24/06/2009

Grand Conseil : les délires de la droite infantile

En lisant l’édito du Député-fonctionnaire patronal Pierre Weiss dans Entreprise romande du 5 juin dernier, j’ai dû me frotter les yeux à plusieurs reprises… Pardon ? N’ai-je pas rêvé ? Je lis bien que le référendum contre le stupide financement cantonal de la tranchée couverte de Vésenaz, plus de 40 millions grillés sur les impôts de tous les contribuables genevois pour 500 riverains directs habitant l’une des plus riches communes du canton, sans aucune amélioration digne de ce nom à l’échelle intercommunale ou régionale, serait la cause première d’une « vengeance » que nous « mériterions » pour avoir osé, fous que nous sommes, contrarier le Dieu Voiture ? Une « vengeance » contre le financement des transports publics, des trams et du CEVA !

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23/06/2009

Touaregs (misères nucléaires au Niger)

Ce mardi 23 juin 2009, devrait se plaider à Paris un procès opposant les nucléocrates français d’Areva aux associations de défense des Touaregs, les nomades du désert qui vivent normalement dans le Sahara central, aux frontières notamment du Niger et de l’Algérie... Les Hommes bleus...

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09/06/2009

Soutenons les déserteurs et les objecteurs de conscience !

Le 4 juin est un jour un peu particulier, un anniversaire en quelque sorte : voilà 14 ans, en 1995, le Matin Dimanche publiait un article relatant la fin heureuse de mes mésaventures militaires belgo-suisses… Quelques années plus tôt, après avoir été objecteur de conscience en Suisse et fait 4 mois de semi-détention à la maison d’arrêts de Riant-Parc, j’avais eu l’honneur d’être déclaré – à mon insu - déserteur par l’armée belge… et arrêté, puis « libéré » dans des circonstances assez rocambolesques à l’aéroport de Bruxelles… En 1995, l’affaire s’était heureusement terminée et j’avais enfin pu obtenir un passeport belge après être allé boire une Gueuze sur la Grand’Place…

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23/05/2009

Grand Conseil : de la voiture à la culture (taupe niveau !)

Vendredi 15 mai 2009, débat surréaliste au Grand Conseil genevois.

 

Une fois de plus, une proposition « tout bagnole », la réalisation d’une tranchée couverte à travers le village de Vésenaz, consacre l’union sacrée de la droite, du centre-droit aux extrémistes de l’UDC et du MCG. Applaudissements massifs, congratulations : on a l’impression d’avoir assisté au vote d’un projet exceptionnel, transcendant, pour Genève…

 

... On a les triomphes qu’on mérite…

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08/05/2009

Roméo et Juliette en chaussettes (ou les petites aventures d’un papa-patron-député-débordé…)

Bibip, bibip, bipiiipppp… bibip, bibip, bibiiiiippp… Le réveil. Pas la radio. Pas le mien. Bibip, bibip, bibiiiippp… bibip, bibip, bibiiiiipppp… Pffffff… L’arrêter. Elle a dû l’arrêter en appuyant sur le mauvais bouton. Et il re-sonne… L’arrêter. Ouf ! C’est fait !

 

5h45. Encore une heure de sommeil. Vite, essayer de se rendormir… Essayer… Mais… mais…

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13/03/2009

Travailler plus pour gagner moins ou "Effets de seuil ? Circulez, il n'y a plus rien à voir !"

Les Socialistes ont déposé en septembre dernier une motion, M 1839 (http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M01839.pdf), visant à lutter contre les effets de seuil.

 

Oui, ces fameux effets pervers liés à la combinaison non coordonnée de systèmes d'aides individuels et de fiscalisation ou taxation liées à l'ensemble des revenus.

 

Sans surprise, la droite, Radicaux et Libéraux en tête, s'oppose à cette motion et même à son étude en commission, au prétexte que le Conseiller d'Etat radical Longchamp aurait pour ainsi dire réglé tous les problèmes.

 

Plus surprenant, les Verts – à l'exception d'un rare et précieux Vert de gauche (si, si ! ça existe !) - s'alignent sur la Droite, avec une argumentation identique : M. le Conseiller d'Etat Longchamp a déjà tout réglé, les réponses ont été donnés, les lois visant à supprimer les effets de seuil ont été votées, etc… Bref, circulez, il n'y a rien à dire et rien à voir !

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20/02/2009

A quoi servent – ou devraient servir - les impôts sur le revenu et la fortune ?

 Les Socialistes se battent depuis toujours pour que toutes et tous, y compris les plus faibles économiquement ou socialement, puissent vivre dignement et bénéficier d'une véritable égalité des chances de réussite, de progression économique et sociale. La collecte de ressources financières suffisantes au travers des impôts pour garantir aux collectivités la possibilité de concrétiser en actes nos idéaux est une préoccupation majeure des Socialistes. Dans le même temps, la Droite néolibérale conteste en particulier les principes et les modalités des impôts les plus justes socialement et économiquement car ils sont prélevés en fonction des revenus et de la fortune de chacun.

 

Les Socialistes doivent se battre pour garantir des recettes fiscales suffisantes et surtout convaincre les électrices et électeurs qu'ils sont très majoritairement gagnants en conservant un système d'imposition progressif, tant sur le revenu que la fortune.

 

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27/01/2009

Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : les étranges méthodes de Pascal Décaillet

Message commun à Mmes Pürro, Emery-Torracinta, Fehlmann-Rielle et M. Tornare; copie à M. Longet. Je tiens vraiment à vous avoir TOUS ce soir sur mon plateau. Ne pas venir le jour où on annonce sa candidature serait un comportement politique icompréhensible et signalerait que vous ne vous intéressez pas à la campagne, dont acte. Meilleurs messages. Pascal Décaillet.

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23/01/2009

Du vin australien servi en Commission fiscale aux Députés (le développement durable à Genève ou la difficulté de passer de la théorie à la pratique) !

Au-delà des grands discours, des idéaux, la Politique devrait, selon moi, aussi consister à mettre en pratique les principes moraux, éthiques, écologiques ou économiques qu'on demande aux citoyennes et citoyens de respecter par des lois, des règlements ou des incitations diverses.

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19/12/2008

TPG : quelques commentaires sur le nouvel horaire : l'exemple du bus D et la desserte de Genève-Sud et du Genevois

L'entrée en vigueur d'un nouvel horaire des TPG est toujours l'occasion de découvrir de bonnes et mauvaises surprises… L'horaire entré en vigueur ce 14 décembre n'échappe pas à la règle.

 

Voici quelques commentaires et réflexions du modeste usager et observateur que je suis.

 

Le bus D… comme déplorable !

