elle soit juste, sévère, intraitable et transparente afin que toutes les lois soient respectées. Dans tous les domaines.
    Laurent Moutinot : laurier (rose)…
    On dira que c'est parce qu'il est de mon parti. A défaut de multiplier les effets d'annonce auprès de journalistes complaisants (avec lui c'est plutôt le contraire), à défaut d'actions aussi spectaculaires qu'éphémères, son travail notamment pour essayer de nettoyer le panier de crabes de la police genevoise est salutaire ! On aimerait plus de résultat, plus rapidement mais on sait bien que rien n'est simple… J'ai aussi apprécié un discours que  j'ai lu dans la FAO, à l'occasion je crois de la prestation de serment de nouveaux policiers (on y revient) : il revenait sur l'attitude des médias dans l'affaire de l'expulsion des roms qui dormaient sous les ponts… Et son récent discours à Bellevue, à l'occasion de la fête organisée pour son accession à la Présidence du Conseil d'Etat… Quelques vérités de gauche toujours bonnes à rappeler à des éluEs de droite d'une commune de privilégiés… et de l'émotion. Merci Laurent !
    Ismael Türker : laurier !
    Avec son style si particulier, ce mélange d'Orient et de calvinisme plus ou moins digéré, sa franchise subtile, il a fait un travail remarquable pour permettre à notre République de mener – enfin - à bien sa réflexion en matière de politique d'intégration : faire, à la demande de Laurent Moutinot, un inventaire de ce qui existe à Genève dans le domaine ! Cela n'avait jamais été fait de façon systématique alors même que la loi sur l'intégration prévoit une évaluation des résultats (ce que relève très justement Sandro Cattacin dans son rapport) ! Et même si Genève fait évidemment un travail remarquable en la matière, ne serait-ce qu'en raison du nombre important d'associations qui travaillent sur le terrain, un inventaire est un instrument indispensable à la poursuite d'une politique cohérente, globale, "sans trous". Nous avons eu l'occasion de l'auditionner récemment à la Commission des Droits de l'Homme du Grand Conseil à ce sujet : c'était certainement trop court compte tenu du travail accompli et surtout de son pragmatisme – qui manque parfois à des Députés.
    TC : bonnet d'âne !
    Vous aimez les TPG ? Vous adorerez les TC, les Transports publics de La Chaux-de-Fonds ! Ils doivent avoir le même logiciel fou – ou un "démissionné" des TPG transféré aux TC ? – en fonction depuis plusieurs années ! Rien de nouveau donc – cette fois sous les étoiles – mais c'est du même acabit – en pire en fait car il y a nettement moins de lignes – que les TPG : les trains arrivent de Neuchâtel à 59 ? Et bien les bus partiront de l'arrêt de la gare à 00 ! Ce qui permet d'assister à une migration de lemmings humains fous entre la gare et l'arrêt, afin d'attraper le bus et de ne pas attendre 20 minutes le prochain dans le froid polaire ! Donc 3 bus par heure en soirée, tous partant à 00, 20 et 40, mais voilà, c'est 00, même si le train de Neuchâtel arrive à 59 ! Décaler l'horaire à 05, 25 et 45, c'est incompatible avec les pendules neuchâteloises ? Ou bien c'est un coup monté par les CFF et les TC pour nous obliger à aller au MacDo ? Question subsidiaire : combien de membres du Conseil d'administration des TC utilisent le train et le bus pour rentrer chez eux ?
    Les rombières en fourrure : bonnet d'âne !
    J'en croise une à l'instant. Comment peut-on être aussi stupide et porter des manteaux qui sont en fourrure d'animaux sauvages ou élevés dans ce but ? Qu'on porte des manteaux en peaux de vaches, lapins, moutons, chèvres ou cheval, tout animal qui – malheureusement – termine souvent sa vie sous forme de viande ! La bêtise humaine est parfois sans limite !
    Moritz Leuenberger : laurier (rose)
    Mal aimé des médias romands, j'ai eu l'occasion de l'écouter récemment à l'occasion de l'inauguration du tram 16 : ses discours sont toujours un vrai plaisir, ses réflexions – même quand elles dérangent quand l'hypothèse d'une nouvelle centrale nucléaire en Suisse est évoquée – sont souvent extrêmement fines et susceptibles de faire réellement avancer notre pays dominé par une majorité économique et politique égoïste et conservateur.
    Les automobilistes en gros 4x4 : bonnet d'âne !
    Comment peut-on être aussi égoïstes ? Comment peut-on utiliser une tonne et demi de ferraille pour aller faire son shopping, amener ses enfants à l'école ou aller au travail ? Et consommer plus de 10 litres d'essence aux 100km pour une frime digne de d'ados beaufs et mal dégrossis ?! Quand toute la planète parle de réchauffement climatique ? Quand l'espace est rare et qu'on se déplace souvent seul ?
    Les utilisateurs des TPG : laurier !
    Grâce à eux, aux piétons et aux cyclistes, Genève n'est pas encore complètement morte étouffée ! Bravo et merci ! Vous êtes stoïques, vous êtes modèles, vous êtes modernes. On ne vous respecte pas beaucoup, on vous considère souvent comme quantité négligeable – ou alors dans la bouche des députés de droite au Grand Conseil comme un coût important en terme de subvention, mais vous êtes l'avenir ! Et je vous aime !


