26/09/2008

Sortie gc (5) : Santiago. Place piétonne

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/912883774.jpgSortie gc (5) : Santiago. Place piétonne. Magnifique. Au Patrimoine mondial de l'unesco. Camping-car garé au milieu de la place. Ou comment gâcher la beauté. Question de socialiste écolo: la liberté passe-t-elle par le parking

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Sortie GC (4) : zones piétonnes, modérat

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/00/00/135831554.jpgSortie GC (4) : zones piétonnes, modération du trafic, enjeux économiques, discussions sans tabou.... L'avenir de Genève se joue - peut-être - ici

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Sortie GC (3) : Repas avec le Parlement

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/00/386870552.jpgSortie GC (3) : Repas avec le Parlement de Galice. Discussions sur les majorités politiques, les systèmes d'élection... Après un apéro très genevois : centimes communaux, fresque sur un mur de cimetière... Ici, la vice-présidente du Parlement. Gauche nationaliste.

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Sortie GC (2): Aéroport de Madrid. Solei

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/02/487964625.jpgSortie GC (2): Aéroport de Madrid. Soleil ! Olé! Vol avec vue magnifique sur les Pyrénées, éoliennes, espace. Aridité. Espaces. Le manque d'espace(s) est sans doute une cause majeure de la complexité et de la - relative - lenteur de la démocratie suisse. Une contrainte positive!

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Sortie du Grand Conseil (1): et c'est pa

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/00/593797103.jpgSortie du Grand Conseil (1): et c'est parti ! Guichet Iberia, d'abord Madrid, ensuite Saint-Jacques de Compostelle... N'en déplaise aux Verts (dommage) et aux Mcg (ouf)

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19/09/2008

Sur le chemin de l'école, en passant par l'écart-type et les vacances...

Sur le chemin de l'école, on a le temps de penser à ceci ou à cela… J'ai un peu de temps pour vous en faire part…

 

Avec un peu de retard, je lis l'article de la TdG du 22-23 août au sujet de la rentrée scolaire 2008. Puis les articles du 9 septembre concernant d'une part les mauvaises estimations dans l'enseignement spécialisé et d'autre part le mail incendiaire d'André Duval, le président d'ARLE, à certains directeurs d'école fraîchement entrés en fonction.

 

Je dois dire que j'ai une certaine admiration pour le travail de "mon" Conseiller d'Etat Charles Beer car, le moins que l'on puisse dire, est que la gestion politique de l'école genevoise, des classes enfantines à l'Université, n'est pas de la tarte ! Et que les réponses à trouver sont loin d'être évidentes compte tenu des forces contradictoires en action.

 

Ainsi, dans l'article du 22-23 août, Jérôme Faas évoque un "débat scolaire, dont la population s'est emparée depuis quelques années". En réalité, nous avons plutôt assisté à une prise d'otage des problématiques scolaires, par ARLE d'un côté, par le Parti radical de l'autre.

 

Prise d'otage car les propositions avancées sur fond d'électoralisme avéré du côté des radicaux et de frustration mal assumée du côté d'ARLE, ont surtout brillé par leur ineptie.

 

Certes, le "malaise scolaire" peut sembler être une réalité, notamment en raison de la difficulté de partager entre des acteurs aussi différents que les enseignants (des professionnels, avec leur savoirs, leurs compétences…. et leur langage propre, "technocratique") et les parents.

 

Je me souviens encore de cette première séance en tant que parent à l'école du musée d'ethno à Carl-Vogt, il y a 2 ans. Mon fils Yann venait de commencer sa première enfantine. Voilà qu'on annonce aux parents "Nous allons nous présenter !". Bonne idée. La première personne s'annonce : "Bonjour ! Je m'appelle … et je suis GNT… Dans cette école,…". GNT ? GNT ? Aucune explication de l'abréviation. Il m'a fallu près de 2 ans pour retenir le sens de cette abréviation (Généraliste Non Titulaire, un enseignant qui travaille dans plusieurs classes en fonction des besoins) et savoir ce que ça voulait dire…. Sans être prof, sans avoir fréquenté l'enseignement obligatoire genevois, mais en ayant eu des parents enseignants au Cycle à La Chaux-de -Fonds (à l'école secondaire en fait) et en ayant quelques expériences dans l'enseignement de l'informatique aux adultes, j'en suis tout simplement sidéré : la vulgarisation est pourtant indispensable ! Comment peut-on expliquer l'école à des parents, des nouveaux parents, sans être capable de vulgariser ?

 

On peut penser que le rôle des enseignants est d'enseigner un savoir aux enfants et qu'ils n'ont pas eu la possibilité de se former en formation d'adultes… MAIS en ayant écouté cette toute première intervention, j'en suis encore sous le choc : comment peut-on vouloir nouer un contact avec d'autres adultes si la première phrase prononcée est une barrière infranchissable ? Environ 50% des adultes présents sont là pour leur premier enfant et n'ont donc jamais assisté préalablement à ce genre de séance… Et encore seulement le 50% de ces 50% sont francophones… donc la grande majorité des parents ne comprend pas de quoi on parle ! De mon côté, c'est seulement grâce à des rencontres régulières avec une amie, Jennifer, enseignante à l'école primaire que je sais enfin que ce n'est pas "PDC", "MCG", "GPT" ou "DDT"… mais "GNT" ! Et savoir que cela veut dire "Généraliste Non Titulaire".

 

Un certain malaise donc, mais en même temps une association, ARLE, qui prétend résoudre le malaise en question et surtout la principale hantise des parents, l'échec scolaire, d'un coup de baguette magique : une initiative qui demande des notes !

 

A l'époque, j'ai rencontré des parents d'élèves qui m'ont encouragé à signer l'initiative en question car ils étaient fâchés, déçus et inquiets : l'école publique ne répondait pas à leurs attentes, à leurs questionnements… Il fallait que ça change ! En même temps, ils étaient bien incapables de m'expliquer en quoi le fait de mettre des notes à l'école allait répondre à leurs questions et résoudre leurs problèmes de parents d'élèves… Mais ils avaient signé.

