28/01/2011

Elections municipales en Ville de Genève : les dangereuses suggestions de Pascal Décaillet, le pape des lemmings de droite…

Dans sa chronique de la Tribune de Genève du jeudi 16 décembre, Pascal Décaillet, journaliste à l’indépendance d’esprit inversement proportionnelle à son auto-proclamation, entonne une fois de plus la chanson de la respectabilité de l’extrême-droite genevoise, MCG et UDC. Il a d’ailleurs récemment réitéré son appel à l’union contre-nature, glorifiant le conducator du parti le plus mensonger, démagogique et dangereux de notre canton.

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18:40 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique, genève, élections municipales, mcg, udc, entente, décaillet, lemming, pape | |  Facebook

27/01/2009

Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : les étranges méthodes de Pascal Décaillet

Message commun à Mmes Pürro, Emery-Torracinta, Fehlmann-Rielle et M. Tornare; copie à M. Longet. Je tiens vraiment à vous avoir TOUS ce soir sur mon plateau. Ne pas venir le jour où on annonce sa candidature serait un comportement politique icompréhensible et signalerait que vous ne vous intéressez pas à la campagne, dont acte. Meilleurs messages. Pascal Décaillet.

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08/12/2008

M. Stauffer et le Grand Conseil (en passant par M. Décaillet) : du mensonge à la violence

 

"La tromperie n'entre jamais en conflit avec la raison, car les choses auraient pu se passer effectivement de la façon dont le menteur le prétend. Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le menteur possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. Sa version a été préparée à l'intention du public, en s'attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l'inattendu, auquel nous n'étions pas préparés."

 

 

Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, Agora Pocket, pp.10 et 11

 

Il y a quelques semaines, au lendemain de l'élection de M. Cerruti au Conseil administratif de Vernier, j'avais été violemment pris à parti par M. Décaillet sur son blog… et j'étais assez songeur… Peut-on exprimer des positions différentes sans recevoir en échange des anathèmes catégoriques ? Surtout que cette réaction virulente était liée à ma critique de la complaisance de M. Décaillet envers le Député Stauffer et des "valeurs" qu'il transmet.

 

Cette perplexité m'avait conduit dans une des meilleures librairies de Genève, la Librairie du Boulevard, à la recherche d'un ouvrage susceptible de nourrir mes réflexions…

 

J'y ai trouvé, au hasard, attiré par le titre, ce livre d'Hannah Arendt que j'ai commencé à lire immédiatement après dans le tram… Et j'y ai notamment trouvé cette citation qui me semble extrêmement bien correspondre à la problématique que pose M. Stauffer à notre démocratie et à notre Grand Conseil en particulier.

 

Jeudi soir – ce n'était qu'un début – dans le cadre du débat sur le budget 2009 des SIG, où M. Stauffer assénait avec sa violence coutumière des arguments inexacts, il m'a semblé utile de ressortir ce livre de mon sac… Car nous venions d'être violemment pris à parti pour avoir osé contester l'interprétation du Conducator … Après un déversement rituel de bile haineuse sur les socialistes (c'est sa façon de "prouver" qu'il n'est ni de gauche ni de droite), j'ai eu droit à un "je ne lis pas mes rapports"… Ben voyons !

 

Je me suis donc permis de lire cet extrait d'Hannah Arendt au Grand Conseil jeudi soir car il me semble très proche de ce que nous vivons, tout parti confondu : nous sommes désemparés et nous ne savons pas toujours quoi répondre car les tromperies sont tellement grossières MAIS si bien préparées !

 

En lisant l'édito de M. Etienne ce lundi 8 décembre dans la Tribune de Genève, en ayant appris que M. Décaillet semblait aussi soutenir M. Stauffer après son exclusion vendredi soir au Grand Conseil, je ne peux m'empêcher d'ajouter que les médias, la Tribune de Genève et Léman Bleu en particulier, amplifient l'effet des tromperies en question car elles les relayent avec force, alors qu'elles ne mériteraient que de finir dans les oubliettes du blabla de la République. Sans interview, sans invité spécial.

Je ne peux d'ailleurs pas non plus m'empêcher de penser que l'appât du gain, du tirage, de l'audimat facile sont à la base de cette écoeurante complaisance. Comme sur TF1 : si c'est scandaleux, sanglant, racoleur, c'est l'essentiel. Même si c'est faux.