    La SSR (TSR+RSR 1) : bonnet d'âne !
    Comment peut-on être aussi terrible en matière "d'information" ? Je ne connais pas très bien la TSR car je n'ai toujours pas de TV mais en faisant de l'ordre aujourd'hui au travail, je tombe sur le petit article de la Tribune évoquant la manipulation des questions lors de l'émission phare des élections fédérales… histoire d'avoir en dernière question, démagogie populiste et clientélisme UDC obligent, la question des minarets… C'est en dessous de tout !
    RSR, La Première est du même acabit, avec des informations souvent orientées, parfois dogmatiques ou caricaturales, des invités toujours aussi réacs et conservateurs, une même course à l'audimat qui se complait dans la fange UDC. Le lundi après l'éviction de Blocher du Conseil Fédéral, quel thème pour radio public à 7h45 ? "L'UDC a-t-elle raison de vouloir lancer une initiative demandant l'élection du Conseil Fédéral par le peuple ?" Ce qui a d'étonnant, c'est que quand il s'agit de projets d'initiative venant d'autres milieux, défendant d'autres valeurs, je n'ai encore jamais entendu La Première en faire un thème de radio public avant que l'initiative ne soit lancée ou même aboutie !
    Pro Vélo Genève : laurier !
    Là aussi, on dira que c'est parce que je suis au comité, que je suis complaisant… Raté ! En fait, tout en étant membre du comité, je suis moins actif qu'avant en raison de mes contraintes familiales et des autres activités politiques. Je mesure donc surtout la qualité et la quantité du travail fourni par une association aux moyens limités ! C'est l'étude de dossiers complexes dans des conditions de temps et de moyens basées essentiellement sur le bénévolat – et pas de lobying professionnel payé par des groupes d'intérêt économiques, c'est des actions de terrain, été comme hiver, des actions-lumières pour équiper les cyclistes d'éclairage (l'obligation devrait être aussi respectée et la police devrait aussi agir… Mais en concertation avec les associations concernées, svp, Pro Velo, ATE et TCS notamment !), c'est des séances de comité pour régler, préparer, organiser les manifestations publiques, la journée du vélo du mois de juin, les bourses aux vélos, les vélos-tours, etc. ! Chapeau !
    La Crèche de la Nichée : laurier !
    Même si j'attends encore des progrès en matière de choix des aliments (boycott de Nestlé, bio ou proximité de qualité), même si je trouve parfois les jolies décorations de l'ascenseur pas assez écolos (pas de poubelle de compost à la cuisine !?) ou trop sexistes (l'histoire ou le papa lit le journal dans le fauteuil pendant que la maman donne le bain et couche son enfant !?), cette crèche, son équipe, et toute la dynamique qui l'entoure, font d'un tel endroit un véritable plaisir, tant pour les parents (ou en tout cas la grande majorité d'entre eux je pense…) que pour les enfants ! Bravo et merci notamment à toute l'équipe que je vois plus régulièrement en étant avec ma fille : merci Jacqueline, merci Sabine, merci Ania et merci à toutes les autres dont le prénom m'échappe à l'instant !
    Les mill'otiens : laurier !
    Merci à tous les mill'otiens qui ont permis de faire vivre cette première année dans l'immeuble Mill'o de la Codha à Plan-les-Ouates de façon conviviale, collective, sans complication et avec toutes les richesses des unes et des autres ! Merci en particulier à Christine, Nadia, David, Charmaine, Pierre, Caroline, Sébastien, Véronique, Olivier, Guy et à tous les enfants !