 

Aujourd'hui, alors que les notes d'ARLE ont largement été acceptées par le peuple, rien n'a changé d'un coup de baguette magique ! Sans moyens supplémentaires, sans véritables réformes - sans engagement des parents aussi - rien ne changera…

 

Les réformes engagées par Charles Beer, notamment en nommant des directrices et directeurs d'école à l'école primaire vont véritablement dans la bonne direction, mais je me demande malgré tout si, aujourd'hui, elles sont suffisantes : l'institution scolaire, la hiérarchie en réalité, a creusé un profond fossé entre elle et les parents (et sans doute aussi les enseignants) et elle a tendance à persister dans ses travers (je pense encore à un courrier adressé à tous les parents l'année dernière, incompréhensible, pas français même selon ma maman). Et les moyens sont encore certainement insuffisants, ce qui pose une fois de plus la question de la volonté politique du Grand Conseil, où les partis politiques de droite jouent aux pompiers pyromanes, en dénonçant des problèmes - réels ou supposés-  mais en refusant d'accorder des crédits réellement suffisants au Département de l'Instruction Publique... Se pose également la question dans l'autre sens, le pouvoir politique, le Conseil d'Etat, a-t-il déjà pu appréhender la réalité du terrain autrement qu'à travers une hiérarchie, compétente sans doute mais surtout technocratique ? Comme parent-député qui ne siège pas à la commission de l'enseignement, j'ai pour le moment encore un doute.

 

D'ailleurs, l'article de la TdG du 22-23 août contribue à entretenir mes doutes, sans que je puisse savoir s'il s'agit d'une lacune de l'article ou de l'information transmise par le DIP. Il y est indiqué que "la moyenne d'élèves par classe est passée de 18.92 en 1992 à 20.21 aujourd'hui". Une modeste augmentation.

 

Bizarrement, jeudi 28 août, au Grand Conseil, je discute 2 minutes avec un député libéral dont la fille est institutrice à l'école primaire (c'était la maîtresse adorée de mon fils Yann d'ailleurs…). Il me dit "en tout cas, avec 24 élèves, ma fille dit que ce n'est pas évident". Tiens ! Le vendredi 29, en amenant mon fils à l'école, je lui pose la question. Ils sont aussi 24. Bon… la moyenne est à 20.21… réfléchissons… C'est une moyenne sur le canton, donc il peut y avoir des disparités d'un établissement à l'autre. Des disparités manifestement importantes… Donc cette moyenne ne veut à peu près rien dire. Comme toutes les moyennes d'ailleurs. Mon ancien brillant collègue député Jacques François avait d'ailleurs l'habitude de dire : "les pieds dans le congélateur et la tête dans le four, on est à la température moyenne". En statistiques, il existe pourtant une notion complémentaire, automatiquement calculable avec n'importe quelle moyenne, qui s'appelle "l'écart-type" : c'est la moyenne des écarts à la moyenne… c'est-à-dire qu'on mesure "de combien" on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Ainsi, prenons un exemple - fictif - de 2 entreprises qui comptent chacune 2 collaborateurs (j'aurais pu prendre un exemple de moyenne des notes à l'école…) A et B.

 

Dans l'entreprise A, le directeur gagne 9000 et la secrétaire 1000. La moyenne est de 5000.

 

Dans l'entreprise B, le directeur gagne 5000 et la secrétaire 5000. La moyenne est de 5000.

 

Etrange, non ?

 

L'écart-type permet de mesurer comment on s'éloigne en moyenne de la moyenne.

 

Dans l'entreprise A, on s'éloigne de la moyenne de 4000 vers le bas pour la secrétaire et de 4000 vers le haut pour le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 4000.

 

Dans l'entreprise B, on s'éloigne de la moyenne de 0 pour la secrétaire et le directeur. La moyenne des écarts à la moyenne est de 0.

 

Un écart-type important par rapport à la valeur de la moyenne indique que la moyenne est obtenue avec des valeurs qui divergent fortement (exemple A), alors qu'un écart-type petit signifie que les valeurs sont toutes proches de la valeur de la moyenne (exemple B). POURQUOI n'est-il pas possible dans une feuille de chou, dans une publication, dans un communiqué de presse, d'indiquer aussi la valeur de l'écart-type !?

 

Ainsi, une moyenne de 20.21, alors que certaines classes (j'en connais au moins 2) comptent 24 élèves, signifie certainement que l'écart-type (les écarts par rapport à cette moyenne) est assez élevé….mais identique ou plus grand qu'en 1990 avec 18.92 élèves par classe ? Y a-t-il plus ou moins de disparités qu'à l'époque ? Sont-elles géographiquement situées dans les mêmes écoles, les mêmes quartiers, les mêmes communes ? Mystère !

 

D'ailleurs, avec ces 2 classes à 24, pour avoir une moyenne proche de 20.21 il faut 3 classes à 18 élèves et une à 19… il faudra que je vérifie…

 

L'école genevoise, plus encore comme parent qui n'a pas suivi son cursus scolaire à Genève, c'est aussi la problématique des horaires… et des vacances. On peut d'ailleurs se réjouir de l'harmonisation prévue dans le cadre d'HarmoS (http://www.cdip.ch/dyn/11737.php), même si elle reste pour moi insuffisante car en matière d'enseignement obligatoire, à l'ère de la précarité professionnelle et de la mobilité effrénée, le fédéralisme n'est plus de mise : il faut un système d'enseignement qui fixe des normes au niveau fédéral. En même temps, les vacances scolaires genevoises sont extrêmement problématiques. Trop longues en été (très difficile pour des parents qui n'ont que 4 ou 5 semaines de vacances par année de "gérer" pratiquement et financièrement 8 semaines de vacances, même avec des grands-parents, même avec des camps de vacances. D'autant plus que la FASe impose des contraintes toujours plus grandes aux maisons de quartier et centres de loisirs, ce qui conduit à un démantèlement progressif d'une partie des activités de centres aérés, p.ex. 6 semaines au lieu de 8, limitation du nombre d'inscriptions liée à la contrainte – financière - de n'engager qu'un seul animateur, tarification progressive liée aux revenus des parents qui ne s'intègre à aucun autre dispositif de calcul des revenus disponibles : effets de seuil garantis !

 

Trop longue en été et en contrepartie trop courte à Pâques et surtout trop courte en automne : les genevois sont ainsi obligés d'aller s'entasser dans les lieux de villégiature traditionnels suisses ou européens…alors qu'ils sont bondés et surtout souvent hors de prix !