 

02/10/2008

Décaillet ou la baudruche de la liberté autoproclamée qui se dégonfle

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

En arrivant en commission ce mercredi midi, j'apprends par un Député populiste ravi et gonflé à bloc, que l'invité de M. Décaillet ce matin sur Radio-Cité était Maître Bonnant, venu conforter la thèse du maître de céans, à savoir que le MCG n'était pas populiste. Quelques échos de-ci, de-là m'apprennent également que M. Décaillet s'est fendu d'une réponse sur son blog à mon précédent billet…

Voyons, voyons… M. Décaillet se la joue traditionaliste, il commence par une petite attaque personnelle gratuite " Député au Grand Conseil, élu pour s’occuper du bien commun, le socialiste Roger Deneys passe le plus clair de son temps à expectorer, dans un style où l’approximatif le dispute au nauséabond, le plus noir de son fiel contre tout journaliste de ce pays donnant la parole à d’autres voix que celles de son seul camp. C’est son occupation principale. Son moteur.".

Comme je n'ai jamais rencontré ce monsieur et que je ne pense pas qu'il se soit intéressé auparavant à mes modestes, très modestes, horriblement modestes faits et gestes de fourmi, je me demande évidemment sur quoi il se fonde concrètement pour tenir de tels propos, peut-être a-t-il pu consulter ma fiche à la P 26, au Vatican ou à Ecône ?

Mais impossible de le savoir. Pourtant, et je n'oserais évidemment pas donner de leçon de journalisme à M. Décaillet, il me semblait que les preuves, la précision, le récit des faits, des sources d'information identifiées étaient à la base du journalisme digne de ce nom… Mais ici, rien, il ne justifie même pas le contenu de son blog par un lien sur mon article ! 

Bon, je n'ai peut-être pas les qualités requises pour être considéré comme un expert en matière de journalisme, mais j'ai la chance d'avoir pu nourrir mes réflexions sur le sujet tant par une lecture attentive - et critique - du Canard Enchaîné depuis de très nombreuses années (c'est un modèle en la matière, d'autant plus qu'il n'a pas de publicité et ne dépend donc pas d'intérêts financiers occultes) et d'avoir plusieurs amis journalistes… dont le parrain et la marraine de mon fils : eux, dans leur travail, me semblent savoir faire preuve d'écoute et de respect, sans pour autant renoncer à leurs convictions.

Je suis "nauséabond" mais nous empruntons notre vocabulaire au même marécage, je le qualifie certes de crapaud mais son billet traite de grenouilles celles et ceux qui ne pensent pas comme lui…

Mon "occupation principale" est "d'expectorer mon fiel contre tout journaliste", "toute haine de l’autre joyeusement crachée" mais il ne connaît pas mon emploi du temps, ni mon travail ni mes autres activités. Je blogue de 7 en 14 alors que lui écrit ou paraît quotidiennement dans les médias genevois et que je lis régulièrement des papiers dans lesquels lui dénigre gratuitement le  monde politique genevois qui ne pense pas comme lui.

Il trouve mon style "approximatif" mais dans mon billet je cite précisément ses écrits alors que lui ne le fait pas (et il ne met même pas de lien sur mon billet, ce qui permettrait à tout un chacun de juger de nos styles et emportements respectifs).

Et je n'ai pas à ce jour eu connaissance des qualifications de M. Décaillet en matière de jugement de styles, la fréquentation mondaine des artistes ou autres "élites" ne me semblant pas de nature à faire de qui que ce soit un artiste, même si c'est une prétention courante chez les personnes qui se pensent cultivées. Mais en réalité, il n'y a pas d'art sans risque.

Mais c'est vrai qu'il a sans doute été désarçonné car il ne doit pas souvent lire ou entendre des critiques : tout le monde, des artistes aux politiques, sait bien que pour bénéficier de la puissance médiatique, il faut de préférence servir la soupe (pour parler poliment) de ces fantastiques, brillants, uniques journalistes et animateurs ! La complaisance est la norme. La vérité l'exception. D'ailleurs, la fourmi Deneys ne perd rien pour attendre, à un an des élections cantonales, elle va se faire broyer par le Décaillet déchaîné… Pauvre de moi ! J'en tremble déjà…

Le pire dans le papier de M. Décaillet, est qu'il ne sait même pas lire. Il interprète, suivi par quelques zélateurs obtus (on quitte le monde des batraciens pour entrer dans celui des ovins). La vue peut-être brouillée par la contradiction, comme un petit garçon boudeur, il me fait penser à mon fils de 6 ans et demi.

