A Genève et ailleurs... - Page 6

  • Pour sauver la planète, votez NON aux baisses d’impôts !

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    « Que tous les gens de bonne foi qui croient aux vertus du développement durable s’interrogent : Constatent-ils un ralentissement de la déforestation ? de l’émission de gaz à effet de serre ? de la bitumisation des campagnes ? de l’automobilisation de la planète ? de la disparition des espèces ? De la pollution des eaux ? »

     

    Le journaliste Hervé Kempf pose ces questions dans son livre « Comment les riches détruisent la planète » et il semble incontournable d’y répondre comme lui, pour peu qu’on s’intéresse sérieusement aux questions environnementales :

     

    Le « développement durable » n’a pour fonction que de maintenir les profits et d’éviter le changement des habitudes en modifiant, à peine, le cap. Mais ce sont les profits et les habitudes qui nous empêchent de changer de cap. Quelle est la priorité ? Les profits, ou le bon cap ?

     

    Et le temps presse. Nous n’avons plus le temps d’attendre pour donner enfin la bonne réponse.

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  • La République des Repus satisfaits

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    (Le 27 septembre prochain, votez NON aux baisses d'impôts !)

     

    "L'amour de l'or en général est typique de celui qui n'a rien à aimer en particulier; il offre la possibilité d'une accumulation inutile, une mise en scène du vide."

    Emmanuel Todd, l'Illusion économique, Essai sur la stagnation des sociétés développées, 1998

     

    On l'oublie souvent, c'est la Révolution française, et non celle du parti radical genevois (prononcez jeûû-neûû-voâs), qui a établi le triptyque des valeurs démocratiques: liberté, égalité, fraternité. Dès les origines, il ne s'agissait pas d'une formule simple, à appliquer mécaniquement, mais d'un vrai défi lancé à l'humanité: une fois les Droits de l'Homme reconnus comme une valeur primordiale, comment, dans la pratique, concilier la liberté, à laquelle chacun à droit, avec le droit tout aussi impératif de tous à l'égalité, que nos sociétés ne peuvent négliger qu'au prix de l'abandon -de la trahison- du principe de fraternité?

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  • Insécurité à Genève (1) : les Libéraux sont des pyromanes.

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    (Thèses, antithèses et foutaises en matière de sécurité)

    Ce mercredi matin 19 août, le lis dans le 20 Minutes une pleine page de publicité pour les Libéraux genevois sur le thème de la sécurité, "Insécurité: ça suffit".

     

    Cette publicité fait suite à une campagne médiatique déclenchée par l'affaire du Saoudien "agressé" relayée – et montée en épingle – par plusieurs médias romands, notamment la Tribune de Genève et la Première de la radio romande.

     

    Si la Tribune de Genève a fait amende honorable (voir article du 14 août dernier) et qu'il était légitime de parler du traitement qu'en avait fait la chaîne de télévision arabe Al-Arabya, notamment en raison de l'impact touristique qu'il peut avoir, force est de constater que la Première de la radio romande n'a cessé d'amplifier l'ampleur du phénomène, parlant encore ce mercredi 19 août lors de l'émission du Grand 8 de "Résoudre la criminalité à Genève, le nouveau travail d'Hercule".

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  • Etes-vous un véritable socialiste patriote ?

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    Samedi 1er août, la section du Parti socialiste de Plan-les-Ouates organisait son désormais traditionnel pique-nique socialiste et patriotique.

     

    Charles Beer et Véronique Pürro nous ont notamment fait l'honneur de leur présence, ainsi que Maria Roth-Bernasconi et Jean-Charles Rielle.

     

    Ambiance relax, accordéon, grillades, enfants qui courent ou qui se baignent dans la petite piscine gonflable amenée pour l'occasion… Un moment convivial qui n'empêche évidemment pas les discussions politiques, poétiques ou un peu décalées…

     

    J'ai en d'ailleurs profité pour réaliser un petit quiz spécial 1er août… pour savoir si nous étions de véritables socialistes patriotes… Je vous le propose ici en annexe pour agrémenter une journée à la plage, à la piscine ou sur votre balcon…

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  • Suisse, Socialiste et fier de l’être.

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    1er août 2009. Fête nationale. Fêter la Nation. Fêter la Patrie.