 

J'espère que cela ne vous dérange pas trop que je commence par le bus D, pas comme Deneys, rassurez-vous, mais toujours comme déplorable.

 

Je viens de recevoir "Direct, le bulletin des abonnés unireso", la communauté tarifaire (=le même ticket) genevoise. A la page 3, "Du neuf pour 2009", quelques "nouveautés TPG" sont présentées sous forme d'un petit plan. La ligne D est ainsi commentée : "Légèrement renforcée aux heures de pointe et le samedi après-midi".

 

Déplacement du terminus de la ligne au centre-ville

 

En premier lieu, il est regrettable de constater que la principale et plus pénible modification ne soit pas annoncée et assumée : le déplacement du terminus de la ligne de la gare Cornavin à la Place Bel-Air. Lorsqu'on sait que les lignes régionales ont un rôle à jouer également en terme de transport public au sens large, la liaison avec la gare Cornavin et les lignes CFF et SNCF est nécessaire pour garantir un minimum de qualité de service aux voyageurs responsables qui ne se déplacent pas en voiture.

 

La rupture de charge à Bel-Air est de nature à dissuader les usagers et encourage le recours à la voiture qui apparaît – et c'est malheureusement logique – plus "simple" à l'emploi que le gymkhana entre différents bus, des arrêts portant le même nom mais dispersés sur des centaines de mètres.

 

En direction du centre-ville

 

A ma gauche, l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 de l'arrêt Plan-les-Ouates. A l'écran, l'horaire du même arrêt valable dès le 14 décembre 2008.

 

Voyons, voyons… "Légèrement renforcée aux heures de pointe"…

 

Ancien horaire : 6h02 – 6h20 – 6h38 – 6h56

Nouvel horaire : 5h55 – 6h14 – 6h33 – 6h51

 

Ancien horaire : 7h14 – 7h32 – 7h50

Nouvel horaire : 7h08 – 7h24 – 7h39 – 7h56

 

Ancien horaire : 12h03 – 12h22 – 12h40 – 12h58

Nouvel horaire : 12h04 – 12h21 – 1239 – 12h57

 

Ancien horaire : 17h14 -  17h32 – 17h50

Nouvel horaire : 17h06 – 17h20 – 17h35 – 17h50

 

Ancien horaire : 18h08 – 18h26 – 18h44

Nouvel horaire : 18h05 – 18h20 – 18h35 – 18h50

 

On ne peut effectivement pas dire que ce soit plus que "léger". Quand on sait que le bus D est régulièrement surchargé, notamment en raison de la taille insuffisante de la plupart des bus qui assurent la liaison, on peut même en pleurer ! La voiture a décidément encore de beaux jours devant elle, merci !

 

L'autre – et habituelle – "cocasserie" (je pensais à un autre mot commençant par c) de l'horaire du bus D réside dans l'incapacité inexplicable à adopter un horaire cadencé ! Vous savez, on part chaque heure à 12, 22, 32, etc., ou même, allons, soyons fous !, plus compliqué, à 3, 18, 33, 48… enfin, ce n'est pourtant pas sorcier, on cadence selon une fraction entière de 60 minutes : 10, 12, 15, 20, 30 MAIS ON S'EN TIENT A CETTE LOGIQUE ! Ce qui vous évite de cauchemarder chaque nuit en cherchant le mystérieux algorithme permettant de savoir à quelle heure passera le prochain bus selon qu'il soit 8h ou 11h… C'est d'autant plus étrange que la plupart des autres lignes respectent un horaire cadencé ! Bon, le bus D a un statut particulier, il s'agit de bus au look TPG mais en réalité exploité par une autre entité, française, dans des conditions peu claires… Je n'arrive cependant pas à expliquer cette aberration d'horaire uniquement par un changement de pays, surtout que, à ma connaissance, nous utilisons les mêmes systèmes de mesure de temps et de distance…. et ce n'est pas non plus un effet pervers et indirect de la surexcitation brownienne régnant aujourd'hui à la tête de la République française, c'était déjà bordélique avant le bling-bling d'Etat.

 

Remarquez d'ailleurs la délicate subtilité de ce nouvel horaire : à 17h et 18h, c'est le même horaire, SAUF que nous avons 18h05 au lieu de 17h06 ! C'est vrai que 2 heures réellement et totalement cadencées auraient été de nature à déstabiliser complètement des usagers habitués à être traités comme des veaux.

 

De plus – mais avec le terminus à Bel-Air ce sera de toute façon encore pire – un horaire cadencé garantit une cohérence globale du système… avec les trains des CFF qui eux aussi circulent selon un horaire cadencé !

 

J'ai également sur mon bureau l'horaire CFF "Départ Gare de Genève, 14 décembre 2008 – 12 décembre 2009".

 

Prenons quelques trains particulièrement stratégiques pour les voyageurs :

 

6h10 – 7h10 – 8h10 – 9h10 – 10h10… : Lausanne – Fribourg – Berne – Lucerne

 

6h14 – 7h14 – 8h14 – 9h14 – 10h14… : Nyon – Morges – Yverdon-les-Bains – Neuchâtel – Bienne – (Bâle ou Zürich en alternance 1 fois sur 2)

 

6h36 – 6h56 - 7h33 (et 7h42) – 7h56 - 8h36 – 8h56 - 9h36 – 10h36… : Nyon – Morges – Lausanne – Sion – Brig

 

6h45 – 7h45 – 8h45 – 9h45 – 10h45… : Lausanne – Berne – Zurich – Saint-Gall

 

 

Vous serez sans doute d'accord avec moi pour constater qu'il semblerait possible de garantir des correspondances décentes en respectant justement un horaire cadencé au bus D. Même si c'est 2 fois par heure, des bus arrivant à la gare Cornavin à 6h – 6h30 – 7h – 7h30, ou même un peu mieux pour éviter les sprints fous à Cornavin, sauf pour le 56 vers le Valais qui passe sous le nez : 6h28 – 6h58 – 7h28 – 7h58… Donc, depuis mon arrêt préféré, revenons en arrière dans le temps : le trajet de l'horaire valable jusqu'au 13 décembre 2008 comptait 26 minutes jusqu'à Cornavin (en réalité c'est 26 minutes en moyenne, soit 20 ou moins quand il y a peu de trafic et 30 à 35 quand il y a des bouchons sur la Route de Saint-Julien ou la Route des Jeunes) : il aurait donc fallu partir de l'arrêt Plan-les-Ouates à 6h02, 6h32, 7h02, etc… Et évidemment rien ne vous empêchait de cadencer ces fréquences aux 20 minutes ou au quart d'heure pendant les heures de pointe.