 

Je me demande aussi quand cela pourra changer mais compte tenu de la surenchère permanente des groupements tels que ARLE, pas certain qu'un Conseiller d'Etat – aussi brillant soit-il – ait le temps de s'en occuper enfin...

22:40 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : école, grand conseil, vacances, harmos | |  Facebook

Victoire écolo-libérale dans les coulisses du Grand Conseil (Roger Chancelier ?)

Comme vous le savez sans doute, les débats des parlements, le Grand Conseil ne faisant pas exception, sont un savant mélange de sérieux et de moins sérieux, notamment parce que pendant que certains députés qui ont – généralement - suivi les travaux de commission défendent avec plus ou moins de brio leur cause, les autres rongent leur frein (c'est fou ce qu'on aime parler en politique, mais c'est une qualité), attendent les votes et les objets qui les concernent plus directement… Patience, patience… Ainsi, les salles attenantes, la buvette, les ordinateurs portables, les journaux permettent de meubler cette attente… Comme les commentaires, les gags (Ha ! Hier, ce Petit Robert mis en légende de mon collègue Gillet pour Léman Bleu !), les réflexions, les débats d'idées, les commentaires foisonnent…

Pendant le brillant (il faut reconnaître ses qualités indéniables, même s'il gagnerait pourtant à être parfois moins auto-caricatural du creux discours néolibéral) Jornot Show de hier soir, un député libéral me disait "ça fait longtemps que je ne me suis pas autant emm… au Grand Conseil"… Et surtout, 2 autres députés, un libéral (qui aurait pu avoir les mêmes intentions capillaires) et un vert (sans doute jaloux), sont venus me poser des questions sur ma nouvelle coupe de cheveux car ils avaient sans doute percé mes intentions les plus profondes : ressembler le plus possible au Chancelier de la République, M. Hensler ! Oh, certes, la tactique était simple : lui ressembler le plus possible, pour, le jour de son départ, le remplacer ni vu ni connu ! Le vélo remplacera la Mercedes, le café bio + Max Havelaar les horribles et polluantes capsules Nespresso… La République aurait enfin pu entrer dans le XXIème siècle autrement que par de pseudo-révolutions technologiques (on évoquait d'ailleurs aussi l'utilité d'introduire le vote électronique dès 4 ans…) !

 

Mais non, c'est trop ! Je n'assume pas cette subite confusion ! Je vais donc de ce pas aller voir ma coiffeuse préférée, Fabienne, chez Hair Project aux Pâquis. Rendez-vous aujourd'hui à 13h30… Et ensuite, on ne va pas couper les cheveux en quatre au Grand Conseil dès 14h30 ! Non mais !

RogerFuturChancelier.jpg

11:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : chancelier, grand conseil, cheveux, hair project, fabienne, olivier jornot, hensler | |  Facebook

05/09/2008

Rues basses : c'est n'importe quoi !

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/02/1068507594.jpgRues basses : c'est n'importe quoi ! Et de pire en pire !
Normalement, les LIVRAISONS sont autorisées jusqu'à 11h. La réalité, c'est un trafic motorisé privé et professionnel TOUTE LA JOURNEE ! Et personne (ASM ?) ne contrôle jamais rien ! On traverse, on se gare, on 'livre' en rutilantes Mercedes noires... 17h, vendredi, une nouveauté : une moto qui remonte en direction de Bel-Air... Piétons, attention ! Ce laisser-aller typiquement genevois m'exaspère et décrédibilise les politiques ! Alors, QUI agit ? Avant le rallye Rive - Bel-Air ?

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03/09/2008

Gros con !

Dimanche 24 août, dernier jour avant la rentrée. Avec mes voisins de Mill'o, nous partons en "course d'école" voir le spectacle d'homme-canon (Bart en l'air) du vaillant Capitaine Bartolo (www.bartolo.ch). Des adultes, des enfants, le temps est radieux, la journée s'annonce merveilleuse… Au départ, nous nous entassons dans quelques voitures, ma fille Anja, 3ans le 3 août dernier, vient avec moi dans le bus de mes voisins.

 

En entrant, il me semble entendre la plus jeune fille de ces derniers murmurer "Gros con !". Son papa lui demande tout de suite "Pardon !? Qu'est-ce que tu as dit ?". Elle ne répond pas… L'incident semble clos. Et nous partons de Plan-les-Ouates…

Nous regardons le paysage, les voitures sur l'autoroute, les avions… Petit passage par Gland pour embarquer Christine notre voisine et on "monte" chez le Capitaine.

 

En arrivant à Burtigny, je détache ma fille de son siège, elle sort du bus et en me regardant me dit "Gros con !". Et elle rigole !

Là, je suis très très songeur ! Mon fiston Yann, qui a 6 ans et demi, n'a jamais dit des gros mots comme ça, en tout cas pas ceux-là, mais il n'était pas dans un environnement aussi "stimulant" que celui de notre immeuble avec des enfants d'âges aussi variés. A la crèche, les enfants sont dans des groupes d'âge assez proche, donc les expressions, les gros mots, les provocations se ressemblent et restent – souvent - confinés à un vocabulaire de leur âge, pas à celui des plus grands… Donc celles et ceux qui n'ont pas de grands frères ou de grandes sœurs restent plus longtemps "civilisés" ! Mais là ! C'est l'incroyable capacité des enfants à "pomper" tout ce qui passe à portée, surtout si les adultes ont l'air de répondre, de réagir…

 

En général, je me méfie assez de la première réaction qui consisterait à sévir tout de suite car je veux être sûr qu'en ne réagissant pas trop, on ne va pas encourager le comportement… J'attends… Mais, manque de chance, tester sur moi, c'est une chose, tester sur les autres en est une autre : ce n'est pas possible de laisser cette – adorable - petite peste balancer à tout être humain qu'elle n'a pas envie de voir à un moment donné, des visiteurs, des invités : "Gros con !". Donc nous réagissons, la menaçons de sanctions, la punissons et elle rigole !

 

J'ai l'impression qu'il va falloir trouver un truc ou que cela va passer… à une autre expression… Est-ce que je pourrais dévier les injures vers celles utilisées par le capitaine Haddock ? Au moins ça forme le vocabulaire… Mystère !

 

Ha oui, et ma fille le dit aussi au féminin… Elle fixe férocement du regard une petite fille ou une adulte et lui dit "Grosse corne !"

 

Avec le r !