    Ces phrases résonnent toujours un peu particulièrement à mes oreilles socialistes. Peut-être parce qu’elles entendent d’abord un chant de compétition, d’exclusion : NOUS, les Suisses, sommes meilleurs que les autres ! Une sorte d’éloge de la pureté de la Nation, de la Patrie. De la Race. NOUS et les autres.

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  • Les publicités sexistes (1) : Osez enfin le plaisir avec un suédois

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    Mon blog de hier au sujet de la publicité Citroën à l'humour si fin "C'est le moment d'avoir une aventure avec une française" a évidemment suscité plusieurs commentaires… Certes, cette publicité est loin d'être la pire en la matière, certes, les préoccupations des genevoises et genevois ne sont pas focalisées sur ce genre de problématique.

     

    Mais en même temps, je ne comprends pas très bien pourquoi notre "liberté" – complètement dévoyée par la société de consommation - doit nous conduire à subir des plaisanteries de corps de garde et à entretenir des stéréotypes ringards ?

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  • Citroën : la publicité sexiste de la honte !

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    Ce matin, déambulant le long du boulevard Carl-Vogt en me rendant au travail, fatigué après une soirée de travail un peu trop longue et une nuit un peu trop courte, je passe devant une publicité Citroën. Machinalement, je lis en continuant mon chemin… Et puis… Et puis… Je réalise vraiment ce qui est écrit :

     

    "C'est le moment d'avoir une aventure avec une française"

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  • Bonne nouvelle : le hold-up de Vésenaz n’aura pas lieu !

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    De mes paisibles vacances loin de Genève, je ne peux m’empêcher d’être ravi : le référendum contre le financement cantonal de la traversée de Vésenaz a abouti ! Bravo aux Verts, aux associations environnementales, à la gauche pour cette récolte supplémentaire de signatures menée tambour battant en pleine période de fin d’année scolaire, quand les esprits sont déjà tournés vers la paix des vacances, quand le ras-le-bol menace les militants harassés par les nombreuses récoltes de signatures de ce début d’été ! Bravo !

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  • Grand Conseil : les délires de la droite infantile

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    En lisant l’édito du Député-fonctionnaire patronal Pierre Weiss dans Entreprise romande du 5 juin dernier, j’ai dû me frotter les yeux à plusieurs reprises… Pardon ? N’ai-je pas rêvé ? Je lis bien que le référendum contre le stupide financement cantonal de la tranchée couverte de Vésenaz, plus de 40 millions grillés sur les impôts de tous les contribuables genevois pour 500 riverains directs habitant l’une des plus riches communes du canton, sans aucune amélioration digne de ce nom à l’échelle intercommunale ou régionale, serait la cause première d’une « vengeance » que nous « mériterions » pour avoir osé, fous que nous sommes, contrarier le Dieu Voiture ? Une « vengeance » contre le financement des transports publics, des trams et du CEVA !

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  • Touaregs (misères nucléaires au Niger)

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    Ce mardi 23 juin 2009, devrait se plaider à Paris un procès opposant les nucléocrates français d’Areva aux associations de défense des Touaregs, les nomades du désert qui vivent normalement dans le Sahara central, aux frontières notamment du Niger et de l’Algérie... Les Hommes bleus...

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  • Soutenons les déserteurs et les objecteurs de conscience !

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    Le 4 juin est un jour un peu particulier, un anniversaire en quelque sorte : voilà 14 ans, en 1995, le Matin Dimanche publiait un article relatant la fin heureuse de mes mésaventures militaires belgo-suisses… Quelques années plus tôt, après avoir été objecteur de conscience en Suisse et fait 4 mois de semi-détention à la maison d’arrêts de Riant-Parc, j’avais eu l’honneur d’être déclaré – à mon insu - déserteur par l’armée belge… et arrêté, puis « libéré » dans des circonstances assez rocambolesques à l’aéroport de Bruxelles… En 1995, l’affaire s’était heureusement terminée et j’avais enfin pu obtenir un passeport belge après être allé boire une Gueuze sur la Grand’Place…

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  • Grand Conseil : de la voiture à la culture (taupe niveau !)

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    Vendredi 15 mai 2009, débat surréaliste au Grand Conseil genevois.