Mon papier revenait sur sa négation du qualificatif "populisme" au sujet du MCG. Dans ce papier, je n'ai pas du tout cherché d'explications aux résultats de dimanche dernier à Vernier. Et il ne sait même pas ce que j'en pense, il ne m'a pas appelé, ni interviewé, ni sur les résultats de dimanche, ni sur la candidature socialiste. Il n'a pas non plus pu le lire ici ou là car je ne me suis pas exprimé publiquement sur le sujet (ça viendra peut-être mais, vous savez, en politique comme ailleurs, on aime d'abord laver son linge sale en famille). Mais il sait : "Ce qui est un peu plus inquiétant, c’est la confirmation, chez certains socialistes genevois (Dieu merci, pas majoritaires) de l’incapacité à perdre une élection sans immédiatement en rendre responsable la presse".

Je suis membre d'un parti politique, donc effectivement "partisan" et libre de l'être (parce que pour M. Décaillet, un socialiste devrait être conservateur, intégriste même, démagogique, favorable aux baisses d'impôts en faveur des plus riches, favorable à de grands projets qui bétonnent le territoire, etc., etc. … bref, tout sauf socialiste !) lui est journaliste, sensé respecter des principes d'indépendance et d'objectivité énoncés à la fois dans la "Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste" et la "Loi fédérale sur la radio et la télévision", mais il mélange allégrement les genres, quand ça l'arrange, comme ça l'arrange, passant d'une casquette d'éditorialiste dans la Tribune de Genève à celle de journaliste sur Léman Bleu ou Radio-Cité… C'est trop facile et c'est à mon avis un des principaux reproches qu'on peut faire à Léman Bleu, qui n'est pas TV Vatican ou TV Ecône : avec M. Décaillet et ses nombreuses casquettes interchangeables, les limites de l'article 4 de la Loi fédérale sur la radio et la télévision, Exigences minimales quant au contenu des programmes" sont atteintes, voire dépassées. Et il n'y a plus aucune vraie liberté, seulement la pensée unique, pour ne pas dire l'unique pensée.

Comme je n'étais jamais allé sur son blog, je vois que M. Décaillet l'a, en toute modestie, intitulé "Liberté".

 

Ben, voyons ! La démonstration est ici faite ! Liberté d'asséner des jugements à 2 balles sur tout un chacun, mais interdiction d'oser contredire le grand homme !

Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste http://www.presserat.ch/21730.htm  

Déclaration des devoirs

Le/la journaliste qui récolte, choisit, rédige, interprète et commente les informations respecte les principes généraux de l'équité exprimés par une attitude loyale envers ses sources, les personnes dont il/elle parle et le public ; il/elle tient pour ses devoirs essentiels de: 1.      Rechercher la vérité, en raison du droit qu'a le public de la connaître et quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même. 2.      Défendre la liberté d'information et les droits qu'elle implique, la liberté du commentaire et de la critique, l'indépendance et la dignité de la profession. 3.      Ne publier que les informations, les documents, les images et les sons dont l'origine est connue de lui/d'elle; ne pas supprimer des informations ou des éléments d'information essentiels; ne dénaturer aucun texte, document, image et son, ni l'opinion d'autrui ; donner très précisément comme telles les nouvelles non confirmées; signaler les montages photographiques et sonores.

RS 784.40 Loi fédérale sur la radio et la télévision http://www.admin.ch/ch/f/rs/784_40/a4.html

Art. 4 Exigences minimales quant au contenu des programmes

1 Toute émission doit respecter les droits fondamentaux. Elle doit en particulier respecter la dignité humaine, ne pas être discriminatoire, ne pas contribuer à la haine raciale, ne pas porter atteinte à la moralité publique et ne pas faire l’apologie de la violence ni la banaliser. 2 Les émissions rédactionnelles ayant un contenu informatif doivent présenter les événements de manière fidèle et permettre au public de se faire sa propre opinion. Les vues personnelles et les commentaires doivent être identifiables comme tels. 3 Les émissions ne doivent pas nuire à la sûreté intérieure ou extérieure de la Confédération ou des cantons ni à leur ordre constitutionnel, ni violer les obligations contractées par la Suisse en vertu du droit international. 4 Les programmes des concessionnaires doivent refléter équitablement, dans l’en-semble de leurs émissions rédactionnelles, la diversité des événements et des opinions. Si une zone de desserte est couverte par un nombre suffisant de diffuseurs, l’autorité concédante peut exempter un ou plusieurs concessionnaires de l’obligation de diversité.