18:08 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vocabulaire, éducation, limites, bartolo, haddock, injures, yann | |  Facebook

27/08/2008

RSR La Première, Forum du 26 août 2008 : une caricature ou une réalité quotidienne ?

Une fois n'est pas coutume, j'écoute Forum ce soir au boulot, 18h-19h, pendant que je trime sur de la paperasse… ça faisait longtemps… Plus Décaillet, c'est toujours ça mais c'est l'occasion de tester mon "ouverture"… Donc je fais la liste des invités de Forum, c'est l'occasion :

 

Robert Cramer : Conseil d'Etat, Verts

 

Isabelle Chassot : Conseil d'Etat, PDC

 

Ueli Leueneberger : Conseil National, Verts

Charles Poncet : Rien, Libéral (mais qui provoque sans doute quelques émois du côté des rombières de Champel et Cologny… la RSR doit penser que le taux d'écoute va exploser !)

 

Olivier Jornot : Député, Libéral (Et qui s'y connaît en transports comme moi en golf… les émois restent en rade…)

Emilie Flamand : Députée, Verts

 

Anne Seydoux : Conseil des Etats, PDC

 

Et voilà ! La bonne recette du Forum du jour, une "gauche" centriste (Il n'y a que Poncet pour dire le contraire mais il est tellement caricatural qu'à part à Champel et à Cologny, il fait pleurer tout le monde !) incarnée par de dociles verts, certes écolos mais surtout souvent ouverts à toute sorte de démantèlements sociaux, économiques (le principe du pollueur-payeur en est l'incarnation) et fiscaux (cadeaux aux riches par des exonérations diverses), une droite incarnée par des Libéraux, mais qui représentent en réalité une fraction très marginale de l'électorat de droite en Suisse et LE "centre" incarné par des PDC… Bonjour la diversité ! Bon, une fois n'est pas coutume (Freysinger est à l'Hôpital et Perrin doit être en vacances), pas d'UDC…

 

Evidemment que concernant des problématiques d'ordre décisionnel, c'est normal que les Conseillers d'Etat en charge des dossiers s'y collent… Mais il me semble qu'il serait alors de bon ton d'ouvrir la représentation des partis lors des débats… Je crois qu'il va falloir poursuivre l'enquête pour vérifier si ce Forum n'est qu'une caricature ou une réalité presque quotidienne…Tenez-moi au courant !

 

PS : Vous avez lu la Tribune de ce mercredi ? Grosse rigolade (merci MM. Bernet et Haeberli !) à la lecture de l'article de la page 21, "Des députés rêvent d'un campus à La Praille" et qui tartine sur les "propositions" (par expérience, j'ai toujours certains doutes quant à la provenance exacte des "idées" des acratopèges PDC) de Mettan et Barrazzone : à la fin de l'article à la gloire de ces 2 brillants députés visionnaires, voilà la conclusion de Mettan (en pleine forme manifestement) : "Ce projet doit être collectif, sinon il n'a aucune chance d'aboutir". Vu l'article et la méthode, c'est comme si c'était fait… je suis sûr que ses "amis" radicaux et libéraux sont – une fois de plus – ravis… La rentrée au Grand Conseil demain s'annonce bien ! Super !

 

10:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : rsr, la première, forum, pdc, verts, libéral | |  Facebook

21/08/2008

Bus D : Jonction, piège à c... ! 17h05 à

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/00/00/198939441.jpgBus D : Jonction, piège à c... !
17h05 à ma montre qui avance, 17h03 sur mon natel... Je vois le bus D qui repart de l'arrêt ! C'est pourtant indiqué 17h05 sur l'horaire, non, espèce de @:@:@:@ :((( de chauffeur à la @-/)-@ !? Tu ne penses pas que des gens comptent sur toi car ils ont des engagements ?! Et je ne sais pas si Christine ma voisine peut encore garder ma fille Anja ! Minable, va !

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Interfaces vélos+TPG : l'indigence genevoise

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/00/900379407.jpgInterfaces vélos+TPG : l'indigence genevoise.
Passer du vélo au bus ou au tram, c'est pourtant pratique et utile... Mais les cyclistes doivent trop souvent se contenter - ici au Bachet, siège des TPG - d'aménagements au rabais : arceaux ou épingles en nombre insuffisant, places non couvertes... C'est le moyen-âge ! Et ce n'est pas comme ça qu'on prouve aux automobilistes dans leur cocon que le vélo peut être une véritable solution alternative en terme d'efficacité ET de confort !

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20/08/2008

Radio romande La Première : c'est toujours pire, avec Jacques-Simon Eggly c'est trop ! Bientôt j'arrête !

On sait que la Radio romande La Première est très fière de son taux d'écoute en hausse depuis quelques années (avec un tassement me semble-t-il lors du dernier sondage publié mais j'ai un doute)… Même si c'est en recourant aux méthodes les plus discutables de la profession journalistique : racolage populiste notamment en direction de l'électorat xénophobe et proche de l'UDC, absence d'esprit critique à l'égard des dominants politiques ou économiques, pensée unique notamment lors des émissions "d'information" du matin et du soir… Bref, on y retrouve toujours les mêmes invités, toujours les mêmes UDC et libéraux… C'est vraiment pénible ! Ce mercredi matin, c'est la totale ! La radio tourne vers 7h30, qui est-ce que j'entends ? Jacques-Simon Eggly ! Après le vieux grigou radical neuchâtelois Claude Frey qui doit dormir dans le studio à l'année, voilà qu'on nous ressort Jaques-Simon pour donner une "leçon de choses" à l'OTAN, à l'Europe et à la Russie ! Ben voyons ! C'est un expert ! Au-delà des élogieuses oraisons lors de son départ du Conseil national, je crois qu'il faut surtout se souvenir que Jaques-Simon a surtout connu une brillante carrière comme anticommuniste assez primaire et comme fidèle soutien du régime de l'Appartheid en Afrique du Sud avec lequel les banques suisses commerçaient sans trop de scrupules… Sans compter – en bon libéral soi-disant défenseur des libertés individuelles – sa brillante présence chez les "ficheurs" nationaux, au sein de la structure clandestine P26 !

 

C'est donc ce brillant expert du siècle passé qui vient expliquer aux auditeurs romands le pourquoi du comment des relations internationales actuelles entre la Georgie, la Russie et l'OTAN ? Je rêve ! Cauchemarde plutôt !