     

    Une fois de plus, une proposition « tout bagnole », la réalisation d’une tranchée couverte à travers le village de Vésenaz, consacre l’union sacrée de la droite, du centre-droit aux extrémistes de l’UDC et du MCG. Applaudissements massifs, congratulations : on a l’impression d’avoir assisté au vote d’un projet exceptionnel, transcendant, pour Genève…

     

    ... On a les triomphes qu’on mérite…

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  • Roméo et Juliette en chaussettes (ou les petites aventures d’un papa-patron-député-débordé…)

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    Bibip, bibip, bipiiipppp… bibip, bibip, bibiiiiippp… Le réveil. Pas la radio. Pas le mien. Bibip, bibip, bibiiiippp… bibip, bibip, bibiiiiipppp… Pffffff… L’arrêter. Elle a dû l’arrêter en appuyant sur le mauvais bouton. Et il re-sonne… L’arrêter. Ouf ! C’est fait !

     

    5h45. Encore une heure de sommeil. Vite, essayer de se rendormir… Essayer… Mais… mais…

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  • Travailler plus pour gagner moins ou "Effets de seuil ? Circulez, il n'y a plus rien à voir !"

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    Les Socialistes ont déposé en septembre dernier une motion, M 1839 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M01839.pdf), visant à lutter contre les effets de seuil.

     

    Oui, ces fameux effets pervers liés à la combinaison non coordonnée de systèmes d'aides individuels et de fiscalisation ou taxation liées à l'ensemble des revenus.

     

    Sans surprise, la droite, Radicaux et Libéraux en tête, s'oppose à cette motion et même à son étude en commission, au prétexte que le Conseiller d'Etat radical Longchamp aurait pour ainsi dire réglé tous les problèmes.

     

    Plus surprenant, les Verts – à l'exception d'un rare et précieux Vert de gauche (si, si ! ça existe !) - s'alignent sur la Droite, avec une argumentation identique : M. le Conseiller d'Etat Longchamp a déjà tout réglé, les réponses ont été donnés, les lois visant à supprimer les effets de seuil ont été votées, etc… Bref, circulez, il n'y a rien à dire et rien à voir !

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  • A quoi servent – ou devraient servir - les impôts sur le revenu et la fortune ?

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     Les Socialistes se battent depuis toujours pour que toutes et tous, y compris les plus faibles économiquement ou socialement, puissent vivre dignement et bénéficier d'une véritable égalité des chances de réussite, de progression économique et sociale. La collecte de ressources financières suffisantes au travers des impôts pour garantir aux collectivités la possibilité de concrétiser en actes nos idéaux est une préoccupation majeure des Socialistes. Dans le même temps, la Droite néolibérale conteste en particulier les principes et les modalités des impôts les plus justes socialement et économiquement car ils sont prélevés en fonction des revenus et de la fortune de chacun.

     

    Les Socialistes doivent se battre pour garantir des recettes fiscales suffisantes et surtout convaincre les électrices et électeurs qu'ils sont très majoritairement gagnants en conservant un système d'imposition progressif, tant sur le revenu que la fortune.

     

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  • Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : les étranges méthodes de Pascal Décaillet

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    Message commun à Mmes Pürro, Emery-Torracinta, Fehlmann-Rielle et M. Tornare; copie à M. Longet. Je tiens vraiment à vous avoir TOUS ce soir sur mon plateau. Ne pas venir le jour où on annonce sa candidature serait un comportement politique icompréhensible et signalerait que vous ne vous intéressez pas à la campagne, dont acte. Meilleurs messages. Pascal Décaillet.

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  • Du vin australien servi en Commission fiscale aux Députés (le développement durable à Genève ou la difficulté de passer de la théorie à la pratique) !

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    Au-delà des grands discours, des idéaux, la Politique devrait, selon moi, aussi consister à mettre en pratique les principes moraux, éthiques, écologiques ou économiques qu'on demande aux citoyennes et citoyens de respecter par des lois, des règlements ou des incitations diverses.

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  • TPG : quelques commentaires sur le nouvel horaire : l'exemple du bus D et la desserte de Genève-Sud et du Genevois

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    L'entrée en vigueur d'un nouvel horaire des TPG est toujours l'occasion de découvrir de bonnes et mauvaises surprises… L'horaire entré en vigueur ce 14 décembre n'échappe pas à la règle.