 

Bon, la réflexion avait manifestement échappé aux stratèges de la planification des horaires du bus D, à moins que, dans un sursaut de folie, les informaticiens en charge de ce travail aient décidé d'utiliser la fonction Randomize... qui génère des nombres de façon aléatoire…

 

Aujourd'hui, avec le terminus de la ligne à Bel-Air, c'est plus compliqué car il faut en plus gérer la rupture de charge… De plus, le temps de trajet est rallongé d'une minute jusqu'à Bel-Air par rapport à l'horaire précédent, 24 minutes contre 23 (et de 2 minutes de plus jusqu'à la Jonction , 19 au lieu de 17 tout simplement parce qu'on laisse le bus D se traîner sans site propre sur la Route des Jeunes).

 

Le citoyen responsable qui souhaite utiliser les transports publics en venant de Saint-Julien ou de Plan-les-Ouates doit revoir sa stratégie pour se rendre à Cornavin car il doit faire face à une rupture de charge supplémentaire. Faut-il rester dans le bus jusqu'à la Place Bel-Air et compter sur "le prochain bus" qui ne manquera pas d'arriver pour aller en direction de Cornavin ? Faut-il plutôt quitter le bus D au Bachet-de-Pesay et prendre le tram 13 ? Ou au P+R Etoile pour prendre le tram 15 ? Ou à l'arrêt Stand parce que les arrêts sont plus concentrés ? En fait le problème est qu'il n'y a pas UNE réponse car sans horaire cadencé, c'est tout simplement impossible de définir systématiquement la meilleure stratégie de correspondance…. Bon, un adulte voyageant seul avec son sac à dos ou sa petite valise peut facilement changer de véhicule à un arrêt ou un autre et faire 100m de plus ou de moins à pied selon son choix… Mais pour une famille de 4 personnes, 2 enfants, 2 ou 3 valises et une poussette… c'est plus coton ! Un peu masochiste même peut-être…

 

Toujours pas de pôles d'échange dignes de ce nom

 

Ce dernier constat m'amène d'ailleurs à ce constat plus général : les TPG et unireso sont incapables de définir une véritable stratégie de pôles d'échange : déplacer le terminus de la ligne est une chose, en partie compréhensible en raison des travaux du tram Onex-Bernex (TCOB), mais l'arrêt Bel-Air offre-t-il des conditions d'accueil dignes de ce nom aux nombreux passagers qui le fréquentent ? La réponse est non. Presque pas de bancs. Quelques abris sommaires, 4 ou 5 personnes peuvent s'y asseoir, une dizaine s'y abriter. Plusieurs lieux de départ séparés notamment par les voies de circulation sur la place Bel-Air, mal signalés. Alors, typiquement, pour le bus D, faut-il laisser les passagers faire des choix tous aussi peu convaincants les uns que les autres (la galère au milieu des bagnoles au P+R Etoile ? Le néant inconfortable au Bachet ?) ou faut-il leur donner la possibilité de choisir un pôle d'échange aménagé en tant que tel, avec des abris, des bancs et si possible des toilettes publics ? Aujourd'hui, la réponse est le néant (mais c'est peut-être aussi parce que nous hébergeons le siège mondial du futur trou noir…).

 

En direction de Plan-les-Ouates et de Saint-Julien

 

Le fait que le départ du bus D soit déplacé à Bel-Air complique évidemment les déplacements des valeureux voyageurs qui arrivent à Genève en train. Rupture de charge et horaire stochastique sont de mise, comme dans l'autre sens… pourtant la cohérence des liaisons devrait être assurée, ne serait-ce que par des indications (panneaux indicateurs, tableaux électroniques, etc.) et un modèle de planification de la relation Gare Cornavin – arrêt Bel-Air départ Bus D. C'est là aussi que l'absence de moyens pour la définition et la conception de véritables pôles d'échange se fait sentir : voilà subitement que des lignes de bus, le K et le L ont leur terminus… à la Place De Neuve ! Un nouveau pôle d'échange ? Au milieu des bagnoles ? Au moins il y a le parc des Bastions ou des bistrots – je vous conseille Le Grütli, c'est vraiment une bonne adresse – si on rate le bus car il est parti 2 minutes en avance et que le suivant est 1h plus tard (si l'horaire est cadencé…). Mais de nouveau, il y a un moment où l'articulation des pôles d'échange de fait (Bel-Air) ou embryonnaires (Stand, Place Neuve) semble inexistante.

 

Je ne résiste cependant pas au "plaisir" de vous soumettre quelques nouveaux horaires en vigueur au départ de Bel-Air en direction de Plan-les-Ouates et Saint-Julien :

 

6h04 – 6h22 – 6h40 – 6h58

 

7h16 – 7h34 – 7h52

 

8h10 – 8h28 – 8h48

 

 

12h04 – 12h22 – 12h40 – 12h58

 

 

16h06 – 16h21 – 16h36 – 16h51

 

17h06 – 17h21 – 17h36 – 17h51

 

 

(Miracle ! 2 heures cadencées ! C'est UN SCOOP : C'EST P-O-S-S-I-B-L-E !!!)

 

18h06 – 18h24 – 18h46

 

En passant, dernier bus à 23h47 à Bel-Air, ce qui est plus tôt que dans l'horaire précédent (départ à 23h51 de Cornavin), idem le week-end, ce qui rend d'une part les arrivées tardives à Cornavin (de Paris à 23h35, de Bâle, Bienne, Neuchâtel et Yverdon à 23h46; peut-être que l'arrivée de Zurich-Berne à 23h24 vous permet d'y arriver… mais il ne vous faudra pas vous y lancer si vous avez 5 minutes de retard, sous peine de zoner à Bel-Air à minuit dans l'attente d'un hypothétique taxi…) et d'autre part les virées festives et nocturnes du week-end (donc il faudra prendre la voiture, ce qui est franchement incompréhensible quand on pense aux dangers liés à l'alcool au volant) incompatibles avec un déplacement en transport public jusqu'à Plan-les-Ouates ou Saint-Julien…

 

En fait, le bus D est un exemple, j'aurais peut-être dû en prendre un autre… Mais les questions de pôles d'échange, d'horaires cadencés et de non-rupture de charge méritent encore de nombreux efforts de la part du Conseil d'Etat, de la DGM et des TPG !

 

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08/12/2008

M. Stauffer et le Grand Conseil (en passant par M. Décaillet) : du mensonge à la violence

 

"La tromperie n'entre jamais en conflit avec la raison, car les choses auraient pu se passer effectivement de la façon dont le menteur le prétend. Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. Sa version a été préparée à l'intention du public, en s'attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l'inattendu, auquel nous n'étions pas préparés."