 

Et comme maintenant les invités, on se les farcit presque une heure durant, avec "l'invité sélectionné" (un copinage de plus…je me demande comment ça marche ce truc) en prime, je n'en peux plus ! Et je ne sais pas quoi faire : il faut que je change de radio, mais j'ai l'impression qu'il n'y a rien, plus rien : je ne veux pas de pubs, je veux des nouvelles locales, romandes, suisses et internationales, je ne veux pas des blablas idiots ni intellectuels, je veux des faits ! Et de l'ouverture ! C'est trop terrible la rentrée !

09:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : la première, rsr, libéral, eggly, p26 | |  Facebook

10/08/2008

Quel bonheur ! Je suis au Suchet, la vue

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/02/1985991430.jpgQuel bonheur ! Je suis au Suchet, la vue est magnifique, j'attends une fondue et 3dl de Tartegnin ! Le Nirvana !

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22/05/2008

Des régies publiques mieux dirigées : Arthur Grosjean est-il incompétent ou malhonnête ?

Vendredi 16 mai, j'ai lu avec effroi l'édito d'Arthur Grosjean sur les Conseils d'administration des Régies publiques. Evidemment, M. Grosjean et la Tribune de Genève ont le droit d'être en faveur de ces projets de loi, c'est le cas depuis l'automne dernier et les débats épiques que nous avons eus ici au Grand Conseil, mais cet édito dépasse les bornes ! Comment M. Grosjean peut-il faire un résumé d'aussi mauvaise foi, en résumant l'enjeu à des victimes qui n'en sont d'ailleurs pas : les députés ?

 

 

Je cite : "Si l'affaire ne passe pas comme une lettre à la poste, c'est que l'amaigrissement des organes dirigeants fait des victimes : les députés. Ceux-ci avaient droit à un siège par parti."

 

 

Ces affirmations sont totalement mensongères ! Les partis politiques qui se sont opposés à ces projets de lois, les Socialistes et les Verts, ne l'ont jamais fait pour ces raisons ! L'incompatibilité du statut de Député avec celui d'administrateur d'une régie publique n'a jamais été considéré comme un argument déterminant pour accepter ou refuser ces propositions ! Le mémorial du Grand Conseil en est témoin. Et les rapports de minorité également. La mesure n'est peut-être – je dis bien : peut-être – pas dénuée de sens, mais à l'inverse, elle a tout de la mesure anti-moustachu !

 

 

M. Grosjean utilise cette artifice qui caricature facilement les opposants (on entend jusqu'ici l'électorat populiste : "Comment ? Ces privilégiés, ces magouilleurs de politiciens, tous pourris, voilà qu'ils veulent en plus se garder des sièges dans les Conseils d'administration ! C'est scandaleux !") car il résume le combat contre ces projets de loi au maintien de privilèges en faveur des députés !

 

 

Mais vraiment, je le répète et j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire car c'est l'argument de base du député libéral Gauthier pour défendre les projets de loi : on se moque complètement de l'incompatibilité éventuelle du statut de député !

 

 

Les représentants des Socialistes et des Verts ont refusé ces projets de loi pour UNE RAISON PRINCIPALE : la suppression de la représentation démocratique des propriétaires publics ! Contrairement à ce qu'écrit avec une mauvaise foi évidente (ou alors par incompétence, il n'aurait alors lu ni les lois ni les débats du Grand Conseil… ce qui m'étonne tout de même beaucoup) M. Grosjean, c'est totalement inexact de dire " Ceux-ci (les députés) avaient droit à un siège par parti.". Ce n'est pas les députés qui "avaient droit à un siège par parti", c'est les partis politiques ! C'est un représentant par parti du Grand Conseil ! Aucune obligation, aucune interdiction non plus, pour les députés, mais UN REPRESENTANT PAR PARTI !

 

D'ailleurs, et cela ne fait qu'empirer la médiocrité de ces lois, c'est que non seulement elles suppriment cette représentation des partis, donc des propriétaires et de la transparence qui va avec, mais elles ne s'attaquent surtout pas au vrai problème des Conseils d'administration : la compétence  des administrateurs ! J'en veux pour preuve – et une fois de plus contrairement à ce qu'écrit Arthur Grosjean "Moins de politique, plus d'efficacité", les articles des lois soumises en votation parlent de compétences de façon aussi peu précise que dans la Loi actuellement en vigueur ! Et tous les amendements soutenus et votés par les Socialistes et les Verts en plénière, qui visaient à préciser ce que veut dire "compétence" ont été refusés par la Droite ! M. Grosjean devrait le savoir !

 

A titre d'exemple, deux amendements refusés par la Droit (lisez la loi pour comparer !) et qui ne font donc pas partie des lois qui vous sont soumises :

 

PL 9628, Art. 7, chiffre 2 (nouveau) : qualification

 

En collaboration avec le Conseil d'administration en exercice, la Direction élabore annuellement le profil minimal de compétences auquel de nouveaux administrateurs doivent répondre pour pouvoir être désignés au sein du Conseil d'administration.

 

PL 9628, Art. 40, (nouveau) : mesure des performances du Conseil d'Administration

1 En collaboration avec le Conseil d'administration en exercice et la Direction de SIG, le Conseil d'Etat édicte tous les 4 ans un règlement comprenant la liste des indicateurs visant à mesurer annuellement la performance du Conseil d'administration et à définir les critères d'insuffisance de résultat.

 

2 Le règlement des indicateurs de performances est publié annuellement dans la FAO

 

3 Les résultats annuels de performance du conseil d'administration sont intégralement publiés dans les comptes de SIG

 

4 Lorsque la performance du Conseil d'administration se révèle insuffisante 3 années de suite, le Conseil d'administration est dissout et les membres ayant siégé durant cette période ne peuvent le faire à nouveau, à l'exception du Conseiller d'Etat en exercice.