     

    Voici quelques commentaires et réflexions du modeste usager et observateur que je suis.

     

    Le bus D… comme déplorable !

     

    J'espère que cela ne vous dérange pas trop que je commence par le bus D, pas comme Deneys, rassurez-vous, mais toujours comme déplorable.

     

    Je viens de recevoir "Direct, le bulletin des abonnés unireso", la communauté tarifaire (=le même ticket) genevoise. A la page 3, "Du neuf pour 2009", quelques "nouveautés TPG" sont présentées sous forme d'un petit plan. La ligne D est ainsi commentée : "Légèrement renforcée aux heures de pointe et le samedi après-midi".

     

    Déplacement du terminus de la ligne au centre-ville

     

    En premier lieu, il est regrettable de constater que la principale et plus pénible modification ne soit pas annoncée et assumée : le déplacement du terminus de la ligne de la gare Cornavin à la Place Bel-Air. Lorsqu'on sait que les lignes régionales ont un rôle à jouer également en terme de transport public au sens large, la liaison avec la gare Cornavin et les lignes CFF et SNCF est nécessaire pour garantir un minimum de qualité de service aux voyageurs responsables qui ne se déplacent pas en voiture.

     

    La rupture de charge à Bel-Air est de nature à dissuader les usagers et encourage le recours à la voiture qui apparaît – et c'est malheureusement logique – plus "simple" à l'emploi que le gymkhana entre différents bus, des arrêts portant le même nom mais dispersés sur des centaines de mètres.

     

    En direction du centre-ville

     

    A ma gauche, l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 de l'arrêt Plan-les-Ouates. A l'écran, l'horaire du même arrêt valable dès le 14 décembre 2008.

     

    Voyons, voyons… "Légèrement renforcée aux heures de pointe"…

     

    Ancien horaire : 6h02 – 6h20 – 6h38 – 6h56

    Nouvel horaire : 5h55 – 6h14 – 6h33 – 6h51

     

    Ancien horaire : 7h14 – 7h32 – 7h50

    Nouvel horaire : 7h08 – 7h24 – 7h39 – 7h56

     

    Ancien horaire : 12h03 – 12h22 – 12h40 – 12h58

    Nouvel horaire : 12h04 – 12h21 – 1239 – 12h57

     

    Ancien horaire : 17h14 -  17h32 – 17h50

    Nouvel horaire : 17h06 – 17h20 – 17h35 – 17h50

     

    Ancien horaire : 18h08 – 18h26 – 18h44

    Nouvel horaire : 18h05 – 18h20 – 18h35 – 18h50

     

    On ne peut effectivement pas dire que ce soit plus que "léger". Quand on sait que le bus D est régulièrement surchargé, notamment en raison de la taille insuffisante de la plupart des bus qui assurent la liaison, on peut même en pleurer ! La voiture a décidément encore de beaux jours devant elle, merci !

     

    L'autre – et habituelle – "cocasserie" (je pensais à un autre mot commençant par c) de l'horaire du bus D réside dans l'incapacité inexplicable à adopter un horaire cadencé ! Vous savez, on part chaque heure à 12, 22, 32, etc., ou même, allons, soyons fous !, plus compliqué, à 3, 18, 33, 48… enfin, ce n'est pourtant pas sorcier, on cadence selon une fraction entière de 60 minutes : 10, 12, 15, 20, 30 MAIS ON S'EN TIENT A CETTE LOGIQUE ! Ce qui vous évite de cauchemarder chaque nuit en cherchant le mystérieux algorithme permettant de savoir à quelle heure passera le prochain bus selon qu'il soit 8h ou 11h… C'est d'autant plus étrange que la plupart des autres lignes respectent un horaire cadencé ! Bon, le bus D a un statut particulier, il s'agit de bus au look TPG mais en réalité exploité par une autre entité, française, dans des conditions peu claires… Je n'arrive cependant pas à expliquer cette aberration d'horaire uniquement par un changement de pays, surtout que, à ma connaissance, nous utilisons les mêmes systèmes de mesure de temps et de distance…. et ce n'est pas non plus un effet pervers et indirect de la surexcitation brownienne régnant aujourd'hui à la tête de la République française, c'était déjà bordélique avant le bling-bling d'Etat.