 

 

Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, Agora Pocket, pp.10 et 11

 

Il y a quelques semaines, au lendemain de l'élection de M. Cerruti au Conseil administratif de Vernier, j'avais été violemment pris à parti par M. Décaillet sur son blog… et j'étais assez songeur… Peut-on exprimer des positions différentes sans recevoir en échange des anathèmes catégoriques ? Surtout que cette réaction virulente était liée à ma critique de la complaisance de M. Décaillet envers le Député Stauffer et des "valeurs" qu'il transmet.

 

Cette perplexité m'avait conduit dans une des meilleures librairies de Genève, la Librairie du Boulevard, à la recherche d'un ouvrage susceptible de nourrir mes réflexions…

 

J'y ai trouvé, au hasard, attiré par le titre, ce livre d'Hannah Arendt que j'ai commencé à lire immédiatement après dans le tram… Et j'y ai notamment trouvé cette citation qui me semble extrêmement bien correspondre à la problématique que pose M. Stauffer à notre démocratie et à notre Grand Conseil en particulier.

 

Jeudi soir – ce n'était qu'un début – dans le cadre du débat sur le budget 2009 des SIG, où M. Stauffer assénait avec sa violence coutumière des arguments inexacts, il m'a semblé utile de ressortir ce livre de mon sac… Car nous venions d'être violemment pris à parti pour avoir osé contester l'interprétation du Conducator … Après un déversement rituel de bile haineuse sur les socialistes (c'est sa façon de "prouver" qu'il n'est ni de gauche ni de droite), j'ai eu droit à un "je ne lis pas mes rapports"… Ben voyons !

 

Je me suis donc permis de lire cet extrait d'Hannah Arendt au Grand Conseil jeudi soir car il me semble très proche de ce que nous vivons, tout parti confondu : nous sommes désemparés et nous ne savons pas toujours quoi répondre car les tromperies sont tellement grossières MAIS si bien préparées !

 

En lisant l'édito de M. Etienne ce lundi 8 décembre dans la Tribune de Genève, en ayant appris que M. Décaillet semblait aussi soutenir M. Stauffer après son exclusion vendredi soir au Grand Conseil, je ne peux m'empêcher d'ajouter que les médias, la Tribune de Genève et Léman Bleu en particulier, amplifient l'effet des tromperies en question car elles les relayent avec force, alors qu'elles ne mériteraient que de finir dans les oubliettes du blabla de la République. Sans interview, sans invité spécial.

Je ne peux d'ailleurs pas non plus m'empêcher de penser que l'appât du gain, du tirage, de l'audimat facile sont à la base de cette écoeurante complaisance. Comme sur TF1 : si c'est scandaleux, sanglant, racoleur, c'est l'essentiel. Même si c'est faux.

 

04/12/2008

La Course contre le profit (3) : faut-il payer des salaires ou rémunérer des actions ?

 

Une des questions essentielles posée par le pseudo-retour de la morale et de l'éthique dans le monde des affaires concerne le niveau de rémunération des dirigeants d'entreprises.

 

Etrangement, le débat se focalise sur le salaire des dirigeants, certes indécents dans de nombreux cas, mais il occulte l'autre volet de la distribution des bénéfices des entreprises, à savoir la distribution des dividendes aux actionnaires. En fait, la distribution de dividende est une soustraction en partie arbitraire de la richesse produite par les collaborateurs et collaboratrices de l'entreprise.

 

L'actionnaire est un co-propriétaire, il encaisse une rémunération pour son placement, son investissement (donc son risque aussi), pas pour son travail. Ainsi, on peut se demander si les pressions qui existent pour baisser les rémunérations des dirigeants ne sont pas davantage motivées par la volonté de rémunérer davantage les actionnaires plutôt que par de belles considérations égalitaristes.

 

Moins de fric pour les dirigeants, qui restent des "travailleurs", c'est plus de fric pour les actionnaires, les propriétaires qui "placent".

 

Une forte tendance économique des dernières années est justement d'encourager massivement la propriété, l'actionnariat. Et son corollaire, la spéculation. On l'a encore vu avec la votation du 24 février dernier mensongèrement intitulée "réforme des entreprises II" alors qu'elle visait essentiellement à faire des cadeaux fiscaux aux gros actionnaires (plus de 10% du capital, indépendamment du fait qu'on travaille ou non dans l'entreprise).. Placer plus, placer mieux pour gagner plus. Sans travailler. L'argent qui tombe du ciel. Le règne du bling bling.

 

L'existence de placements spéculatifs, aux risques plus élevés, introduit une distorsion fondamentale entre la rémunération "normale" de projets de l'économie réelle et la rémunération spéculative de projets déconnectés de l'économie réelle par différentes techniques financières à l'opacité croissante.

 

Un rendement compris entre 2% et 10% pour un projet de l'économie réelle n'est pas rare; il est considéré comme trop faible dans une économie spéculative, où une rémunération de l'ordre de 15%, voire de 20%, est considérée comme un minimum… Et la confusion – volontaire - est telle qu'on demande à l'économie réelle d'offrir les mêmes conditions de rémunération que la spéculation… ce qui explique d'ailleurs aussi les énormes pressions qui existent pour baisser les coûts de production, donc les salaires, dans l'économie réelle. La rémunération ne distingue plus le papier, la transaction informatique de la matière, de la production de biens et services matérialisés. Le profit ignore l'être humain, qui est un facteur de production, un coût, parmi d'autres.

 

Les systèmes économiques qui encouragent le placement, la propriété, au détriment du travail réel, se déconnectent de la réalité et surtout engendrent un système basé sur le parasitisme, les sangsues qui possèdent le capital sucent les revenus des travailleurs pour que cela rapporte plus.

 

Rien de nouveau sous le soleil en fait, l'inégalité des revenus étant considérée comme une sorte de fatalité et les droits de la propriété comme sacré, même lorsqu'ils s'exercent sans respect des autres. Et que bien souvent ils résultent d'opérations menées au détriment des autres; on gardera à l'esprit que des banques suisses telles que l'UBS, le Crédit Suisse ou à la défunte SBS ont fait d'excellentes affaires avec le régime sud-africain de l'Apartheid qui produisait de l'or et des diamants en exploitant des travailleurs noirs privés de droits. Plus loin dans notre histoire, on pensera aux excellents rapports commerciaux de la Suisse avec l'Allemagne nazie, aux banquiers genevois qui ont financé l'esclavagisme ou les exploitations coloniales (même si évidemment la problématique n'a pas concerné que la Suisse , les puissances coloniales ayant financé par le vol systématique de matières premières, de terres et d'esclaves leur industrialisation)

 

La rémunération du capital ne devrait pas être une fin en soi. Aujourd'hui, il est cependant extrêmement difficile d'envisager un système économique qui ne serait pas (plus) basé sur cette engeance, notamment parce que les Etats occidentaux ont trouvé le moyen d'étendre ce type de financement basé sur la spéculation aux systèmes de retraite… C'est un très mauvais calcul quand, comme aujourd'hui, des fonds de pension jouent les retraités d'aujourd'hui contre les travailleurs d'aujourd'hui… qui seront les retraités de demain !