 

Refusé ! refusé, toujours refusé ! Dans ces lois, il n'y a rien qui améliore les compétences des administrateurs ! D'ailleurs c'est assez farce ! M. Grosjean écrit "Les conseils d'administration sont pléthoriques et les députés qui y siègent ne maîtrisent pas à fond leur domaine". En réalité, le problème est général, pas lié aux quelques députés qui y siègent (de mémoire : Eric Stauffer aux HUG et SIG, Alberto Velasco à SIG, Michel Ducret aux TPG, Claude Marcet à SIG). Ben voyons ! Tant qu'on est député, on "ne maîtrise pas à fond le domaine" ! Le jour où on cesse de l'être, on le deviendrait ? Le vrai problème est que les partis ne nomment pas des représentants qui sont nécessairement compétents ! Des nominations pour services rendus, pour compensation de déception électorale ne devraient pas exister ! Or, rien ne l'empêchera dans les nouvelles lois ! Il n'y aucune exigence supplémentaire concernant les compétences des administrateurs !

 

 

En plus, M. Grosjean raconte une fois de plus des salades en prétendant que "le contrôle des députés" ne va pas disparaître. D'abord, ce n'est pas le contrôle des député-e-s qui pose fondamentalement problème, c'est celui des citoyens. Ensuite, le contrôle des Députés relève parfois de la farce (ou presque) : je siège depuis des années à la Commission de l'Energie et des SIG, qui étudie justement le budget de SIG… Nous devons accepter ou refuser (amendements impossibles !) ce budget approchant le milliard (oui ! le milliard !) de francs chaque année avant le 1er décembre… Mais évidemment le budget d'une entreprise de cette taille ne se fait pas en quelques heures au coin d'une table… donc nous l'obtenons fin octobre-début novembre pour l'étudier et le voter impérativement avant le premier décembre ! Vous pensez que c'est un contrôle, ça ? Je rigole !

 

 

Pour que les régies publiques soient mieux dirigées, il faut effectivement réformer les Conseils d'administration, ce que les Socialistes étaient prêts à faire lors des travaux en Commission, mais le résultat est ici catastrophique ! Il n'y a rien ! Alors que nous demandons plus de transparence, plus de compétence et plus de performance, la majorité de droite du Grand Conseil et M. Grosjean nous répond "pas de députés". N'importe quoi !

 

 

On peut pour de vraies bonnes raisons souhaiter que les Députés ne siègent pas dans les Conseils d'administration, notamment parce qu'ils votent des lois et gèrent les règles de fonctionnement (pas le fonctionnement ! Les règles de fonctionnement !) des régies publiques mais si on le souhaite, il n'était pas nécessaire de supprimer la représentation de tous les partis !

 

J'aimerais encore relever les prises de position du Conseil d'Etat et du Conseil Administratif de la Ville de Genève qui soutiennent ces projets de loi… A mon avis, on y voit surtout la classique et fort discutable volonté d'une grande majorité des membres des exécutifs d'éviter le contrôle transparent et détaillé de leurs actes…

 

 

Alors, pour conclure, je vous invite à refuser ces 3 lois dimanche 1er juin car il faut refuser des lois mal foutues et inefficaces et à reprendre cette problématique sur une base plus sérieuse !

 

 Les rapports :

 

SIG : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09628B.pdf

 

TPG : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09629B.pdf

 

HUG (hôpital) : http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL09627B.pdf

 

 

PS : Les amendements anti-moustachus. Je l'ai rapidement évoqué lors des débats du Grand Conseil… Pensez aux malheurs du siècle passé… aux guerres, aux massacres… Souvent, on trouve des dictateurs à l'origine de ces malheurs. Hitler, Staline. Saddam Hussein. D'autres encore. Quels points communs entre tous ces dictateurs ? Des moustaches ! Ha oui, des moustaches… Donc, certainement, pour favoriser la démocratie et éviter l'avènement des dictateurs, il est raisonnable de prendre une mesure particulière : interdisons les moustaches et les moustachus… L'amendement qui vise à empêcher des députés à siéger dans les conseils d'administration s'apparente exactement à ça ! Ce n'est parce qu'on est député ou non qu'on est compétent ou non ! Cela n'a rien à voir ! Et certains députés ont du temps pour y siéger, d'autres non. On ferait une fois de plus mieux de s'attaquer au problème des compétences !

 

22:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sig, tpg, hug, conseils d'administration, performance, compétence, transparence | |  Facebook

06/05/2008

Méchante Coop et gentil papa…

Lundi 5 mai. Pause de midi. Une petite salade s’impose ! Vite à la Coop ! Celle de la Jonction, « comme d’habitude ». Tiens ! Une nouvelle sorte de salade bio, mélangée… J’hésite… Etiquette rouge rabais spécial 25%... j’hésite encore plus… Sinon, c’est l’affreuse salade bio… Ou les « jeunes pousses » ou autre « mélange rouge » qui ne sont pas bios… choix « cornélien » (à l’échelle de l’événement…) entre le goût et la conviction que c’est indispensable de produire selon des méthodes bio, respectueuses de l’environnement et de la biodiversité (et en fait il faut bien entendu intégrer aussi le paramètre proximité de production)… Bon, c’est une nouvelle sorte, allons-y ! J’en profite pour acheter ce qui manque à la maison… Un litre de lait pour Yann, du pain… et un concombre bio, ça faisait longtemps et Yann et Anja aiment bien ! Il me semble que j’oublie encore quelque chose… Mais quoi ? Non, je ne vois pas… Tant pis…

Retour au bureau. J’ouvre le sachet de salade bio : quelle horreur ! ça pue un max ! On dirait de la salade pourrie pour parler comme ma fille ! Je n’y crois pas ! Comment est-ce possible de vendre un truc pareil ? Immangeable ! Bon… est-ce que je retourne à la Coop ? En plus je n’ai pas pris le ticket… Tant pis ! Salade au compost ! Direct ! Halala !

Vers 17h, je vais chercher ma fille Anja à la crèche. Sur le boulevard Carl-Vogt, du haut de ses 2 ans et 9 mois, elle me pose LA question : « Papa, t’as acheté des bananes ? ». Aïe ! Non ! J’ai oublié les bananes ! « Non, j’ai oublié ! Mais qu’il est bête ce papa ! On peut s’arrêter à la Coop des Palettes pour en acheter si tu veux… ».

Coop des Palettes, 17h45. « Alors on y va mais c’est seulement pour les bananes, pas de chocolat et pas de biscuit, d’accord ? ». Direction les bananes. « Non Anja, celles-là elles sont meilleures, c’est les bios, regarde il y a un bourgeon ! Non, pas ce paquet, il y en a trop… Oui, celui-là, il y en a 4, c’est bien ». Les caisses sont toutes avec une bonne petite file d’attente… Tout ça pour 4 bananes… Et ma fille qui n’a plus de lange… Espérons que tout se passe bien…

On est à la caisse. Devant moi un petit gars, dizaine d’année. Il achète 2 choses. Il y a des bonbons. « Je ne sais pas si j’ai assez d’argent ». « Ha mais, tu dois savoir avant de venir !... Tu veux des bons ? Non, ce n’est pas possible ! Non, même pas un ! ».