     

    Remarquez d'ailleurs la délicate subtilité de ce nouvel horaire : à 17h et 18h, c'est le même horaire, SAUF que nous avons 18h05 au lieu de 17h06 ! C'est vrai que 2 heures réellement et totalement cadencées auraient été de nature à déstabiliser complètement des usagers habitués à être traités comme des veaux.

     

    De plus – mais avec le terminus à Bel-Air ce sera de toute façon encore pire – un horaire cadencé garantit une cohérence globale du système… avec les trains des CFF qui eux aussi circulent selon un horaire cadencé !

     

    J'ai également sur mon bureau l'horaire CFF "Départ Gare de Genève, 14 décembre 2008 – 12 décembre 2009".

     

    Prenons quelques trains particulièrement stratégiques pour les voyageurs :

     

    6h10 – 7h10 – 8h10 – 9h10 – 10h10… : Lausanne – Fribourg – Berne – Lucerne

     

    6h14 – 7h14 – 8h14 – 9h14 – 10h14… : Nyon – Morges – Yverdon-les-Bains – Neuchâtel – Bienne – (Bâle ou Zürich en alternance 1 fois sur 2)

     

    6h36 – 6h56 - 7h33 (et 7h42) – 7h56 - 8h36 – 8h56 - 9h36 – 10h36… : Nyon – Morges – Lausanne – Sion – Brig

     

    6h45 – 7h45 – 8h45 – 9h45 – 10h45… : Lausanne – Berne – Zurich – Saint-Gall

     

     

    Vous serez sans doute d'accord avec moi pour constater qu'il semblerait possible de garantir des correspondances décentes en respectant justement un horaire cadencé au bus D. Même si c'est 2 fois par heure, des bus arrivant à la gare Cornavin à 6h – 6h30 – 7h – 7h30, ou même un peu mieux pour éviter les sprints fous à Cornavin, sauf pour le 56 vers le Valais qui passe sous le nez : 6h28 – 6h58 – 7h28 – 7h58… Donc, depuis mon arrêt préféré, revenons en arrière dans le temps : le trajet de l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 comptait 26 minutes jusqu'à Cornavin (en réalité c'est 26 minutes en moyenne, soit 20 ou moins quand il y a peu de trafic et 30 à 35 quand il y a des bouchons sur la Route de Saint-Julien ou la Route des Jeunes) : il aurait donc fallu partir de l'arrêt Plan-les-Ouates à 6h02, 6h32, 7h02, etc… Et évidemment rien ne vous empêchait de cadencer ces fréquences aux 20 minutes ou au quart d'heure pendant les heures de pointe.

     

    Bon, la réflexion avait manifestement échappé aux stratèges de la planification des horaires du bus D, à moins que, dans un sursaut de folie, les informaticiens en charge de ce travail aient décidé d'utiliser la fonction Randomize... qui génère des nombres de façon aléatoire…

     

    Aujourd'hui, avec le terminus de la ligne à Bel-Air, c'est plus compliqué car il faut en plus gérer la rupture de charge… De plus, le temps de trajet est rallongé d'une minute jusqu'à Bel-Air par rapport à l'horaire précédent, 24 minutes contre 23 (et de 2 minutes de plus jusqu'à la Jonction , 19 au lieu de 17 tout simplement parce qu'on laisse le bus D se traîner sans site propre sur la Route des Jeunes).

     

    Le citoyen responsable qui souhaite utiliser les transports publics en venant de Saint-Julien ou de Plan-les-Ouates doit revoir sa stratégie pour se rendre à Cornavin car il doit faire face à une rupture de charge supplémentaire. Faut-il rester dans le bus jusqu'à la Place Bel-Air et compter sur "le prochain bus" qui ne manquera pas d'arriver pour aller en direction de Cornavin ? Faut-il plutôt quitter le bus D au Bachet-de-Pesay et prendre le tram 13 ? Ou au P+R Etoile pour prendre le tram 15 ? Ou à l'arrêt Stand parce que les arrêts sont plus concentrés ? En fait le problème est qu'il n'y a pas UNE réponse car sans horaire cadencé, c'est tout simplement impossible de définir systématiquement la meilleure stratégie de correspondance…. Bon, un adulte voyageant seul avec son sac à dos ou sa petite valise peut facilement changer de véhicule à un arrêt ou un autre et faire 100m de plus ou de moins à pied selon son choix… Mais pour une famille de 4 personnes, 2 enfants, 2 ou 3 valises et une poussette… c'est plus coton ! Un peu masochiste même peut-être…