    Merci aussi à tous ceux qui nous ont permis de faire une si belle fête le 6 octobre dernier !

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  • Grand-Théâtre : quelle flûte !

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    Mardi soir, pas de séance, mais un spectacle au Grand-Théâtre. Ouf ! ça change ! La Flûte Enchantée. Suspens évidemment car de telles œuvres, si connues, sont loin de laisser les spectateurs plus ou moins mélomanes indifférents… D'abord, il faut le dire, j'aime l'opéra et j'aime le Grand-Théâtre. J'y vais depuis que je suis arrivé à Genève, en 1982. Des places de Générale, des places par l'Uni, une longue période de réservation des premières places dès l'aube, des places – excellentes - d'apparatchik comme Conseiller municipal de la Ville de Genève (d'ailleurs c'était de très bonnes places, encore merci), puis des abonnements, plus "prolétaires" (tout est relatif), à l'Amphithéâtre, tout en haut... Mais - presque - toujours autant de plaisir ! Et après une fin de semaine politique assez pénible (un budget cantonal que je n'ai pas voté, notamment en raison de l'effort insuffisant en faveur de l'initiative EMS, des transferts de charge vers les communes qui vont à l'envers du bon sens, et surtout des économies de 25 millions qui devront être trouvées par le Conseil d'Etat et présentées à la Commission des Finances pour acceptation, sans aucun contrôle de l'ensemble du Grand Conseil; je doute même de la légalité du procédé ! Et des résultats de votations conformes à ce qu'on pouvait prévoir mais loin de me satisfaire : même si le refus des initiatives fiscales est une aberration qui risquent de coûter cher aux contribuables modestes, surtout quand des projets aussi stupides que l'exonération systématique de l'impôt sur le capital des entreprises est accepté…quelques millions de recettes fiscales encore en moins pour faire des cadeaux à des entreprises parfois très riches et qui n'en ont pas besoin… j'ai vu que M. Etienne de la TdG avait soutenu ce projet dans son édito, à mon avis il n'avait pas lu la loi et les rapports sur ce projet farce… Le souci pour moi est surtout dans l'acceptation de la Loi sur le Chômage car si plusieurs idées sont bonnes, une bonne partie d'entre elles ne nécessitaient pas de nouvelle loi et d'autres, notamment celles qui concernent les fameux emplois dans l'économie sociale et solidaire, ESS, sont loin d'avoir été suffisamment éclaircies par M. Longchamp pour dissiper mes craintes quant à la création officielle d'un sous-prolétariat permanent, payé à long terme en deçà des barèmes des conventions collectives… bref, du souci, mais on verra bien…) Mais revenons à la musique et au spectacle ! Justement, en plus du spectacle sur la scène, il y a ce côté Bal des Rombières qui me fait toujours autant sourire… Je me demande combien de millions de francs sont réunis chaque soir en abominables manteaux de fourrure, en parures d'or et de pierres précieuses - presque – toutes plus écoeurantes de lourdeur les unes que les autres, en centaines de litres de parfums déversés sur des épidermes parfois bien fanés malgré des liftings aux résultats assez hasardeux. C'est Genève. Ce côté fric et bourge qui m'hérissait quand je suis arrivé de La Chaux-de-Fonds à 18 ans. Le spectacle de Noël, c'est en général le susucre, le cadeau facile, l'opéra que tout le monde fredonne ou connaît par ses airs célèbres… Et si possible avec une mise en scène haute en couleur, si possible drôle. Année après année, le résultat n'est pas trop mauvais, il y avait eu un abominable opéra français intitulé "Le Postillon de Lonjumeau" lors du règne – pourtant fort agréable – de Renée Auphan, mais à part ça, rien à dire, en général c'est le bonheur car je suis bon public, surtout en cette période de l'année (Mais bon, le Postillon de Lonjumeau, c'était au dessus de mes forces, il faut quand même dire que les Français, à part Bizet et sa Carmen, sont fort mauvais en opéra, si, si, j'assume!). Alors, une Flûte Enchantée ? C'est un opéra magnifique, avec des airs magnifiques, des personnages sublimes. Une poésie et un décalage rares. Uniques sûrement. Et Omar Porras à la mise en scène… un véritable talent au théâtre… Les attentes sont nombreuses… Et le résultat est à la hauteur, miracle ! Des chanteurs qui tiennent bien leurs rôles (peut-être des hésitations chez Sarastro au début) même s'il manque peut-être le génie qui vous fait avoir des frissons d'extase (Callas sur CD, Teresa Berganza, Gwyneth Jones et encore une autre cantatrice dont j'ai oublié le nom il y a peu au Grand Théâtre pour moi), une mise en scène et des décors vraiment réussis, drôles et touchants. Bon, avec les surtitres, le côté pompeux du temple, la misogynie des discours des prêtres et de Sarastro sont un peu fatigants… Mais on peut avancer le cœur léger ! Quel bonheur ! Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas !

    Merci au Grand-Théâtre, merci à la famille Porras, merci Monsieur Mozart !

     

    Sur la Flûte Enchantée : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fl%C3%BBte_enchant%C3%A9e

     

    Sur le budget, les résultats des votations, www.ge.ch

     

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  • Vote du budget au Grand Conseil : invitation

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    Depuis 8h ce vendredi matin, le Grand Conseil discute et essaye de voter le budget 2008 de la République et Canton de Genève... Pas simple, le débat est souvent compliqué par les surenchères politiques, coupes linéaires par-ci, coupes rases par-là... et amendements au goût de pilule amère - au moins pour les socialistes - déposés par le Conseil d'Etat qui - et c'est normal car il fait son travail - essaye de trouver un compromis susceptible de sauver les grands axes de son budget.

    A 14h40, rien n'est encore sûr... Difficile de savoir si un compromis sera finalement trouvé. Et si les concessions demandées seront acceptables pour le Parti Socialiste. Car il semble pour le moins difficile d'accepter des coupes qui toucheraient encore des prestations sociales, que ce soit dans le domaine de la santé, des EMS, de la petite enfance ou de l'école...

    Mais si vous avez envie de voir à quoi un débat budgétaire peut ressembler "live", n'hésitez pas à venir faire un tour à l'Hôtel-de-Ville : il y a la tribune qui permet de suivre les débats et - sauf si vous faites partie des vieux grigous réacs qui squattent régulièrement les commentaires de ce blog - je vous offre volontiers un verre de jus de pomme à la buvette (il faudra juste me laisser le temps d'aller voter !). Vous n'avez qu'à me faire demander, les escaliers pour la tribune du public passent devant la porte de la buvette : il suffit d'entrer !

     

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  • PLO, en route pour la crèche...

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    Désolé Sabine, désolé Jacqueline, on sera encore plus en retard car ma fille Anja trouve son parapluie si beau qu'elle veut absolument l'utiliser...

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  • Lundi 10/12, 18h50. J'attends le bus D.

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    Lundi 10/12, 18h50. J'attends le bus D. Plus de 10 minutes de retard. Arrêt Jonction. Pluie. Bruit. Trop de bagnoles. Infernal ! Ma fille sur les épaules. Après 20 minutes, ça commence à être lourd... Quelle cata ces TPG ! Et la nouvelle mouture des horaires du D me semble lamentable ! D comme désespoir!

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  • Les Chevaliers Mill'o en route pour la J

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    oute de la marmite... Un méchant conducteur laisse 2 Chevaliers à quai pendant qu'ils prennent leur billet. Ils avaient prévenu le conducteur. Minable!

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  • Course de l'Escalade:Château Mill'o, les

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    Chevaliers écolos de la Codha à Plan-les-Ouates se préparent pour la Joute de la Marmite..

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  • Bécasse !