 

Mais ce système n'est pas une fatalité ! Des entreprises, des banques mêmes, essayent de créer un système économique plus équitable entre les travailleurs et les propriétaires ! L'avenir est devant nous !

 

Mais en attendant, comme le chemin est encore long (je vous épargne les raffarinades possibles), je vous propose de venir faire une petite course avec les Socialistes et leurs amis dans le cadre de la course de la Marmite, ce samedi 6 décembre à 18h30... en vous déguisant selon l'inspiration du moment sur le thème de la course contre le profit, en lingot, berlingot, chèque de 60 milliards ou autre !

18:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rémunération, capital, salaire, sbs, ubs, cs, apartheid | |  Facebook

01/12/2008

Le prix du lait : participez à la course contre le profit !

vache-savoie.jpgAvec les Socialistes, participez à la Course contre le profit!

Scène 2: le prix du lait

Faut-il garantir des revenus décents aux producteurs de lait ou encourager une stupide guerre des prix qui ne profitent qu'aux grands groupes de l'agro-alimentaire?  Pour sourir et courir, samedi 6 décembre, dans le cadre de la course de la Marmite , je vous invite à venir courir avec les Socialistes… et profiter de l'occasion pour exprimer en couleur, en douleur, déguisés, en verve, en vache, en berlingot, en lingot, à poil, en pleurs, à la soupe à la grimace, à la soupe au lait, en rires - ou en jaune d'ailleurs peut-être - votre ras-le-bol de ce système économique!

J-5

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07:55 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : prix, lait, suisse, agriculture, paysans, course contre le profit, capitalisme | |  Facebook

29/11/2008

Avec les Socialistes, participez à la Course contre le profit !

 

J-7

 

Samedi 6 décembre, dans le cadre de la course de la Marmite , je vous invite à venir courir avec les Socialistes… et profiter de l'occasion pour exprimer en couleur, en douleur, déguisés, en verve, à poil, en pleurs, en rires - ou en jaune cocu d'ailleurs peut-être - votre ras-le-bol !

 

Oui, ras-le-bol de ce système économique qui écrase les petits revenus, qui tond la classe moyenne, qui exclut du marché du travail toutes celles et tous ceux qui sont légèrement "hors normes" ou tout simplement considéré comme (biffez les mentions inutiles) : trop vieux, trop jeune, trop cher, trop qualifié, pas assez qualifié… Tout en faisant toujours plus de cadeaux aux riches, aux actionnaires, aux multinationales… Forfait fiscal par ici pour les riches étrangers, exonération pendant 10 ans pour les entreprises qui se délocalisent ici à Genève, revenus des actionnaires non soumis à l'impôt, pendant que  vous, au prétexte de considérer tous les revenus comme équivalents, vous êtes taxés sur l'aide personnalisée au logement, sur les rentes complémentaires, etc., etc. En réalité, c'est chaque franc de pauvres qui est équivalent et "égal" devant l'impôt… pas chaque franc de riches.

 

Concurrence, concurrence, gagner plus pour les uns, perdre encore plus pour les autres… A part les accros du bling-bling, qui peut encore croire que gagner toujours plus peut se faire sans conséquence néfaste pour les autres ? Est-il vraiment normal d'avoir des millionnaires, des milliardaires pendant que d'autres dorment dans la rue et ne mangent pas à leur faim ?

 

Est-il nécessaire de gagner plusieurs centaines de milliers de francs par mois pour vivre ? Pour être heureux ? Alors que M. Dupont se fait expulser de son logement car il n'a plus de travail depuis si longtemps qu'il ne touche plus d'allocations chômage ? Et que Mme Durand trime 8 heures par jour pour 3'500.- par mois ? Et rentrer extenuée le soir chez elle, dans son petit 3 pièces au loyer exorbitant ?

 

Est-ce que cela a un sens que d'avoir un patron qui gagne plusieurs millions de francs par an ? Il vient d'où cet argent ? De notre travail, de votre travail et encore plus de travail de milliards de personnes qui vivent dans la précarité, la misère, la faim, la soif, la peur…. pour notre petit confort de privilégiés parmi les privilégiés.

 

En Suisse, pays riche, de riches, on expulse des roumains miséreux qui quémandent quelques francs… mais on donne sans rechigner au banquier qui fait la manche pour 60 milliards…

 

Et après, EconomieSuisse et tous les milieux patronaux traditionnels, où les salaires indécents sont presque la norme, viennent pleurer misère pour vous dire qu'il n'est pas possible de financer une retraite flexible pour les classes moyennes ? On rigole, jaune, jaune, jaune.

 

D'ailleurs, j'aimerais aussi bien savoir d'où vient le fric de la campagne contre l'initiative sur l'AVS… Des partis qui ont peu de moyens propres, comme les PDC ou les Radicaux trouvent le moyen de se payer quotidiennement des annonces dans les médias ? Etrangement, les journalistes ne s'y intéressent guère, l'argent vient pourtant des entreprises, des lobbies patronaux et bancaires, qui veulent garder les millions pour eux. Alors, il vient d'où ce fric, mesdames et messieurs les journalistes ? On les pose les questions ou on pense au prochain cocktail mondain avec ces chers amis ? Ou à la prochaine et si sympathique invitation au chalet, à Verbier, pendant les fêtes ?

 

Mais nous n'aurons certainement jamais de réponse…

 

Alors, en attendant, profitons de l'occasion, la course de la Marmite , c'est comme le carnaval : même les pauvres, plumés, exploités, pressurés peuvent faire la fête pour oublier leurs malheurs !

 

PS : dans les "sponsors" de la course, le principal n'est-il pas l'UBS d'ailleurs ? On pourra méditer en courant sur le sens du "sponsoring"… financé en réalité par votre travail, votre argent… et maintenant vos impôts !

 

... En mangeant des pâtes quelques jours de plus par mois, pensez à M. Ospel et ses successeurs !

08:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : profit, capitalisme, libéralisme, ubs, banques, marmite, escalade | |  Facebook

14/11/2008

En utilisant votre ordinateur, vous acceptez d'être espionné…

Depuis plusieurs années, les éditeurs de logiciels, en particulier de systèmes d'exploitation (par exemple Windows ou Vista de Microsoft, Mac OS X d'Apple) ou de langages de programmation (Java de Sun par exemple), ont généralisé les systèmes de mises à jour automatiques. Quand tout va bien, un petit message sur votre écran vous indique qu'une mise à jour doit être installée. Parfois, il vous est demandé d'accepter les conditions de l'éditeur pour pouvoir installer la mise à jour. Un clic sur un bouton ou une petite coche "J'accepte", en réalité obligatoires car il est impossible d'installer la mise à jour en question sans en accepter les conditions unilatérales de l'éditeur.

Récemment, une mise à jour intitulée "outil de notification Windows Genuine Advantage" est proposée aux utilisateurs de Windows XP. Il est indiqué que cet outil "vous avertit si votre copie de Microsoft Windows n'est pas authentique. Dans ce cas, l'outil vous aidera à obtenir une copie sous licence de Windows.". Tout utilisateur disposant d'une copie légale de Windows XP peut, en toute bonne conscience, choisir d'installer une telle mise à jour.

Le problème est qu'en installant cette mise à jour, Microsoft vous oblige à accepter un contrat  de licence… Et vous n'avez évidemment pas le choix : impossible d'installer la mise à jour sans accepter le contrat…

Avez-vous déjà lu les termes des contrats imposés par les éditeurs, ici Microsoft ? Ils sont tout simplement scandaleux car d'une part ils ne vous laissent aucun choix, aucune possibilité de négocier par exemple un contrat spécifique et, surtout, ils donnent aux éditeurs le droit d'espionner votre ordinateur et vos agissements à plein temps.

Voici ce que contient en effet ce contrat :

 4.  Services Internet.  Microsoft fournit des services Internet avec ce supplément. Ces services peuvent être modifiés ou interrompus à tout moment. Ce supplément se connecte aux systèmes informatiques de Microsoft ou de fournisseurs de services via Internet comme décrit ci-dessous.  Dans certains cas, vous ne recevrez pas de notification de connexion.  Pour plus d’informations sur cette fonctionnalité, consultez http://go.microsoft.com/fwlink/?LinkId=68985.

 

5.  Données informatiques.  Ce supplément utilise des protocoles Internet pour envoyer à Microsoft des informations sur votre ordinateur, telles que la clé de produit de votre copie de Windows XP, le numéro de série du volume du disque dur, le fabricant de votre PC, la version de votre système d’exploitation, l’ID de produit de Windows XP, des informations sur le BIOS du PC, les paramètres régionaux utilisateur, la version linguistique de Windows XP, le résultat de la validation et le résultat de l’installation de ce supplément. Certaines informations dérivées de votre adresse IP, qui ne permettent pas de vous identifier, sont également envoyées en même temps que les informations relatives à votre ordinateur.

 

6.  Utilisation d’informations. Nous pouvons être amenés à utiliser les informations relatives à votre ordinateur pour améliorer notre logiciel et nos services, nous aider à limiter l’utilisation du logiciel sans licence et établir des statistiques.  Nous pouvons également être amenés à les partager avec des tiers, tels que des fournisseurs de matériels et de logiciels ou des bénéficiaires de licences en volume pour les aider à protéger leurs clés de licence.

 

7.  CONSENTEMENT POUR LES SERVICES INTERNET.  EN UTILISANT CETTE FONCTIONNALITÉ, VOUS CONSENTEZ À LA TRANSMISSION ET À L’UTILISATION DE CES INFORMATIONS SUR VOTRE ORDINATEUR.  MICROSOFT N’UTILISE PAS CES INFORMATIONS POUR VOUS IDENTIFIER OU VOUS CONTACTER.

 

Il me semble particulièrement inadmissible d'introduire des dispositions donnant des droits d'espionnage au prétexte de vérifier la validité de votre installation informatique et cette impunité technologique absolue contient les germes d'une société totalitaire ! Big Brother est là, chez vous ! Mais il s'appelle en réalité Uncle Sam…

Le hasard faisant qu'une mise à jour de Sun pour Java (Java SE Runtime Environment (Jre) Version 6) était également disponible ces derniers temps, j'ai constaté qu'il contenait également une disposition autorisant l'espionnage de votre ordinateur :

 G.   Installation et mise à jour automatique. Les procédés d’installation et de mise à jour automatique du logiciel transmettent à Sun (ou ses prestataires de services) un volume restreint de données sur lesdits procédés, et ce dans le seul et unique but d’aider Sun à mieux les comprendre et les optimiser. Sun ne saurait aucunement associer les données avec des informations personnellement identifiables. Pour plus de détails sur les données collectées par Sun, consultez http://java.com/data/.

Vous me direz peut-être que cela n'est pas si grave, surtout si on n'a rien à se reprocher…

Mais, pour moi, le problème réside dans le non-choix dans lequel les éditeurs vous mettent bien malgré vous : si vous souhaitez disposer de logiciels qui fonctionnent mieux qu'à leur première installation… un peu comme si en ramenant votre mixer ou votre téléviseur défectueux au magasin, le technicien vous répondait "OK, on le répare MAIS vous devez d'abord me donner les clés de votre appartement !"

16:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : microsoft, windows, vista, sun, java, apple, mac os | |  Facebook

12/11/2008

Les mamans tuent parfois les enfants des autres...

Mardi 30 juillet 1991. Myvatn. Islande. Un lieu magique. Un temps magnifique. Un paradis pour ornithologue.

Accompagné de deux jeunes ornithologues allemands, je marche avec mon télescope, mes jumelles et mon appareil photo le long de la côte ouest du lac. De l'autre côté du lac, les sombres pentes du Hverfjall nous observent. C'est là peut-être que Sauron régnait sur son royaume de Mordor…


Dans le courant de l'après-midi, nous montons au sommet d'un ancien petit cratère, du côté de Neslandavik. Pour admirer la vue. Le lac. Nous reposer aussi.


Un plongeon imbrin adulte miaule, une fois, deux fois. On dirait qu'un chaton se noie tellement il miaule fort… Il tient un poisson dans son bec. Il appelle, miaule et miaule encore. Enfin, un autre adulte accompagné d'un juvénile arrivent. L'adulte donne son poisson au juvénile. Sous l'eau. Et hop ! Poisson avalé !


En descendant du cratère, un canard attire mon attention : il s'agite bruyamment, sans raison apparente. Télescope.