C’est mon tour. Je paye les bananes. Je prends mon sac et je les mets dedans. « Ha monsieur ! Vous avez fait d’autres achats ? », « Non madame ! J’ai seulement acheté des bananes ». « Je peux voir votre sac ? » « Oui, bien entendu… Oui, il y a des produits qui viennent de la Coop de la Jonction », « Comment ? Mais vous avez le ticket ? » « Non madame, je n’ai pas le ticket, je suis venu acheter seulement des bananes ». « Mais ça ne va Monsieur, vous n’avez pas de preuve d’achat… » « Ecoutez Madame, je vais à la Coop tous les jours, je suis connu dans la République, si vous croyez que je vais voler des trucs comme ça, ce n’est pas sérieux… Et si vous voulez appeler la police, allez-y ! ». « Mais Monsieur, ça ne va pas, il vous faut garder votre ticket, comment pouvez-vous prouver vos achats ». « Je vous dis que j’ai fait mes courses à midi à la Jonction ! ». « Et il vous faut laisser votre sac à l’entrée ». « Mais non, je ne peux pas faire ça, je n’ai pas que mes courses, j’ai des affaires professionnelles aussi, je ne peux pas les laisser ». « Mais oui, laissez votre sac à l’entrée ! ». Je n’insiste plus. Je n’en peux plus ! Pourquoi suis-je tombé sur des Coop qui m’empoisonnent au propre et au figuré ce lundi ? Sur un produit avarié et sur une vendeuse qui doit postuler pour le titre de miss dragon des Palettes !? Non seulement je me fais arnaquer et en plus voilà qu’on me soupçonne d’être un voleur ! Tout ça parce que j’ai oublié ces bananes ! Sinon, évidemment que je les aurais acheté tout de suite ou que j’aurais gardé mon ticket, au moins pour me faire rembourser !

Et il est presque 18h30 quand j’arrive enfin à la maison… le timing de la soirée est évidemment dans les choux, le repas en retard, le dodo aussi… Pauvre papa du lundi…

17:00 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : coop, bio, banane, jonction, palettes, ticket de caisse, voleur | |  Facebook

29/04/2008

Majorité électorale (1) : fantasmes, dangers et… arithmétique…

Depuis la réélection de M. Zappelli au poste de Procureur général, les commentaires vont bon train quant à la possibilité d'obtenir une double-majorité de droite Conseil d'Etat-Grand Conseil en 2009. Et certains commentateurs plus agités en déduisent même que cette majorité de droite est aussi possible en Ville de Genève.

 

Hier encore, il me semble avoir lu dans la Tribune , sous la plume conservatrice intégriste de M. Décaillet, une sorte d'appel – un ordre de marche en fait – au PDC, les invitant à ranger leurs états d'âme et à conclure, bien sagement, une alliance nationale, un front uni, de la droite….ET de l'extrême-droite. Et c'est bien là le problème : peut-on affirmer, après les résultats de l'élection de dimanche 20 avril, que la droite est majoritaire ? Ou plutôt : différemment majoritaire ? Car il ne faut pas se faire d'illusions : la droite EST majoritaire au niveau cantonal (67 député-e-s de droite et d'extrême-droite, occupés à plein temps parlementaire à démanteler l'Etat, à supprimer des prestations sociales et à baisser les impôts pour les riches…). Mais le problème, pour les plus conservateurs et les plus rétrogrades des commentateurs, est que cette majorité est RELATIVE : 23 libéraux, 12 PDC, 12 Radicaux, soit 47 députés sur 100, moins que 51. Pour obtenir une majorité ABSOLUE au Grand Conseil, il manque 4 sièges à la droite, soit un apport de voix de l'UDC (10 sièges) ou MCG (7 sièges). L'idéal pour les commentateurs conservateurs, serait évidemment de combiner cette majorité relative au Grand Conseil avec une majorité au Conseil d'Etat. Et là, il s'agit bien d'un scrutin élu selon au système majoritaire et pas d'une proportionnelle… Donc, pas de miracle, selon la donne actuelle, la droite traditionnelle doit s'allier avec l'extrême-droite de  l'UDC pour obtenir une majorité au Conseil d'Etat !

 

Est-ce un calcul raisonnable ? La droite, doit-elle s'allier à l'UDC pour obtenir une majorité au Conseil d'Etat. ? Certes, à leur habitude, les Libéraux, sont prêts à tout pour avoir du pouvoir et surtout faire avancer encore plus vite tous leurs projets de démantèlement de l'Etat et de privatisations, prêts à vendre leur âme, prêts à renier leurs idéaux… Et ils pensent pouvoir compter sur la docilité habituelle et le suivisme de leurs cousins radicaux… Donc, la clé de cette nouvelle majorité conservatrice passerait par le ralliement des PDC…

 

Mais en fait, ces beaux calculs occultent deux problématiques :

 

- Contrairement à ce qu'on peut parfois penser, il existe des Radicaux, des vrais, qui ont encore le sens de l'intérêt général, de l'Etat fort, au noble sens du terme, qui sont de véritables républicains attachés aux valeurs fondatrices de nos démocraties. Pas des libéraux qui ne vivent - politiquement - que dans le but de démanteler l'Etat pour épargner les impôts des plus riches, pas des extrémistes de droite de l'UDC qui ne vivent que pour attiser la haine de l'autre, pour dénigrer celles et ceux qui – souvent indépendamment de leur volonté – n'ont pas eu les mêmes opportunités de réussir de brillantes carrières dans la finance, le droit ou l'immobilier et finalement – c'est quand même un comble pour de véritables libéraux ! – revenir à une société conservatrice, rétrograde et répressive à l'égal de celle des Mollahs iraniens !