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    Lundi 19 novembre 2007, Plan-les-Ouates. Avenue du Millénaire. Mill'o. Un lundi de début d'hiver. Il ne pleut pas. 21h. Anja et Yann se sont endormis. Je descends à la cave pour aller chercher deux paquets de couches pour ma fille. Il n'y en a plus à la crèche, c'est l'urgence ! Et deux litres de lait de céréales. En remontant, je ressors de la partie centrale de l'immeuble où se trouve la cave. Je referme la porte. Tiens ! Bizarre ! A ma gauche, je vois Bolingo, le chat de ma voisine Christine qui fait le fou. Il saute, tourne sur lui-même, bondit à nouveau, un vrai chat foufou ! Il est au dessus de la grille métallique qui protège la trappe de la cheminée – à pellets, c'est un immeuble Minergie ! – et tourne là-dessus comme un fou. Etrange. Réflexe biologique – l'homme est un prédateur – ou curiosité de curieux/ornithologue amateur, je fais un pas vers la gauche. Mais qu'est-ce que Bolingo fait là-dessus ? Drôle d'endroit pour jouer quand même ! Mais… mais… Ha oui ! Il y a du bruit ! Bolingo saute, mais il y a aussi un autre bruit…. J'écoute encore. Oui, pas de doute, il y a quelque chose qui bouge là en bas, au fond de la trappe se trouvant sous la grille. Comme des pas. Petits. Lents.
    Mais il fait nuit. Ce n'est pas la lumière extérieure qui m'aide. Et Bolingo fait toujours le fou sur cette grille. Et j'entends toujours le bruit. Un rat ? Pour aller se coincer là-dessous – et comment ? mystère ! – ça doit être un rat. Une souris je ne l'entendrais pas. Mais même un rat a le droit de vivre. Ou en tout cas de ne pas crever comme ça, enfermé au fond d'un trou avec un chat qui tourne au dessus de sa tête. Que faire ? La trappe fait au moins 1m20 de profondeur. Comment attraper un animal sauvage qui se trouve là en bas… Bon, je n'en sais rien. Mais vérifions de quoi il s'agit vraiment… Si c'est un pigeon, c'est moins difficile à capturer et libérer qu'un rat… Je monte les escaliers, je prends mon natel, la seule lampe de poche qu'on ne perd pas et qui a des piles en état de fonctionnement et je redescends. J'allume. A travers la grille, à ma hauteur, rien d'identifiable. Mais il y a bien quelque chose. Bolingo est toujours là. Il tourne sur la grille autour de la cheminée en suivant les mouvements de ce qui bouge là en dessous. ça doit être un rat… Je me baisse et j'approche la lampe de poche de la grille. Tiens… non… oui…. hmmm… Un pigeon ? On dirait plutôt un pigeon qu'un rat… J'approche encore ma lampe de poche de la grille. Je suis à genoux. Mais… Mais… Non, attends… Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas un pigeon ! Ni un rat ! C'est un oiseau EXTRAORDINAIRE : c'est une bécassine ! On dirait une bécassine des marais ! Là en bas, 1m20 sous la grille, une bécassine des marais. Enfermée ! Coincée ! Avec Bolingo qui tourne au dessus de sa tête ! Mais COMMENT est-elle arrivée là ? Je n'y crois pas !!! Une bécassine des marais, un oiseau migrateur quand même assez rare ! J'essaye de me souvenir de mes guides et de mes observations récentes mais je pense vraiment que c'est la bécassine des marais. Pas la sourde. Pas la double. Il faut que je montre ça à tout le monde ! Vite ! Hé, Bolingo ! Arrête de vouloir te faufiler pour entrer dans la trappe ! Chhttttttt ! Je monte les escaliers, Nathalie ! Viens voir ! Un truc absolument extraordinaire ! Hé, vite ! Encore mes voisins ! Les autres habitants de l'immeuble. Je frappe à la porte ou à la fenêtre de la cuisine. Si tu veux