C'est une femelle de garrot d'Islande, un magnifique "canard" islandais. Elle n'est pas seule. Un caneton. D'une autre espèce dirait-on. La femelle garrot se jette sur lui, et lui donne de vigoureux coups de bec. Le caneton essaie de s'enfuir. La femelle s'acharne, elle plonge pour le rattraper, lui donne encore des coups de bec, le pince au cou. Cinq minutes d'acharnement. De coups de becs. Le caneton est mort.


La femelle lui donne encore quelques coups de bec puis s'éloigne. Tranquillement. Elle rejoint un groupe de 6 canetons. Aucun comportement particulier. Ses canetons…


Cette histoire islandaise m'est revenue à l'esprit hier matin. Alors que je montais à vélo à la crèche de Plan-les-Ouates pour amener ma fille Anja. Et que je subissais une fois de plus les voitures mal garées de certaines mamans qui amènent aussi leurs enfants. Plus possible de passer avec une poussette. Difficile avec le vélo.

voitureCrechePLo.jpg

Qu'une partie des hommes, des mâles, se comporte sans respect particulier des autres, de la progéniture des autres, n'est pas de nature à me surprendre particulièrement (certains ont même d'ailleurs tendance à délaisser leur propre progéniture…). Surtout au volant.


Mais que des mamans en fassent de même me surprend toujours… Quand je pense à l'attention qu'elles portent à leurs chers bambins ! A tous les risques qu'elles veulent anticiper, prévenir, éviter… Même si cela porte à conséquence pour les enfants des autres… C'est dramatique ! Ne serait-il pourtant pas possible d'assumer de façon responsable ses choix, en cherchant une place de parking et en marchant 5 minutes s'il le faut ? Ou en venant à pied ou à vélo si on ne veut pas attendre ?

Notre société ne montre pas le bon exemple en n'étant pas plus sévère envers les adultes qui se comportent ainsi : quelle image de notre société, de nos valeurs, du respect des autres auront ces enfants en voyant leurs parents agir – et sans doute parler – sans faire attention aux autres ? On pourra toujours se plaindre des jeunes qui ne respectent rien… mais ce sera trop tard !

 

Plongeon imbrin : http://www.oiseaux.net/oiseaux/plongeon.imbrin.html

Garrot d'Islande : http://fr.wikipedia.org/wiki/Garrot_d'Islande

Le lac de Myvatn : http://www.linternaute.com/voyage/islande/nord-de-l-islande/curiosite-naturelle/le-lac-myvatn/

Le Seigneur des Anneaux et le Mordor : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Seigneur_des_Anneaux

 

ps : la voiture garée est bien celle d'un parent mais peut-être pas d'une maman

14:12 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : maman, crèche, respect, myvatn, plan-les-ouates, plongeon imbrin, garrot d'islande | |  Facebook

07/11/2008

Ha qu'elle est belle cette Place de Neuve !

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/02/548281588.jpgHa qu'elle est belle cette Place de Neuve dans le soleil couchant !
Malgré ces horribles bagnoles puantes, malgré son côté coupe-gorge pour les piétons (automobilistes, svp, on s'arrête AVANT ces petites lignes jaunes, vous savez, les passages piétons, et on S'ARRETE pour laisser passer les piétons !) et les cyclistes (scootéristes, svp, ne dépassez PAS par la droite !). Mais qu'est-ce que ça ferait une vraie et belle place piétonne (et pas besoin de parking aspirateur à voitures dessous) !

17:15 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

25/10/2008

Vous aimez la nature ? Foncez ce dimanch

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/517946572.jpgVous aimez la nature ? Foncez ce dimanche - en train - à Morges au festival de La Salamandre ! Films supers, artisanat, jouets, cadeaux originaux, oeuvres d'art, repas savoureux, dégustation de jus de pommes, fromages, légumes bio de proximité, associations curieuses et passionnées... Quel bonheur !

15:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/10/2008

Le Sole Mio, c'est la sécheresse, n'y mettez plus les pieds !

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/01/348499467.jpgJeudi 13h. Avec ce froid, pause vrai repas plutôt que sandwich... Des pâtes ? Oui, des pâtes, bonne idée. Et je ne suis pas loin du Sole mio, ça fait longtemps. Libé pour la lecture (ça fait aussi longtemps) et j'y vais.
- Spaghetti plat du jour, 2 dl de rouge, une carafe d'eau, s'il vous plaît.
- Une carafe d'eau ?
- Oui, une carafe d'eau, s'il vous plaît !
- Non Monsieur, il n'y a plus de carafes d'eau ici...
- Comment plus de carafes ?!??
- Oui Monsieur, c'est les ordres du patron: plus de carafes d'eau !
- Mais c'est scandaleux ! Inadmissible !
- Désolé, c'est les ordres du patron...


Et le patron n'est pas là. Je suis vraiment choqué ! Comment peut-on refuser de servir une carafe d'eau à des clients qui consomment d'autres choses ?! C'est pitoyable ! En tout cas c'est sûr : je n'y remettrai plus les pieds! Je préfère ça plutôt que de rester... en carafe !
Ps: le plus nul, c'est qu'avec mon café, on m'offre... un limoncello...

15:13 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sole mio, carafe d'eau, bistrot pas sympa, restaurant pas sympa | |  Facebook

18/10/2008

Constituante, arithmétique radicale et démocratie : on est mal barrés !

(en passant par la complaisance médiatique du moment)

 

 

La Constituante est un processus éminemment sérieux dans lequel je n'ai pas eu le temps de m'investir autant que je l'aurais souhaité. On ne peut pas tout faire. Je me contenterai d'évoquer ci-dessous une des raisons pour lesquelles j'ai des doutes quant au succès de ce processus.

 

 

A la lecture de la publicité radicale de la page 21 de la Tribune de ce vendredi 17 octobre, je ne peux m'empêcher de penser que nous vivons dans une démocratie arithmétiquement mal barrée.

 

 

Ainsi "l'ouverture" serait incarnée par "75 députés au lieu de 100" et signifierait "+ de démocratie" et "- de blabla".

 

 

Je sais que les radicaux genevois traversent une profonde crise de sens et qu'ils ont tendance à se raccrocher à toutes les idées simplistes qui passent tout en essayant de se donner une image jeune et branchée (festive, merci Frédéric; plus écolo, merci Antonio). Ces idées simplistes, véhiculées notamment et avec son brio habituel de chef des vendeurs de supermarché par l'ancien – et sympathique, c'est vrai - député Pierre Kunz, plaisent évidemment à mon cher ami Décaillet (je me demande d'ailleurs s'ils ne partagent pas un amour commun pour Louis Pauwels, sans que je puisse déterminer si cela se limite à la période Figaro Magazine/extrême droite conservatrice ou si cela inclut également la période moins connue des écrits érotiques… mystère !)… Mais franchement, où nous mènent-elles, ces idées ?