     

    Toujours pas de pôles d'échange dignes de ce nom

     

    Ce dernier constat m'amène d'ailleurs à ce constat plus général : les TPG et unireso sont incapables de définir une véritable stratégie de pôles d'échange : déplacer le terminus de la ligne est une chose, en partie compréhensible en raison des travaux du tram Onex-Bernex (TCOB), mais l'arrêt Bel-Air offre-t-il des conditions d'accueil dignes de ce nom aux nombreux passagers qui le fréquentent ? La réponse est non. Presque pas de bancs. Quelques abris sommaires, 4 ou 5 personnes peuvent s'y asseoir, une dizaine s'y abriter. Plusieurs lieux de départ séparés notamment par les voies de circulation sur la place Bel-Air, mal signalés. Alors, typiquement, pour le bus D, faut-il laisser les passagers faire des choix tous aussi peu convaincants les uns que les autres (la galère au milieu des bagnoles au P+R Etoile ? Le néant inconfortable au Bachet ?) ou faut-il leur donner la possibilité de choisir un pôle d'échange aménagé en tant que tel, avec des abris, des bancs et si possible des toilettes publics ? Aujourd'hui, la réponse est le néant (mais c'est peut-être aussi parce que nous hébergeons le siège mondial du futur trou noir…).

     

    En direction de Plan-les-Ouates et de Saint-Julien

     

    Le fait que le départ du bus D soit déplacé à Bel-Air complique évidemment les déplacements des valeureux voyageurs qui arrivent à Genève en train. Rupture de charge et horaire stochastique sont de mise, comme dans l'autre sens… pourtant la cohérence des liaisons devrait être assurée, ne serait-ce que par des indications (panneaux indicateurs, tableaux électroniques, etc.) et un modèle de planification de la relation Gare Cornavin – arrêt Bel-Air départ Bus D. C'est là aussi que l'absence de moyens pour la définition et la conception de véritables pôles d'échange se fait sentir : voilà subitement que des lignes de bus, le K et le L ont leur terminus… à la Place De Neuve ! Un nouveau pôle d'échange ? Au milieu des bagnoles ? Au moins il y a le parc des Bastions ou des bistrots – je vous conseille Le Grütli, c'est vraiment une bonne adresse – si on rate le bus car il est parti 2 minutes en avance et que le suivant est 1h plus tard (si l'horaire est cadencé…). Mais de nouveau, il y a un moment où l'articulation des pôles d'échange de fait (Bel-Air) ou embryonnaires (Stand, Place Neuve) semble inexistante.

     

    Je ne résiste cependant pas au "plaisir" de vous soumettre quelques nouveaux horaires en vigueur au départ de Bel-Air en direction de Plan-les-Ouates et Saint-Julien :

     

    6h04 – 6h22 – 6h40 – 6h58

     

    7h16 – 7h34 – 7h52

     

    8h10 – 8h28 – 8h48

     

     

    12h04 – 12h22 – 12h40 – 12h58

     

     

    16h06 – 16h21 – 16h36 – 16h51

     

    17h06 – 17h21 – 17h36 – 17h51

     

     

    (Miracle ! 2 heures cadencées ! C'est UN SCOOP : C'EST P-O-S-S-I-B-L-E !!!)

     

    18h06 – 18h24 – 18h46

     

    En passant, dernier bus à 23h47 à Bel-Air, ce qui est plus tôt que dans l'horaire précédent (départ à 23h51 de Cornavin), idem le week-end, ce qui rend d'une part les arrivées tardives à Cornavin (de Paris à 23h35, de Bâle, Bienne, Neuchâtel et Yverdon à 23h46; peut-être que l'arrivée de Zurich-Berne à 23h24 vous permet d'y arriver… mais il ne vous faudra pas vous y lancer si vous avez 5 minutes de retard, sous peine de zoner à Bel-Air à minuit dans l'attente d'un hypothétique taxi…) et d'autre part les virées festives et nocturnes du week-end (donc il faudra prendre la voiture, ce qui est franchement incompréhensible quand on pense aux dangers liés à l'alcool au volant) incompatibles avec un déplacement en transport public jusqu'à Plan-les-Ouates ou Saint-Julien…

     

    En fait, le bus D est un exemple, j'aurais peut-être dû en prendre un autre… Mais les questions de pôles d'échange, d'horaires cadencés et de non-rupture de charge méritent encore de nombreux efforts de la part du Conseil d'Etat, de la DGM et des TPG !