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2008/09/30/roger-deneys-l-impasse-du-destin.html#comments

Roger Deneys, l'impasse du destin

Sur le vif – Mardi 30.09.08 – 09.25h

Député au Grand Conseil, élu pour s’occuper du bien commun, le socialiste Roger Deneys passe le plus clair de son temps à expectorer, dans un style où l’approximatif le dispute au nauséabond, le plus noir de son fiel contre tout journaliste de ce pays donnant la parole à d’autres voix que celles de son seul camp. C’est son occupation principale. Son moteur. Cet élu, dont on attend vainement, au passage, l’amorce d’une idée pour faire avancer la vie de la Cité , s’en va vitupérant, toutes stridences sifflées, toute haine de l’autre joyeusement crachée, sur les chemins d’impasse de son destin. C’est son droit. Chacun occupe son existence comme il peut. Mais Roger Deneys, au fond, existe-t-il ? Ce qui est un peu plus inquiétant, c’est la confirmation, chez certains socialistes genevois (Dieu merci, pas majoritaires) de l’incapacité à perdre une élection sans immédiatement en rendre responsable la presse, comme on tue le messager de la mauvaise nouvelle. Oui, il y a, dans ce parti cantonal, une petite clique de censeurs, détestant au fond la presse, la libre circulation des idées, rugissant dès qu’on donne la parole à leurs adversaires, ou qu’on exprime un point de vue contrariant leur dogme. Juste une clique, mais qui fait du bruit : naguère un conseiller national, aujourd’hui une magistrate de la Ville , ainsi qu’un maire, lorsqu’on omet de faire la révérence devant la Lumière de sa Préciosité. Autant dire, pas grand monde. (…) Pascal Décaillet, alias "Liberté"

30/09/2008

MCG : Décaillet fait semblant de ne pas voir l'arbre qui cache la forêt

A la lecture de la chronique de M. Décaillet de ce lundi 29 septembre 2008, je ne peux m'empêcher d'être atterré devant tant de mauvaise foi.

Ainsi, ce serait de "mauvais perdants (qui) tentaient d'expliquer leur échec par le "populisme" du MCG", des "donneurs de leçons" qui ne verraient pas que "le meilleur allié du MCG, c'est sans doute, par exemple, l'arrogant silence du ministre de tutelle des SIG chaque fois qu'on le sollicite sur le sujet".

Et M. Décaillet , en sombre crapaud prophétique qui se proclame "ni MCG ni partisan du populisme", d'évoquer le chœur des batraciens coassant "populisme" pendant que le MCG, "lentement mais sûrement, continuera de marquer des points"

Que M. Décaillet ne soit pas populiste, je dois dire que j'ai des doutes. Au-delà de son vernis de culture qui éblouit même parfois les innocentes petites reinettes, il avait, presque au hasard, parmi ses invités favoris au moins du temps de Forum (mais je ne pense pas que cela ait changé depuis) Uli Windisch, un sociologue de l'Université de Genève qui tient des théories discutables, et même parfois proches des théories simplistes de l'UDC.

D'autre part, et c'est là que je pense que M. Décaillet bave un peu vite sur les gentilles grenouilles, il feint d'oublier qu'il contribue presque à plein temps au succès du MCG et de ses sbires les plus en vue en les invitant régulièrement sur son plateau de télévision, en en parlant dans sa chronique dans la Tribune, quand ce n'est pas encore en plus sur son blog qui est repris en dernière page de la Tribune… Ben voyons ! Pas de raison de s'arrêter : c'est bon pour l'audimat et le tirage ! Et ce qui est bon pour l'audimat et le tirage est bon pour les affaires… et sans doute aussi celles de M. Décaillet (plus de lecteurs, plus de téléspectateurs, plus d'auditeurs maintenant que Radio Cité s'y met aussi, augmentent la valeur marchande de M. Décaillet ).

Et jusqu'à ce jour, tant la Tribune de Genève que Léman Bleu, où sévit M. Décaillet , accordent une couverture médiatique totalement disproportionnée aux individus en question, alors même que la plupart de leurs affirmations (du genre de celles qu'on peut entendre au sujet du voyage du Grand Conseil qui serait payé par les contribuables ou d'un prétendu "vol de 100 millions aux genevois" par les SIG) sont d'une part fausses, mais surtout formulées en des termes qui ne laissent pas de place aux explications sérieuses. L'énormité des affirmations, le dénigrement sous-jacent et permanent des institutions et des personnes qui en seraient les auteurs, rendent le débat normal et sain sur le fonctionnement de nos institutions, totalement impossible !