voir un truc incroyable, viens ! Viens voir ce qu'il y a là en bas vers le local vélo ! Nathalie, David, Sébastien, Stéphane descendent et viennent voir. C'est quoi cet oiseau ? Une bécassine des marais ! Comment est-elle arrivée là ? Mystère ! Bon, il va quand même falloir la sortir de là ! D'abord, rentrer les chats. On attrape Bolingo et on le remet chez Christine. Nathalie vérifie que Mioumiou est bien chez elle. La voie est libre ! Stéphane enlève la grille. Nous sommes là les quatre, David, Stéphane, Sébastien et moi. Que faire ? Il y a environ 30 cm de chaque côté de la cheminée jusqu'au mur. Je vais descendre ! Mais non, c'est trop étroit, tu n'arriveras pas à remonter ! David prend un balai pour essayer de la "pousser" à un étroit particulier. Sans succès ! Elle essaye de s'envoler mais retombe, frappant les murs de ses ailes ! Flûte ! Pourvu qu'elle ne se blesse pas ! Un oiseau si précieux ! Il faut faire autrement ! Stéphane se met à plat ventre. Tend les bras vers le bas. David pousse la bécassine vers la droite avec son balai ! Hop ! Il l'a attrapée ! On y est ! Stéphane se lève ! La bécassine est dans sa main. Vivante. Comme étonnée. Vite, je vais chercher mon appareil photo ! C'est trop incroyable ! David prend la bécassine dans sa main. Photos. Oui, une bécassine des marais ! Un oiseau migrateur, assez rare, j'en ai vu en Laponie en juin. Et au Fanel le mois dernier. On devrait allait le poser dans le jardin pour vérifier s'il peut s'envoler… Encore Pierre et Charmaine qui arrivent. Mioumiou est bien enfermée. On retourne à la lumière pour leur montrer la bécassine. Et retour dans le jardin. On la pose… Oui, oui… Pas de problème ! Elle s'envole ! Lentement ! En direction du Salève. Bye bye bécassine ! Tu es libre !!!!!!!
    Super… Trop top ! Nous pouvons rentrer à la maison ! Bonne nuit les gars !
    Mais c'est trop exceptionnel ! Vite ! Transfert des photos sur le PC… et mon guide ? Les bécassines ce n'est pas si simple, ça mérite une vérification dans mon guide…. j'ai dit "des marais", mais vérifions quand même… Voyons, voyons… Mais… mais… MAIS… Mais non ! Ce n'est pas une bécassine des marais ! C'est une bécasse des bois ! UNE BECASSE DES BOIS ! Sur la tête, pas de lignes parallèles à la tête, mais bien des barres perpendiculaires ! Et c'est donc une coche ! Un oiseau que je n'avais encore jamais vu ! Incroyable ! Et comment s'est-elle faufilée là-dedans ? Et est-elle sédentaire ici à Genève ? Je n'en sais rien !!! Je ne sais rien de cet oiseau ! Heureusement que j'ai fait des photos mais c'est quand même vraiment incroyable !
    Photos sur www.amillo.ch
    PS : Je ne peux m'empêcher de penser à l'article récent – samedi dernier ? - de la Tribune relatant les choix gastronomiques de Philippe Chevrier en matière d'oiseaux sauvages. Je suis un gourmet gourmand, sans trop d'état d'âme –je ne suis pas végétarien et je suis facilement capable d'apprécier un bon morceau de viande (un onglet de la boucherie de Plainpalais, un gigot d'agneau, un magret de canard…) ou même – exceptionnellement - de foie gras (je n'en suis d'ailleurs pas très fier mais j'assume) et Philippe Chevrier est un grand cuisinier mais – je lui avais d'ailleurs fait la remarque il y a quelques années quand j'étais allé chez lui – je trouve vraiment navrant de faire l'apologie des qualités gastronomiques et gustatives d'oiseaux sauvages qui sont en voie de disparition. Et la Tribune se fait complice en publiant un pareil article. Ce n'est pas glorieux !