     

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  • M. Stauffer et le Grand Conseil (en passant par M. Décaillet) : du mensonge à la violence

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    "La tromperie n'entre jamais en conflit avec la raison, car les choses auraient pu se passer effectivement de la façon dont le menteur le prétend. Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. Sa version a été préparée à l'intention du public, en s'attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l'inattendu, auquel nous n'étions pas préparés."

     

     

    Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, Agora Pocket, pp.10 et 11

     

    Il y a quelques semaines, au lendemain de l'élection de M. Cerruti au Conseil administratif de Vernier, j'avais été violemment pris à parti par M. Décaillet sur son blog… et j'étais assez songeur… Peut-on exprimer des positions différentes sans recevoir en échange des anathèmes catégoriques ? Surtout que cette réaction virulente était liée à ma critique de la complaisance de M. Décaillet envers le Député Stauffer et des "valeurs" qu'il transmet.

     

    Cette perplexité m'avait conduit dans une des meilleures librairies de Genève, la Librairie du Boulevard, à la recherche d'un ouvrage susceptible de nourrir mes réflexions…

     

    J'y ai trouvé, au hasard, attiré par le titre, ce livre d'Hannah Arendt que j'ai commencé à lire immédiatement après dans le tram… Et j'y ai notamment trouvé cette citation qui me semble extrêmement bien correspondre à la problématique que pose M. Stauffer à notre démocratie et à notre Grand Conseil en particulier.

     

    Jeudi soir – ce n'était qu'un début – dans le cadre du débat sur le budget 2009 des SIG, où M. Stauffer assénait avec sa violence coutumière des arguments inexacts, il m'a semblé utile de ressortir ce livre de mon sac… Car nous venions d'être violemment pris à parti pour avoir osé contester l'interprétation du Conducator … Après un déversement rituel de bile haineuse sur les socialistes (c'est sa façon de "prouver" qu'il n'est ni de gauche ni de droite), j'ai eu droit à un "je ne lis pas mes rapports"… Ben voyons !

     

    Je me suis donc permis de lire cet extrait d'Hannah Arendt au Grand Conseil jeudi soir car il me semble très proche de ce que nous vivons, tout parti confondu : nous sommes désemparés et nous ne savons pas toujours quoi répondre car les tromperies sont tellement grossières MAIS si bien préparées !

     

    En lisant l'édito de M. Etienne ce lundi 8 décembre dans la Tribune de Genève, en ayant appris que M. Décaillet semblait aussi soutenir M. Stauffer après son exclusion vendredi soir au Grand Conseil, je ne peux m'empêcher d'ajouter que les médias, la Tribune de Genève et Léman Bleu en particulier, amplifient l'effet des tromperies en question car elles les relayent avec force, alors qu'elles ne mériteraient que de finir dans les oubliettes du blabla de la République. Sans interview, sans invité spécial.

    Je ne peux d'ailleurs pas non plus m'empêcher de penser que l'appât du gain, du tirage, de l'audimat facile sont à la base de cette écoeurante complaisance. Comme sur TF1 : si c'est scandaleux, sanglant, racoleur, c'est l'essentiel. Même si c'est faux.

     

  • La Course contre le profit (3) : faut-il payer des salaires ou rémunérer des actions ?

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    Une des questions essentielles posée par le pseudo-retour de la morale et de l'éthique dans le monde des affaires concerne le niveau de rémunération des dirigeants d'entreprises.

     

    Etrangement, le débat se focalise sur le salaire des dirigeants, certes indécents dans de nombreux cas, mais il occulte l'autre volet de la distribution des bénéfices des entreprises, à savoir la distribution des dividendes aux actionnaires. En fait, la distribution de dividende est une soustraction en partie arbitraire de la richesse produite par les collaborateurs et collaboratrices de l'entreprise.