En effet, les personnes sérieuses sont totalement incapables de répondre à ces affirmations que vous propagez avec délectation car, justement, des personnes sérieuses n'utilisent pas la même rhétorique… Et cela ne vous intéresse guère, M. Décaillet , ça ne fait pas vendre !

Si on prend la question des "100 millions volés aux genevois par SIG", comment est-il possible dans notre République, d'imaginer que cela puisse correspondre à la réalité ? La formulation est évidemment plus alléchante pour vendre le sujet mais c'est tellement faux qu'on ne devrait simplement pas avoir le droit de l'utiliser, sauf à vouloir jouer au pompier pyromane. En réalité, la question qui se pose est celle du prix de l'énergie payée par les genevois-e-s au regard des enjeux stratégiques de l'entreprise (qui est quand même revenue de loin et qui a encore pas mal de chemin à parcourir), de sa politique énergétique (verte, etc.), de l'appétit des actionnaires publics (et qui va d'ailleurs en s'accentuant, compte tenu de la politique de Droite qui consiste à baisser les impôts avant de rembourser les dettes et de payer les prestations nécessaires) et aussi de la nécessité sociétale de baisser des prix de biens précieux alors que le gaspillage est énorme ! Alors, quand on lit "100 millions volés", on est déjà mal barrés pour causer sérieusement ! Reformuler, recadrer, ne pas se laisser emporter dans une dérive professionnelle au relent commercial… C'est ce que j'attendrais de journalistes sérieux.

C'est d'ailleurs parce que M. Décaillet met le mot populisme entre guillemets quand il parle du MCG que je tique… Le MCG ne serait-il donc pas "populiste" comme le coassent les batraciens ? J'ai un doute… Alors, pour être plus au clair, je fais quand même quelques rapides recherches sur Internet. Il y a, parmi bien d'autres contributions, la définition de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Populisme_(politique)

et une chronique du Nouvel Obs http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p19940602/articles/a34851-populisme_nationalisme_fascisme.html

dans laquelle je lis notamment ceci "A l'époque moderne, la télévision est l'instrument par excellence du populisme, d'où son utilisation par des démagogues de toutes origines et de toutes orientations comme Le Pen, Tapie, Berlusconi ou Jirinovski. Les démagogues partagent avec les narodniks le mépris des corps intermédiaires et des institutions représentatives. Toutefois, les premiers font appel à l'âme du peuple; les seconds, à son corps, et même à son ventre."

Cela ne vous rappelle personne ?

En plus, M. Décaillet se profile sur le même terrain lorsqu'il dénigre les citoyens responsables qui n'ont pas accepté le résultat d'une élection pour laquelle des doutes sérieux quant à la transparence du scrutin subsistaient… et que le Tribunal Fédéral, plus haute instance juridique du pays, a cru bon de confirmer la décision d'invalidation ? Truquer une élection ne serait donc pour M. Décaillet pas un "cas extrême" ? J'en suis soufflé ! Et quant aux résultats de hier, certes, j'en prends acte. Mais je n'oublie pas non plus que le sort juridique du candidat policier finalement élu a été scellé par un Procureur général qui était candidat à sa propre réélection.

Ce qui est par contre sûr, mais M. Décaillet veut l'ignorer, il n'aime pas les petites grenouilles roses et rouges, c'est que contrairement à ce qu'il prétend, la gauche et les socialistes se préoccupent toujours autant de la forêt cachée par quelques gros arbres qu'il feint de ne pas voir : les personnes défavorisées, la vie dans les quartiers "difficiles", les problèmes liés à l'intégration, aux migrations faites dans la douleur et dans la précipitation. L'insécurité et les incivilités aussi. Les personnes âgées, les enfants. Mais pour nous, les réponses ne sont pas possibles en niant la réalité des problèmes, donc elles sont complexes car la réalité EST complexe. Et difficilement intéressantes quand on cherche de l'Audimat entre un match de foot, un feuilleton "décomplexé", un jeu pour lobotomisés et une émission de téléréalité…

Alors, si cette forêt d'électeurs et électrices qui votent actuellement MCG ne sont pas tous populistes et qu'ils vivent dans des conditions pas faciles sans que les pouvoirs publics ne leur donnent de réponses satisfaisantes à leurs yeux, ils n'en sont pas moins effectivement menés par de vrais populistes dont M. Décaillet fait le lit au quotidien, même s'il feint de ne pas le voir.

03:41 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : décaillet, mcg, tribune de genève, léman bleu, sig, populisme | |  Facebook