    La bécasse des bois dans la trappe...

    La bécasse des bois dans les mains de David

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  • Et voilà ! Ma camarade Loly Bolay, nouvelle présidente du Grand-Conseil !

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    Bravo Loly !

    Et un score d'enfer ! 68 voix sur 68 bulletins ! Super !

    Mais à 20h30, fini de rigoler... Les cadeaux fiscaux pour les riches sont de nouveau à l'ordre du jour... cf. mon blog précédent !

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  • Un samedi au soleil sur le balcon en épluchant les patates...

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    Samedi 3 novembre... Le temps passe... Mais c'était si bon au soleil sur le balcon en épluchant des patates et en écoutant le Barbier de Séville : quel luxe! Quel bonheur!

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  • Insécurité routière : peu d'espoir que ça change à Genève

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    Les nombreux morts sur les routes genevoises, en particulier ces derniers jours, me donnent des frissons dans le dos. Comment ne pas penser à ces vies gâchées, à ces enfants perdus à jamais, à ces parents effondrés. A toutes ces vies brisées. Père de 2 petits enfants, je ne peux m'empêcher de penser que cela pourrait aussi m'arriver un jour, bien malgré moi, bien malgré eux. Alors je pense à ces parents qui ne retrouveront plus leur enfant. C'est moche, c'est injuste. C'est vraiment terrible.

     

     

     

    Certains prendront peut-être ces événements avec plus de philosophie, "la mort fait partie de la vie", mais autant cette phrase est nécessaire quand l'inévitable – la maladie grave, l'accident stupide - se produit, autant elle me semble inacceptable quand les événements ont des causes identifiées, connues et surtout évitables.

     

     

    Je n'accepte pas la fatalité dans ce cas-là.

     

     

    C'est peut-être parce que j'ai un caractère un peu contemplatif, j'aime regarder, essayer de comprendre ce qui se passe derrière les apparences, peut-être aussi parce que je fais du vélo en ville (presque) au quotidien depuis des années(1), je ne peux m'empêcher de penser en voyant la situation sur les routes que depuis très longtemps, au moins depuis que Ramseyer siégeait au Conseil d'Etat, aucune action digne de ce nom n'est menée à Genève pour lutter contre les dangers mortels liés à la voiture. Seul Bernard Bertossa avait, comme Procureur Général, donné un signal clair en condamnant beaucoup plus sévèrement les automobilistes ivres.

     

     

    Notre société – ses dirigeants et ses autorités dont la police, sa majorité politique, ses principaux acteurs économiques – semble considérer que la mort part la voiture est une fatalité qui ne mérite pas qu'on s'y intéresse vraiment au delà de la compassion à exprimer lorsque des événements tragiques surviennent.

     

     

    Lorsque je présidais l'ASPIC il y a quelques années et que je n'avais pas encore d'enfant, j'avais décidé une fois "pour voir" de faire un test en téléphonant systématiquement à la police pour dénoncer les comportements des automobilistes les plus dangereux pour les plus faibles d'entre nous (piétons, cyclistes) et demander une intervention de leur part pour faire cesser l'infraction : pendant 15 jours, c'était comme de vouloir soulever des montagnes : la police ne se sentait jamais concernée. Voitures garées sur des passages piétons ou sur des bandes cyclables, même à contresens comme vers le BFM : impossible de les faire intervenir. Rien. Signalant une voiture garée en plein milieu d'un passage piéton, j'avais même eu droit à cette réponse sidérante de l'agent : "Mais est-ce que ça vous gêne personnellement ?". Ben voyons, si c'est les autres qui sont en danger ou se font écraser, pourquoi est-ce que je m'en préoccupe… Et ce n'était pas simplement des réponses visant à expliquer qu'ils étaient surchargés, mais c'était méprisant : comment avais-je osé déranger la police pour des choses aussi futiles ?

     

     

    Cette impression de je-m'en-foutisme perdure et il ne me semble pas déceler une attitude réellement plus stricte de la part de la police. La réponse du Conseil d'Etat à mon interpellation urgente écrite déposée en 2006 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/IUE00275A.pdf) n'est d'ailleurs pas de nature à me rassurer car elle transpire une autosatisfaction qui ne résiste pas à l'analyse de la situation sur le terrain : ce n'est pas parce que les infractions et les amendes sont nombreuses en chiffre absolu qu'elles représentent des pourcentages significatifs du total des infractions !

     

     

    Or si la police n'est pas active à longueur d'année pour lutter contre les infractions de la circulation, rien ne va réellement et durablement s'améliorer : on dirait que nous oublions que les adultes sont des modèles pour les enfants et que toutes les théories sur la sécurité routière sont balayées en une demi-seconde quand un enfant voit ses parents commettre des infractions sous ces yeux. Le "faites ce que je dis, pas ce que je fais", c'est du pipeau ! Et c'est surtout suicidaire.