 

- Une majorité absolue au Conseil d'Etat, composée de la droite et de l'extrême-droite est-elle plus viable et plus forte qu'une minorité soutenue par une majorité relative au Grand conseil ? En réalité, la proximité d'idées entre l'UDC, les Libéraux, les Radicaux et les PDC est assez faible… A part sur des grands principes idéologiques comme les baisses d'impôts en faveur des plus riches, les convergences risquent d'être rares… Et même en matière fiscale, les limites sont aussi déjà bientôt dépassées pour les milieux économiques proches des partis de droite : quand l'Etat exsangue ne construira plus de routes, plus d'écoles, plus d'équipements publics, quand les appels d'offres selon les procédures de marchés publics se feront encore plus au détriment des entreprises genevoises (qui ont légitimement des coûts de production plus élevés que dans la plupart des autres cantons suisses ou dans les pays limitrophes), je ne suis pas certain que ces mêmes milieux soutiendront encore cette politique du pire…

 

En réalité, et contrairement à ce que prétendent les commentateurs archaïques, le Progrès passe par un renouveau de la politique "à la Suisse ", en cherchant des accords autour de valeurs qui permettent de réformer, de moderniser l'Etat et les conditions-cadre de l'économie.

 

La politique du compromis est préférable à la politique du pire !

 

 

22:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : genève, politique, entente, gauche, droite, élections, majorité | |  Facebook

19/04/2008

Justice : votez pour la compétence et l'indépendance, votez François Paychère !

Demain dimanche, c'est le dernier moment pour élire un nouveau Procureur général. Contrairement à son adversaire, François Paychère offre toutes les garanties de sérieux, de compétence et d'indépendance nécessaires à une application équitable de la justice, sans privilégiés ni boucs émissaires. Qu'on soit de gauche ou de droite, qu'on soit pauvre ou riche, il est dans l'intérêt de chacun d'avoir des garanties de l'indépendance du Procureur général, comme il est indispensable d'avoir un juriste à la hauteur des défis qui l'attendent (réforme 2010) et un meneur d'hommes capables de soutenir son équipe et de donner des priorités de travail sérieuses et responsables. Un seul candidat rempli ces conditions, c'est François Paychère ! Il est encore temps d'aller voter ! Genève a tout à gagner en élisant un nouveau Procureur général !

 

Pour en savoir plus, http://paychere.info/

 

PS : j'avais d'ailleurs trouvé assez cocasse que parmi les premiers partisans de Zappelli, on trouve Christian Lüscher, l'avocat des ex-dirigeants de la Banque cantonale, alors que si le Procureur Zappelli avait fait sa part de travail pour accélérer ce dossier et faire rendre justice avant prescription des délits, Lüscher aurait dû figurer parmi ses adversaires acharnés...

08:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : procureur général, paychère, zappelli | |  Facebook

17/04/2008

Luttes paysannes, droits des consommateurs

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/02/02/449022518.jpgLuttes paysannes, droits des consommateurs, santé, qualité, proximité, rémunérations décentes, protection de l'environnement, partage des richesses... C'est possible ! Aujourd'hui 17 avril, c'est aux Pâquis, Place de la Navigation, que les mouvements progressistes et précurseurs de paysans et de consommateurs se retrouvent ! L'union fait la force !

11:31 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

09/04/2008

Monsieur Zappelli, vous plaisantez ?

Je viens de recevoir une copie de ce courrier envoyé comme lettre de lecteur à différents quotidiens de la place (vont-ils le publier, ça c'est une autre affaire...). Il me semble que cela résume bien ce qui pose problème avec M. Zappelli. Car je crois que je n'ai pas de raison particulière de m'inquiéter a priori avec l'idée d'avoir un Procureur général issu des partis de droite. Mais il faut un peu de sérieux et surtout des garanties d'indépendance. Or, comment est-ce possible de faire confiance à un procureur général qui classe un dossier de son propre arbitre, sans que le litige puisse être tranché devant la justice au su et au vu de tous les citoyens de la République ? Et alors qu'il en retire un profit électoral immédiat avec le soutien - d'ailleurs assez étonnant compte tenu de tout ce que Stauffer prétend avoir dénoncé à la justice et que Zappelli a d'ailleurs justement classé - au bazooka du MCG contre Paychère ? C'est tout simplement indécent ! Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que M. Zappelli recourt de façon particulièrement légère à l'arme du classement... Mais ici, je dois dire que cela ne rend vraiment service à personne : autant MM. Stauffer et Cerutti peuvent se prétendre innocents, autant je ne peux m'empêcher de penser que c'est un classement de complaisance... Alors que, M. Zappelli, après un procès, on sait de quoi il en retourne publiquement.

Monsieur Zappelli, vous plaisantez ?

Etant l'une des parties ayant fait recours contre les irrégularités patentes du 2ème tour des élections du Conseil Administratif de Vernier, j'ai étudié de très près le dossier du juge d'instruction, M. Daniel Dumartheray. Ce dossier est loin d'être vide ! La rapidité avec laquelle vous avez classé la procédure pénale me laisse pantoise. Mon objectif en tant que recourante n'était pas d'invalider un résultat favorable à un parti en particulier, mais de garantir une procédure électorale qui ne laisse aucun doute pour les citoyens quant à sa légitimité et à sa conformité aux loisEn d'autres termes, je voulais être certaine que le résultat sortant des urnes reflète la volonté de la population de Vernier.

Monsieur le Procureur général, vous admettez dans votre ordonnance de classement que des infractions contre la volonté populaire ont été commises. Et malgré cela, vous ne demandez pas de complément d'information, et vous renoncez à renvoyer le ou les auteurs devant une juridiction pénale de jugement, en procès public. Peut-on sérieusement laisser impunies de telles infractions ?

Autre chose: à la fin de l'instruction administrative, toutes les parties ont été réunies par M. François Paychère, Président du Tribunal Administratif, que je rencontrais pour la première fois. J'ai beaucoup apprécié son professionnalisme, son authenticité, son bon sens, son besoin clairement perçu d'équité, son souci - à chaque étape - de redonner la parole à chacun-e afin de s'assurer que tout le monde s'était bien fait comprendre. J'ai de la peine à croire que  l’homme qui a conduit ces 3 heures avec tant de rigueur et d'impartialité, d'ouverture et d'humanité, parle dans le vide quand il trouve bien cavalière votre manière de classer cette affaire.

Avec mes respectueuses salutations

Maja Lüscher, économiste, cheffe d'entreprise, habitante de Vernier

15:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : procureur général, genève, zappelli, paychère | |  Facebook