 

 

Comment peut-on par exemple aborder un véritable processus démocratique participatif, prospectif, tourné vers l'avenir, en respectant les sensibilités, les minorités, qui existent et qui ont le droit d'exister, en écrivant à l'avance un projet tout ficelé de nouvelle Constitution ? C'est un manque flagrant de respect des autres, de tous les autres, de gauche comme de droite, et cela augure mal de l'avenir.

 

 

Ensuite, ce qui me fait tiquer aujourd'hui, c'est cette équation "moins de députés = + de démocratie et – de blabla"…

 

 

Je n'ai rien contre l'hypothèse d'une baisse du nombre de députés mais franchement, y a-t-il un lien entre le nombre de députés et le taux de démocratie d'une société ? C'est un gag ! Cela signifierait donc que le Conseil National est moins démocratique que le Grand Conseil ? Que l'Assemblée nationale française l'est encore moins ?

 

 

En plus, les radicaux devraient alors aller au bout de leur stupide fantasme arithmétique : si moins de députés, c'est plus de démocratie et moins de blabla, alors 0 députés, la suppression du parlement, du pouvoir législatif, ce serait le nirvana démocratique ? Pour un parti qui revendique à longueur d'année son rôle historique "révolutionnaire", c'est un sacré retournement de situation ! Et avec un seul député, c'est certain que normalement on ne perd pas trop de temps à discuter avec soi-même… Cette démocratie ressemble furieusement à une dictature, non ? Vive l'Empereur Pierre 1er !

 

 

Le silence imposé aux minorités, à celles et ceux qui ne pensent pas assez à droite, est un véritable fond de commerce du Parti radical genevois, il l'a encore prouvé récemment au Grand Conseil en proposant puis en faisant voter des dispositions visant à limiter les droits et les temps de parole de la minorité.

 

 

C'est d'ailleurs assez "drôle" (politesse du désespoir) de voir les partis de droite, Libéraux en tête, qui se revendiquent de et pour la Liberté à toutes les sauces, imposer à longueur d'année des lois liberticides (restriction du droit de manifester, restriction de la liberté d'affichage, interdiction de la mendicité, réduction du temps de parole au Grand Conseil, contrôle politique - dans le sens commissaire politique, Weiss power - des associations, etc.)

 

 

Et une démocratie qui se construit sans écouter ses minorités ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Y a-t-il aujourd'hui des dysfonctionnements majeurs liés à la présence de minorités au Grand Conseil ? J'ai plutôt l'impression que c'est déjà le contraire aujourd'hui : la majorité de Droite du Grand Conseil écrase souvent la minorité, avec arrogance, avec mépris, sans écouter nos remarques, nos propositions, nos arguments… Sans aller jusqu'à imaginer que nous aurions pu avoir raison, il me semblerait pourtant utile dans une démocratie bien comprise de tenir compte des arguments de la minorité, ne serait-ce que pour éviter des référendums, des recours, des pertes de temps, des passages en force qui accentuent les malaises dans notre société. On peut penser à la Loi sur le chômage, refusée une première fois par le peuple et ensuite acceptée au forceps (chantage fédéral) et sans attendre dans une nouvelle mouture qui était loin de clarifier tous les problèmes soulevés lors de la première tentative de révision ou plus récemment aux lois tellement mal foutues sur les Conseils d'administration des régies publiques autonomes refusées en votation populaire (référendums aboutis à quelques dizaines de voix près, je n'ai jamais été aussi heureux qu'après mes 25 voix récoltées seul à Plan-les-Ouates… donc on imagine bien la solution radicale au "problème" : augmenter le nombre de signatures requises).

 

 

Je pense qu'il faut encore une fois rappeler que la Suisse et Genève en particulier vivent une démocratie effectivement lente, mais que cela est dû en grande partie à la complexité des problèmes et problématiques à résoudre sur un territoire restreint et dense ! Nier cette réalité en invoquant des blocages abusifs, c'est nier la démocratie suisse.

 

 

Enfin, la Constituante sera telle qu'elle sortira des urnes, alea jacta est, je n'essaye même pas (c'est bien trop tard) de vous convaincre de la nécessité de voter pour des listes et des personnes qui sont tournées vers l'avenir et des valeurs et pas pour celles qui sont tournées vers le passé et la défense de leurs intérêts personnels privilégiés…. Mais avec les Radicaux d'aujourd'hui et leur vision d'une démocratie toujours plus totalitaire, la nouvelle Constitution risque d'être une soupe à la grimace…

 

 

 

PS1 : rien à voir ou presque, complaisance médiatique saisie au vol: je crois que c'était dans la TdG de jeudi, une brève de Henri Della Casa sur l'excellente initiative des Verts de la ville pour les 200 places piétonnes : il termine son article par le rappel de la position des radicaux sur cet objet. Rien que les Radicaux. Pas l'UDC ou Solidarités, ni les libéraux ou les PDC, ni les Socialistes… seulement la position radicale… Comment pourrions-nous appeler cela, le terme m'échappe…

 

 

PS2 : puisque je suis reparti sur la presse et la TdG , je ne peux pas m'en empêcher : je suis toujours navré quand les comptes-rendus du Grand Conseil sont faits de façon trop "partiale", l'autre jour c'était le PL visant à faire entrer dans le droit genevois la disposition – pourtant optionnelle – visant à imposer seulement le 60% des revenus du capital… rapport de majorité, l'illustre Député Olivier Jornot, rapport de minorité, la moins médiatique Députée socialiste Lydia Schneider Hausser… Le compte-rendu de Marc Bretton dans la TdG relate le débat en citant plusieurs fois Olivier mais évoque seulement Lydia à une occasion. Evidemment - mais là je ne pense pas que Marc y puisse grand' chose, ça doit faire partie de la tradition TdG – la photo qui illustre l'article est celle d'Olivier, qu'on a déjà pourtant vu en grand la veille suite à son annonce de candidature au Conseil d'Etat… Et même si Lydia ou bibi ne se sont pas exprimés avec l'éloquence d'Olivier, même si je n'étais personnellement pas bon, il me semblerait pourtant possible de citer aussi quelques uns de nos arguments, tels que nous les avons formulés, sans les filtrer au préalable (ce qui signifie d'ailleurs en fait que le journaliste estime justement qu'ils ne sont pas bons, mais à mon avis c'est au lecteur de juger pas au journaliste… là, c'est vraiment, vraiment, vive Léman Bleu !)