     

     

    En marchant, en pédalant, en étant à une terrasse ou au bureau (j'ai une vue plongeante sur la Rue des Deux-Ponts), c'est tout simplement sidérant : de jour comme de nuit, il n'y a pas une minute sans que des infractions de circulation potentiellement dangereuses pour les autres ne soient commises : feux rouges ou stops grillés (il y a 10 jours, c'était à la bifurcation vers le Boulevard Saint-Georges : l'automobiliste était fort surpris que je l'engueule alors qu'il avait failli m'écraser en brûlant le feu rouge), double-lignes franchies impunément notamment par les scootéristes et motards et se retrouvant face aux véhicules venant dans l'autre-sens (à la Rue des Deux-Ponts par exemple : l'accident mortel arrivera, c'est certain, ce n'est qu'une question de temps : on le sait, on laisse faire, on tolère; mon interpellation écrite urgente d'il y a quelques années n'y a rien changé). C'est là à la Jonction, mais c'est partout ailleurs. Tout le temps. Que des infractions soient commises à l'occasion, c'est une chose, que cela devienne la norme, c'est bien plus grave (je ne suis pas non plus prêt d'oublier cette automobiliste qui roulait dans son petit 4x4 derrière ma voiture Mobility et qui avait crû bon de me klaxonner, de me faire les phares puis de me gratifier d'un doigt d'honneur parce que j'avais eu l'outrecuidance de ne pas accélérer alors que le feu était orange foncé…)

     

     

    Tant que cet état de fait durera, la situation s'empirera. Tant que le sentiment d'impunité sera la norme, nous ne pourrons pas améliorer les choses. Tant que des Députés comme le Libéral Jean-Michel Gros croient nécessaires de défendre des demandes de grâce pour des actes graves commis avec une voiture, tant que les Députés de droite n'auront pas intégrer le fait qu'on peut être "pour" la voiture tout en étant intraitable à l'encontre des criminels au volant, nous ne nous en sortiront pas. Le vote en 2004 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/loisvotee/MV01495.pdf) concernant une motion demandant d'appliquer un principe de "vision zéro" - pour zéro mort par an sur les routes – à Genève en est l'illustration : cette motion a été acceptée par 35 voix contre 33 (c'était un vote nominal : on peut voir qui a voté quoi : http://www.ge.ch/grandconseil/data/courriers/AN-M01495.pdf ). Mais comment peut-on être contre l'idée de zéro mort par an sur les routes !? Même si cela signifie des contrôles plus stricts ?

     

     

    Mais pendant ce temps, notre société de consommation qui ne peut s'empêcher de vendre en toute légalité – au nom d'une prétendue et illusoire liberté - les objets les plus stupides et les plus inutiles comme des voitures qui roulent beaucoup trop vite et qui sont beaucoup trop grosses pour les villes, croule sous les publicités les plus bêtes et les plus mensongères pour faire croire à chaque automobiliste-consommateur, si possible jeune de surcroît, qu'il peut devenir Un Homme, un vrai, parce qu'il aurait une plus grosse voiture que son voisin… Dans la rue, dans les journaux, la voiture est partout. Mais en fait pas seulement la voiture - ce qui en soit pourrait être acceptable même si à titre personnel cela me dépasse – aussi des comportements associés à la voiture : vitesse (excessive), "évasion" (= être seul sur la route), "liberté" (= faire ce qu'on veut indépendamment des conséquences pour les autres). C'est tout cela qui est "vendu" avec la voiture, pas seulement la ferraille et les aspects pratiques.

     

     

    Et je pense que ces publicités mensongères sont particulièrement dangereuses lorsqu'elles sont diffusées dans une société comme la nôtre qui considère les infractions de la route comme des banalités.

     

     

    Je ne serai certainement jamais Conseiller d'Etat mais c'est vrai que c'est un des combats que j'aurais aimé mener dans un exécutif. Il y a tellement de choses à faire, y compris d'ailleurs pour faire changer l'attitude de la police à l'égard de ce type d'infractions. Ce type d'actions est considéré comme impopulaire et cela doit certainement aussi expliqué la mollesse politique et administrative qui prévaut en la matière depuis trop longtemps.

     

     

    C'est terrible.

     

     

     

     

    (1) Et inutile de me répondre que les cyclistes commettent aussi des infractions, etc., etc. : je le sais bien, c'est aussi inacceptable quand autrui est mis en danger mais il n'en demeure pas moins que tant par le nombre que par la vitesse et le poids, les voitures sont bien plus dangereuses que tous les vélos du monde.

     

     

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