     

    L'actionnaire est un co-propriétaire, il encaisse une rémunération pour son placement, son investissement (donc son risque aussi), pas pour son travail. Ainsi, on peut se demander si les pressions qui existent pour baisser les rémunérations des dirigeants ne sont pas davantage motivées par la volonté de rémunérer davantage les actionnaires plutôt que par de belles considérations égalitaristes.

     

    Moins de fric pour les dirigeants, qui restent des "travailleurs", c'est plus de fric pour les actionnaires, les propriétaires qui "placent".

     

    Une forte tendance économique des dernières années est justement d'encourager massivement la propriété, l'actionnariat. Et son corollaire, la spéculation. On l'a encore vu avec la votation du 24 février dernier mensongèrement intitulée "réforme des entreprises II" alors qu'elle visait essentiellement à faire des cadeaux fiscaux aux gros actionnaires (plus de 10% du capital, indépendamment du fait qu'on travaille ou non dans l'entreprise).. Placer plus, placer mieux pour gagner plus. Sans travailler. L'argent qui tombe du ciel. Le règne du bling bling.

     

    L'existence de placements spéculatifs, aux risques plus élevés, introduit une distorsion fondamentale entre la rémunération "normale" de projets de l'économie réelle et la rémunération spéculative de projets déconnectés de l'économie réelle par différentes techniques financières à l'opacité croissante.

     

    Un rendement compris entre 2% et 10% pour un projet de l'économie réelle n'est pas rare; il est considéré comme trop faible dans une économie spéculative, où une rémunération de l'ordre de 15%, voire de 20%, est considérée comme un minimum… Et la confusion – volontaire - est telle qu'on demande à l'économie réelle d'offrir les mêmes conditions de rémunération que la spéculation… ce qui explique d'ailleurs aussi les énormes pressions qui existent pour baisser les coûts de production, donc les salaires, dans l'économie réelle. La rémunération ne distingue plus le papier, la transaction informatique de la matière, de la production de biens et services matérialisés. Le profit ignore l'être humain, qui est un facteur de production, un coût, parmi d'autres.

     

    Les systèmes économiques qui encouragent le placement, la propriété, au détriment du travail réel, se déconnectent de la réalité et surtout engendrent un système basé sur le parasitisme, les sangsues qui possèdent le capital sucent les revenus des travailleurs pour que cela rapporte plus.

     

    Rien de nouveau sous le soleil en fait, l'inégalité des revenus étant considérée comme une sorte de fatalité et les droits de la propriété comme sacré, même lorsqu'ils s'exercent sans respect des autres. Et que bien souvent ils résultent d'opérations menées au détriment des autres; on gardera à l'esprit que des banques suisses telles que l'UBS, le Crédit Suisse ou à la défunte SBS ont fait d'excellentes affaires avec le régime sud-africain de l'Apartheid qui produisait de l'or et des diamants en exploitant des travailleurs noirs privés de droits. Plus loin dans notre histoire, on pensera aux excellents rapports commerciaux de la Suisse avec l'Allemagne nazie, aux banquiers genevois qui ont financé l'esclavagisme ou les exploitations coloniales (même si évidemment la problématique n'a pas concerné que la Suisse , les puissances coloniales ayant financé par le vol systématique de matières premières, de terres et d'esclaves leur industrialisation)

     

    La rémunération du capital ne devrait pas être une fin en soi. Aujourd'hui, il est cependant extrêmement difficile d'envisager un système économique qui ne serait pas (plus) basé sur cette engeance, notamment parce que les Etats occidentaux ont trouvé le moyen d'étendre ce type de financement basé sur la spéculation aux systèmes de retraite… C'est un très mauvais calcul quand, comme aujourd'hui, des fonds de pension jouent les retraités d'aujourd'hui contre les travailleurs d'aujourd'hui… qui seront les retraités de demain !

     

    Mais ce système n'est pas une fatalité ! Des entreprises, des banques mêmes, essayent de créer un système économique plus équitable entre les travailleurs et les propriétaires ! L'avenir est devant nous !

     

    Mais en attendant, comme le chemin est encore long (je vous épargne les raffarinades possibles), je vous propose de venir faire une petite course avec les Socialistes et leurs amis dans le cadre de la course de la Marmite, ce samedi 6 décembre à 18h30... en vous déguisant selon l'inspiration du moment sur le thème de la course contre le profit, en lingot, berlingot, chèque de 60 milliards ou autre !

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